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Arlequin

Regrets

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Je fais souvent ce même rêve : je suis la plage, où il n’y a pas âme qui vive, assise sur le sable chaud, me laissant bercer par le son des vagues, le regard rivé sur les volutes de fumée s’échappant de l’Etna, à l’horizon. C’est une belle journée printanière ; je suis bien, en paix. Soudain, une ombre vient se dessiner sur le sable. Je me retourne et, comme si cela était tout à fait naturel, je te vois devant moi. Dans un grand sourire faisant pétiller tes yeux noisette, tu me dis :

- Ciao, stellina. Comment vas-tu ?

Ta voix résonne au plus profond de mon être ; je me sens soudainement envahie par un bonheur intense ; des larmes se mettent à couler. Tu t’approches alors de moi, m’aide à me relever et, d’une main légère, tu écartes ma petite mèche rebelle. Tu te souviens ? C’est une chose que tu faisais si souvent.

- Pourquoi pleures-tu stellina ?

- Ce sont des larmes de joie… Mais, que fais-tu ici ? Comment…

D’un geste de la main, tu me fais signe qu’il ne faut pas se poser de questions et je comprends que ce moment n’a rien de normal, qu’il est extrêmement fragile, qu’un rien peut le faire disparaître.

- Tu es toujours aussi belle, ma stellina. Tu me manques énormément.

Nos visages se rapprochent l’un de l’autre. Je ferme les yeux pour mieux sentir ton souffle. Nos lèvres finissent par se sceller en un long baiser qui achève de me faire fondre.

Nous nous allongeons sur le sable et, les yeux toujours fermés, je laisse mon âme se livrer entièrement à tes caresses, des caresses que je n’ai jamais pu oublier. Tu commences par jouer avec mes cheveux, comme si tu voulais les lisser, puis de descends doucement vers mon visage, suivant, d’un doigt, le moindre de ses contours. Mes lèvres s’entrouvrent, lorsque tu passes à leur portée, cherchant à aspirer ce doigt qui s’échappe inexorablement.

Les petits baisers sur ma nuque me font tressaillir ; une main vient se glisser sous ma jupe, jouant avec mes cuisses, tandis que l’autre dégrafe lentement mon chemisier. Mon corps commence à onduler tandis que tu te mets à jouer, du bout de la langue, avec la pointe de mes seins.

Sous ma jupe, ta main s’amuse à passer et repasser sur le fin tissu de mon string, sans jamais s’y attarder trop longtemps ; juste un effleurage qui achève de mettre tous mes sens en émoi. En même temps, tu te mets à couvrir mon ventre de petits baisers qui me donne la chair de poule, me faisant pousser quelques soupirs lorsque tu arrives au niveau de mon nombril. Je me cambre vers toi ; j’ai envie que tes baisers descendent encore plus bas.

Enfin, tu relève complètement ma jupe, retire mon string mouillé par le désir et ton souffle chaud vient flirter entre mes cuisses grandes ouvertes pour toi. N’y tenant plus, je te saisi par les cheveux pour que ton visage vienne se coller à mon vagin. Je pousse un râle en sentant la pointe de ta langue venir titiller mon clitoris, clitoris que je sens gonflé, au bord de l’explosion. Tu l’emprisonnes entre tes dents et ta langue experte joue de plus belle avec lui ; mes hanches se mettent à onduler de plus en plus vite tandis que je sens deux doigts me pénétrer, deux doigts se mettant à fouiller le moindre recoin de mon intimité, tournoyant, tantôt avec frénésie, tantôt avec une lenteur diabolique. Ma gorge s’assèche de plus en plus ; je sens arriver la vague qui va me submerger. Mais je ne veux pas prendre mon plaisir sans toi, alors je te repousse brusquement, t’oblige à t’allonger, dégrafe ton pantalon et sort ton sexe de son écrin devenu beaucoup trop petit pour lui.

C’est à mon tour de jouer avec toi, de donner de petits coups de langue au prépuce, de te faire tressaillir. Puis je fini par le prendre à pleine bouche, me délectant de ce liquide d’excitation qui en dégouline. Quand je sens que tu en es au même stade que moi, je me mets au dessus de toi et, tout en plantant mon regard dans le tien, je viens m’empaler sur ton sexe, très lentement afin de mieux savourer cette prise de possession de ma grotte inondée.

Ton souffle devient de plus en plus court, tandis que je commence à danser sur toi, frottant mon clitoris contre ta peau, faisant tourner ton membre dans mon antre. A nouveau, je sens venir cette douce et grande vague libératrice. Je veux partir en même temps que toi ; je t’observe, écoute ton corps.

Tes mains se crispent brusquement sur mes fesses et je laisse la vague prendre possession de mon être tandis que je te sens te répandre en moi. Nos cris d’extases se mélangent à l’unisson et mon corps devient incontrôlable sous l’effet de la jouissance. Je cris ton nom ; je cris mon amour…

C’est toujours à ce moment que je me réveille, le corps en feu, le cœur en émoi et l’esprit torturé par les regrets, ceux d’avoir quitté la France, de t’avoir quitté, de n’avoir compris que trop tard à quel point je t’aime.

Arlequin

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Il y a toujours une part de vérité dans nos histoires :wink:

Mille et un baisers Obsidienne

Arlequin

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Très belle histoire Arlequin Pleine de tendresse.

Pour te remercier de ces doux moments :wink:

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Merci pour ce joli récit, très tendre et si bien détaillé. On s'y croirait.

:D

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Je n’ai qu’à fermer les yeux, pour pouvoir dessiner ton visage trait pour trait, ou encore tendre à peine l’oreille pour que résonne dans ma tête ta voix chaude, au couleur de la Sicile. Je n’ai pas oublié ta petite mèche rebelle, bella stellina, pas plus que je n’ai oublié ton parfum envoûtant, ton sourire ravageur, ton corps magnifique. Je me souviens du premier jour où je t’ai rencontré, comme si c’était hier et de la première fois où nous nous sommes retrouvés dans le même lit. Et toi ? Te rappelles-tu de ce jour, ou, plutôt, de ce soir ?

Cela faisait trois mois que nous nous connaissions et nous étions devenus de bons amis. Tu m’avais invité à fêter ton anniversaire avec tes copains et copines, une véritable soirée aux notes italiennes. Ma voiture étant en panne, j’avais d’abord refusé, mais tu avais su te montrer très convaincante.

- Tu ne prendrais pas le RER pour ton amie ? m’avais-tu dit avec une moue très expressive.

- Ce n’est pas l’aller qui me pose un problème, mais le retour.

- Ma che dice ? Si tu rates le dernier RER, tu pourras dormir chez moi. Ma colocataire n’est pas là.

- Tu me ferais dormir dans le lit de ta coloc ?

- Non, bien sûr, mais on trouvera toujours une solution le moment venu.

Je n’avais plus eu d’autre choix que d’accepter ton invitation que je n’avais jamais eu vraiment envie de refuser.

Tu étais particulièrement séduisante, ce soir là, à un tel point que j’avais du mal à ne pas te quitter des yeux. Tu portais une robe noire courte, une robe que tu t’amusais à faire voltiger en effectuant de gracieuses pirouettes, le tout dans d’immenses éclats de rire. Par moment, tu redevenais sérieuse, l’espace de quelques instants, et plongeais ton regard de braise dans le mien, comme si ru espérais pouvoir lire dans mes pensées. Ce soir là, je compris que mes sentiments envers toi étaient en train d’évoluer bien malgré moi.

A un moment, je m’aperçus qu’il se faisait tard et qu’il était temps de prendre congé si je voulais prendre le dernier RER pour Paris. Sans même que je ne parle, tu avais deviné mes intentions et avais aussitôt pris les devants. Tu avais mis un slow dans le lecteur Mp3, « Stand by me ».

- Tu ne partiras pas sans avoir danser avec moi au moins une fois ! m’avais-tu dit d’un ton qui ne souffrait aucune contradiction.

Ta tête reposait contre ma poitrine ; ton corps était collé au mien ; ton parfum m’enivrait. Je me rendis compte que l’ondulement de tes hanches contre moi, était en train de faire naître un émoi que je ne pouvais contrôler. Quelque peu gêné, j’arrêtais la danse et me reculais de toi.

- Je dois partir, maintenant, te dis-je en repoussant tendrement ta mèche rebelle.

- Attends. Il faut que je te dise quelque chose avant.

- Oui ?

- Pas ici. Il y a trop de monde et trop de bruit. Suis-moi.

Le cœur battant la chamade, je te suivis dans ta chambre. Tu verrouillas la porte derrière nous et tu vins près de moi, si près que je pouvais sentir ton souffle chaud sur mon visage.

- En fait, me dis-tu dans un murmure, je voulais te dire que tu vas rater le dernier RER.

Avant que je n’ai pu répondre quoi que ce soit, tes lèvres se scellèrent aux miennes et je me laissais emporter par les différentes sensations que me procura ce baiser inattendu et sulfureux. Je sentis tes mains me caresser le dos au travers de ma chemise, descendre lentement pour venir prendre possession de mes fesses.

Quelque chose me fit perdre l’équilibre et je me retrouvais allonger sur ton lit. Tu me fixas un instant, puis t’agenouilla devant moi et dégrafa le ceinturon de mon jean. J’entends encore résonner ton cris de surprise lorsque tu abaissas mon pantalon et le caleçon.

- Tu es entièrement épilé !

Je n’avais pas su quoi répondre, tant je me demandais si je devais me sentir gêné ou pas.

- C’est beau. J’aime un sexe d’homme sans poil.

Tu te mis à caresser mes testicules, du bout des ongles ; j’avais l’impression que mon sexe allait exploser tant je le sentais gonflé et dur. Je fermais les yeux et écartais un peu plus les jambes pour mieux m’abandonner à toi.

Tu posas ton visage tout près de ma verge, continuant à jouer avec mes testicules, prolongeant ta caresser jusqu’à la raie des fesses. Par moment, tu venais titiller le prépuce du bout de ta langue, m’arrachant des frissons et des gémissements que j’essayais, tant bien que mal, de contrôler afin de ne pas ameuter tes amis.

Enfin, je sentis la chaleur humide de ta bouche venir prendre possession de mon sexe ; un frisson, plus long que les autres, me parcourut l’échine. Je ne pus retenir un râle bien fort, lorsque tu te mis à aspirer ma verge tout en faisant tournoyer ta langue autour du prépuce. Excité comme je l’étais, je savais que je ne tiendrais pas très longtemps un tel régime.

Tu te mis à accélérer tes vas-et-viens ; je sentais l’onde de chaleur naître au creux de mon ventre. J’ouvris un instant les yeux et je vis que tu me fixais intensément tout en continuant ta fellation. Je sentis un doigt venir fouiller mon anus et je fus pris de violents spasmes qui me firent aussitôt exploser dans ta bouche,

Tu ne lâchas ma verge que lorsque la dernière goutte de sperme fut sortie. Tu t’allongeas alors sur moi, gardant mon sexe emprisonné dans une main, et me murmura, sur un ton triomphateur :

- Maintenant que je t’ai fait rater ton RER, nous allons pouvoir retourner de l’autre côté. Et, quand tout le monde sera parti, nous pourrons reprendre, plus sérieusement, cette discussion fortement intéressante !

Tu vois, Stellina, je n’ai rien oublié de notre histoire ; nos trois années passées ensemble sont éternellement gravé en moi, tout comme le gout amer que laisse la fin d’une histoire… qui ne s’est jamais réellement finie.

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Jolie suite qui n'en ai pas vraiment une...

N' hésite pas à nous conter d'autres "souvenirs".

:twisted:

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plus je te lis et plus je suis charmée.

les mots se font rares tant il ya de l'émotion sans tes recits.

bravo :twisted:

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