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Guest Lechvitrine

Chez moi

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Guest Lechvitrine

Chez moi

Tu auras pris tous mes langages, comme une filature, comme un grand sentiment, dans le plus grand bain tiède d’un passé, d’images un peu jaunies

Tu seras là, comme une étoile, « je t'aimerai filante » comme plongée, dans les bouillonnements anciens, de ma mémoire.

Tu reviendras chez moi, armées de l’innocence, le flot de tes instants, de solitude et de désespérance.

Et moi ! J’aurais appris de toi, tous les instants d’avant, aux phrases odorantes…

De toi, tout comme moi, que je ne connais pas, qui ne me connais pas...

Qui reviendra chez moi, comme une première fois…

Tu reviendras chez moi … Mais chez moi c’est dehors, des lumières et des ombres …

Chez moi, c'est comme un ciel, qui n’a pas de nuages, où y’a même pas d’oiseaux…

Ailleurs on te dira...

Qu’on ne sait rien de moi, que l'on ne me sait pas, qu’on ne m’a jamais su.

Ailleurs on te dira...

Ces outils dans mes mains, qui font l’âme calleuse, de brûlure et de fer, de souillure et de feu…

Ailleurs on te dira...

Qu’on ne m’a jamais vu, qu’on ne m’a jamais lu…Et toi... Tu ne le croiras pas !

Tu reviendras quand même, nouer nos différences, d’ossatures et de phrases...Pour les mots qui te manquent, pour ceux qu’il te faudrait, pour avancer, courir…

Les mots à en mourir.

Loin de ceux qui te mentent

Ton chant désenchanté…

L'ivresse de ces voix, aux contours éthyliques...

Ces voix comme une lame, qui tuent dans des plaisirs

A toucher l'incroyable

Jusqu'au prochain oubli.

Ces fuites à l’imparfait, ces haltes temporaires , à mèches longues... longues....

Ces silences qui durent aux dernières répliques…

Ces voix à rendre sourd que personne n’entend….

Personne d’autre que moi !

Le cri de mes pensées, comme le chant de l’eau…

Le bien-fondé de mes délires, où tanguent tous les mots...

Toi et moi, dans un monde où les âmes sont lisses, où les bras sont trop courts, où voguent des bateaux qui se voudraient navires…

L’allégorie rivée, au mur des sentiments

Un monde qui se hisse

Ou des fleurs factices

Se moquent bien des mots

Nous, pour un autre siècle, où le rêve s’en va

Au touché d’une voix

Où suint'nt mille tendresses

Où personne ne meurt

Qu’on me frôle de toi et c’est "Je"qui me frôle !

Et c'est "Je" qui t'écrit

A ce point dévrillée la ligne sous le vers

Enfin être étonné de son rayonnement.

Renouer à l’angoisse une langue sorcière.

Mes monstres de suppliques

En aimables tourments…

Hier, et des folies, dressées, plein dans la tête.

Raisonnable miroir calibré d’ordinaire.

Phrases mêlées de cendre, drapeau noir et fusils…

Tant mes larmes étaient belles !

Fière du sang de l’autre… Au calice des mots

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