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Guest lasca

Quand mon imagination vagabonde...

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Guest lasca

Aujourd'hui, j'ai laissé mon imagination vagabonder et dans mon inconscient est arrivé un fantasme matiné d'anciennes expériences, alors j'ai décidé de vous l'écrire comme une nouvelle, une histoire romancée...

C’était une belle matinée de juin. Paris devenait étouffant à cause de la chaleur inhabituelle, on respirait avec peine et la pollution devenait encore plus oppressante.

Julie avait quand même décidé de braver la température et de parcourir les rues avec pour seul but flâner et se laisser aller le long des avenues grouillantes de la capitale.

Après tout, son mari avait décidé de passer deux jours avec sa sœur; comme ils se voyaient peu du fait qu’elle vivait pour ses études près de Toulon, Julie avait choisi de les laisser seuls, elle aurait eu l’impression de gâcher ce moment de retrouvailles familiales.

Alors, elle était restée à Paris, seule, pour deux jours.

Et la voilà, entrant dans des boutiques au hasard, certaines étouffantes que de pauvres ventilateurs n’arrivaient pas à rafraîchir et d’autres presque glaciales grâce à une climatisation poussée à son maximum pour attirer le chaland.

Tiens, des DVD, pourquoi pas ?

Parcourant du regard les jaquettes des films, elle sent comme une présence, comme quelqu’un l’observant à la dérobée, étrange impression, dérangeante.

Puis un film attire son attention :

« « 8 femmes » de François Ozon, oui, je me rappelle, nous l’avons vu au cinéma »

Puis tendant la main pour attraper le boîtier et voir le prix, sa main en rencontre une autre qui faisait précisément le même geste et la retire précipitamment en murmurant « pardon », baissant les yeux.

« -Mais il n’y a pas de mal ! »

La voix est chaude, féminine, agréable, un frisson parcours Julie, un frisson de désir, troublant, gênant, elle ose à peine lever les yeux vers celle qui lui a procuré cette sensation, mais comme au ralenti, elle l’entraperçoit à travers ses cils.

Progressant du bas de son corps et remontant lentement, Julie découvre une jeune femme d’environ 35 ans portant un tailleur pantalon prune, brune avec une chevelure auburn épaisse et un sourire éclatant, un port de tête qui montre un femme sûre d’elle, et surtout un regard pénétrant, franc, vif et malicieux.

Julie ne peut détacher ses yeux du regard hypnotique de cette inconnue et met du temps à s’apercevoir que celle-ci lui tend le DVD.

« Vous le vouliez, je crois… »

« Mon Dieu, pourquoi est ce que je ne réagis pas, ça ne va pas chez moi, ou quoi ? » se dit elle.

« -Oui, c’est gentil, merci », prenant le boîtier, elle frôla sa main et ce contact fut électrisant.

Julie prit peur ; elle eu peur de sa réaction, de son désir, mais que lui prenait il de désirer une femme ? C’était dingue, jamais elle n’avait eu la moindre attirance pour une femme, c’était dégoûtant, pas du tout elle. Jamais une femme ne lui avait inspiré de telles pensées et pourtant, en ce moment précis, son parfum flottait encore autour d’elle comme un étau qui voulait la retenir, l’empêcher de partir. Se retournant légèrement, elle vit que l’inconnue était toujours au même endroit et regardait négligemment les films. Mais son regard se tourna vers elle avec l’assurance que Julie la regardait et elle lui sourit.

Julie rougit et détourna la tête promptement en se dirigeant vers la caisse et sorti son portefeuille.

L’espace d’un instant, elle avait imaginé le corps de cette femme, nu, généreux, avec des formes appétissantes pour n’importe quel homme. D’ailleurs, si elle était un homme, elle aimerait sa poitrine que l’on devinait ronde, lourde et généreuse, tendant le tissu de sa veste, comme pour en jaillir, et ses fesses rondes qui appellent les caresses, et sa bouche, sa bouche….

« Mais je deviens tarée, ça va vraiment pas chez moi !! »

Honteuse et mal à l’aise, Julie se dépêcha de payer et de partir comme si le diable lui-même était à ses trousses, sans se retourner.

L’image de cette femme la hanta le reste de l’après midi et plus rien n’avait vraiment d’attrait, même cette expo d’Armand Guillaumin quelle se faisait une joie de voir à Chatou défilait devant ses yeux sans qu’elle ne voit rien du tout.

Rentrée chez elle, Julie se sentait étrange, et du se rendre à l’évidence, cette femme l’attirait sexuellement, ses pensées étaient très précises, très sensuelles, cela ne lui était jamais arrivé, c’était à en devenir folle.

« Pourtant, j’aime les hommes, je les ais toujours aimé, je n’ais pas le souvenir d’avoir un jour désiré une femme »

La sonnerie du téléphone la sortie de sa rêverie, ce devait être son mari qui l’appelait, comme il le faisait toujours après l’heure du déjeuner.

« -Allô ? »

« -Madame Julie Galland ? »

Un électrochoc, elle se figea, cette voix, ce n’était pas possible, et pourtant, elle en était certaine, c’était elle ! Cela ne pouvait être qu’elle, mais comment … ?

Elle répondit oui, d’une voix hésitante.

«- Bonjour, je suis désolée de vous déranger, mais nous nous sommes vues il y a deux heures dans cette boutique de vidéos, et je me permets de vous appeler car vous avez oublié votre portefeuille sur le comptoir de la boutique. Si c’est moi qui vous appelle et non le responsable de la boutique, c’est par une impulsion, je me suis dit que je pourrais vous le rapporter moi-même. Je me suis permise de regarder à l’intérieur et j’ai trouvé votre adresse, ce qui m’a permis de trouver votre numéro de téléphone »

Son portefeuille ! C’était impossible, elle ne pouvait pas l’avoir oublié, c’était inconcevable ! Du regard, elle chercha son sac et entreprit de le fouiller pour le retrouver et balbutia : 

« -Oui, je me souviens de vous, mais c’est incroyable que j’ai pu l’oublier, je vous remercie »

Elle du se rendre à l’évidence, il n’était pas dans son sac…

« -Ecoutez, Madame Galland, je suis en voiture et à environ 10 kilomètres de chez vous, si vous n’avez pas à sortir, je peux vous le ramener maintenant »

L’esprit de Julie était en ébullition :

« Si chaque être humain est doté d’une conscience, alors pourquoi la mienne ne me dit elle pas de dire non, ou de donner l’adresse d’un endroit public, pourquoi est ce que je ne dis rien ? « 

«- Oui, je vous attends, il y a un interphone, merci beaucoup »

« Très bien, j’arrive dans peu de temps, à bientôt »

Il sembla à Julie que quelques secondes seulement s’étaient écoulées jusqu’au moment où elle entendit des talons claquer sur le sol de l’entrée de l’immeuble. Ses pensées s’étaient envolées dès le combiné raccroché et ses jambes flageolaient, mais elle n’aurait su dire si c’était de peur où d’excitation. Mais son cœur battait à tout rompre quand la sonnette retentit discrètement. Comme un automate, elle posa la main sur la poignée et ouvrit la porte, découvrant progressivement celle qui se tenait juste derrière….Mon Dieu, elle était vraiment belle. Pas de cette beauté classique, pure et glaciale que certains considèrent comme la perfection, mais sensuelle, charnelle, affolante et troublante, un corps fait pour vibrer sous les caresses et si …tentant !

Fascinée, Julie mit quelques secondes de trop à parler :

« - Re bonjour, je vous remercie vraiment beaucoup d’avoir fait le chemin pour me le rapporter, peu de gens auraient fait cette démarche, je vous assure, madame… ? »

« - Cochet, mais appelez moi Florence, ne soyons pas cérémonieuses… »

Julie la fait entrer dans le salon et commence un échange de banalités pour masquer cette confusion qui l’envahie.

«-  Le moins que je puisse faire, c’est quand même de vous offrir quelque chose… à boire »

Que le regard de cette femme est enveloppant, pénétrant !

« - Ce que vous voulez, ça m‘ira très bien ! »

« Ce que je veux, pensa Julie, c’est que tu me fasses oublier mes a-prioris, mes peurs et que tu me fasses découvrir le plaisir intense que seule une femme sait donner à une autre femme, mais je t’en supplie, fais le premier pas »

Invite muette mais regard explicite, Florence eut soudain une lueur de désir dans les yeux et chacun peut reconnaître cette flamme particulière, ce trouble qui s’empare de l’être humain quand son corps lui rappelle ce besoin impérieux de plaisir et de partage des sens.

Telle le plus beau des félins, elle s’approcha de Julie qui n’osa pas un geste et se garda bien de reculer ou de se dérober, la respiration de plus en plus haletante, comme déjà soumise.

« -Viens… »

Lui prenant délicatement la main, Florence l’attira vers le canapé, sur lequel Julie s’assit comme un automate, fascinée.

D’un geste d’une lenteur calculée, elle tira le rideau, plongeant la pièce dans une semi pénombre propice à l’intimité, et s’approcha de Julie, ne la quittant pas du regard, comme si le fait de détourner les yeux allait lui faire perdre cette emprise naissante.

Rejetant sa chevelure en arrière, elle entreprit de détacher un à un les boutons de la veste de son tailleur, dévoilant progressivement chaque parcelle de son buste jusqu’aux majestueuses rondeurs de sa poitrine mise en valeur par un soutien gorge prune également.

Julie était tétanisée, hypnotisée, et, malgré elle, elle sentit cette chaleur caractéristique au creux de son ventre que seuls les hommes avaient sût faire naître, et instinctivement, imperceptiblement, elle frotta ses cuisses l’une contre l’autre, et tendit un peu son buste en avant.

Florence s’accroupit devant elle, offrant une vue imprenable sur ces deux globes qui semblaient n’attendre que le moment d’être libérés de leur carcan de dentelle, et toujours sans un mot, elle caressa du bout des doigts la bouche de Julie, en appréciant les contours bien ourlés, et centimètre par centimètre, elle approcha son visage jusqu’à remplacer ses doigts par sa bouche. Doucement d’abord, puis passant un petit bout de langue sur la lèvre inférieure, comme semblant attendre le feu vert, la permission, la rédition.

Julie renonça, et lui rendit son baiser, avec la timidité et la maladresse d’un premier baiser de jeune fille à son amoureux, comme quand elle avait découvert cette sensation indescriptible de laisser la petite fille commencer ses premiers émois de femme.

Sauf que là, c’était magique, une autre première fois, différente, avec toute la maturité et l’expérience d’une vraie femme, avec cependant toujours cet attrait de la nouveauté et ce petit soupçon d’interdit, de bafouer l’ordre moral. Oui, elle désirait cette femme, peut-être comme jamais avant son corps n’avait eu faim de plaisir, peut-être serait la seule et unique fois, mais cette fois sera belle et parfaite.

A présent elle était sure et Florence aussi le ressentit, car de précautionneuse, comme on l’est avec un animal sauvage, elle se déchaîna quand elle sût que l’ »animal » était définitivement apprivoisé et s’abandonnerai à ses caresses.

Les mains de Florence allaient à présent sous le pull de Julie et remontèrent jusqu’au soutien gorge simple et sage, mais qui cachait aussi une poitrine ferme et volumineuse et appelant de ses pointes dressés les caresses. Le pull vola, et les deux femmes, leurs poitrines se soulevant aux rythmes accordés de leur respirations restèrent quelques instants à se contempler, puis Florence fit descendre son pantalon et débarrassa Julie du sien.

Contraste étonnant que ces deux femmes si différentes, dans leur morphologie et leurs dessous mais animées par ce même désir qui balaye tout, inexorablement.

Sans que leurs bouches ne se quittent, elles explorèrent de leurs mains leurs corps, puis Florence fit glisser sensuellement les bretelle de son soutien-gorge, comme une invite à cette fin de strip-tease réciproque, et Julie enhardie, fit glisser ses lèvres de la Gorge de Florence jusqu’à la naissance de ses seins et d’une main experte décrocha les agrafes du dernier rempart qui la séparait de l’objet de sa convoitise, laissant apparaître les larges aréoles roses.

Julie n’avait qu’une envie : happer dans sa bouche ces petits bourgeons dures et tendres comme de la soie, instinctivement, comme un enfant sur le sein de sa mère, elle suça, mordilla, aspira sans cesser de caresser tout le corps de sa maîtresse. Florence s’arqua comme un arc et eut un feulement de tigresse comblée, et enfouissant ses ongles dans les cheveux de celle qui lui donnait ce plaisir, elle guidât légèrement Julie.

Plus de barrière, plus de vêtement, plus d’inhibition, plus de sacro-sainte morale, plus de restriction, plus rien ne compte à présent que leurs deux corps qui se frôlent, se cherchent, se caressent, s’enflamment, que ces soupirs qui emplissent la pièce alors qu’au dehors, les passants déambulent sans se douter une seconde que derrière cette fenêtre, une femme vient de poser ses lèvres au creux de l’intimité la plus brûlant d’une autre femme qui en gémit sans discontinuer, découvrant le plaisir suprême de l’homosexualité, où plutôt, de la bisexualité.

Les premiers gestes timides et hésitants de Julie ont fait place à une femme avide de boire à la coupe de ce triangle offert, sans dégoût, sans honte et sans scrupule.

Après, peut-être, les questions, les peurs, les regrets, mais pour l’instant, rien ne compte plus que cet enchevêtrement érotique, cette position si bien connue, où chacune offre sa bouche à l’autre, jusqu’à cette délivrance finale, jusqu’à cette jouissance formidable, indomptable, ce torrent de plaisir qui progresse comme une vague qui submerge tout sur son heureux passage.

Oui, après seulement, il sera temps de se rhabiller, de s’embrasser tendrement, de se promettre de se revoir, en sachant qu’on ne le fera pas, pour préserver la magie de ces instants si beaux, si purs, si bons…

Il ne restera que les souvenirs, que l’empreinte dans son corps, dans son cœur de ce moment inaltérable d’éternité.

Julie sera la seule à savoir qu’un jour, elle a été envoûtée par une femme au point de perdre la tête, de s’abandonner, d’aimer, et elle retrouvera son mari le soir, banalement, mais amoureusement, qui ne se doutera de rien, mais sera toujours, malgré lui, en » concurrence ».

Et ce soir là, il lui demandera comment s’est passée sa journée, elle lui racontera l’exposition, la promenade, le DVD…et rien d’autre !

A quoi bon ?

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Guest Anonymous

Eh ben !!!! Pour une belle histoire... c'est une belle histoire ! Pas vraiment courte mais bon... plus c'est long plus c'est bon non ???

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Guest Anonymous

Envoûtée j'ai été par ton récit. Scotchée par ton histoire menée de main de "maîtresse" !!!

Superbement écrit, érotique à souhait, facile à lire, n'oubliant pas ces petits détails d'environnement qui enrichissent un texte et font oublier que je suis assise derrière mon écran, captivé par cette nouvelle plume à laquelle je me dois d'adresser tous mes compliments.

Bravo, bravo et encore bravo pour ce bon moment que j'ai partagé où tu m'as entraînée dans ton histoire fantasmée, tellement bien écrite.

Sont ce tes premiers écrits ? Je t'invite à continuer pour notre plaisir à tous sur CI :twisted:

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Guest XIII

J'espère que tu vas laisser souvent ton imagination vagabonder dans ton inconscient... sublime :twisted:

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