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drôlededame

Première nouvelle érotique : vos commentaires?

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Il n’y a pas de bien plus précieux que l’instant et pourtant nous ne pouvons le posséder. Il nous échappe et même si nous désirons nous y accrocher avec acharnement, nous n’en conserverons qu’un souvenir. L’instant de bonheur est à jamais perdu et l’angoisse est de savoir si l’on peut espérer revivre un jour cette force de vie qui nous avait soulevé avec tant d’intensité...

C’était une journée de fin d’été. De ces journées chaudes où l’on sent déjà l’imminence de la fin. De ces moments où le soleil plombe et imprime déjà sur les feuilles vertes un aperçu doré de la couleur qu’elles prendront d’ici quelques semaines. Les grillons ont déjà commencé leur chant et nous ressentons l’irrésistible envie de les poursuivre pour les faire taire et enfin suspendre le moment, le faire durer juste encore un petit peu. Ces journées d’automne sont parfaites parce que nous nous y accrochons, nous nous y vautrons emplis d’un contentement teinté de nostalgie. J’ai toujours pensé que le phénomène de rareté ajoute tellement de valeur aux choses...

J’avais décidé de l’amener au bord de la rivière non loin du petit pont couvert pour lui montrer la beauté de notre arrière pays et peut-être en profiter pour faire une baignade qui s’annonçait pour être la dernière de ce bel été. Nous étions couchés côte à côte sur la rive, les yeux fermés, laissant le soleil s’installer paresseusement sur nos corps ; sentant notre épiderme chauffer doucement jusqu’à la limite du tolérable. Je me suis redressée et j’ai collé mon avant-bras sous mon nez en inspirant profondément. Je sentais ma peau sous mes lèvres, mais encore plus je sentais une chose qui me fit soupirer de contentement :

- Ma peau sent le soleil !

Et lui de me répondre lourdement :

- J’ai chaud, j’ai envie d’me baigner...

Aujourd’hui, je suis pleine de bonheur, remplie jusqu’au bord, tellement que je pourrais crier. Cet homme à mes côtés, jamais je n’ai fait l’amour avec lui. Pourtant, si l’occasion se présentait, je sais que mon corps s’y abandonnerait comme il s’abandonne à ce soleil de fin d’été ; comme à une chose que l’on ne déguste qu’un seule fois en sachant qu’on n’y goûtera plus jamais. Si je faisais l’amour avec cet homme, je ne recommencerais plus jamais, je ne pourrais pas, cela serait impossible.

- Je n’ai pas mon maillot de bain

- Pas grave, on va s’baigner en sous-vêtement, c’est pareil.

- ...... ok

Je m’étire doucement, savourant cette vague électrique qui parcourt tout mon corps, qui me rappelle par un petit plaisir douloureux que je tiens encore ensemble*. Lui s’est déjà jeté à l’eau. J’enlève rapidement ma petite robe d’été et je vais doucement le rejoindre, je me laisse couler sur le ventre dans l’eau qui enveloppe tout mon corps, je nage un peu, je me tourne sur le dos et me retourne encore, je me délecte de la tiédeur de la rivière. Je plonge sous l’eau et j’en ressors, les cils pleins d’eau. Il nage aussi, passe souvent près de moi, nos peaux adoucies par le contact de l’eau se frôlent doucement. Je sens sa cuisse ferme couler contre mon corps amolli, je sens sa chaire de poule, je sens ses poils dressés.

J’ai dit que je n’avais jamais fait l’amour avec cet homme et je ne sais pas si je le ferai aujourd’hui, je l’ignore et ça m’est égal, la journée est déjà parfaite. Mais un coup d’oeil à ses yeux et j’ai ma réponse, leur exigence me le fait savoir. Il s’est arrêté de nager à quelques mètres de moi et me regarde sans rien dire. Dès cet instant je sais, que ce sera la dernière fois. Nos corps avaient beau se frôler, la chose pouvait être évitée, mais dès l’instant où nous nous sommes regardés, nos yeux ont échangé des promesses délicieuses que nous devions tenir.

Il s’avance doucement vers moi, et moi je suis figée sur place, je respire de plus en plus vite, j’ai envie de fuir et j’ai des papillons qui traversent mon ventre et provoquent de violents spasmes de désir. Il avance toujours, ses yeux rivés dans les miens. Mon Dieu ! J’ai l’impression qu’il va mettre une éternité à parcourir deux mètres. Je passe doucement ma langue sur mes lèvres, j’ai le souffle court, le désir me fait presque mal au ventre. Il arrive enfin à ma hauteur, le temps se suspend un moment, j’ai peine à respirer, je retiens mon souffle, on dirait que mon coeur bat jusque dans ma tête. Enfin, il appuie doucement son corps contre le mien, m’enlace la taille et reste comme ça, nos visages ne sont séparés que par quelques millimètres, nos souffles chargés de désir se mélangent. Ma bouche est prête, entrouverte, humide c’est intenable, j’ai envie de hurler. Il la prend doucement et je sens sa langue y entrer pendant qu’un liquide chaud coule entre mes cuisses créant un doux contraste avec l’eau qui nous enrobe. Puis, il s’arrête. Sa bouche est toute proche de la mienne, nos souffles suspendus demeurent la seule communion entre nos deux corps. Je n’y tiens plus, je veux que nos langues communient enfin, mais je résiste car l’attente attise le désir. Le phénomène de rareté ajoute tellement de valeur aux choses ! Puis je sens sa langue effleurer doucement le dessous de ma lèvre supérieure, elle n’est ni tout à fait à l’intérieur de ma bouche, ni tout à fait sur son contour, il la promène doucement, explore, il joue avec mon désir puis enfin ses lèvres s’appuient complètement sur les miennes et sa langue pénètre subitement ma bouche, jouant avec ma langue, je gémis, je coule, c’est de plus en plus chaud entre mes cuisses. J’enserre sa taille avec une de mes jambes pour rapprocher son corps du mien, son corps qui ne sera jamais assez près du mien. Je sens son érection bien dure contre mon pubis. Ah ! Dieu ! Je le veux en moi maintenant ! Je le veux tellement fort que j’ai envie de le mordre !

Il se penche doucement et embrasse la naissance de mes seins, je sens sa langue brûlante tracer des sillons sur ma peau mouillée. Puis il libère enfin ma poitrine orgueilleuse en défaisant l’agrafe de mon soutien-gorge. Mes seins sont très ronds et fermes à cause de la froideur de l’eau qui me donne la chair de poule. D’abord, il les caresse doucement avec ses mains tout en m’embrassant fougueusement. Puis, sa bouche les recouvre de baisers humides, il les suces, les lèches, son halène me réchauffe. Je laisse échapper un petit cri de bonheur quand sa langue vient définir la courbe en dessous de mon sein. Cet endroit précis est pour moi une source intarissable de plaisir. Quand il comprend l’émoi que cette caresse provoque en moi, il s’y met de plus belle, passant sa langue douce dans cette frontière de tous les bonheurs, suçant le galbe rond de mon sein.

Je m’humecte ardemment les lèvres, ma bouche aussi est gourmande et il se trouve que tous ces ébats me donnent faim. Je le prends par la main, pour l’inciter à sortir de l’eau et je l’invite à s’étendre sur le dos en m’agenouillant près de lui. Je sors délicatement son sexe de son caleçon. Ah ! Comme il est bon de le voir si fièrement dressé, gorgé de désir et près à accueillir mes assauts ! Je me penche doucement et je le lèche sans le prendre tout entier dans ma bouche. D’abord ma langue fait le tour de son gland chaud et doux, puis elle parcourt langoureusement son pénis jusqu’à la garde, je l’entends gémir doucement et ça m’excite. J’adore quand un homme ose exprimer son plaisir avec abandon ! Je sens qu’il a envie que je le prenne tout entier dans ma bouche, il n’y tient plus, il me caresse les cheveux en s’arrangeant pour avoir un bon point de vue sur ma bouche en coeur et ma langue curieuse, mais surtout sur ce qu’elles sont en train de faire à cette partie si fragile de son corps. Je le caresse avec mes lèvres gonflées et humides. Puis je le prends dans ma bouche, m’assurant de serrer assez les lèvres pour lui procurer un maximum de plaisir. J’amorce un mouvement de va et vient tout en laissant ma langue s’amuser à cajoler sa hampe et je serre toujours un petit peu plus fort au moment où ma langue passe à la base de son gland. Il gémit de plus en plus fort, ah que c’est bon de l’entendre vibrer, ça m’excite tellement que je décide de le sucer jusqu’au cri. J’accélère le va et vient de ma bouche, je déguste son gland, il se met à bouger ses hanches de plus en plus fort, prenant le contrôle du mouvement en prenant ma tête entre ses main et me taraudant la bouche avec son pieu. Je le suce de plus en plus fort, ses gémissements se transforment en un cri vulnérable et violent alors qu’il se décharge abondamment dans ma bouche et ma gorge. Je le garde dans ma bouche et le regarde pendant que son orgasme se dissipe, son visage est crispé par le plaisir intense qu’il vient de ressentir. Comme il est beau dans la jouissance...

Il m’attire alors vers lui pour embrasser cette bouche en coeur qui vient de lui procurer une si violente jouissance. Il me renverse sur la serviette et introduit enfin un doigt sous ma petite culotte, mais il renonce rapidement à l’exploration qu’il avait à peine commencée et roule sur le côté avec un grognement, me laissant pantelante. Je ferme les yeux en poussant un soupir de déception, mais je sens tout à coup une langue coquine et résolue qui glisse doucement le long de mes cuisses, il soulève rapidement mon bassin pour me retirer cavalièrement ma petite culotte et enfouis sa tête entre mes jambes. Je pense qu’il va commencer par titiller mon clitoris, mais je laisse aller un cri de surprise quand je sens soudainement sa langue pénétrer mon vagin. Il commence de lents va et vient et pendant qu’il comble de bonheur la caverne aux milles plaisirs, je sens mon clitoris qui n’a même pas été effleuré encore qui se gonfle de désir et qui est parcouru de petits spasmes. Je veux qu’il le lèche, qu’il remonte sa langue vers mon pauvre petit abandonné. J’enfouis mes mains dans ses cheveux pour le forcer à remonter vers mon petit bouton rose, mais il devine mes désirs et avec un sourire taquin il prolonge mon impatience en appuyant doucement sa langue dans mon vagin sans se presser. Je n’y tient plus en d’un coup de reins rapide, je descends mon bassin à la bonne hauteur. Ah ! Je me cambre quand je sens enfin sa langue, laper doucement puis de plus en plus vite l’endroit qu’elle avait si tristement abandonné. Je suis au bord de l’orgasme ! Je bouche mes hanches de plus en plus vite pour qu’il me donne enfin le plaisir tant attendu, mais au lieu de cela il s’arrête subitement.

Oh ! Je voudrais le battre ! Il s’étend sur moi de tout son long, faisant peser le poids de tout son corps sur le mien, j’agrippe mes jambes à sa taille et je sens le bout de son gland (qui est de nouveau au garde à vous) qui fait mine d’entrer en moi, mais qui ressort immédiatement à plusieurs reprises. Je gémis, il grogne, puis me pénètre presque violement d’un grand coup de rein. Avec un cri de satisfaction, je resserre l’étreinte de mes cuisses pour le sentir bien serré tout au fond de moi, il entre et sort de plus en plus vite et je sens son gland cogner au fond de mon ventre. Puis je le renverse et m’assoie sur lui, il pose ses mains sur mes hanches pour me guider vers sa verge et je m’y laisse descendre doucement, je reste bien assise sur lui, son pénis profondément enfoncé en moi et je me mets à bouger mes hanches, il gémit de plus en plus fort en caressant mes seins, mon ventre, mes fesses, on dirait qu’il a perdu la tête et je commence à la perdre aussi. Il me renverse à son tour pour reprendre le dessus de la lutte. À voir son visage rosi par la passion et ses traits tendus par le désir, je m’attends à un assaut sauvage, mais au contraire, les yeux rivés dans les miens, il bouge doucement en moi pour me faire sentir toute la plénitude et la délicate jouissance qu’il y a à être rivé ainsi l’un à l’autre. Ni tenant plus, je glisse un doigt sur mon clitoris et je me tortille les fesses pour le sentir bouger en moi. Il se laisse prendre au jeu, emporté par le rythme que je lui impose, puis c’est moi qui suis emportée par les coups répétés et de plus en plus fort et rapides de son membre en moi. J’appuie bien fort sur mon clitoris, je me cambre et je sens enfin les spasmes de l’orgasme tant attendu qui me secouent tout le corps de frissons et de plaisir. Me voir jouir si fort fut le coup de grâce pour lui aussi et je le senti m’inonder de son sperme qui coula doucement entre mes fesses pendant qu’il continuait d’aller et venir doucement jusqu’à ce que nos orgasmes s’atténuent. Puis il laissa tomber son grand corps nu sur le mien en soupirant de contentement.

Le soleil se couchait quand nous avons enfin retrouvé nos esprits. Il commençait à faire plus frais et nous avons étendu une couverture sur nos deux corps. J’étais étroitement serrée contre lui, la tête appuyée au creux de son bras. Il y avait bien une demi heure que nous étions là, oscillant entre l’éveil et le sommeil quand il me dit :

- Va falloir qu’on y aille....

Désespérée je tentai de m’accrocher à l’instant qui nous fuyait.

- Non attends, je suis tellement bien, on reste comme ça encore juste un petit peu.

Mais évidemment, dès que l’imminence du retour à la réalité fut évoquée haut et fort, l’instant fut perdu. Nous nous sommes donc rhabillés et il est venu me reconduire à la maison. Je ne referai plus jamais l’amour avec cet homme pour une seule et unique raison, parce que comme le dit le dicton : jamais un même homme ne se baignera dans la même rivière. Comme une rivière qui coule et dont l’eau se renouvelle à tout les jours, le temps passe et avec lui nous changeons, l’instant est perdu à jamais. Ce qu’il y a de bien là-dedans, c’est que le temps peut aussi se transformer en allié car il permet de créer ce phénomène de rareté qui donne tellement de valeur aux choses....

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*expression empruntée à Marguerite Duras

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Je suis bluffé par ton écriture :pompom:

C'est vraiment superbement écrit, on dévore le texte en une fois, la fin arrive

presque trop vite :welcome:

J'attends avec impatience les prochains récits :bisou:

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Guest decibel

:welcome: :pompom::bisou: Superbe narration, pleine d'érotisme et de sensualité savamment décrits :biere::bisou::bisou::bisou: ... Continue à nous émouvoir par de telles histoires :bisou:

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:pompom: Superbe ! trés bien écrit ! bravo :bisou:

*expression empruntée à Marguerite Duras

Merci de ton honnêteté :welcome:

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Je vous remercie beaucoup, vos commentaires me font très plaisir. Je vais sûrement en écrire d'autres un de ces jours.

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Je vous remercie beaucoup, vos commentaires me font très plaisir. Je vais sûrement en écrire d'autres un de ces jours.

http://www.forum-intime.com/confession_intime/11eme-concours-intime-laquo-etre-vu-raquo-t12055.html

:welcome:

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merci pour ce joli récit!

au plaisir d'en lire d'autre comme ca

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:tomate: :-D:D:D

Je ne dirai qu'un mot :

Félicitations !!!!!

:D

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Guest Anonymous

:tomate: :-D:D je suis en admiration

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