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naughty_girl

Tentation

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Un an. Un an que je suis partie. Un an que je ne suis pas revenue. Comment dire à quel point ces mots ont de l'importance?

Quelques jours que j'ai reposé le pied sur mon îles natale et je ne sais pas.

Je regarde autour de moi mes amis qui sont revenu comme moi, et sur leur visage, je vois qu'il ressentent la même chose.

Il y a ce sourire. Un peu béat, un peu stupide. Et puis dans leur regard cette fêlure. Celles de tous ces jours passés à l'autre bout du monde, et puis une autre encore. Celle de savoir que dans trop peu de temps, il faudra repartir.

Voilà l'importance de ces mots. Un an. Ils sont ce bonheur étrange dans nos coeurs, cette mélancolie qui fait mal mais qu'on ne combat pas. Qu'on accepte et que d'une certaine manière, on chérit parce qu'elle nous parle de nos racines.

Bref, c'est à tout ça que je pense, assise sur le balcon, seule, une bouteille de bière à la main pendant qu'à l'intérieur la musique tape contre les murs.

On est en pleine semaine, tous réunis par une soirée splendide, sur une île paradisiaque, à faire la fête. C'est comme ça qu'on passera toutes nos vacances, comme ça qu'on a passé celles des trois dernières années. Et les rires que j'entends sont un des sons les plus familiers que je connaisse.

Je sens l'alcool qui m'étourdit un peu. Et la seconde qui passe, est de celles qu'on aimerait étirer à l'infini.

Je cherche mon paquet de cigarettes, en prends une et l'allume. La nuit est tellement claire que j'ai l'impression de pouvoir compter les étoiles une par une. Je les vois toutes.

A ce moment là, j'entends le bruit de la baie vitrée qui ouvre, et l'espace d'un instant, la musique s'échappe plus fort dans la rue.

Je me retourne, et c'est comme une colonie de papillons qui s'envole dans mon ventre. Je me crispe pour les retenir.

Charlène est là. Habillée d'une robe noire. Elle est assez petite, presque fragile. Mais son regard émeraude brille dans la nuit d'un éclat qui ne trompe pas. Il y a quelque chose de félin en elle, qu'elle chose qui saute aux yeux.

"Ah tu étais là... je te cherchais" dit-elle en avançant vers moi un verre à la main.

Je la regarde, tire sur ma clope en observant la manière dont la lumière du soir caresse ses cheveux blond.

Elle vient s'asseoir près de moi. Un peu trop près vu la manière dont mon corps réagis à sa présence.

Elle s'installe, et son regard vient se planter droit dans le mien. J'ai l'impression qu'il me scrute, me perce. Je tourne la tête, regarde encore vers le ciel faisant comme si ce n'était pas une fuite.

"A quoi tu pense?" me demande-t-elle.

- A des choses inutiles... comme d'habitude" articulé-je en terminant de recracher un nuage de fumée blanche.

Elle rit un peu. Je me force à faire pareil. En réalité, je commence déjà à avoir peur du silence qui va suivre. Il faut que je trouve un truc à dire.

"Tu me cherchais pour une raison particulière?"

Pas brillant, je sais.

"On a toujours une raison particulière de te chercher Alex...

BOOM. Là je n'ai pas à me forcer pour rire. C'est nerveux. Je la regarde, et elle sourit, mais dans ces fameux yeux, quelque chose ne rit pas. Non quelque chose me scrute encore.

Qu'est-ce qu'ils veulent dire ces mots hein? Je suis pas sûre de vouloir savoir.

En fait c'est limpide. Je suis déstabilisée et je n'ai pas envie de poursuivre cette conversation. Pas envie de me vautrer lamentablement, pas envie d'avoir l'air ridicule.

La baie vitrée s'ouvre encore et une partie de la bande sort. J'ai envie de me jeter dans leur bras, m'agenouiller à leur pied...

Parmi eux, Franck et Yannick. Deux de mes ex. Nos histoires remontent à un passé plus que révolu, et je suis encore étonnée de voir que le destin a fait qu'ils font encore partie de ma vie. Ils sont mes amis maintenant, malgré le fiasco de nos relations respectives.

Je trouve quelque chose de bête à dire. Je n'ai jamais vraiment eu de difficulté à faire ça. Un don inné je crois. Tout le monde rit. Et je ris de soulagement.

Sur moi, je sens le regard de Charlène qui ne m'a jamais lâchée. Elle me regarde, et à quelque mètre Antony la regarde elle. Il est fou d'elle et c'est marqué sur son front. Je me demande ce qu'il y a écris sur le mien. "I'm in trouble" sûrement.

Bref, finalement, on décide manifestement que c'est sur le balcon que se déroulera le reste de la soirée. Tout le monde sort, on est de plus en plus à l'étroit.

Généreusement, Charlène offre sa place, elle se lève et vient s'asseoir par terre. Entre mes jambes. Pffiouuuu! :cry:

Elle s'assoie, s'appuie sur moi, et pose sa tête sur un de mes genoux. Je bois deux ou trois longues gorgées de bières. Et je sais que c'est complètement l'inverse de ce que je devrais faire. L'alcool est loin d'être mon ami dans de telles circonstances.

Les autres discutent naturellement. Notre groupe est une machine bien huilée.

Et moi, je ne dis pas grand chose. Les gens me lancent des vannes, j'y réponds par automatisme. Mais en vérité, je me sens mal à l'aise.

Plusieurs choses. D'abord, en tête de liste, le trouble que je ressens.

Il a toujours plus ou moins exister depuis les 5 ans que je connais Charlène. Mais depuis l'été derniers, c'est devenu pire.

Ensuite, il y a ma conscience qui tourne. Cette culpabilité qui repointe le bout de son nez.

Ils ne savent pas. Elle ne sait pas.

Je ne leur ai jamais parlé de Clara.

Comment est-ce possible que des personnes aussi proches de moi, ignorent une partie si essentielle de ma vie? Ca peut paraître compliqué, mais ça ne l'est pas. C'est très facile. Il suffit juste de ne pas en parler.

Et ne pas en parler c'était exactement ce dont j'avais besoin.

Ce n'était pas forcément par honte, par peur d'être juger. C'était juste vitale. Vitale d'avoir une partie de ma vie, où elle n'était pas, une partie de ma vie où, à faire semblant d'être libre d'elle, j'avais la sensation de m'appartenir plus. L'illusion d'avoir le contrôle m'a permis de ne pas tout à fait le perdre. Ca m'a sauvé je crois.

Est-ce Charlène agirait de la même façon si elle savait? Est-ce qu'elle a conscience des messages qu'elle m'envoie? de l'effet qu'elle me fait?

Elle passe une main autour de ma jambe, pose sa tête un peu plus haut sur ma cuisse, effleurant le tissu de mon pantalon avec ses lèvres. Je sens son souffle à travers le tissu et quelque chose s'allume dans mon bas ventre.

Je déglutit, force pour garder les idées claires. Je prends mon portable, me concentre pour aller dans la bonne rubrique et écrire des phrases à peu près correctes. Je demande à mon frère, qui fait le chauffeur ce soir, de venir me chercher.

Je range nerveusement mon téléphone dans ma poche.

Une nouvelle fois Charlène effleurent ma cuisse avec ses lèvres aux travers de mon pantalon. J'inspire profondément et réfléchis à un moyen de mettre fin à cette torture. Un truc moins violent que sursauter et déguerpir de ma chaise.

Je réfléchis, elle continue, mes pensées s'emmêlent. Et je finis par m'insurger! C'est vrai! Je suis là en train de me débattre avec moi même, parce que Charlène est ce qu'elle est, une braise ambulante, avec un sex appeal presque radio-actif... Et de toutes les personnes qui n'attendent que ça, qu'elle leur fasse ce qu'elle me fait, c'est entre mes jambes qu'elle se trouve. Moi qui suis en train de me morfondre dans ma tête pour des raisons qu'il faudrait une liste longue comme le bras pour énumérer.

Pourquoi diable est-ce en train de m'arriver à moi? Je ne suis définitivement pas la bonne personne!!!!

On finit par entendre le bruit d'une voiture qui arrive et se gare. Tout le monde reconnait la 207 gris-acier, avec un graphisme dessiné dans le teintage du par brise arrière: Naughty Girl.

Ma voiture.

Je me lève un peu précipitamment. Tout le monde me regarde avec un air réprobateur. Oui je m'en vais, non je n'ai pas prévenu et après quelques remontrances, ils finissent par s'y faire.

Je dis aurevoir à tout le monde, je me dirige vers Charlène pour lui faire la bise.

Elle me regarde, ses yeux verts encore rivés dans les miens. Elle a un rire amère, me tourne le dos et s'éloigne.

Une partie de moi voudrais l'interpeler en lui demandant ce qu'ils se passe. Et une autre le sais très bien. Cette partie là comprends ce qui est en train de se passer entre nous. Comprends qu'au fond, ça n'a rien de risible, rien de drôle, ni de cocasse.

Que c'est sérieux et que ce n'est que le début.

à suivre...

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:x :x :cry: prélude à un soir d'été...............

J'adore la sensualité qui ressort de ton texte, Lady Gretchen :x

La suiiiiiiiiiiiiiiiiite :x

Tu fais comme Laurrine ? :x

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Comme c'est joliment écrit, comme toujours :x

Vivement la suite

:x :cry: :x

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Guest Anonymous

vivement la suite!!! superbe histoire :cry:

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La suiiiiiiiiiiiiiiiiite :x

Tu fais comme Laurrine ? :x

:x Pas de panique tout va bien aller :x

La suite est pour demain! :x

Et pi d'abord qu'est-ce qu'elle a fait Laurrine hein? :x Laisse la tranquille! :P:D

et Lady Gretchen? :x connaît po :x

Pour les AUTRES, merci pour vos commentaires et vos encouragements si rapides! :P

J'ai bien eu quelques doutes concernant ce texte, et me suis décidée a le posté avec les bons conseils de certains :cry: . Je suis heureuse qu'il vous plaise.

Voilà à bientôt pour la suite! :D

à @nge: :x

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Bravo! Je m'y suis cru un instant sur ce balcon...clope et bière a la main...ne nous fais pas patienter comme Charléne pour la suite Merci :cry:

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Allez, te fais pas prier, on (je) a tous envie (en fait, j'en crève!) de savoir comment va finir cette torture...

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MDR! :cry:

Demain, elle est demain la suite les gens!

Mysterya... pense à tes cadeaux ça te fera patienter! :x

andy78: :x

Bon, moi vais en cours!

Bisouxxxxx

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Guest Anonymous

On attend la suite avec impatience, c'est devenu une habitude de nous faire languir :cry: :x

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Guest Anonymous

je plussois la suiteeeeeeeeeeee

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J'adore ta narration naughty_girl :x

La suite siou plaît miss !!!! please :x

Et puis c'est vrai @nge qu'est ce qu'elle a fait Laurrine ?? :cry:

Finalement prend tout ton temps la lecture n'en est que meilleure :x

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-SUITE-

Quelques jours ont passés et je me suis tenue un peu à l'écart de la bande. Des projets avec ma famille.

Ca m'a fait du bien. Plus qu'aucun mot saurais décrire.

Mais qu'importe. Ce soir, on est vendredi soir. Et vendredi soir, c'est sortie boîte.

PAS d'excuse possible, à part peut être sa propre mort, pour déroger à cette règle sacro-sainte.

Et encore, sous présentation d'un justificatif en bonne et due forme s'il vous plaît.

D'habitude je suis impatiente.

D'habitude, tout est nettement plus simple.

Là, j'ai une drôle de boule de stress dans le ventre. J'essaye d'y réfléchir. De rationaliser tout ça.

NON, il ne s'est rien passé. Et OUI, TOUT ceci peut n'être qu'au final une mauvaise interprétation des faits.

Au fond rien à vraiment changé. Aucune lignes rouges franchies.

Tout va bien aller. On respire.

Charlène est Charlène. Elle ne s'est pas soudainement transformée en gorgonne.

Je la connais.

Je sais par coeur ses traits, son visage, ses manies.

La manière dont elle passe sa mains dans ses cheveux courts lorsqu' au cours d'une conversation, elle se sent tout à fait à l'aise. La manière dont elle se tait et observe quand elle ne l'est pas.

Je sais la façon dont elle rit et à quel point, à cet instant, elle baisse les armes. Je sais quand elle a mauvais caractère et quand elle est de mauvaise fois.

Je sais toutes ces choses qu'on sait et qu'on apprends au fils du temps. Depuis le jour où une amitié naît et lorsqu'on a de la chance et qu'elle résiste.

De quoi ai-je peur hein? Ne doit-on pas craindre les choses qu'on ne connaît pas?

Et une petite voix me dit qu'en ce moment même Charlène est chez elle, tranquille, et qu'elle ne se soucie pas une seconde de ce qui me tourmente. Tout ça est absurde.

Ceux qui sous-estiment les pouvoir de l'auto-persuasion ont bien tort.

Ceux qui pensent qu'ils suffisent à échapper à la réalité se fourvoient tout autant.

Mon téléphone sonne.

"Oui?

-Alex?"

J'arrête de respirer. C'est elle.

-Alex?

-Euh... oui, désolée. Ca va?"

Ma voix est un peut étranglée.

"Ca va. Je te dérange? "

Le ton n'est pas vraiment celui d'une question.

"Non!... non, pas du tout.

-Sûre?

-Affirmatif.

-Ca te dit qu'on mange ensemble?"

Je ne suis pas trop en état de gérer ce genre de question.

Premier réflexe: GAGNER DU TEMPS.

"Quand?

-Maintenant."

Raté.

"Oh... dis-je monosyllabiquement (Bien trouvé hein?).

-J'ai envie de manger dehors ce soir...

OK. Je suis en panique. L'auto-persuasion aurait eut besoin d'un peu plus de temps pour se mettre à l'aise.

J'envisage une seconde la fuite. La décevoir... blesser son orgueil... blesser le mien...

Je ne sais pas au juste laquelle de ces alternatives me fais rejeter l'idée, mais c'est catégorique.

"Je me prépare et je passe te prendre.

-A toute suite."

***

Dans la voiture, la musique est à fond et je chante. Non. U2 chante... et moi je cris. Ca me détends, m'évite de penser.

Au bout de quelque temps j'arrive chez elle. Je vois que les lumière s'éteigne. Elle sait que je suis là. J'attends un peu et puis elle sort.

Mes mains se crispent sur le volant. Elle porte une robe blanche, courte, de fine tongs assorties. Ses cheveux sont un peu rabattus sur un côté. De loin son regard est un aimant. Elle est maquillé avec soin, et gout. Elle porte l'élégance sur elle, sa beauté exceptionnelle a quelque chose de pure. Mais constamment au fond de ses yeux, on peut lire: "attrape-moi si tu peux."

Elle monte, me fait la bise et je redémarre. La musique explose dans l'habitacle. On sursaute toutes les deux et je la regarde avec une mine d'excuses. Elle me fixe, sourit, et on est partie.

***

Je lui propose un restaurant-bar sympa, elle trouve que c'est une bonne idée et c'est là bas que nous allons. Quand on arrive, les regard se scotchent sur elle, et glissent sur son corps avec une insistance qu'elle ignore.

On s'installe. On commande.

L'ambiance entre nous est bizarre. Pas mauvaise. Bizarre.

Je vois qu'elle est un peu tendue, ses regards cherchent trop souvent mes yeux. Mes yeux sont trop souvent attirés par ses lèvres, qu'elle mordille sans arret.

Elle me pose des questions qu'elle ne m'avait jamais posé avant. Pourquoi mes passions me passionnent... Mes relations avec ma famille... comment sont mes nièces...

Je parle. Les heures passent sans qu'on les voit. Le restaurant-bar va fermer. On reçoit toutes les deux un sms.

"Time to pump it up on the dancefloor."

Lorsque je m'approche du comptoir, j'apprends qu'elle a déjà tout régler.

Quand je me retourne vers elle et l'interroge, ses yeux me happent et elle me dit:

"C'est la MOINDRE des choses..."

J'ai l'impression d'être à un rendez-vous. Elle, l'intensité étrange qui émane d'elle. Elle me sourit et me dit qu'il est temps qu'on y aille.

***

On va au club à pied, j'ai trop bu pour conduire et le chemin est sûr.

On rejoint enfin les autres. Les sourires sur leurs visages quand ils nous voient me fait chaud au coeur. Je n'ai pas que du talent pour la bêtise. J'en ai aussi pour choisir mes amis.

On monte. Les videurs nous saluent, m'appelle "La terreur" et me demande cette fois, de ne pas faire une partie de cache-cache à l'intérieur. Je leur réponds que ça fait un an qu'ils m'ont pas vu, qu'il pourrait m'accueillir avec plus d'égards. Fichtre!!!

A l'intérieur, on nous ouvre d'office le carré VIP. Ceux qui ne nous connaissent pas finissent par nous REconnaître. Sur le mur d'honneur, il y a beaucoup de photo de nous. Dont une ou deux, où j'aurais beaucoup mieux fais de retirer cette perruque rose. Ou alors de la mettre à l'endroit! :console:

Sur la table, les bouteilles arrivent. Jack Daniel's, Vodka. Je me contente de coca. Plus d'alcool pour moi.

Ensuite le grand n'importe quoi commence. La ragga cogne dans nos tympans, il vibre dans nos poitrines. Et d'un commun accord on lâche tous prise. Des cris s'échappent du carré VIP et la musique nous possède.

Je ferme les yeux et me laisse porter. Je danse au rythme qui raisonne dans mon corps. Parfois, je m'amuse avec les autres et fais l'imbécile. Le sourire ne quitte pas mes lèvres et bon sang ce que ça fait du bien!

Au bout de quelques heures, en sueur, je décide de faire une pause. Malgré la climatisation j'ai chaud et si je déboutonne encore un bouton de ma chemise, j'aurais un décolleté jusqu'au nombril. Je considère vraiment l'idée une seconde...mais me ravise.

Je me sers un verre bien frais de coca et me laisse tomber sur la banquette dans un coin du carré, où passe un courant de fraîcheur.

Les autres dansent encore, ils sont à fond et c'est une vision magnifique. Je souris, cri pour les encourager... La musique est euphorique. Rythmée, langoureuse, chaleureuse... sensuelle.

Je danse assise. Charlène s'approche de moi. Je la regarde. Je n'ai pas vraiment oser le faire depuis notre arrivée. Elle est belle, sa peau est un peu moite aussi. Son sex appeal est multiplié par cent.

Elle arrive à ma hauteur et instinctivement je me penche vers elle avoir une chance d'entendre ce qu'elle va dire. Mais elle me pousse en arrière. Adossée de force à la banquette je la regarde, sans comprendre. Et là, je la vois qui commence à danser devant moi, dans l'espace étroit qui sépare mes jambes. Elle bouge, verre de whisky coca à la main, fermant les yeux, se mordant les lèvres, balancant ses hanches sensuellement.

J'aime ça.

Si j'avais lutter contre moi, je serai restée figée, paralysée par elle. Mais là, au contraire, elle me cherche, elle me trouve. Plus question de me laisser oppresser, perturber, mariner à trop réfléchir.

Je danse aussi, accepte sa chorégraphie et l'accompagne. Elle est un peu surprise, ses yeux plongent dans les miens, et je lui souris d'un sourire qu'elle n'a jamais vu. J'arque un sourcil en signe provocation. Et je jure que son regard se transforme.

Elle prends une gorgée de son verre, le pose sur la table puis une nouvelle fois me pousse vers l'arrière. Seulement là elle m'accompagne. Elle s'agenouille sur la banquette, enjambant une de mes cuisses.

Elle me domine, je sens la chaleur qui émane de son corps, j'ai l'impression qu'elle est palpable. Elle se redresse, moi pour le coup, assez stupéfaite et commence à onduler.

Elle bouge le bassin et mon regard se pose à l'intérieur de ses cuisses.

Elle a une main dans ses cheveux, une sur mon épaule et elle mime l'acte sexuel. Notre bande prennent ça pour un simple jeu de provocation, et cri pour l'encourager. Si ils savaient dans quel était est mon string!

Tous les mecs de la boîtes la regardent, et ils doivent se dire la même chose que moi. Que tous ceux qui l'ont vraiment baisé ont de la chance.

Elle continue, me regarde dans les yeux en se mordant les lèvres. Puis je vois ses yeux qui se détachent des miens, voyage le long de mon cou et descendre dans mon décolleté, très ouvert à cause de la chaleur. Elle fronce les sourcils, continue baisse le regard vers mon ventre, puis vers mon entrejambes. Elle bouge toujours.

Un éclair se produit dans ma tête et avant que j'ai le temps de penser, ma cuisse se lève. Je touche son sexe entre ses jambes écartées et j'appuie. Elle arrête de bouger, et dans ses yeux j'entrevois la surprise. Mes yeux ne la quitte pas. Mes scrupules à l'égard de notre amitié sont loin derrière. Nos regards se fondent l'un dans l'autre. Et un instant de vérité s'écoule. Alors, elle ferme les yeux, reprend ses mouvements et se frotte contre moi. Son visage se contracte, et je vois le soupir qui s'échappe de ses lèvres. Moi aussi je souffle, l'excitation explose et me fais presque mal.

Je regarde autour de nous. Par chance, deux de mes amis font une battle, les autres qui nous tournent le dos, forment un mur qui nous cachent.

Je place ma main sur une des hanches de Charlène, me redresse et lui intime le bon rythme. C'est moi qui ait le contrôle. Elle me regarde et sait qu'il n'y a pas à discuter. Ses yeux comme des murs qui s'effondrent, des fenêtre qui s'ouvrent à mesure qu'elle bouge contre moi et dans lesquelles je m'engouffre.

Je vois l'océan vert devenir trouble, perdre son calme et sa maîtrise. J'observe fascinée. Et puis elle arrive. La fêlure. Cette chose bouleversante que je n'ai vu que chez une seule personne. Clara, lors de nos ébats à corps perdu.

Elle est comme un abandon de soi. D'une manière assez ironique, ça devient trop intime pour moi. Quelque chose en moi soudainement s'asphyxie et se crispe. J'arrête Charlène. On se lève toutes les deux. Je ne comprends pas ce qui se passe. Elle non plus. Je marmonne que je suis désolée que je ne peux pas. Elle me gifle. Elle est blessée. Normal.

Je devrais lui donner une explication, mais n'y arrive pas. Sans pouvoir décrocher un mot je la regarde qui est perdue et je prends mes affaires et m'en vais.

En passant, je demande à ceux qui font les chauffeurs ce soir et qui n'ont pas bu si un d'entre eux peut la ramener, ils me disent qu'ils s'arrangeront. Je salue tout le monde et sors.

Sur le chemin jusqu'à ma voiture, mes pensées se déchainent, chaotiques. Mais qu'est-ce qui m'a pris? Charlène est une de meilleures amies! Pourquoi j'ai fais un truc pareil? Qu'est-ce qu'il y a avec cette fille? hein?

Pourquoi est-ce que c'est si dur de résister? Pourquoi est-ce que c'est si dur d'aller au bout?

Je n'en sais rien. Je n'en sais foutrement rien!

Je sais juste une chose: que ce que je suis en train de faire là, fuir, ne fait que remettre le problème à plus tard.

à suivre

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Désolée pour la longueur effroyable de cette suite. :bisou:

Je ferais un effort pour que les prochains épisodes ne soient pas des gros pavés rébarbatifs.

Merci pour les courageux qui ont quand même fais l'effort de lire celui-ci jusqu'au bout!

:console:

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Belle suite !! :console:

S'il te plaît continue :bisou:

Même si je suis mal placer pour te dire viteeeeeee :bisou:

Alors prend tout ton temps... :bisou:

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Guest decibel

:bisou: :clap::wink: Très beau récit (oui je l'ai lu d'un seul trait ! :console::wink::wink: ), au style palpitant et aux émotions troublantes superbement décrites :bisou::bisou::wink:

N'hésite pas à poursuivre ta narration :oops:

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Guest Anonymous

Rébarbatif ???

Non mais ca va pas ??

Génial oui, exquis, haletant, bouleversant !!

J'adore et j'ai lu les deux épisodes d'une traite !!

Vivement la suite !! Courte ou longue elle sera excellente !!

Merci NG !! :console:

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Ivre ... étourdit, ma tête lourde essaye de se maintenir à la surface ...

La première vague de ta plume m'a englouti dans des fonds que je connais ...

Je prends ma respiration quand je vois que la prochaine vague pointe ...

Pas besoin de réfléchir, pour désirer qu'elle m'emporte ...

J'inspire, elle arrive ...

Ce cristal émet un son qui résonne au plus profond de mon âme ...

Me voilà, frapper en pleine poitrine par cette lame qui effleure mon coeur ...

Et en arrache quelques morceaux ...

C'est si bon de se laisser emporter dans les tréfonds ...

Quand soudain, interdit, je réalise ce stylo planté dans mon coeur ...

Pourquoi ... mes yeux troublés se perdent sur le terre ferme ...

Non pas ça ! pourquoi ...

Il ne faut pas ! reviens ...

Ma raison tombe sur mon corps comme une massue ...

Les nuages de cette échappée sauvage se dissipent ...

Le charme se rompt ...

Un cri de rage s'étrangle dans ma gorge ...

Echoué sur la plage, je me relève pénible ...

Les yeux au soleil, un sourire rayonne sur mes lèvres ...

Et fixe l'horizon pour attendre la prochaine vague ...

Un peu prétentieux de dire que je me reconnais dans des mots que je trouve si proche des miens, peut-être qui tu m'as insufflé ton être, et qu'il s'est insinué dans chaque parcelle de mes poumons pour me posséder pleinement ... Si proche et pourtant si différent ... mais cette vibration trouve un écho dans mon être ...

Ton verbe m'a fait fléchir, me voici à genoux devant toi, ma volonté est vaincue, je suis cueilli, je te fixe dans les yeux, appose la lame de tes mots sur ma gorge ...

Je ne sais pas quoi te dire à part merci :console:

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très bon texte, j'aime bcp

non cette suite n'est pas trop longue, encoreeeeee

c'est avec impatience que j'attends le reste de ton texte

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Merci à la grande Mademoiselle de FI ainsi qu'à l'hypnotique obsidienne... Merci à Decibel aussi.

Quel plaisir de vous retrouver à la suite de mes textes!:console:

Merci à Tendrenuage, ta composition est magnifique et très très touchante! :bisou:

Merci enfin à geoneo! On ne se connait pas... mais je te remercie d'avoir pris le temps d'écrire quelques mots! :bisou:

:bisou:

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trés beau récit, j'aime beaucoup et attend la suite avec hate !

Ton texte est à la fois touchant , on le vit avec toi !

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Guest Anonymous

la suite jolie miss la suite!!!

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Tu as une façon d'écrire tellement sensuelle :bisou: Je suis fan !

J'adoreeeeeeeeee, merci *LG :bisou:

:bisou:

*Lady Gretchen :console:

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coucou! :clap:

Merci à ladouce! :bisou: me dire que les lecteurs vivent les choses à travers moi est le plus beau compliment qu'on puisse me faire! :console:

Merci ENCORE à @nge, à qui ce texte doit beaucoup :bisou: .

:bisou: à toi! (ange? mon oeil!!! )

Pour finir, sayha, la suite arrive! Ne t'inquiètes pas... tu n'auras pas à patienter longtemps! :oops:

Bon bah voilà, comme d'habitude je vous fais à tous de gros bisoux! à bientôt! :wink:

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