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J’avais tout de suite senti, à l’intonation de ta voix, que quelque chose n’allait pas bien, tout comme j’avais compris, avant même que tu ne me le dises, la raison de ton chagrin ; ton copain, l’amour de ta vie, t’avait encore fait un mauvais coup.

On avait discuté pendant plus d’une heure au téléphone et, sans que tu me l’ais demandé, je savais que tu avais besoin de venir me voir ; c’est sans doute à cela que l’on reconnait les vrais amis : ils se comprennent sans avoir à se parler. Pourtant, cela tomber très mal : je m’étais enfin décidé à inviter ma collègue qui me faisait du rentre dedans depuis plusieurs semaines. Mais entre un plan sexe et ma meilleure amie, le choix ne se posait même pas et je te proposais de venir dîner chez moi.

Ma collègue apprécia très moyennement que je décommande notre soirée ; mais cela n’avait aucune importance et je me mis à préparer mon fameux rôti aux trois moutardes que tu aimais tant.

J’avais à peine fini de dresser la table, que tu sonnais à la porte. Je sentis une colère sourde monter en moi en voyant ton joli regard noisette rougi par les larmes. Sans même dire un mot, tu étais venue te blottir dans mes bras et je me demandais comment un homme pouvait être assez mesquin pour faire souffrir une femme comme toi.

Tu me parlas de tes nouveaux déboires avec ton copain le temps de prendre deux apéritifs, puis nous nous mîmes à table et la conversation partit sur d’autres sujets. Peu à peu, le vin aidant, tu commenças à te décontracter, à retrouver ton sourire. Tu as un sourire extraordinaire, ma belle amie, ce genre de sourire qui inonde tout un visage, fait pétiller les yeux de malice, ce genre de sourire qui vous fait facilement tourner la tête.

Tu te mis à parler, à parler, à parler… et moi je t’écoutais sans mots dire, bercé par la douce mélodie de ta voix. Tu avais détaché tes cheveux qui retombaient à présent harmonieusement au-dessus de tes épaules ; je te trouvais plus belle que jamais ; je me sentais admirablement bien avec toi ; je sentais un trouble étrange me gagner, un trouble que je m’efforçai de chasser car tu étais mon amie.

Après le dîner, je nous préparai un café à la crème chantilly et nous repartîmes sur des discussions philosophiques, refaisant le Monde à notre sauce, comme nous le faisions à l’époque où nous étions à la fac.

Nous discutâmes ainsi jusqu’à très tard dans la nuit, beaucoup trop tard pour que tu puisses rentrer chez toi faute de transport, aussi, comme cela était déjà si souvent arrivé, je t’offris ma chambre pour la nuit après avoir déposé un chaste baiser sur ton front. Je me souviens de ton regard quand tu me souhaitas la bonne nuit, un regard différent aux autres fois, comme si le trouble que j’avais ressenti un peu plus tôt était passé en toi. Mais je n’y prêtai pas plus d’attention et alla fumer une cigarette sur le balcon.

Je ne sais pas combien de temps je suis resté sur le balcon, beaucoup plus que pour une simple cigarette. Je suis revenu dans le salon en faisant le moins de bruit possible, pensant que tu dormais bien profondément et je m’apprêtai à en faire de même quand je t’entendis m’appeler.

La veilleuse de la chambre était allumée ; ton regard me pénétra, m’envoûta, me fit oublier que tu étais ma meilleure amie. Je vins m’assoir près de toi et me mis à caresser ta douce chevelure ; tu déposas un baiser dans le creux de ma main ; mon visage se rapprocha du tien, si près que je pouvais à présent sentir ton souffle ; je fermais les yeux et nos lèvres se joignirent pour la première fois en six ans.

J’écartai la couverture et découvris ton corps entièrement dénudé. Mes doigts s’y promenèrent timidement d’abord, pour se faire plus entreprenant ensuite. Tes paupières étaient closes, ta bouche légèrement entrouverte. Je te couvris de baisers, commençant par le nez, le menton, le creux du cou. Je m’attardai plus longuement sur ta poitrine, prenant plaisir à jouer avec la pointe de tes seins. Tout ton être commençait à réagir à la double caresse de mes mains et de ma bouche.

J’entendis un premier râle lorsque mes baisers se mirent à flirter avec tes cuisses. Je sentais déjà la douce odeur de ton Mont de Vénus qui m’appelait à lui : c’était la première fois que je voyais le sexe d’une femme entièrement épilé et mon excitation en était que plus grande encore.

De la pointe de la langue, je me frayais un chemin à la recherche de ton clitoris. Je sentis tes doigts emprisonner ma chevelure lorsque je commençai à jouer avec lui. Lorsque qu’il fut assez gonflé, je l’emprisonnai entre mes dents et me mis à le sucer avec ardeur, tout en partant à l’exploration de ta grotte avec deux doigts.

Tes râles de plaisir se faisaient de plus en plus nombreux, de plus en plus fort. Je buvais avec délectation le nectar que tu daignais m’offrir. Ton buste bougeait au rythme de mes doigts enfoncés en toi et à celui de ma bouche aspirant ton clitoris. Subitement, tes jambes emprisonnèrent ma tête, tes mains la plaquèrent encore plus contre ton vagin et tu laissas éclater ta jouissance dans de grands cris, inondant mon visage de ta cyprine.

Je restais quelques minutes ma joue appuyée contre ta fente humide, prenant peu à peu conscience de ce qui venait de se passer et imaginant ce que nous allions pouvoir nous dire. Quand je relevai enfin la tête, je me rendis compte que tu avais toujours les yeux fermés. Un grand sourire rayonnait sur ton visage et ta respiration était devenue lente : tu t’étais endormie.

Je rabattis la couverture sur toi, après avoir jeté un dernier regard sur ce corps dont j’avais terriblement envie. Un dernier baiser sur le coin de tes lèvres, et je regagnai le canapé dans le salon.

Bien que j’eus beaucoup de mal, je finis par m’endormir et, au petit matin, quand je rouvris les yeux, tu étais déjà partie sans laisser un mot. Cela fait maintenant trois semaines que je n’ai plus de tes nouvelles et, par cette lettre, je voulais te dire que ma meilleure amie me manque beaucoup, beaucoup plus qu’une simple amie.

Pour ceux et celles qui auront appréciés, la suite est pour bientôt...

Arlequin

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Très sympa, l'ambiance est efficacement posée, j'aime beaucoup, j'attends donc la suite !!

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Belle plume pour conter la rencontre d'une fée...

:oops:

Ami, humble serviteur,

Recueille en son sein, une âme perdue.

Le corps rassasié de bonnes chairs, pénétré de tant de bontés,

Etourdit d'aise, se laisse à nouveau aller à la tendresse.

Qu'est-il rien de plus naturel que d'aimer ce qui est aimable ?

Un nouveau souffle, par tant d'attentions se fait entendre,

Invite à la danse et offre en retour son vin délicieux.

Nimbé de douceurs, Elle ne sait plus...

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Invité decibel

:roll: :non::non: Très belle narration toute en tendresse et en douce sensualité :aime::non::non::aime:

J'aime beaucoup ces intenses émotions superbement décrites, et je demande aussi la suite :oops: :roll:

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Merci pour vos messages d'encouragement et voici donc l'avant dernière partie...

Quand je me réveillai, au petit matin, je fus partagée entre deux sentiments : venir te rejoindre sur le canapé du salon, ou bien partir avant que tu ne te réveilles ; finalement, mon esprit confus décida d’opter pour la première solution.

Dans le bus qui me ramenait à la maison, je me mis à repenser aux évènements de cette soirée, essayant d’analyser ce qui nous avait amené à une telle conclusion. Cela faisait si longtemps que nous nous connaissions toi et moi ; jamais il n’y avait eu d’ambiguïté dans nos sentiments. En tout cas, c’est que j’avais cru jusqu’à ce jour.

Je me demandais ce que tu pouvais ressentir en ce moment, ce que tu pouvais penser de moi. Je me sentais pleinement responsable de ce qui était arrivé : c’est moi qui t’avais appelé, moi qui t’avais provoqué, moi qui avais eu terriblement envie que tu me fasses l’amour. Je t’avais laissé me caresser sans aucune résistance, bien au contraire, et ma jouissance fut fabuleuse, comme quelque chose que j’avais toujours attendu ; je regrettais de m’être endormie avant de pouvoir te rendre le plaisir que tu m’avais donné, mais, en même temps, je me demandais si ce n’était pas un signe du destin nous disant que nous avions déjà été trop loin. Plus que jamais, je me rendais compte de la place que tu avais pris dans mon cœur et je me mis à avoir peur, peur de t’avoir blessé, peur de t’avoir perdu.

Arrivée enfin chez moi, je me déshabillai et fonça sous la douche ; je laissai l’eau couler le long de mon corps comme si elle avait le pouvoir d’effacer ces dernières heures passées avec toi, mais mon esprit et mon corps restaient toujours dans la même confusion. Du reste, avais-je vraiment envie que ces évènements disparaissent de ma mémoire ?

Je me mis à me savonner tout le corps et, ce faisant, je me rappelai la chaleur de tes mains, la précision de tes doigts, le gout de tes baisers. Je fermai les yeux et sentis à nouveau le trouble gagner tout mon être, ce même trouble qui m’avait habité hier au soir. La tristesse, la douleur que m’avait infligé mon petit ami avait totalement disparu, remplacées par un sentiment étrange, un sentiment que je n’arrivais pas à définir ou, peut-être, que j’avais peur de comprendre.

Machinalement, mes mains étaient descendues vers mon intimité en feu, massant tendrement mon clitoris. Je me demandais si tu avais autant envie de moi que je te désirais en ce moment. Mes pensées s’emballaient ; à présent, je regrettais amèrement de m’être endormie, d’être partie aussi rapidement. J’avais envie de te sentir à nouveau contre moi, de respirer l’odeur de ton corps, de prendre ton sexe à pleine main, de le gouter, de le sentir s’enfoncer en moi.

J’enfonçai deux doigts dans mon vagin en imaginant qu’il s’agissait de ton sexe et entama des mouvements de va et vient tout en continuant, de l’autre main, à jouer avec mon clitoris. Ma gorge était devenue très sèche ; je sentais qu’une grosse vague n’allait plus tarder à me submerger pour m’emporter dans les courants turbulents du plaisir. Je revis ton regard planté dans le mien, un regard où j’avais pu lire une intense émotion, une émotion qui ne peut tromper mais que j’avais si peur, pourtant, de mal interpréter.

J’imaginais ton sexe me posséder, remplissant toute ma cavité ; j’arrivais à le sentir aller et venir de plus en plus rapidement. N’y tenant plus, mes doigts accélérèrent leur cadence et une explosion partie du creux de mon ventre, faisant trembler tout mon corps. Je tombais à genoux dans ma douche en criant ton prénom dans ma jouissance.

Trois semaines se sont écoulées, trois semaines durant lesquelles je ne t’ai pas donné de mes nouvelles, durant lesquelles j’ai tenté d’oublier cette soirée. Mais elle m’habite toujours autant ; nuit et jour, dans la rue, au boulot, je ne cesse de penser à toi, mon ami de toujours… mon amant…

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Invité OLIVIER88

Bonsoir !

Je trouve très belle cette histoire érotique !!!

à quand la suite car je suis un peu voire beaucoup sur ma faim ?

Mémelle :twisted:

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Bonsoir !

Je trouve très belle cette histoire érotique !!!

à quand la suite car je suis un peu voire beaucoup sur ma faim ?

Mémelle :twisted:

Bonsoir,

Merci pour le post ; la troisième est dernière partie devrait être en ligne d'ici dimanche... Promis :evil:

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Trois semaines s’étaient donc écoulées sans que ni elle, ni lui, ne se donnent la moindre nouvelle. Pourtant ce n’était pas faute d’envie. Il passait toutes ses soirées à revivre cette fameuse nuit où tout avait basculé, la main toujours à porté du téléphone, espérant, sans réellement vouloir se l’avouer, qu’elle allait l’appeler. Quant à elle, ses soirées n’étaient guère plus réjouissantes. Elle avait décidé de faire un grand ménage dans sa vie en rompant avec ce petit ami qui l’avait tant fait souffrir durant ces trois dernières années. A son grand étonnement, cette rupture avait été beaucoup plus facile qu’elle ne l’avait imaginé ; elle avait éprouvé un grand soulagement, se demandant même pourquoi elle n’avait pas pris cette décision beaucoup plus tôt. Une tierce personne, un observateur lambda, lui aurait certainement expliqué qu’il avait fallu un évènement important pour que son cœur s’ouvre enfin sur la vérité… Encore fallait-il comprendre et accepter cette vérité.

Certains, certaines, d’entre vous vont se demander qui sont ces deux personnes ; elle doit avoir un prénom ; il doit avoir une identité autre que « lui ». Mais qu’elle importance car cette histoire est arrivée, arrive et arrivera encore à de nombreuses personnes de part le monde ; peut-être même est-ce votre histoire que vous êtes en train de lire ? L’histoire d’une belle et longue amitié entre un homme et une femme qui, par un concours de circonstances, par un jeu malicieux de la vie, prend un chemin inattendu, un sentier où la tranquillité de l’ordre établi cède sa place à la peur de l’inconnu. Car c’est bien de cela dont il s’agit ici : elle et lui se connaissent depuis les bancs de l’école primaire, ont fait les mêmes bêtises d’enfants ensemble, se sont mutuellement consolés de leurs premiers chagrins d’amour, ont développé une complicité à faire pâlir de jalousie un frère et une sœur, construisant une relation où l’amour et le sexe n’avaient pas leur place. Un ordre établi parfaitement bien huilé, jusqu’au jour où, porté par le vent, un grain de sable vient s’insérer dans le mécanisme, jetant le trouble sur une belle amitié.

Une relation d’amitié peut elle devenir une relation d’amour ? Pourquoi pas ? Après tout, au risque de faire bondir quelques personnes, l’amitié, la vraie, la forte, n’est rien d’autre qu’un amour platonique avec, parfois, des instants ambigües, ces fameux moments qui rendent jaloux (se) votre partenaire.

Une relation d’amitié où s’immisce le sexe peut elle déboucher sur une relation d’amour ? C’était bien là la question qui posait problème à nos deux amis, la question qui les faisait, chacun de leur côté, se torturer l’esprit et le cœur ; sans doute auraient-ils continué ainsi encore longtemps, si le destin n’en avait décidé autrement.

Combien de chance peuvent avoir deux personnes de se rencontrer dans une superette où ils n’ont jamais mis les pieds ? Etant un bien piètre mathématicien, je ne saurais donner un chiffre ; en revanche, je peux dire que ces chances s’en trouvent augmentées lorsque ces deux personnes décident, pour éviter de se croiser, d’aller faire leurs courses dans le seul endroit où ils sont certains de ne pas se voir. C’est ainsi qu’avaient pensé nos deux amis ; ils naviguaient de rayons en rayons, perdus dans leurs pensées, leurs interrogations, jusqu’au moment où, au détour d’une allée, ils se retrouvèrent face à face.

Il avait senti sa gorge se serrer subitement ; une espèce d’onde électrique lui avait traversé l’estomac. Il avait remarqué ses traits tirés par la fatigue, mais, malgré cela, il la trouvait magnifique. Elle portait une robe légère qui tombait au dessus des genoux et avait attaché ses longs cheveux en un chignon désordonné ; les images de la soirée lui traversèrent l’esprit et il se sentit gêné par la réaction que cela lui procura.

Son cœur s’était mis à battre la chamade en le voyant ; il se tenait droit devant elle, ne disant mot, se contentant de planter son regard dans le sien comme s’il cherchait à pénétrer au plus profond de son âme. Elle aussi revit les images de la soirée et elle aussi se sentit gêné par le trouble qu’elle ressentait.

Ils restèrent ainsi de très longues secondes, à se dévisager sans parler ; pourtant, un observateur lambda aurait pu lire une grande et belle conversation dans ce long silence, un dialogue où circulaient des mots d’une tendresse infinie, des sentiments trop longtemps cachés. Il fut le premier à oser rompre le silence :

- Salut. Comment vas-tu ?

Il se rendit compte que sa question était d’une banalité déconcertante, totalement inadaptée à la situation et qui ne correspondait en rien à ce qu’il aurait voulu dire, mais c’était les seuls mots qui avaient pu sortir de sa gorge nouée.

- Comme quelqu’un à qui tu as beaucoup manquée, avait-elle répondu, se surprenant de sa hardiesse subite.

Ils décidèrent de stopper leurs achats et quittèrent la supérette afin d’aller discuter dans un endroit plus confortable. Ils prirent une petite allée piétonnière qui menait à une forêt et se retrouvèrent très vite dans une grande allée bordée de séquoias. Elle lui expliqua qu’elle avait rompu avec son petit ami et qu’elle avait beaucoup réfléchi durant ces trois dernières semaines. Il avait alors stoppé leur marche et plongé ses yeux dans les siens avant de lui demander, d’une voix sourde, à quoi elle avait réfléchi.

Elle se donna un peu de temps avant de répondre, non pas pour réfléchir à ce qu’elle allait dire, mais pour contrôler l’émotion qui lui étreignait le cœur. Plus que jamais et sans doute plus que lui, elle se rendait compte qu’une histoire allait prendre fin aujourd’hui ; depuis l’instant où elle l’avait revu, elle avait compris ce que son cœur tentait de lui dire depuis plusieurs jours. Elle le prit par la main et ils s’enfoncèrent dans un sous-bois ; lorsqu’elle fut sûre qu’ils étaient à l’abri de regards indiscrets, elle s’arrêta, le regarda un instant avec un petit sourire, puis, se dressant sur la pointe des pieds, ses lèvres allèrent à la rencontre des siennes.

Il plongea ses mains dans sa chevelure, défaisant le chignon au passage, huma le doux parfum qui se dégageait de sa peau, couvrit sa nuque de petits baisers ; il sentit une main détacher la ceinture de son pantalon, faire sauter les quatre boutons et se mettre à caresser son sexe déjà bien dur au travers du caleçon.

- Fais-moi l’amour, tout de suite ! lança-t-elle dans un murmure.

Ils s’allongèrent dans l’herbe ; il glissa une main sous la robe ; elle écarta légèrement les jambes afin de lui faciliter le chemin ; il trouva très vite le clitoris qu’il se mit à titiller au travers de la culotte ; elle lui avait baissé le caleçon et sa main faisait de lent va-et-vient sur la hampe fièrement dressée ; il finit par pénétrer dans la cavité humide avec deux doigts tout en continuant à caresser le clitoris du pouce ; elle poussa un petit gémissement et ses hanches se mirent à onduler au rythme de la main masculine.

Alors qu’elle se sentait approcher de l’orgasme, elle le repoussa tendrement, le forçant à s’allonger sur le dos, puis vint s’empaler sur son sexe. Elle ferma les yeux, renversa la tête en arrière, savourant chaque millimètre de cette pénétration. Lorsqu’elle fut arrivé au bout, elle regarda un instant son amant puis se mit à danser sur cette verge bien dure, d’abord lentement, puis de plus en plus vite.

Il commençait à ressentir les premiers soubresauts de la vague libératrice ; il était tellement ému qu’il en avait du mal à contrôler son état d’excitation ; il sentait la grosse veine de son sexe battre de plus en plus fort.

Elle comprit qu’il allait jouir sans tarder, qu’il allait enfin la posséder totalement ; elle se sentait dans un état d’excitation qu’elle avait rarement connu.

Son visage se crispa ; il essaya d’étouffer ses cris, mais la jouissance fut si forte qu’il ne put s’empêcher d’exprimer haut et fort son orgasme tandis qu’il se vidait au plus profond d’elle.

Les râles de son amant, le sperme inondant son intimité profond déclencha son propre orgasme qu’elle cria, elle aussi, haut et fort.

C’est ainsi que se termina une longue histoire d’amitié platonique pour laisser la place à une voie nouvelle, sans doute plus complexe, certainement semée de plus d’embûches, mais une voix qu’ils ne pouvaient éviter de rencontrer si ce n’est ne prenant la fuite. Peut-être est-ce ce qu’ils auraient fini par faire, si le destin n’en avait décidé autrement…

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Au hasard de mes périgrinations, je tombe sur ce superbe texte

J'aime la tendresse et l'émotion qui s'en dégage

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