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Il m’est souvent arrivé, ne vous en étonne, de me masturber en lisant votre forum. La plupart du temps, une vidéo tendancieuse vient accompagner mes ébats solitaires.

C’était vers le milieu du mois. Au cours d’une de ces séances intimes, j’entends un gémissement évocateur.

Etonné, je baisse le son de mes enceintes,… mais silence.

Je reprends mon travail de manutention, mais sans remonter le volume. Au bout du moment, un frottement vient me perturber.

Cela vient de ma cloison, qui fait la jonction avec l’appartement à côté, mais j’ai l’impression qu’on m’a caressé l’épaule.

Non, c’est la fenêtre qui est ouverte. Mais le bruit de frottement, lui, il vient forcément d’à côté.

Je colle mon oreille à la paroi, toujours en train de me masturber. Je suppose que si quelqu’un entrait à ce moment là, il… J’espère que personne n’entrera à ce moment là.

C’est fou, cette tapisserie bleue que j’ai toujours trouvée maussade a tout à coup un pouvoir érotique galvanisant.

Je me noie dans ce bleu plus bleu que ces yeux (à vrai dire, je ne vois rien de mieux, même le bleu des cieux). Car tu as forcément les yeux bleus, gémissante voisine, sinon, il n’y aurai pas ce scintillement clarteu dans le fond de tes cavatines lascives.

Bientôt debout, la respiration haletante, je suis pendu à l’imaginaire rauque de ces petits sons. De l’autre côté, je la devine également colée à cette cloison désormais humide comme une cloison vaginale.

Emporté par mon délire, je lève une jambe, le genou calé contre le rempart de l’amour, et commence un va-et-vient ridicule, crachant dans ma main droite, lubrifiant un sexe désormais échaudé.

Ses petits cris (sont-ce bien des petits cris ? ou invente-je tout cela ?) perce le plâtre et mes tympans dans le même mouvement. Malgré la douleur d’avoir le système auditif saccagé, je ne regrette rien, car ma vie, car mes joies, aujourd’hui, ça commence avec toi.

L’aspect rugueux du mur m’évoque la douceur ondulée de tes hanches. J’y passe un doigt délicat, une joue avide, une langue hésitante.

« O. .ui ! Con.inu ! » ai-je bien entendu ? Je me pince un téton. Oooooh… non, je ne rêve pas. Tu m’encourages, amante invisible !

Je redouble mes mouvements, mon genou frappant souvent la cadence de ma précipitation. Maintenant, je t’entends presque distinctement, tu dois crier pour cela.

Moi, je suis moins claironnant dans l’épanchement de mon amour, désolé. Mais je ne ménage pas mes peines, et notre mur conjugal doit bien te le rendre.

D’ailleurs, tu ne semble pas m’en vouloir au contraire : tes exclamations augmentent en fréquence, en intensité et en force.

Vite, vite, la cadence accélère. Il y a une sorte de communion entre nous. L’orgasme monte en cœur. Je vous connais milady, vous ne m’avez jamais vu.

Le couloir de ta jouissance s’agite, s’allonge, devient tout à coup plus étroit. Au moment où je t’entends t’effondrer sur les ressorts d’un lit horizontal, je me précipite à la fenêtre, qui, par chance, est parallèle à ton appartement.

Je l’ouvre en grand, oublie le vide, me dresse sur la pointe des pieds et éjacule dans le bleu de toute l’immensité. Dans le ciel, plus de problèmes. Mon amour, crois-tu qu’on s’aime ? Dieu réunit ceux qui s’aiment.

A suivre.

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Je travaille maintenant, et mon emploi du temps est beaucoup plus chargé. J'espère pouvoir enchainer, j'ai les idées en tête, mais ça va pas être facile de trouver le temps de rédiger.

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