Aller au contenu

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

dric35

A la recherche du passé

Recommended Posts

La conversation devenait un peu oiseuse, Chun feuilleta une revue.

" Viens " dit Jia.

Ils entrèrent dans la salle de bains et Jia ferma la porte sans la verrouiller.Le dos contre le lavabo, elle déboutonna sa chemise puis baissa son soutien gorge.Sa poitrine délicate aux aréoles brunes sortit à l'air libre.

Chun l'attira contre lui et embrassa la joue de la jeune fille tout en massant ses seins à pleine main. Puis il huma le cou et les cheveux de Jia , enivré par le parfum de sa peau et excité par le contact des tétons sous ses doigts.

Les jeunes filles préservaient leur virginité jusqu'au mariage et à la dix huitième année , pour apaiser leur libido , certains camarades de Chun allaient voir les prostituées. Ce dernier se contentait d'écouter leurs anecdotes scabreuses et d'emprunter leurs magazines de charme. Le soir dans sa chambre, Chun se régalait de ces américaines vantant les courbes de leur corps dans des poses alanguies et pointant fièrement leurs seins provoquants comme des obus. Un camarade lui avait prêté un jour un manuel de son père médecin contenant des photos en noir et blanc d'organes génitaux. Et Heng, une grande gueule , lui avait raconté que le sexe de sa petite amie secrétait un fluide quand elle était excitée. Il était le seul à savoir l'amour de Chun envers cette lycéenne aux cheveux courts.

" Tu sais " dit Heng en faisant allusion à Jia " les filles maigres sont endurantes. Elles peuvent faire l'amour à deux hommes différents en une nuit ". Chun n'y croyait pas et assimilait cette phrase à un fantasme.

Il était conscient que la faveur que lui accordait Jia quand ils étaient seuls n'était pas rien. En ces moments privilégiés , il la couvrait de baisers , honorait avidement les seins offerts avant qu'elle annonçât la fin de ces délicieuses minutes en reboutonnant sa chemise.

..

Une autre fois, Jia l'appela au téléphone : " mes parents sont invités par des amis.Viens manger avec moi à la maison , je leur ai dit, ils sont d'accord "

A l'arrivée de Chun, elle fit cuire du riz et sortit une assiette de porc de la veille.

..

Après le repas ils entrèrent dans la salle de bains. Chun s'attendait à voir Jia ouvrir sa chemise comme de coutume.

Mais elle alla au coin toilettes .Jia referma le couvercle de la cuvette et annonça dune voix douce :

" Je vais te gâter aujourdhui . Veux-tu voir ma chatte ? ".

Le cur de Chun s'accéléra. Jia défit la cordelette de son pantalon souple qui tomba aussitôt sur ses chevilles.Elle le regardait en souriant comme pour attendre un encouragement. Puis le slip de dentelle blanc descendit le long de ses cuisses jusqu'aux pieds . Assise sur la cuvette , elle écarta les jambes.

Une immobilité religieuse régnait dans la salle de bains, à tel point qu'on pouvait voir le ventre de la jeune fille bouger sous sa respiration. Chun plantait son regard sur le triangle de poils noirs , soyeux et denses comme une touffe de cheveux.

De ses doigts elle écarta la toison. La fente apparut et s'entrebaîlla pour dévoiler une cavité mystérieuse et humide comme la chair d'une limace.

Il osait à peine respirer, fasciné par cet objet à la fois indécent et envoûtant . Son pénis tendait la braguette de son jean à en devenir douloureux et ses joues s'empourpraient.

" Mes parents ne rentreront pas avant ce soir. Fais toi plaisir, regardes encore " susurrait Jia.

..

La porte de la maison se referma derrière lui. Les mains dans les poches , Chun palpait en marchant sa verge ramolli par la fin de ce spectacle troublant .

..

Après son baccalauréat, sa famille et lui partirent en province.

..

Pékin en été . Chun se balade au milieu de la foule endimanchée sous un soleil radieux. La sensation d'avoir un emploi et de s'offrir des vacances dans la capitale le rend insouciant et serein. Il a planifié son séjour : promenades, shopping et surtout un passage dans son ancien quartier pour voir ce qu'est devenue Jia. Le souvenir de cette amie mystérieuse et sensuelle le hante .

( A suivre )

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

marmimounette, pour te remercier d'avoir laissé un commentaire si rapidement, je poste la suite de mon récit

-----

A la recherche du passé ( suite et fin )

Le coiffeur s'affaire autour de Chun , leste comme un singe.Il fait cliqueter ses ciseaux avec la dextérité d'un joueur de castagnettes tout en maniant son peigne.

" La famille Cheung nhabite plus ce quartier. Vous les connaissez ?"

Chun pousse un soupir de déception : " oui. Mais ça fait plusieurs années que je ne les ai pas vus. "

Il ferme les yeux au moment où le coiffeur lui applique une serviette chaude sur le visage.

..

Les jours suivants,Chun visite son avenue préférée , jalonnée d'arbres imposants où résonne le concert des cigales. Il passe quelques après midis dans les centres commerciaux à chercher des cadeaux pour ses proches.

Plus que quelques jours de vacances, il est temps de téléphoner à ses amis. Parmi eux, Shaozu, un ancien camarade de classe.Elève brillant et calme à l'époque, il était surnommé " le moine " par son entourage.

Après un échange courtois de nouvelles , Chun évoque le nom de Jia.

La voix traînante de Shaozu lui parvient au bout du fil :

" Jia ? elle est vendeuse dans un magasin d'alimentation. Mais c'était il y a longtemps "

Chun contemple le papier où il avait griffonné le nom de la rue. Demain il se mettra sur cette piste. Shaozu, tu es un frère !

. .

Sous le comptoir vitré, les plats dans les bacs attendent d'être montrés du doigt pour être piochés à la louche. Chun hésite entre les baozi et les sandwiches présentés sur des plateaux.

Une jeune femme sort de la cuisine, vêtue d'une chemisette blanche, le nom du magasin brodé sur la poche.

Il lève les yeux .

Jia éclate de rire.

Chun sourit à son tour , gauche et ému. Les passants et le trafic à l'extérieur disparaissent de son champ de vision , il ne voit plus qu'elle.

..

Dans une gargotte , Jia et Chun mangent en faisant le point. Elle a déjà un divorce à son actif.

. .

Ils se dirigent vers le scooter de Jia .

" Laisse moi prendre le guidon " propose-t-il.

..

Ils sont nus, enlacés et debouts devant le lit de Jia placé contre le mur.

" Comme tu me serres " dit-elle. " Laisses moi au moins te caresser. "

Chun relâche son étreinte : " excuses moi , je suis si content de te retrouver. "

Elle empoigne son pénis comme si c'était un cylindre puis commence à le branler. Le sexe de Chun est assoiffé de désir et elle ne met pas longtemps à le rendre chaud et dur. Il caresse la toison de son amie, palpe les lèvres intimes comme s'il estimait la maturité d'un fruit, jusqu'à ce qu'elles mouillent ses doigts.

Jia s'asseoit sur le bord du lit en écartant les jambes. Il se penche pour la prendre dans ses bras et le phallus glisse comme par enchantement dans l'entrée de la vulve entr'ouverte.

Chun la pénètre doucement pour maîtriser la montée du plaisir. Ils mélangent leurs halètements , accablés par une excitation grandissante. Le sexe de Chun à la fois dur et spongieux tend délicieusement le vagin de Jia et lui arrache de doux gémissements. Elle propose de changer de position.

Il s'allonge sur le dos et elle s'asseoit sur lui, les jambes ouvertes.L'espace d'une minute, Chun s'offre le spectacle intimiste des seins oscillants, de la corolle luisante émergeant de la fente béante , telle une fleur érotique .

Elle prend le sexe du jeune homme et le fait entrer dans le sien. Levant et baissant son postérieur,Jia coulisse le long de la verge raide comme un gourdin. Elle continue ses mouvements de balançoire jusqu'à ce qu'il capitule en poussant un long cri d'extase , suivi d'une explosion de semence.

Elle s'écroule sur lui, pantelante " restes en moi chéri ". Il obéit et la prend dans ses bras, son sexe soudé au sien.

..

Chun retire le latex et libère la verge trempée .Une petite goutte de nectar perle au bout du gland, blanchâtre et épaisse comme du miel. Jia l'enlève d'un geste gracieux du doigt.

..

C'est un des moments qu'il aime.Après l'amour, étendu sur le lit , frais et dispos.

Jia se remet de ses émotions, pelotonnée contre lui " Cela fait longtemps que je nai pas fait ça. Jai beaucoup aimé " roucoule-t-elle.

" Moi aussi "

Elle caresse son torse: " depuis combien de temps je ne t'ai pas vu ? "

" Six ans répond Chun " j'avais dix huit ans et toi dix sept . Quand tes parents n'étaient pas là tu me laissais tripoter tes seins "

Elle rougit : " oui, oui"puis change de sujet " quand repars tu ? "

" Dans deux jours. En train. Mais je viendrai à Pékin te voir régulièrement "

" Parles moi de ton ancien mari " demande Chun.

" Cest le fils dun ami de mon père. Il gagnait bien sa vie mais était porté sur lalcool. Nous avons divorcé au bout de deux ans. "

Chun garde pudiquement le silence. Il imagine les tensions causées par cette décision sur les deux familles.

Jia le regarde de ses jolis yeux en amandes :" Amènes tes affaires dans mon studio . On pourra faire l'amour plusieurs fois avant ton départ "

Il sourit en guise de réponse et la serre dans ses bras. Ils se fondent dans un baiser passionné.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci à toi Dric, c'est gentil d'avoir continué pour moi! :wink:

:wink::aime2: J'aime beaucoup ton texte, j'ai hate d'en lire d'autres dans ce genre.

Bisoux, et à bientot j'espère!

:wink: :aime2:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Un texte que je trouve interessant autant dans son originalité que dans son écriture.

Fallait bien le sortir de la cave de CI, héhé, pour l'exposer à la lumière des nouvelles/nouveaux arrivants.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.