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Exil et le royaume Prologue à la Partie 2 (partie 2)

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Mais Catherine excitée, voulait voir plus loin. Anatole la regardait discrètement et aimait beaucoup la riche toison blonde. Les hanches larges de sa nièce étaient soulignées par une taille assez mince et une poitrine opulente et lourde. La peau blanche semblait douce comme un abricot.

-3-

La lumière retomba, laissant le vacillement des bougies danser sur les murs. Une couchette surélevée, installée au centre du cercle de lumière, attendait la novice. Un homme assez âgé apparut.

* — Accueilles-le dans ton sexe et soutires lui sa semence.

La jeune étudiante s’allongea et, obéissante, écarta les cuisses. Son sexe blond mouillait déjà et l’homme la pénétra sans l’ombre d’un préambule. Accusant une étreinte curieusement vigoureuse au regard de l’âge de son amant, Catherine haletait et gémissait.

La situation l’excitait. Tous ces inconnus autour d’elle l’observaient. Elle se donnait à ces hommes et à ces regards impudiques avec lubricité. Elle découvrait des sentiments inédits.

La verge gonfla dans son vagin. Elle vit l’homme grimacer et il éjacula sur sa toison bien fournie. Il secoua bien son sexe pour se vider complètement. Des gémissements émanèrent des spectateurs. Un peu déçue de la rapidité du coït, la jeune fille regarda une belle femme aux cheveux gris essuyer le sperme sur son ventre mais déjà un autre homme avançait. Des volutes d’encens l’entouraient.

Catherine se demandait pourquoi elle se soumettait à cette expérience. C’était un jeu. Juste pour voir. Et pourtant ! Quelque chose de plus fort que cela. Elle sentait bien que tout cela l’amènerait vers une quête supérieure qu’elle pressentait depuis toujours.

-4-

* — Accueilles-le dans ton anus et soutires lui sa semence !

Catherine se redressa. Elle chercha son oncle du regard mais, une nouvelle fois, elle ne le trouva pas. La peur la saisit. Un silence lourd s’installa dans la pièce sombre. Seul le vacillement des bougies créait un mouvement. L’homme, debout devant elle, attendait.

Qu’allait-elle faire ? Ce n’est pas l’acte qui la répugnait. De nature très curieuse et un brin frondeuse, la jeune fille ne nourrissait guère de tabou. Mais elle ne l’avait jamais fait et une peur quasi instinctive l’empêchait de s’y résoudre.

* — Abandonnes-tu ? s’écria la voix grave.

Vexée de demeurer autant dans l’expectative, Catherine se mit à quatre pattes sur la couchette surélevée et tendit ses fesses charnues.

La même femme aux cheveux gris approcha. Elle était nue comme toutes les personnes dans cette pièce. Sa peau était certes flétrie par l’âge néanmoins une grâce et un charme émanait de cette personne. Une assurance tranquille, une douceur affirmée. Elle passa du lubrifiant sur le sexe de l’homme puis, avec un doigt, elle humecta l’orifice de la jeune étudiante qui tremblait un peu. Ensuite le doigt pénétra l’anus. Catherine s’étonnait que la sensation ne soit pas plus douloureuse. Il faut dire qu’elle était dans un tel état d’excitation qu’elle était totalement détendue.

La femme assez âgée ajouta du lubrifiant et introduisit un deuxième doigt sans qu’une douleur apparaisse.

Catherine s’enivrait du fort parfum d’encens qui planait dans la grande salle. Elle ne s’aperçut pas que le gland de l’homme se posait sur son petit anneau et que le gourmand poussait déjà. La vieille femme, à côté de la novice, caressait ses longs cheveux blonds et les jolies épaules pour la détendre.

La verge s’enfonça puis recula ainsi de suite assez doucement au départ et accéléra ensuite. La jeune fille ne sentait même plus les mains de la femme aux cheveux gris qui lui malaxait les seins tellement l’excitation revenait. Sa vulve coulait.

Soudain son regard se posa devant elle et, à travers les volutes d’encens et malgré la pénombre, elle devina Anatole qui se faisait masturber par une brune aux petits seins. Elle défaillit et un orgasme monta en elle si fort qu’elle hurla comme une chatte en chaleur. Catherine hurlait en silence – dents serrées, bouche ouverte. Seuls ceux qui ont vu une femme pousser un cri muet dans l’orgasme savent à quel point il est assourdissant. L’homme se vida rapidement sur les fesses généreuses se calant aux hanches puissantes de l’aspirante.

La lumière revint. Les spectateurs prirent le champagne que l’on servait. Les discussions emplirent la pièce jusqu’alors silencieuse. Après un moment où Catherine reprit ses esprits, on l’informa qu’à nouveau on pouvait passer la dernière épreuve à la prochaine lune.

* — De quoi s’agit-il ? demanda-t-elle encore ivre de plaisir, ses cheveux blonds tout ébouriffés.

* — Nul ne peut te le dire. Ainsi est la règle, déclara l’officiant.

Catherine se leva et s’essuya les fesses en remarquant que dans les coins de la salle, on forniquait allègrement. Un de ses professeurs de la Sorbonne léchait avidement le sexe d’une jeune femme qui se pâmait. Debout, deux hommes caressaient les seins et le ventre d’une femme d’un certain âge qui leur prodiguait une belle masturbation. De l’autre côté, près des rideaux cramoisis, une jeune femme, agenouillée sur le parquet, caressait avec ses longs cheveux noirs, la verge d’un homme assez fort qui discutait avec un autre homme. Ce dernier se masturbait tout à fait naturellement. Ici et là des gémissements montaient et des corps s’enlaçaient.

* — Tu as aimé ?dit-elle en s’approchant de son oncle dont l’érection trahissait la réponse.

Il parlait avec une femme brune qui portait de grosses boucles d’oreille. On tendit une coupe de champagne à l’étudiante.

* — C’est sympa tout ça, mais ça sert à quoi ? interrogea la jeune fille.

La femme brune sourit et se tourna vers Anatole.

* — Une très vieille prophétie annonce que deux, parmi les 101, enfanteront d’un enfant qui établira l’harmonie sur Terre. Un Nouvel Éden.

Ensuite le quinquagénaire, qui ne débandait pas, expliqua que dans le monde, ils étaient 101 dans la secte et qu’il fallait toujours garder ce nombre. Dans chaque pays, il y avait une certaine quantité d’adeptes et que ce chiffre devait impérativement être conservé. En France, en Suisse, aux États-Unis… partout dans le monde.

* — Platon a écrit le livre V de la République en connaissant la prophétie puisqu’il faisait partie de la secte.

La brune continuait à sourire. Catherine remarqua qu’elle lorgnait sur sa toison blonde et que, presque naturellement, ses doigts titillaient son sein gauche.

* — Pour la dernière épreuve, je te conseille d’attendre la prochaine lune, ajouta Anatole qui ne pouvait détacher son regard de la poitrine volumineuse de sa nièce.

* — Je vais la faire tout de suite tonton, répondit-elle amusée.

Elle fixa la verge et reprit :

* — Ne t’excite pas trop en me regardant.

Elle rit de bon cœur avec la brune qui finissait sa coupe de champagne mais déjà la lumière décroissait.

-5-

Le cercle de bougie l’accueillit. La voix grave de l’officiant annonça :

* — Par les quatre voies tu as soutiré la semence, par les cinq tu le dois.

L’étudiante eut envie de rire mais elle se ressaisit quand cinq hommes entrèrent dans le cercle de lumière. Toujours la même vieille femme approcha. Elle humecta à nouveau l’anus de Catherine qui fut menée à s’empaler sur un homme allongé sur le sol. Dilatée comme elle était, cela se déroula sans difficulté. Puis un autre homme, assez costaud, se présenta face à elle et pénétra sa chatte trempée.

La jeune fille se sentit emplie mais déjà les deux hommes bougeaient de concert et la transportaient dans des états extatiques. Pourtant son attention ne devait pas se relâcher, un homme âgé, qu’elle ne vit pas, se positionna face à sa bouche puis les deux derniers mirent leur sexe dans ses mains. Totalement sollicitée, Catherine sentit une impression bizarre d’être complètement enveloppée dans une atmosphère de luxure enivrante.

La queue dans son sexe était plus agile que celle entre ses fesses mais cette dernière l’emplissait tellement que des frissons parcouraient tout son corps. L’homme aux larges épaules qui la pilonnait par-devant, regardait la jeune femme qui accusait le traitement avec un plaisir non dissimulé laissant la pudeur et la retenue aux vestiaires.

Catherine tentait de masturber plus régulièrement les verges qui gonflaient. Les deux hommes lui caressaient ses cheveux et l’encourageait.

* — Allez-y mademoiselle Théna. C’est bien continuez.

Elle reconnut les voix de ses professeurs. À cause du traitement qu’elle subissait, la jeune étudiante peinait à maintenir son rythme. Elle les tenait le plus fermement possible et les secouait avec vigueur. Parfois, lorsque son amant sodomite lui laissait un moment de répit, elle guettait les deux hommes qui l’encourageaient.

Tout doucement, Catherine sentit une singulière sensation l’envahir. Quelque chose d’indéfinissable qui irradiait à la fois au fond de sa gorge et de son ventre mais également un sentiment particulier, en dehors de toute réflexion, qui s’imposait cependant à son esprit. Elle éprouvait à ce rite une sorte de libération, un craquement des digues inconscientes que son éducation avait construit.

Ses lèvres s’activaient sur le phallus qui menaçait. Catherine leva les yeux et s’aperçut qu’elle suçait son oncle qui commençait à se déverser dans sa bouche. Anatole jouissait là où sa nièce ne pouvait se plaindre. Elle s’enfonça dans une ivresse vertigineuse et lui dans sa bouche.

Elle défaillit de nouveau totalement, lâchant les deux verges, crachant le sperme qui coula sur sa grosse poitrine. Complètement folle, dans un état second, Catherine se mit à hurler d’une jouissance pleine durant de longues minutes pendant lesquelles les deux hommes à ses côtés éjaculèrent sur ses longs cheveux blonds et ses gros seins. Puis elle s’évanouit, s’étalant sur son amant sodomite.

~~nOe~~

Le lendemain, sur les coups de midi, quand Catherine se réveilla dans son lit, Son oncle lui déclara qu’elle faisait partie des 101 de la secte du Nouvel Éden.

Elle enseigna quelques années dans des lycées puis à l’université. Son oncle lui expliqua plus profondément la prophétie et à chaque nouvelle lune, elle s’adonnait aux orgies rituelles apprenant ainsi à se libérer…

Les années passèrent et à la mort d’Anatole, elle hérita de toute sa fortune. Le bougre était excessivement riche. Personne ne s’en doutait. Catherine n’eut plus besoin de travailler. Elle s’adonna alors aux joies de la vie.

~~nOe~~

Elle reçut, bien des années plus tard, un message du groupe des États-Unis qui l’enjoignait de participer à une croisière dans le Pacifique. Énigmatique, le message n’en dévoilait pas les raisons. Catherine monta alors sur le Blue Royal.

(À suivre : Partie 2 : « Le Royaume » Chapitre 1 : « Le sacrifice ».)

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