Aller au contenu
apv

Exil et royaume : chapitre7 (1ère partie) Les 101

Recommended Posts

J’engage les lecteurs à lire les chapitres précédents.

L’Exil et le Royaume

Partie 2 : Le Royaume

Chapitre 2 : Les 101

Il faut, selon nos principes, rendre les rapports très fréquents entre les hommes et les femmes d’élite.

Donc, nous instituerons des fêtes, là nous rassemblerons fiancés et fiancées, avec accompagnement de sacrifices et d’hymnes que nos poètes composeront en l’honneur des unions célébrées. Pour ce qui est du nombre d’unions, nous laisserons aux magistrats le soin de le régler de telle sorte qu’ils maintiennent le même nombre d’hommes - eu égard aux pertes causées par la guerre, les maladies et autres accidents - et que notre cité, dans la mesure du possible, ne s’agrandisse ni ne diminue

Platon

Les yeux de Kellian observaient la scène macabre qui se déroulait à une centaine de mètres. À ses côtés, tapis dans la forêt qui jouxtait la plage, Julie et Jacques respiraient encore rapidement de leur course folle. Harris était également venu avec une jeune Africaine lorsqu’il avait entendu les hurlements. Les chasseurs, menés par Kellian, composaient le reste de la bande. Bien cachés dans les branchages, tous considéraient le spectacle qui se déroulait devant leurs yeux.

Quatre indigènes, à moitié nus, attachaient une jeune fille de leur tribu à des pieux plantés solidement dans le sable. Les restes d’ossements à l’abandon indiquaient que ce rituel se répétait depuis de nombreuses années. Un sacrifice à quelques dieux primitifs.

La jeune fille se débattait comme une folle. Entièrement nue, ses longs cheveux noirs collaient à sa peau brune. Ses seins, petits et en poire, s’étiraient à cause de l’écartèlement de ses bras. Ses tortionnaires avaient finalement ligoté ses quatre membres aux pieux. L’un d’eux prit une machette et commença à danser en regardant le soleil sans considération aucune pour les lamentations de sa jeune proie.

* — Il faut faire quelque chose, murmura Julie.

Ils se regardèrent tour à tour et Jacques prit une décision :

* — Julie tu vas courir en hurlant de l’autre côté de la plage pour qu’ils te voient. Dès que tu auras fait diversion, nous foncerons sur eux. Je prends celui à la machette.

Le sauvage levait dangereusement son arme et c’est à ce moment-là que Julie sortit de la forêt en hurlant comme une démente, sa longue chevelure rougeoyante dans l’air. Les quatre indigènes suspendirent leur sinistre rituel. Il n’avait jamais vu d’habitant sur cette île. Jamais, en tout cas, une femme blanche aux cheveux de feu, à moitié nue. L’un d’entre eux commença à courir vers elle.

Rapide et agile, Jacques surprit le bourreau. Du tranchant de la main, il asséna un coup vif et puissant sur la carotide de ce dernier qui s’effondra d’un coup. Puis, le karatéka se retourna afin d’éviter le coup de poing d’un autre sauvage. Mais Harris lui sauta dessus par derrière et, aidé de deux autres hommes, ils l’assommèrent.

Il en restait deux. Ils brandirent leur machette avec une dextérité qui ne laissa aucun doute sur leur capacité guerrière. Kellian s’était déjà élancé vers le poursuivant de Julie. Toute la plage vibrante de soleil se pressait derrière lui. Le sauvage ne bougeait pas. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut-être à cause des ombres sur son visage, il avait l’air de rire. Kellian avançait et l’indigène leva sa machette qu’il présenta dans le soleil. La lumière a giclé sur l’acier et c’était comme une longue lame étincelante qui atteignit le front de Kellian. Puis, le coup de machette. Le corps du jumeau tomba. Et quatre coups encore dans le corps inerte où la lame s’enfonçait sans qu’il y parût.

* — NON ! hurla Jacques en s’élançant vers le meurtrier.

Il esquiva une coupe et il asséna un coup de pied dans le genou du sauvage qui s’affala dans le sable. Le Suisse éprouvait une rage énorme et percuta la tête de l’indigène sous les oreilles avec le bout de ses doigts. La prise de karaté fut efficace ; crane fracassé, le sauvage mourut sur le coup, un filet de sang coulant de son oreille.

La bande rentra au camp après avoir ensablé les corps des quatre sauvages morts. Ils ramenèrent la jeune fille qui était toujours apeurée.

~~nOe~~

Quelques jours passèrent. Jacques partait de longues heures dans la forêt pour y réfléchir. La mort qui rôdait autour de lui l’attristait. Bien qu’il sache que les événements s’enchaînaient irrémédiablement, il ne pouvait guère ne pas se sentir responsable. Les larmes de Kriss lorsqu’ils ramenèrent le corps de son frère avaient définitivement altéré le moral du Suisse.

Il relisait son livre sans arrêt ; le Livre V de Platon et les exégèses sur la prophétie des 101… Tout cela, il ne l’avait jamais cru pour de bon. Mais tout y était.

Alors qu’il était parti depuis plusieurs heures dans la forêt dense, il entendit des pas s’approcher de sa retraite.

* — Je te cherche depuis longtemps, lança Catherine lorsqu’elle l’aperçut.

* — …

* — Tu ne devrais pas partir aussi longtemps sans prévenir, continuait-elle en se frayant un chemin entre les buissons épais.

* — Je peux souffler tout de même, répondit le Suisse un peu agacé.

* — Oui, évidemment, mais tu es responsable du groupe.

* — Comment ça ! Pourquoi serais-je responsable ?

* — Je comprends que ce n’est pas facile d’assumer une telle charge, répondit la blonde qui s’asseyait, mais, de fait, tu es notre leader, notre magistrat si tu préfères.

La Française avait lâché le mot en regardant l’homme droit dans les yeux. Visiblement, elle avait tout à fait pris conscience que la prophétie se réalisait. Elle prit la main de Jacques et ajouta :

* — Tu sais combien nous sommes à présent ?

* — ….

* — Avec la jeune indigène que vous avez amenée, nous sommes 101. 101 tu entends, répétait-elle devant l’incrédulité du Suisse.

* — Tu veux dire que …

* — Oui Jacques, nous sommes 101 et de toute évidence nous sommes les deux seuls initiés. Kruger est mort. Il avait compris avant nous ce qui se passerait.

* — Alors ça veut dire que … ?

* — Oui, Jacques, ça veut dire que nous allons faire un enfant ensemble.

La main de la femme se fit douce sur la joue mal rasée du Suisse qui était encore absorbé par la prophétie. Les doigts s’enfoncèrent dans la chevelure hirsute du brun.

Puis la bouche de Catherine s’approcha avec précaution. Elle savait le moment décisif. Jacques était un homme aux appétits qui ne supportaient guère la disette et, de plus, leur union était inéluctable. Toute l’histoire de l’humanité avait convergé vers ce moment unique. Tout y concourrait. Catherine savait l’instant inévitable. Pourtant, elle discerna une faiblesse en elle. Une indécision surprenante. Toute sa formation au sein de la secte du Nouvel Éden l’avait néanmoins préparée à ce moment.

La bouche de Jacques vint faire taire les atermoiements de la blonde qui s’abandonna dans les bras robustes. Ils s’enlacèrent doucement comme de vieux amants dont la tendresse a pris le pas sur la fougue des premiers jours. Une main de l’homme prit un des seins volumineux de Catherine qui se pâma de plaisir. Ses tétons durcissaient sous la caresse. Les doigts titillèrent avec agilité les extrémités dures.

La Française se redressa et se blottit contre le corps de l’homme qui se serrait contre son dos et enfouissait son visage dans sa chevelure pour inhaler l’odeur de sa peau. Les deux mains puissantes emprisonnèrent les deux globes. Les hanches vigoureuses de la femme se rencognaient contre le bas-ventre de son amant qui bandait déjà.

Depuis leur arrivée sur l’île, Jacques n’avait guère eu le temps de batifoler. Une rapide "altercation" avec Julie MacDowell n’avait assouvi que faiblement les besoins du Suisse, habitué à pléthore de sexe. Se retrouver seul avec cette femme dont les talents amoureux l’avaient déjà amplement comblé… Jacques bandait. Et puis, toute sa formation au sein du Nouvel Éden l’amenait à cet instant. Tout tendait vers cela. Même son sexe.

Les doigts fins de Catherine palpaient avec minutie l’entrecuisse du brun qui malaxait fiévreusement l’opulente poitrine. Seuls au beau milieu de la forêt, rien ne viendrait les déranger. Un hululement s’éleva. Tranchant et clair, il perfora le silence.

La verge était à présent entre les mains expertes de Catherine qui se retourna pour la mettre dans sa bouche. Suceuse de talent – car gourmande de la queue – la Française voyageait sur toute la longueur de la hampe avant de s’attaquer au gland vermillon qui piaillait d’impatience. Jacques observait la longue chevelure blonde s’abaisser régulièrement sur son bas-ventre.

Puis, il entreprit la belle aux larges hanches – la bouche avide corrompait son flegme. Il la bascula en arrière à même les feuillages et la mousse abondante. La blondeur des cheveux s’immisçait sur le sol verdoyant. Les seins à l’air, Catherine rit de la fougue soudaine de son amant et s’enorgueillit de son opérante fellation. Mais déjà le bougre s’engouffrait entre les cuisses écartées et le pauvre short en haillon de la Française ne résista pas longtemps. La langue vorace darda sur-le-champ le clitoris. La blonde se raidit puis s’assouplit lorsque la bouche embrassa, avec douceur, ses lèvres déjà humides.

Catherine gémit sous les assauts de la langue fougueuse, jouant avec ses lèvres et son clitoris osant même quelques détours par son anus. Elle restait un moment ainsi à recevoir égoïstement ce plaisir qu’il lui offrait ; gémissant de la langue qui écartait ses lèvres jusqu’à les pénétrer. Jamais elle n’avait connu de plaisir aussi intense. Malgré l’abondance de ces orgies, malgré le nombre incommensurable de ses amants, jamais l’instant fut aussi entier. Un instant total. Une finalité. Jamais elle n’avait eu autant envie d’en donner. Jacques se penchait sur elle et continuait l’exploration de sa grotte.

* — Prends-moi, dit-elle après un moment.

* — Tourne-toi. Je veux te sodomiser, lança Jacques très sérieux.

Catherine se dressa. Ce n’était pas l’innocence. Non ! À quatorze ans, l’innocence est un don. À quarante c’est un désastre. Non ! C’est juste que…

* — J’adore ça, Jacques, mais tu dois… enfin tu sais…

* — Oui, je sais. Mais je veux te prendre entre les fesses avant.

Amusée par la requête quelque peu surprenante de son amant, Catherine obtempéra avec une soudaine allégresse et tendit ses fesses rondes contre la tige tendue. Jacques entra doucement entre les fesses de la femme qui râla divinement sous la pression soudaine dans son ventre.

La sodomie avait toujours eu sur cette femme un effet particulier. Elle jouissait quasiment chaque fois sans toutefois en déterminer l’origine. Ces orgasmes clitoridiens, elle les maîtrisait, les commandait même. Mais là ! Toujours le même sentiment d’indécision et d’incompréhension.

Jacques allait et venait avec régularité en se cramponnant avec force aux hanches vigoureuses de Catherine dont les râlements envahissaient le silence de la forêt.

La verge coulissait entre les fesses détendues de Catherine qui fut bientôt prise d’une furieuse envie de hurler. Sa tête éclata. Elle jouissait à nouveau par son postérieur et, tendu derrière elle, Jacques percutait toujours avec fougue la blonde qui ne tarissait pas de plaisir.

Il se souvenait de son initiation à Bern, en présence de sa tante. Du haut de ses vingt ans, le pauvre avait perdu ses moyens lorsque qu’une femme vint se présenter à lui et qu’on lui demanda de la sodomiser. La femme, d’un certain âge, pas vraiment vieille, mais plus vraiment dans la fleur de l’âge, s’était accroupie sur une table basse et écartait les cuisses dans une pose insolente. Le jeune homme défaillit totalement lorsque sa propre tante vint lubrifier l’anus offert. D’un coup, il éjacula à longs jets et aspergea la femme à quatre pattes qui attendait et sa tante qui en fut presque ravie.

Catherine s’allongea dans la mousse fraîche et accueillit son confrère dont l’érection trahissait l’état d’avancement de son excitation. Les jambes sur les épaules musclées de Jacques, la Française accusa la pénétration ferme de son partenaire qui la soulevait presque de terre. Puis en quelques coups de reins, Jacques éjacula au fond du vagin de Catherine qui pleura de plaisir.

~~nOe~~

Les événements des sauvages avaient marqué les esprits. Des éclaireurs avaient découvert un passage pour atteindre les plateaux. La voie était ardue mais tous les 101, d’un même corps s’investirent dans ce déménagement titanesque. En effet, le Blue Royal avait été totalement désossé. Il fallait tout transporter.

Greg Blackman et Harris accompagnèrent la veuve Elga et un géologue pour déterminer le lieu le plus adéquat pour installer la colonie. Ils traversèrent sans trop de difficulté la forêt. Un sentier à travers des fougères et les arbres commençait à apparaître à force de passages. Ils arrivèrent au pied des falaises dont la roche dure et ciselée ne laissait guère de voie facile aux quatre explorateurs. Il fallut faire montre de pugnacité pour se frayer un itinéraire. Greg et Harris durent parfois tailler la roche pour y ménager un semblant d’escalier. Plus tard, les travaux des 101 permirent d’aménager un passage formé de goulotte, de marches et de rambardes en bois.

Quand le groupe parvint au sommet de la falaise et qu’il traversa la bande étroite d’arbres, il déboucha sur un panorama tout à fait inattendu pour une île du Pacifique. Une immense lande formée de bosses, de petits vallons et le tout entouré à l’orient d’arbres. À l’occident, imposante, altière, une montagne rocheuse, parsemée de petits sapins faisait s’écouler de nombreux ruisseaux qui fusionnaient en une rivière qui dévalait lentement sur le plateau avant de se jeter du haut des falaises en une immense cascade.

De suite, le géologue et Harris comprirent que ce plateau était une manne. Plat et dégagé, il ne demanderait pas une déforestation coûteuse en temps et en énergie. L’accès aux arbres qui ceignaient le plateau fournirait d’une part un matériau de construction facile d’accès et, d’autre part une protection naturelle.

* — C’est beau, déclara la femme aux jambes maigres qui humait l’air frais du plateau.

Les trois hommes la regardèrent avancer dans son short en lambeau et acquiescèrent en admirant l’harmonie du paysage. Elga chanta un chant norvégien en arpentant le plateau qui se perdait à l’horizon.

Ils s’établirent au meilleur endroit, pas très loin de la rivière.

~~nOe~~

(à suivre la 2ème partie de ce chapitre Les 101)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.