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apv

Exil et le royaume : chapitre 6 (2ème partie)

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Le lendemain, le soleil ne rougeoyait pas encore l’horizon, que le ciel s’éclairait. La douceur de l’air et les clapotis réguliers des vagues tranquillisaient les rescapés qui entrevoyaient, peut-être, une vie possible sur cette île. La journée fut difficile, mais chacun avait une mission. Personne ne subissait les éléments, ils travaillaient dessus.

Deux voyages de récupération furent menés et de la nourriture consistante fut distribuée. Des médicaments aidèrent Bonaventure et Ella à soigner les nombreux malades. Il mourut encore une dizaine de personnes, pourtant. Tout le monde était suintant. Les vêtements déchirés laissaient apparaître des espaces de peau. Personne ne s’offusquait de l’impudeur qui s’était répandue dans le camp. Des bouts de seins par ici. Des cuisses par-là. Ella M’Vondo tailladait régulièrement sa chemise pour panser ses patients. Son soutien-gorge et un pantalon taillé en short composaient à présent son habit.

Accompagnée essentiellement de femmes ou de personnes âgées, Kwun garda encore sa posture toute la journée, devant le brasier qui ne cessait de consumer les cadavres. Vladimir, le Russe, et Greg Blackman vinrent la nourrir et la désaltérer. Elle eut un sourire d’une extrême générosité envers eux.

Dans la nuit suivante, Paula fut prise d’une forte fièvre. Malgré les soins de Ella et la présence attentionnée des jumeaux, la Mexicaine mourut à l’aube. On la conduisit au bûcher funéraire.

~~nOe~~

Les allers-retours de récupération, dirigés par Jigoro Jotsu, se multiplièrent. On ramena encore de la nourriture, mais aussi beaucoup d’outils et de matériaux avec lesquels des premiers abris furent construits. Le capitaine Harris et Greg Blackman dirigèrent un groupe et édifièrent trois grandes cabanes en utilisant des branches, des panneaux de contreplaqué et tout ce qu’ils trouvèrent. Les malades et blessés s’installèrent dans les deux premiers. Les enfants et les plus jeunes investirent le troisième.

* — À présent, dit Jacques à Julie et Catherine, il faut que l’on trouve de la nourriture satisfaisante sur l’île, et un endroit où nous installer. La plage n’est pas propice à l’établissement de la vie.

* — Envoyons des groupes dans la forêt, proposa Julie, qui attachait ses longs cheveux roux.

Elle avait découpé son pantalon pour en faire un short, plus adapté au climat chaud de l’île. Ses longues jambes brunissaient déjà. Regardant le radeau repartir pour aborder à nouveau le Blue Royal, Jacques continua :

* — Il faut former un groupe de chasseur. Il doit bien y avoir du gibier, ici !

* — Également des cueilleurs, ajouta Catherine, qui avait trouvé un maillot pour remplacer sa chemise déchirée.

* — Oui, et un groupe d’inspection pour prospecter un lieu décent où nous installer.

Tout fut lancé dès le lendemain. Julie accompagnait le Suisse dans la forêt et, au fur et à mesure qu’ils avançaient, la topologie de l’île les frappait. Elle n’était pas plate, comme ils l’avaient naïvement imaginée. Au-delà de la forêt qui longeait la plage, un haut plateau se dessinait. Des falaises droites en renforçaient la hauteur. Puis beaucoup plus loin, une montagne montrait son sommet. Comme ils avançaient difficilement dans ce fouillis de branchages, de fougères et de ronces, ils se dirent que le plateau pourrait être un refuge idéal. Encore faudrait-il trouver une voie praticable pour y monter et y transporter le matériel. Ils reportèrent au lendemain cette expédition qui demanderait des outils et du monde. Jacques précédait la jeune femme pour ménager un passage avec le bâton qu’il s’était taillé. Les habits déchirés de l’homme laissaient voir des espaces de peau que Julie ne se privait pas d’observer.

* — Tu sais qu’on voit tes fesses ? Tu as le pantalon tailladé, plaisanta-t-elle.

Tout en continuant d’avancer et sans se retourner, le Suisse répondit :

* — Merci de me prévenir ! J’en trouverais un plus décent sur la plage. N’en profite pas pour me reluquer…

La forêt était épaisse et ils avançaient lentement. Pour revenir, ils avaient décidé d’emprunter une autre voie. Tout à coup, Jacques stoppa.

* — Écoute.

À pas de loup, ils cheminaient vers l’origine du bruit. À une dizaine de mètres, ils aperçurent deux corps nus qui se détachaient nettement de la tonalité verte de la forêt. Le plus silencieusement possible, ils rampèrent et se tapirent. Le capitaine Harris caressait les seins volumineux d’une jeune femme d’origine africaine. Partis à la recherche de bois de construction, les deux amants profitaient de la discrétion offerte par la densité de cette nature pour assouvir leur désir. Qui des deux avait proposé le premier ? Julie MacDowel n’avait guère de doute sur le sujet.

* — On y va ? murmura-t-elle.

* — Attends. C’est pas intéressant ?

Le beau sourire de Jacques désarma la rousse qui se rallongea près de lui. Les seins noirs de la jeune femme tombaient légèrement sous leur masse, mais leur jeunesse garantissait leur fermeté et leur maintien. Le pubis était fourni. Les fesses, un peu larges, remontaient sur la taille. Les mains de Harris parcouraient ce corps et savouraient chaque parcelle de peau. La verge, déjà dressée, frottait le ventre de l’Africaine. Il était bel homme, sans toutefois être un canon de beauté, pensa Julie, qui s’excitait un peu à reluquer ses fesses blanches. Leurs vêtements sur le sol terreux, les deux amants s’enlaçaient doucement. La jeune noire saisit rapidement le sexe droit et le caressa un peu maladroitement. L’homme la corrigea avant de s’intéresser à la plantureuse poitrine.

* — Ils sont mignons tous les deux, s’amusait Jacques, caché derrière des fougères.

* — On ne devrait pas les épier, s’écria Julie, qui ne détachait pas son regard des mains noires masturbant la verge.

Le Suisse remarqua en souriant l’attrait évident qu’avait la scène sur la rousse.

Harris introduisit des doigts dans la vulve épanouie, tout en léchant avidement un sein. Il amorça un doigté savant qui ne manqua pas son effet positif sur son amante. Cette dernière serrait la verge blanche entre ses mains, mais ne pensait plus à le masturber, tellement les attentions de l’homme la transportaient.

Le sexe de Julie mouillait. Elle en fut agacée. Celui de Jacques gonflait à travers ce qui avait été un pantalon. Tapis sur un sol de feuilles et de terre encore humide de la tempête, les deux espions s’excitaient et Jacques murmura, non sans innocence :

* — Ils ont bien raison de prendre du bon temps.

* — …

* — Tu ne crois pas ?

Julie décrocha enfin son regard du couple et fixa le Suisse. Elle lui sourit et se retourna pour remarquer que Harris avait fait un tas avec leurs vêtements et s’était assis, le sexe bien droit. La jeune Africaine s’accroupit au-dessus de lui, et, après avoir dirigé maladroitement la verge, elle s’empala d’un coup. Une grimace tendit son visage. L’homme poussa un cri et enfonça son visage entre les deux gros seins qui vibraient, tellement son amante s’excitait sur lui.

Non sans une hésitation, Julie dépassa ses prudes réticences et posa sa main sur les fesses de son voisin. Allongés tous les deux, ils se regardèrent en souriant. La main de la rousse passa dans une des nombreuses déchirures du pantalon pour tâter la peau nue. Ils se tournèrent, attirés par les cris hystériques de l’Africaine qui se démenait comme une furie. Ses larges fesses s’écrasaient sur les jambes de Harris, puis se balançaient, tournaient, certainement pour mieux sentir le sexe au fond de son vagin. Elle jouissait fort. L’homme, qui jusque-là subissait le traitement en malaxant généreusement les larges seins tombants, se raidit. Le marin se dégagea rapidement pour éjaculer sur le sol. Dans son regard, Julie perçut un parfait soulagement, une détente totale. Il parut ouvert, accueillant.

Jacques les regarda s’habiller assez rapidement et partir en direction de la plage.

* — Intéressant, non ? lança-t-il.

* — Idiot. Prends-moi, maintenant. J’ai trop envie, dit-elle, un peu renfrognée, en baissant son short de fortune.

Julie sentait un besoin qui lui taraudait les entrailles. Elle avait besoin d’expulser ses tensions, de sentir une verge en elle. Elle avait envie de se lâcher, de jouir.

* — C’est ça, ton invitation ? s’amusait-il.

Julie sourit, laissant découvrir de belles dents.

* — Arrête. Tu crèves d’envie de me prendre depuis longtemps. Tu crois que je n’ai pas remarqué, quand tu me reluques les fesses ?

Comme elle avait ôté son short, elle ajouta :

* — Viens sur moi et prends-moi fort.

Jacques se leva pour baisser son piètre pantalon. Sa verge gonflait. Il s’allongea sur la rousse qui l’attendait, étendue sur le ventre. Tout fut assez rapide, mais néanmoins intense. Depuis son intégration sur le Blue Royal, Julie avait réfréné ses pulsions sexuelles jusqu’à les oublier. Sa nuit avec Marc Middle (Voir chapitre 1), qu’elle croyait être la dernière, toute empreinte de tendresse, avait réveillé en elle des désirs trop longtemps inassouvis.

Jacques la pénétra après avoir pris soin d’admirer son joli petit cul. Sa verge bien dure alla et vint avec vigueur entre les lèvres humides et accueillantes.

* — Hun, hun !

À chaque poussée, Julie gémissait.

* — Hun, oui, vas-y !

Elle donnait également des coups de bassin puissants, malgré l’inconfort de sa position. Afin de mieux sentir les vigoureuses poussées de son amant, elle se redressa, sans pour autant être à quatre pattes. Les fesses tendues et relevées, elle s’enivrait de ses sens en éveil.

* — Hun, hun !

Jacques s’accrochait aux hanches de la rousse pour mieux la pénétrer. Elle avait vraiment un beau cul, et ses longues jambes, bien galbées, le ravissaient. Il voyait les mains de son amante s’enraciner dans la terre, tellement elle accusait le rythme soutenu des pénétrations. Le plaisir montait et Julie savait qu’il allait envahir tout son être, toutes les fibres de son corps. Et il arriva, monta et explosa. Elle était folle. Voilà comment elle voulait être prise. Elle se retenait pour ne pas hurler, un long râle étouffé s’échappa entre ses dents. Comme elle s’affalait dans les fougères, Jacques se rallongea sur elle, sans arrêter son labeur. Son orgasme vint si vite qu’il éjacula au fond de la belle rousse.

Après un moment, inerte au milieu des arbres et des fougères, le Suisse s’excusa :

* — Je suis désolé. Je n’ai pas eu le temps de me retirer.

* — Ne t’inquiète pas. Ça ira.

Ils repartirent par le chemin emprunté quelques minutes auparavant par Harris et la jeune femme noire, pour profiter du passage déjà tracé.

* — La prochaine fois, on devrait prendre plus notre temps, lança Jacques, qui balayait le chemin avec un bâton.

* — Parce qu’il y aura une prochaine fois ? répondit Julie, en riant.

À ce moment, ils entendirent des hurlements abominables sur leur droite et s’y dirigèrent le plus rapidement possible. Quelques minutes plus tard, ils rejoignirent les jumeaux et d’autres hommes, qui chassaient le cochon sauvage et qui couraient également vers les cris de peur. Ils arrivaient presque au niveau de la plage quand tout le groupe vit quatre indigènes, tout peinturlurés, tenant chacun un membre d’une jeune fille nue qui hurlait et se débattait, visiblement pour échapper à ses tortionnaires. Sur la plage, un amoncellement macabre d’ossements et de crânes. Sur l’eau, une pirogue. Les sauvages lancèrent leur captive sur le sable et l’attachèrent à quatre pieux déjà installés depuis de longues années. Ils ne portaient qu’un bout de tissu en guise de cache-sexe et leurs corps étaient couverts de signes esquissés à la peinture.

Stupéfaits, les rescapés du Blue Royal se tapirent et observèrent.

(Suite : Partie 2 : Le Royaume. Chapitre 2 : Les 101)

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Bravo

Vivement la suite

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