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sdooku

Le Test partie 1.

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Tadaaaaaam!!

Me voilà! Me voilà avec mon histoire érotique sous le bras.

Et quoi de mieux d'ailleurs de venir poster une histoire qui parle d'un type qui vient s'inscrire sur un forum? ;)

Soyons original: soit, Sarou, jeune homme venant s'inscrire sur un forum. J'ai personnalisé cela, et du coup, ça peut ressembler à un entretien d'embauche, où la patronne s'assure de l'intégrité du petit nouveau. ^^

J'espère avoir écrit un récit original, un peu drôle, bien écrit et pas vulgaire.

Cependant, la deuxième partie du récit décrira une scène de (légère) violence. J'espère qu'elle sera admise ici. Je ne poste pour l'instant que la première partie de ce long récit, et vous me direz si vous souhaitez la suite.

Bonne lecture :roll:

LE TEST (partie Un)

Après avoir grimpé des kilomètres dans les montagnes helvètes, le jeune français téméraire accède enfin au chalet où se tient le forum dans lequel il cherche à s’inscrire depuis bien longtemps. Il rencontre l’administratrice de celui-ci, mais le premier contact entre eux deux est plutôt tendu. L’interrogatoire qu’elle lui a fait subir se terminant ainsi :

- Ouais,ouais, ouais...Je te préviens, mon grand, ici tes cochonneries n'ont pas lieu d'être Alors tu te tiens à carreau et tu mouftes pas,ok? Il y a des gens corrects et respectables ici. Compris?

- Oui, oui, mada...euh...mademoiselle.

- Un dernier mot pour finir?

- Zythume.

- Pardon?

- C'est le dernier mot du dictionnaire!

*Se reprend un coup de catalogue... puis d'annuaire*

- Aïe! C'est dingue l'accueil qu'on reçoit ici!

- Tu ne pensais avoir un traitement de faveur sous prétexte qu'on s'était déjà entre-aperçu tout de même?

- J'ai jamais dis ça!

- Je vais même te dire mon gars, que pour toi, l'accès à ce forum sera subordonné à un test supplémentaire...

- Un test? Mais pourquoi? Pourquoi moi spécialement?

- Je trouve que tu as plus besoin de faire tes preuves pour rentrer ici, c'est tout. Ne discute pas !

Et il regarda l’administratrice se lever. Elle était réellement ravissante. Elle portait une chemisette noire et un pantalon à peine plus clair à minces rayures blanches qui mettait joliment en valeur ses charmes.

- Fais moi sentir tout le plaisir que tu pourrais me procurer en restant sur ce forum…,commença t’elle d’un ton aguicheur.

Et à son grand étonnement, il la vit déboutonner son pantalon et le faire descendre lentement le long de ses jambes. Quand il vit que le bas du corps de l’Administratrice n’était plus couvert que par une culotte noire et des chaussures à minces talons de la même couleur, Sarou, car cela serait son nom sur ce forum désormais, commença à comprendre, et à paniquer.

- Non, mais attendez, c’est quoi ce bordel ?

- Fais pas comme si tu ne le savais pas… Ton discours n’était pas très éloquent, je me tâte encore pour valider ton admission. Alors on va vérifier si ta langue est plus habile à me faire comprendre plus directement ton envie de rester ici, qu’à déblatérer des idioties, dit-elle d’une voix suave.

Elle fit glisser lentement sa culotte jusqu’à ses pieds et s’assis sur la table. Elle ouvrit les jambes, et le candidat ne put s’empêcher de rougir de l’étrange situation. Il faisait en effet face à l’intimité de l’Administratrice, et cela le troubla au point qu’il ne put en détacher son regard durant de trop longues secondes pour elle.

- Aller, dit elle agacée ! Reste pas planté là !

Elle posa sa main sur l’arrière du crâne de ce « Saroumane Dooku » et l’emmena entre ses cuisses. Encore sous le choc, celui-ci ne fit qu’observer ces lèvres moites, et remarqua que l’Administratrice n’était en fait pas une véritable blonde. Sous les murmures irrités de sa partenaire, il s’approcha néanmoins de son vagin et entreprit de déposer des petits bisous tout autour. Ensuite, il lui donna de délicats coups de langue autour des lèvres en les effleurant à peine. Il entreprit de lécher l’espace situé entre son sexe et son anus, sans jamais néanmoins que sa langue ne touche ses deux orifices. Il continua ainsi de faire le tour du vagin avec sa langue, embrassant et léchant la peau de soie de la demoiselle. Sa position l’excita lui-même, et sa respiration devint plus haletante. Il était loin de se douter qu’à chacune de ses expirations sur les lèvres de sa partenaire, celle-ci frémissait de contentement. Mais elle n’en pouvait plus de ce petit jeu. Elle le prit par les cheveux et lui cria :

- Arrête tes conneries et lèche !

Elle fut elle-même choquée par la crudité de ses paroles, mais cet idiot l’avait tellement excitée qu’elle ne pouvait attendre plus longtemps. Elle poussa ainsi sa tête entre ses jambes et il se retrouva le nez collé à son pubis. Dans cette position, il ne put que laisser s’aventurer sa langue entre ces lèvres. Cela déclencha un doux gémissement de la part de l’Administratrice, et il sut alors qu’il agissait correctement. Il lécha alors tendrement les lèvres humides, les taquinant tout d’abord du bout de sa langue, puis les écarta pour laisser celle-ci s’infiltrer dans les replis intimes de sa partenaire. Il se sentit bien précautionneux, mais voulait réellement lui faire plaisir. Son compte était en jeu ! Après quelques instants, il vit apparaître ce petit bouton rose qu’il cherchait tant. Il introduit un doigt dans le vagin humide et lui fit réaliser un léger mouvement de va-et-vient. Un deuxième doigt suivit et il alla caresser la base du clitoris alors que sa langue en léchait la pointe. Il l’embrassa, le mordilla et le suça tour à tour, tandis que le rythme de ses caresses digitales augmentait. Il décida de privilégier ensuite les zones alentour, et cela n’eut pas l’air de déranger beaucoup l’Administratrice qui le récompensa en poussant de légers gémissements et des petits cris. Excellent. Il recourba ses doigts dans l’intérieur du vagin et frotta la partie rugueuse qu’il sentit tandis que sa langue retournait sur le clitoris. Il sut qu’il fallait du temps à sa partenaire avant d’atteindre le plaisir. N’était-elle pas suisse après tout ? Il n’était pas pressé de toute façon, et entreprit alors de déposer de nombreux baisers dans ce vagin si exaltant. Ses caresses eurent l’effet escompté car la respiration de l’Administratrice devint bien plus rapide et des petits cris aigus signalèrent son orgasme. Elle lui attrapa fermement la tête et sous le choc, l’ emprisonna entre ses cuisses. Sarou put goûter à son délicat nectar et nettoya ainsi les doux pétales de cette fleur épanouie. Il posa un dernier baiser entre ses jambes et demanda à sa partenaire :

- Suis-je admis ?

Elle se rassit correctement et il capta dans ses yeux embués des lueurs de bonheur intense, d’étonnement et il crut déceler une once de... remerciement. Son regard se fit soudain plus familier, c’est-à-dire plus dur.

- C’est pas finit mon grand. Je voudrais vérifier maintenant si tu étais réellement impliqué dans le dernier test. Si tu étais véritablement heureux d’accomplir cette tache.

Comment ça ? Elle est folle ? Ne venait-il pas de le lui prouver ?

- Assis toi ! ordonna t’elle.

Il s’exécuta et fut surpris de la voir s’agenouiller devant lui et ouvrir sa braguette. Son membre se dressa devant le magnifique visage de l’Administratrice.

- He ben. Je vois que je te fais un minimum d’effet.

Donner du plaisir à la demoiselle l’avait en effet énormément excité et lorsqu’il sentit des doigts délicats lui enserrer la hampe, il s’étonna qu’il puisse avoir une érection encore plus forte. Elle lui caressa d’abord lentement le sexe lui envoyant de légères vagues de plaisir. Elle le masturba ensuite gentiment, puis plus énergiquement. Elle décalotta délicatement son gland et posa sa langue dessus, lui faisant imprimer des petits cercles tout autour. Elle continua les mouvements de sa main et déposa des petits baisers tout le long du sexe tendu. Elle remontait, puis redescendait avec sa langue sur son membre lui donnant l’impression de déguster une glace à l’eau. Sarou était aux anges. Il sentit sa verge disparaître tout doucement dans la bouche de l’Administratrice, ses lèvres entourer son gland, puis descendre petit à petit, jusqu’à que son nez touche le ventre de Sarou. Elle répéta ce mouvement, augmentant le rythme à chaque fois, jouant avec sa langue, suçant, aspirant, il ne pouvait décrire vraiment ces sensations que d’un mot : extraordinaire. Son plaisir augmenta jusqu’au point de non-retour. Il essaya de se retenir mais vint néanmoins. Il se sentit extrêmement honteux, et eu la surprise de voir qu’elle ne s’était cependant pas retirée. Quand elle le fit, juste une goutte blanche au coin de ses lèvres qu’elle s’empressa d’essuyer, témoignait de sa jouissance.

Elle se releva, et enleva sa chemise, laissant apparaître son soutien-gorge noir qui mettait en valeur une poitrine ferme, qui au goût de Sarou approchait la perfection. Ses seins n’étaient pas trop volumineux ce qui rendait son cœur accessible, mais assez pour rappeler que la Suisse était un pays laitier, pensa t’il avec humour. Elle dégrafa son soutien, et une beauté désormais apurée de toute barrière s’exposa à son regard.

Elle marcha vers son bureau, et y prit une baguette de bois d’une trentaine de centimètres environ, qu’elle agita en la pointant vers un coin de la pièce. Un somptueux lit pour deux personnes y apparut. Une baguette magique, évidemment… Sur ce genre de forum… « Je suis encore très loin d’être convaincu, mon cher », lui dit-elle. Elle marcha vers le lit, et Sarou admira son harmonieux déhanché, que ses chaussures à talons qu’elle avait conservé, accentuait. Elle s’installa sur le lit, et tapota le matelas, l’invitant. Malgré ce qu’ils venaient de faire, Sarou déglutit à l’idée de ce qu’il allait se passer ensuite. Il se déshabilla rapidement. Il vit sur le bureau un objet qui pourrait lui être utile. Décidément, elle aimait bien l’univers du sorcier à lunette. Lui-même écrivait, et s’il ne désespérait pas un jour la faire vibrer avec la sienne, il était certain d’arriver à des résultats immédiats avec cette plume de hibou. Il sourit et alla la rejoindre.

Elle était gracieusement assise sur le lit, l’attendant. Il s’approcha d’elle et la fit se coucher sur le dos. A sa grande surprise, elle se laissa mener. Il plongea vers son pied droit, et se mit à lui baiser le pied, tout du moins, sa chaussure vernie. Il remonta ainsi le long de sa jambe. De la cuisse, il reprit son chemin vers son entrejambe et s’y attarda de nouveau. Il était exaltant de voir que les lèvres étaient encore bien moites, et il continua de les exciter avec sa langue. Le clitoris était cette fois-ci bien visible et il fut l’objet de toute son attention. Il sentit la main de L’Administratrice appuyer derrière sa tête pour le maintenir dans cette position, mais il était las des cunnilingii, et se dégagea de son emprise. Il capta un éclair de colère dans ses yeux et lui sourit en retour. Il ramassa la plume de hibou qu’il avait posé au pied du lit, et commença à la faire passer avec douceur le long de la jambe de sa partenaire. De la pointe de cette plume, il chatouilla lentement son bouton d’amour, puis il la fit glisser le long de son ventre, traçant des signes païens autour de son nombril. Il se savait assez maladroit, mais il ne voulait en aucun cas la décevoir, même si pour cela il devait être précautionneux à outrance. Il la vit frissonner et onduler rien qu’un peu.

Il remonta vers ses seins et il fit passer sa plume sur l’un d’eux avec encore plus de délicatesse qu’auparavant. Il caressa son mamelon gauche, imprimant du bout de la plume de petits cercles autour de l’auréole, faisant petit à petit se dresser le téton. Magnifique. Il fit glisser son instrument vers l’autre sein lui réservant le même sort, et il fut récompensé par des résultats semblables. Il taquina de sa langue le téton durcit, le mordillant et le suçant, avant de lécher, et de donner des baisers à ce sein généreux. Il alla faire de même pour celui de droite, quand il remarqua le grain de beauté qui avait captivé son œil tout à l’heure, lorsqu’elle s’était penchée sur lui pour la première fois. Il admira cet objet de séduction qui mettait véritablement en valeur son décolleté. Un phare pervers qui attire le regard innocent vers des charmes ensorceleurs, pensa t’il. Il commença à lécher l’espace autour de celui-ci, mais cela sembla agacer l’Administratrice, alors il réserva le même sort qu’à son faux jumeau tandis qu’une de ses mains dorlotait le bas-ventre de la demoiselle. Sa respiration devint plus rapide, et de sa position, Sarou sentait vraiment sa poitrine monter puis se rabaisser. Il continua ensuite ses douces caresses, devenant sans comprendre forcément pourquoi, encore plus câlin. Quelques instants pus tard, elle poussa un long soupir d’extase, et le força gentiment à se coucher sur le dos à côté d’elle.

Elle vit avec délice que son partenaire avait quasiment retrouvé toute sa vigueur, et elle n’eut besoin que de quelques effleurements de sa part pour le voir tout à fait en forme. Elle enjamba Sarou, guida son membre érigé entre ses lèvres humides et s’assit lentement dessus ce qui lui arracha un petit cri de plaisir. Avant qu’il ne réalise véritablement qu’il était en elle, elle commença à onduler délicatement d’avant en arrière son corps contre le sien. Chacun semblait trouver cela totalement délicieux. Sarou leva ses mains vers la poitrine de sa partenaire et en profita pour prendre ses seins dans ses mains et les caressa, jouant avec les tétons érigés par le désir, lui arrachant une fois de plus des gémissements de plaisir. Sentant l’Administratrice fatiguer, il décida de la prendre par les hanches et bougea lui aussi son bassin, leurs rythmes s’harmonisant, accroissant le plaisir mutuel. Il regarda le visage de l’Administratrice calme, et pourtant crispé par le bonheur qu’il semblait lui envoyer. Elle fermait les yeux et paraissait apprécier chaque mouvement de bassin qu’ils réalisaient, leurs corps dansant sur une silencieuse musique langoureuse qu’eux seuls connaissaient. Et lui, désirait avant tout lui faire atteindre cette note finale qui ferait vibrer tout son être. Qu’il soit le virtuose, et elle l’instrument entre ses mains, à qui il fera chanter la plus belle des mélodies. Un chant des plus merveilleux signalant qu’elle connaîtrait un instant le Divin. Et cet instant arriva. Il la sentit trembler légèrement contre lui, les muscles de son vagin se rétractant sur sa verge, la capturant, ses ongles griffer sa poitrine tandis que sa respiration s’accélérait. Il accentua les mouvements de ses hanches, et regarda le visage de l’Administratrice, soudain illuminé par un rayon de soleil, se crisper sous le plaisir profond qu’elle éprouvait. Il la vit retenir un moment ses cris, avant que son orgasme ne terrasse sa volonté et traverse l’insignifiante barrière de ses lèvres pour lui faire entonner ce chant merveilleux :

-Gné !!!

Sarou resta coi un court instant, mais trouva ensuite que ce fut la plus formidable musique qui lui fut donner d’entendre.

Les spasmes de sa partenaire et sentir la cyprine couler sur sa verge lui firent déclencher sa propre jouissance et il vint à son tour. Elle s’effondra sur lui et ils se retrouvèrent nez-à-nez. Il la serra tendrement contre lui, appréciant la chaleur de son corps et le parfum exaltant de ses cheveux bouclés. Il aurait pu, il le savait, rester ainsi des heures dormir avec cette femme, se délectant de sa simple présence auprès de lui. Mais elle brisa l’union et quitta le lit.

-Vous êtes accepté, lui dit-elle.

Il fut secoué par un léger rire.

-Bien, je vous laisse quelques instants pour reprendre vos esprits, mais après je souhaiterais que vous partiez pour aujourd’hui, s’il vous plait. Le temps de régler les détails de votre admission.

-Je vous remercie, madame. A une prochaine ! répondit-il.

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Merci de ton avis ma chère Julia.

Et sans plus attendre: la suite!!

Il se redressa sur le lit sans se lever complètement pour apprécier une fois encore le spectacle de la démarche envoûtante de l’Administratrice qui rejoignit son bureau. Elle était si belle. Il la vit remettre de l’ordre sur son bureau, et sourit quand elle sortit une nouvelle plume de hibou pour la poser dans l’encrier.

Il la regarda tourner la tête vers une porte discrète située à un coin de la pièce. Il ne l’avait pas vu au premier abord, mais un courant d’air avait dû l’ouvrir un peu plus. Il n’avait pas non plus prêté attention à tous les dessins sur les murs. La plupart représentaient des portraits de femmes, souvent des actrices connues, des héroïnes de fictions ou bien certains hommes aux visages expressifs, mais rien de plus. Par contre, cette porte était recouverte de nombreux portraits de jeunes premiers ayant pourtant l’étrange particularité d’avoir des cheveux blancs. « Ciel ! Une gérontophilie mal assumée ? » se demanda t’il. Bizarrement, il éprouvait un léger malaise en regardant ces œuvres. Elle lança peut-être de nouveau un maléfice, ou bien était-ce encore l’air, mais la porte s’ouvrit encore un peu plus, et Sarou put découvrir ce qu’il y avait au-delà. Il vit une pièce de la même superficie que celle dans laquelle il se tenait, et même si celle-ci était tapissée de dessins apparemment du même artiste, c’était bien les seules ressemblances qu’elles partageaient. Il put voir, malgré la distance, des portraits d’hommes extravagants aux looks improbables et aux regards dérangeants. Une vidéo montrait un de ces types brailler (il ne trouvait pas de mot plus adéquat vu l’agression que subissaient ses tympans) dans un micro, tout en exécutant des gestes pervers. D’autres photos représentaient ces personnages totalement dévêtus se touchant, se tenant dans les bras, et dans d’autres positions que la morale réprouvait. Sarou eu le cœur au bord des lèvres en voyant cela. Il n’avait rien contre les homosexuels, loin de là, et il se souvint du jour où il était allé sans complexes dans un de leurs fiefs, mais voir ainsi ces hommes… Il se redressa de nouveau cherchant à découvrir ce que pouvait encore contenir cet endroit. Il était autant fasciné que dégoûté par ce qui était exposé à ses yeux mais il devait savoir. Il le devait. Comment avait-il pu nommer ces créatures « d’hommes » ? Ce n’étaient que des caricatures calibrées pour rassembler grossièrement en un seul corps la force brute et la douceur exacerbée. Ce qui donnait des androgynes musclés aux visages de porcelaine aux hanches féminisées. Mélange artificiel et pervers, pour des personnages faussement parfaits, à la perfection exagérée, poussée…fantasmée ?

Voir ces images le rendait malade. Il sentit des choses étranges se passer dans son estomac, un froid commencer à l’envahir tandis que des larmes perlaient à ses yeux. Comment avait-elle osé lui faire ça ? Il détestait le regard qu’elle portait à ces photos. Elle s’était bien foutu de sa gueule en fait ! On était où, ici ? L’endroit lui avait paru charmant, accueillant malgré tout, et c’était ses passions à lui qui étaient censées être importantes en ces lieux. Sauf, qu’en creusant un peu on tombait sur ces horreurs !!! Que cachait-elle encore ? Quelle autre porte, quelle autre trappe allait s’ouvrir désormais ? Sarou se sentit totalement con, seul sur le lit, en train de la regarder admirer d’un œil énamouré ces photos. Son dégoût pour ces visages et pour ces voix s’accentuait de seconde en seconde. Elle les fixait sans relâche. Elle aurait dévié son regard ne serait-ce que quelques instants ; et cela l’aurait peut-être calmé, mais à chaque seconde il se laissa envahir par la rancœur et la colère. Pourquoi venait-elle de l’accepter, alors qu’elle n’avait d’yeux que pour ces icônes de papier ?! Pour s’amuser de temps en temps quand Madame aura deux minutes à perdre ?!! Après ce qu’il venait de vivre, il ne pouvait accepter cela. Il haïssait désormais ces visages à l’insolente douceur et à la perversité assumée. C’était dans ses bras qu’elle venait de passer du bon temps, et ces connards ne l’auraient pas.

Sa haine lui avait redonné de la vigueur. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire mauvais, et il marcha rapidement vers l’Administratrice qui lui tournait le dos. Elle avait encore le regard fixé vers ces visages répugnants et ne le vit donc pas venir. Il l’attrapa sans douceur et la pénétra de nouveau, ce qui fut facilité par leurs précédents ébats. Il put entrer sans difficulté dans ce vagin humide et commença à la pistonner. Il plaqua avec plus de violence qu’il ne le pensait, la tête de l’Administratrice sur le bureau la forçant à se pencher et à regarder, enfin, dans une autre direction que ces odieuses photos. Il la tenait. Enfin.

-Mais que faites vous ???!!! Arrêtez !!! cria t’elle.

Il appuya plus fortement sur sa tête l’intimant à se taire. Les rapports de force n’avaient-ils pas changé désormais ? Cela semblait bien l’irriter. Il s’en fichait. C’était lui, et lui seul qui s’amusait avec elle en ce moment. C’était lui qui lui avait donné du plaisir et qui lui en donnerait encore. Son corps lui appartenait et il la ferait crier une fois de plus. Cette pensée l’énerva: son corps était là, contre lui, à subir ses assauts, mais où et vers qui étaient tournés son cœur et son esprit ?! A qui pensait-elle en ce moment ?! Quel visage apparaissait dans ses songes ?!

Ces pensées le mit dans une colère encore plus noire et il eut cure des gémissements de l’Administratrice. Il ne voulait plus rien entendre. Il voulait profiter d ‘elle, qu’elle ne soit soumise qu’à ses seules envies, qu’à ses seuls plaisirs, qu’elle ne soit plus qu’à lui. Il prenait son plaisir en tout cas. Son vagin était aussi délectable de tout à l’heure, et cette position la rendait plus étroite, ce qui comprimait son propre sexe dans une délicieuse étreinte. Il bougea ses hanches plus rapidement, la pénétrant plus profondément. Il se retint de dire ces phrases idiotes dignes des mauvais films X, même si l’envie le tenaillait. Son malaise à l’estomac diminuait. Il se sentait bien à la soumettre ainsi. Elle allait voir, elle allait comprendre qu’il ne fallait pas l’oublier, le laisser sur la touche, qu’il ne fallait pas le prendre pour un con. La vengeance avait un goût succulent. Oh non, il n’agissait pas mal, c’était juste une manière un peu brutale de se faire respecter, qu’elle comprenne qu’elle ne pouvait jouer avec lui car lui aussi pouvait lui faire tout le mal dont il avait envie. Il lui agrippa les cheveux et eut soudain plus l’impression de la frapper de son bassin que de lui faire l’amour. Bon sang, pourquoi ne criait-elle pas ? Pourquoi ne lui demandait-elle pas d’arrêter ? Quelle misérable petite femme soumise, incapable même de le supplier ! Soit, elle souffrirait alors, tandis que lui jouirait de nouveau en elle. Elle était pitoyable.

Il posséderait cette jeune femme le temps qui lui faudrait pour se vider, et après, il la laisserait là, souillée et piteuse.

Pour l’instant, cette femme était à lui.

Cette jeune femme.

Cette…

Jeune…

Femme.

Ces mots résonnèrent un moment en lui.

Une image apparut soudain dans son esprit. Le visage d’une adolescente. Il fut suivi par d’autres visages de femmes qu’il connaissait depuis toujours. De femmes qu’il protègerait coûte que coûte, qu’il ne pourrait jamais blesser. Des femmes qu’il…aimait.

Sarou se réveilla enfin.

Qu’était-il en train de faire ? Tremblant soudainement de tout son corps, il retira sa main de la tête de l’Administratrice. Comment avait-il pu en arriver là ? Pourquoi avait-il fait ça ? Il le savait mieux que personne pourtant la raison qui l’avait poussé à agir ainsi. Il avait une fois de plus laissé le côté faible et pitoyable de son cœur décider pour lui. Cet aspect fragile de lui, dont la moindre petite blessure prenait des proportions démesurées. Sa jalousie avait pris possession de lui le transformant en une pauvre caricature de lui-même. Il s’était encore persuadé avoir des droit sur des personnes qu’il ne connaissait pratiquement pas. Bon sang, il venait juste de la rencontrer ! Ils n’avaient échangé que quelques instants fugaces, et elle devait céder à ses caprices ? Il avait vraiment cru qu’elle puisse le considérer comme quelqu’un d’important? Mais quel imbécile il faisait ! Il n’était qu’un contact avec qui elle partagerait peut-être le souvenir de cette rencontre explosive. Rien de plus. Il se sentit profondément honteux, et eut le dégoût des actes qu’il venait de commettre. Il était devenu un monstre, qui ne pourra jamais se faire pardonner de la femme avec qui il venait de connaître l’extase Il lui fallait fuir cet endroit, fuir loin, pour qu’elle l’oublie à jamais.

Elle se retourna et le regarda. Le premier réflexe de Sarou fut de détourner les yeux et de courir enfin vers la sortie, laissant ses fautes derrière lui. Il se reprit et décida d’affronter le regard de la jeune femme. Il s’excuserait. Il eut pourtant la surprise de ne pas voir la peur ou même la haine dans ces yeux, mais bien une lueur de…pardon ? Ils semblèrent l’évaluer, non pas froidement, mais d’un calme serein. Malgré ce qu’il venait de se passer, son visage affichait une quiétude qu’il trouva déroutante. Il inspira un grand coup :

-Je m’excu…, commença t’il avant d’être interrompu par un index posé sur ses lèvres.

Il commença à reculer pour se retirer, mais il sentit la main de l’Administratrice sur ses hanches, l’invitant à rester. Elle débuta de langoureux mouvements de bassin, reprenant le coït. Il n’arrivait pas à croire à ce qu’il se passait. Mais oui, il sentait bien son corps bouger contre le sien, réclamant la suite du rapport. Elle se redressa contre lui, et il put apprécier la chaleur de son corps contre le sien, enfouissant son nez dans ses cheveux. Leurs rythmes ne pouvaient être plus harmonieux, ils bougeaient de concert, partageant les vagues de plaisir qu’ils créaient. Sarou entreprit de lui déposer de tendres petits baisers dans son cou. Elle frissonnait de plaisir et ses cris aigus résonnèrent dans la pièce. Il mordilla maintenant le lobe de son oreille et la senti trembler. Il voulait goûter à sa douceur, la respirer encore. Il lui murmura des mots doux, voulant la rassurer après sa bêtise, lui faire savoir qu’il n’était là que pour elle, qu’elle toucherait le Paradis une fois de plus. Leurs souffles devinrent courts, il caressait ses tétons plus intensément encore ce qui la fit mordiller sa lèvre inférieure. Il la tenait, autant qu’elle le tenait. La communion était parfaite. Le nœud dans l’estomac de Sarou s’envola tout comme sa haine. Les portraits disparaissaient de son esprit à chaque seconde auprès d’elle. Il en avait cure de ces types. C’était lui qui était là, à partager son désir, son plaisir. Elle l’avait choisi lui, et peu importe ce que lui réservait l’avenir, et ce qu’elle pensait de lui, il était là, à profiter de l’extase.

Il voulu s’abandonner, mais se retint, souhaitant prolonger le bonheur éternellement, ne jamais la quitter, vivre dans sa chaleur, dans sa douceur, à proximité de son cœur. Il était complètement apaisé et elle lui semblait aussi en paix. Leurs va-et-vient redoublèrent d’intensité, leurs doigts s’entrelacèrent, elle se arqua et il sentit son sexe se raidir en elle et se fut la libération. Leurs cris chantèrent ensemble l’orgasme. Le plaisir envahit chaque parcelle de leurs êtres, balayant tous leurs malheurs, leurs doutes et leurs peurs. Il bougea encore en elle, jusqu’aux dernières vibrations de sa verge, jusqu’à ce que ce vagin veuille le libérer. Ils se séparèrent enfin, mais Sarou ne put se résigner à la laisser s’éloigner sans couvrir son corps de tendres baisers. Il fit face à son visage, admirant la finesse de ses traits, scrutant une fois de plus la profondeur de son âme. Il approcha son visage du sien, lentement…

Il ne sut pas si ce fut la lucidité ou la plus effroyable bêtise qui le guida, mais ses lèvres se posèrent sur le front de l’Administratrice.

Le sourire qu’il reçut en retour fut le plus chaleureux et le plus sincère qu’il eut jamais la chance d’admirer.

Il trouva assez de courage en lui pour faire un pas en arrière. Et elle, pour parler :

-Bienvenue, mon cher Sarou.

Il respira un grand coup, et répondit :

-Merci, madame.

-Vous pouvez m’appeler Fizwizbiz. Pour l’instant…

L’entretien était désormais terminé. Il devait partir. Mais il reviendrait n’est-ce pas ? Elle l’avait inscrit, non ? Elle l’accepterait encore… Son espoir deviendrait certitude.

Il se rhabilla, et sur un dernier sourire à l’Administratrice, il quitta la pièce.

Il referma délicatement la porte, et à peine arrivé dans le couloir, une odeur nauséabonde agressa ses narines. Cela sentait…le plastique, ou une matière dérivée. Du latex, du silicone ? Il ne pouvait le définir. Il tourna la tête et aperçu la source de l’odeur. Une personne attendait sur le banc à côté de la porte. Elle s’approcha de lui et lui demanda :

-Tsé vien ici konputo sinsclilou sule foloumou ?

Enfin, une personne… Il trouva soudain le qualificatif bien généreux. A première vue, il avait plus à faire à un spot vivant pour la prévention contre les abus de la chirurgie esthétique qu’à un être vivant. La personne en face de lui avait principalement l’allure d’un homme. Il garderait ses clichés pour lui, mais il ne put s’empêcher tout de même de penser à la vue des fringues de ce type, surtout de son pantalon criard, et, (pouvait-il dire qu’il était moulant ou bien que sa peau était peinte en fait ?), que ce type devait être loin d’aimer les femmes. Il dégageait pour Sarou cette même aura malsaine que les photos qu’il avait vu précédemment. Lui vomir dessus ou lancer son poing dans son nez disgracieux furent les seules formes d’interactions que Sarou envisageait avec ce personnage. Sa bonne éducation eut raison de ses instincts et il eut la politesse d’écouter les sons qui sortaient de la, cela semblait être la bouche, du type en face de lui. A peine eut-il le temps de baragouiner quelques mots de son accent à couper au sabre, (un couteau aurait été inefficace), que Sarou l’interrompit.

-Non, non, non… Ok, c’est bon, je crois avoir compris. Vous voulez vous inscrire sur ce forum, n’est-ce pas ?

L’être dodelina de la tête. Il tendit une fiche à Sarou, qui lui dit :

-Non, ce n’est pas moi qui m’occupe des inscriptions !

Le type ne sembla pas avoir compris et l’encouragea à lire la fiche. Sarou y jeta un œil par curiosité. Il lui avait fait une bien mauvaise première impression, mais à la lecture de cette fiche, Sarou constata que c’était pire que ce qu’il pensait! La folie était appréciable lorsqu’elle était douce, mais ici la caricature en était presque grossière ! Alors qu’à première vue l’homme devait aller sur ses 33 ans (l’âge de sa mort ? Comme le Christ ?), cet imbécile avait inscrit que c’était l’année de son 466ème anniversaire! Ce n’était pas le pire! Ce type prétendait en plus être un suceur de sang ! Il fallait peut-être lui expliquer que ce n’était pas du sang qui sortait de cet organe… Dire qu’il allait être sur ce forum avec lui. Sarou poussa un long soupir, mais bon prince, il déclara :

-Celle qui s’occupe des admissions est derrière cette porte. Frappez, j’espère que vous réussirez les tests. Croyez moi, ils sont …OUCH !

Des maux de têtes l’empêchèrent de finir sa phrase. Mince, les douleurs consécutives aux coups d’annuaires que l’Administratrice lui avait donné lors de son interrogatoire se réveillèrent. Prenant sa tête entre ses mains, Sarou gémit quelques instants.

-…elle frappe dur, finit-il par dire.

-Did she hit you ?

Il était heureux de voir qu’il maîtrisait mieux l’anglais. Une aubaine.

-Yes, she did. She may hit you too, répondit Sarou dans la même langue.

Etrangement, cette dernière phrase fit apparaître la peur dans les yeux de cet homme. Mais qu’avait-il dit ? Il s’était bien exprimé en anglais tout de même. Quelle vexation ! « Peut-être que lui avait compris autre chose », s’interrogea Sarou. Toujours est-il qu’il regarda l’homme s’enfuir à toutes jambes vers ce qui semblait être la sortie. Quel émotif. Mais son émotion le troublait-il vraiment au point de ne pas voir qu’il se précipitait en fait tout droit vers un transformateur électrique ? Sarou s’apprêta à le prévenir quand…Ah ben non, trop tard. Il leva la tête et suivit les panneaux lui indiquant clairement la sortie la plus proche.

Ciel, que la nuit tombait vite dans ce pays ! Non qu’elle fut noire, mais les montagnes étaient déjà baignées par la lumière du crépuscule. Sarou n’eut pas l’habitude de ces hautes altitudes, si bien qu’il fut franchement étonné d’être pratiquement à hauteur des nuages. Ou bien était-ce tout simplement du brouillard ? Pfff…de toutes façon, il n’y connaissait rien. Il aperçu le chemin le ramenant chez lui, là-bas, tout en bas, et s’y engagea. La pente était abrupte et il lui fallait faire très attention à ne pas chuter, surtout que l’obscurité devenait de plus en plus importante. Après quelques kilomètres parcourus, Sarou se retourna, cherchant des yeux le chalet. Il le trouva quelques instants après, si loin, si haut, disparaissant lentement sous la brume.

Ses jambes refusèrent soudain de le porter. Il s’assit.

Et pleura.

Oui, le ton change, oui, cette histoire est étrange... Cependant, j'espère que vous avez apprécié, et vos avis sont attendus.

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