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Yeux bandés, corps entravé et offerte à un inconnu

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Avant la séance, première partie

Nous habitons le même coin...

Cela a commencé par des échanges éparses. Il m'écrit un jour. Me répond soixante douze heures plus tard. Cette distance entre les messages me laisse froide. Les jours passent et nos dialogues deviennent plus rapprochés jusqu'à engager plusieurs mails en même temps.

 
Chaque correspondance s'attarde sur un point. Il pose beaucoup de questions. Ne répond à quasi aucune des miennes. J'esquive certaines des siennes. J'en réitère d'autres... sans succès.
 
Le vendredi il me fait croire qu'il sait où me trouver et même qu'il m'a croisée... une certaine excitation m'envahit. Un nouveau jeu où je me sens la proie commence.
 
Le samedi, la chasse continue. Il me laisse entendre que nous étions dans le même magasin au même moment. Il n'a rien dit de tel mais les mots et les circonstances se prêtaient à ce qu'il ait vraiment été à cette caisse en même temps que mon mari et moi. Je panique... le jeu me prend à la gorge et une boule d'angoisse m'envahit. 
Je stoppe tout. Disparais du site et de mon mail, que je bloque. 
 
Quelques heurs plus tard, il me manque... C'est complètement fou car je ne le connais pas. Je n'ai presque aucune info sur lui. En fait, je n'ai rien. Et me voilà à réactiver mon gmail pour lui expliquer que j'ai joué et paniqué. Il me répond de manière compréhensive et s'excuse même de m'avoir bernée ainsi. Nos échanges reprennent de plus belle. 
 
Je me surprends à guetter impatiemment ma boite mail. Je ne sais pas quand et comment cela est arrivé... nous voilà à discuter d'un fantasme qu'il a et que j'avoue avoir déjà eu : se retrouver face à un(e) parfait(e) inconnu(e) en séance. Je suis réticente et lui demande une photo. Il esquive et me questionne sur d'autres sujets.
 
Alors que je me sens acculée par ce Maitre plus qu' attirant, je pose la question de l'exclusivité... et comme pour la majeure partie des hommes dominants ou à tendance... Je vous le mets dans le mille... niet ! Il a déjà deux soumises réelles qu'il voit deux-trois fois par mois chacune. 
 
Je suis totalement refroidie.  Une douche glaciale tueuse d'envie pour quelque heures.
 
N'en demeure pas moins sa ténacité maligne et subtile pour me faire arriver là où il veut... un réel avec lui mais sous certaines conditions  : 
- yeux bandés du début à la fin 
- jupe, petit haut et soutien gorge 
- fessée
- aucun échange de photo pour lui, moi il a juste vu mon corps en images prises pour lui
- mot de sécurité 
- et quelques autres choses de posées pour un minimum de prudence
 
Je ne dis oui. Je ne dis non. Je lui parle de son harem. Je suis vexée d'une de ces réponses comme quoi il a encore des trous dans son agenda pour prendre une troisième soumise. 
 
Je suis quoi ? Au final, pour beaucoup, je me sens un bout de chaire bonne à être prise, car elle aime ça.  Puis si on peut la rudoyer en plus... bingo !
 
Je résiste mais je sais déjà aussi que je suis attirée plus que de raison par ce fantasme.  Cet homme malgré son mystère me plait. Car depuis une semaine à me poser des questions, il s'intéresse à celle que je suis réellement. Toujours à me demander comment je me sens alors qu'on a un échange sur un point précis. Tout en continuant à écrire sur l'autre mail un autre sujet. Certes pour arriver à ses fins mais il ne me met pas le couteau sous la gorge...
 
Hier, mercredi, je rends les armes. J'accepte une séance unique avec cet homme et dans les conditions exigées. 
 
Aujourd'hui, jeudi, j'ai passé deux heures dans une chambre d'hôtel avec lui... Moi, vulnérable et aveuglée, offerte totalement à ce Maître.  Cent vingt minutes hors du temps, surréalistes et incroyables...
 
 

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Très beau ce texte , il incite à demander la suite !!

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il y a 3 minutes, pierounet a dit :

Très beau ce texte , il incite à demander la suite !!

Tu me retires les mots de la bouche, la suite la suite :P

 

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Deuxième partie....

 

Je sors de ma nuit de boulot dans un état second. Je sais déjà que je vais avoir beaucoup de mal à dormir. Je discute avec un finaute, plus que matinal, avec qui j'aime papoter depuis quelques jours de nos penchants dom et soum, avant de quitter et monter dans ma voiture.

 
Rentrée, je ne dors que trois heures. J'ai l'esprit en ébullition.  Je checke mes mails et je le lis, mon corps réagit au quart de tour. Après lui avoir répondu, je m'offre un plaisir simple mais ô combien intense, mes pensées tournées vers lui. Un orgasme clitoridien puissant qui me permet de somnoler encore une heure.  Mais une heure à ne penser qu'à ce qu'il va se passer tout à l'heure...
 
Midi. Les miens sont tous là pour le repas, vacances scolaires obligent.  Comment en arrive-t-on à préparer le repas tout en rigolant avec son mari alors qu'on sait que sous peu on sera dans une chambre d'hôtel ? Parfois je m’écœure... 
 
J'organise mon aprem pour ne pas être prise en flag et ne pas être dérangée.  Je prétexte d'aller à la salle de sport et de faire des courses pour m'éclipser les trois heures nécessaires.
 
Je promène mon chien complètement fébrile.  Une boule de peur m'accompagne tout au long de la balade même si mon ami Nicolas me tient compagnie au téléphone. Je le sens encore plus angoissé que moi. Envieux aussi.
 
Mes affaires prêtes, je me dirige vers l'hôtel, à deux pas de la salle. Je gare ma voiture et envoie le sms qui valide mon arrivée et acceptation. J'avais déjà pris ma décision depuis la veille mais un aléa ou une peur viscérale aurait pu tout faire capoter.
 
Je suis déterminée à y aller parce que j'en crève d'envie mais une trouille phénoménale me vrille le ventre.Le coeur battant je parcoure les centaines de mètres qui me séparent du bâtiment. Troisième étage que je monte lentement par les escaliers. Il ne faudrait pas que je me retrouve coincée dans l'ascenceur. C'est incroyable comment dans cette folie j'arrive encore à réfléchir et à être alerte.
 
La porte de la chambre est ouverte. Je sais qu'il n'y aura personne. Je rentre et en fait le tour. J'ôte mes habits de sport et passe un haut simple noir et la jupe. Je n'ai pas choisi du sexy mais du pratique à enlever. De toute façon, je ne m'habille pas en sexy, passant inaperçue au jour le jour dans mon quotidien.  Pas de maquillage, pas de talons, une femme simple d'un point de vue extérieur, un volcan en fusion à l'intérieur.
 
Une fois prête avec le bandeau sur le point d'être mis, je lui envoie un sms. Je suis dos à la porte comme demandé. Je me suis approchée de la fenêtre. Mains dans le dos, jambes un peu écartées, j'attends. J'ai le palpitant qui tape sur la carotide. Je calme mon souffle. Mon esprit est comme brisé en plusieurs parcelles mais reliées. L'une se dit folle à liée d'être là. L'autre se rassure comme elle peut. Une suivante se réjouit d'être là. Une qui est curieuse. Une qui est terrifiée. Une reliée à ma vie, aux miens... 
 
J'entends du bruit. Il me dit bonjour. Je réponds comme aphone, imperceptible son. Je réaffirme mon salut, je suis venue de mon plein gré et je l'assume. Le flot de mes pensées cesse à l'instant même, complètement centrée sur sa présence. Mon cerveau s'est rassemblé et a déjà capitulé pour ne laisser que la soumise dans cette chambre. Il s'approche de moi, et me passe une main dans le cou, me masse, me détend, me demande si ça va. Oui, ça va, même si je suis flippée. Sur son ordre je recule jusqu'au coin du bureau. Je dois y poser mes coudes et tendre mes fesses. Une de ses mains est passée autour de ma taille et me tien l'abdomen, l'autre soulève ma jupe. Une série de fessées commence. Délicieuses, puis plus accentuées au fur et à mesure qu'elles tapent au même au endroit. Une chaleur entre douleur et plaisir me jette dans un état d'extase. J'adore, j'en veux encore, je voudrais que ça continue. Une voix sait que je vais au devant de la catastrophe car je marque... oui... pour un rien. Mais je me laisse faire. Je me délecte de ses mains sur moi.
 
Dos au mûr, guidée par lui car je suis aveugle pour ces deux heures, je place mes mains derrière la tête. Il me caresse puis me déshabille. Mon haut, mon soutien gorge, puis ma jupe car elle retombe inexorablement à sa place. Nue devant cet homme que je connais pas et que je ne verrai jamais...
 
Suis-je normale ? Je me pose cette question tous les jours... Car voilà, je suis bien. Je suis là fragile et offerte et je suis enfin bien. J'aime ses mains douces, très douces. Et j'aime encore plus sa voix, grave, calme, directive mais avec un sourire. J'évite tout contact venant de moi mais je grappille chaque souffle, chaque effleurement de son corps vêtu contre moi. Il passe sa main sur mon corps et s'arrête sur mon clito qu'il va caresser longuement. La position est délicate car j'ai envie de me tordre dans tous les sens, j'ai envie de plus, mais je n'ose bouger et garde avec grande difficulté mes mains au dessus de mes mains épaules. 
 
Le plaisir monte. La jouissance approche. Mes jambes tremblent. A en défaillir et tomber. Je tiens bon. A un moment mes bras ne peuvent plus tenir en hauteur vu l'intensité de mon plaisir. Il en profite pour me faire faire un quart de tour et de lui présenter mon dos. Je l'entends fouiller dans ses affaires, ainsi que le cliquetis du métal. Je respire de plus en plus fort. Je sais déjà ce qu'il a en main : le collier en métal. Je n'avais connu cette sensation du métal sur le cou. Le poids et le tout verrouillé. Une sérénité s'installe. C'est dingue mais c'est comme ça. La laisse suit et vient prendre à ce bijou qui est le seul à m'habiller pour le moment.
 
Caresses. Massages. Il est très tactile... j'adore ça.  Je me gorge de ces moments.  Il ne le sait pas.. Je le suis aussi à l'extrême. Je n'ose juste pas le toucher de mon initiative. Je me sens cajolée pour ce que je suis, moi. Et c'est puissant...
 
Je me retrouve positionnée assise au bord du lit. Il n'a jusqu'alors touché que mon clito. Assis à mes côtés,  un roc qui me tient, il titille mon clito à nouveau. Frissons. Quand sa main et ses doigts s'intéressent à mon intimité trempée d'envie, je perds pied en entendant ses paroles. 
 
Je suis une soumise... le lâché prise total. Je suis à lui pour le reste de le séance

 

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Miam continue

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Troisième partie

 
 
Je ne vais pas faire un déroulement précis de tout ce qui s'est passé car je suis incapable de me souvenir de tout. A certains moments, je n'étais que sensation pure, comme ailleurs.
 
Les mains posées sur mes genoux, les paumes tournées vers le haut sans qu'il me le demande. J'ai pris cette pose pour lui plaire. Trempée. Une vraie soumise... Mais sans Maître. Cette réflexion traverse mon esprit mais je la rejette aussitôt.
 
Assis près de moi, il continue de jouer avec mon intimité et je ne peux que constater le plaisir que je prends d'être ainsi touchée. J'aime autant son doigté que sa prévenance avec moi. Les deux instaurent, contre toute logique, une confiance accrue.
 
Je dois reculer et remonter mes jambes dans le lit, je finis à quatre pattes avec sa présence contre moi, à me cajoler le corps, pétrir mon cou. Comment définir ces moments tout au long de ces deux heures où il a pris soin de moi sans que ça implique le sexe. Un palpé appuyé mais doux du corps. Que dire si ce n'est que je me suis sentie proche de la jouissance quand il a léché et aimé mon oreille, accolé à moi pendant de longues minutes. Quand il a pris soin de mes tétons, allongée sur le dos, lui tout du long sur mon flanc à sentir son corps contre moi... 
Moi tel un serpent à onduler de plaisir, les genoux fléchis, les jambes écartées, complètement ouverte et offerte, je sens sa main passer sur mon sexe. Quand sa main claque mes lèvres, je tombe dans l'extase. Encore. Je n'ai que ce mot en tête et la vision d'une pince sur mon clito. Mais je me tais. Je suis aveugle et devient muette. Je me laisse faire mais c'est sans compter sur mon corps qui se soulève et va à l'encontre de sa main. J'aime tellement ça... Il me colle le bassin au lit de force et continue entre caresses et claques. 
 
Au bout de quelques minutes, je dois me mettre en diagonale sur le ventre dans le lit. Je ne sais pas ce que j'ai pu faire comme mouvement qui lui a poussé à me demander si je voulais être attachée aux chevilles. Je ne réfléchis pas et accepte. Cliquetis métallique et sensation du cuir sur ma peau. Me voilà les pieds liés l'un contre l'autre et reliée au pied de lit. Je ne peux plus me sauver. 
Je crois que j'ai perdu pied ,sans jeu de mot, dès ce moment. Dans ma douce folie, dans ce bonheur d'être enfin traitée comme je le rêvais, je réponds par l'affirmative pour mes poignets qui se retrouvent prisonniers dans mon dos.
 
Aveuglée. Attachée. Un inconnu. Je me pose la question encore une fois dans ce flou émotionnel de ma normalité. 
 
Ce moment où son sexe est passé entre  mes paumes emprisonnées contre mes reins... Un pur délice. 
 
Il me pendra longuement, très longuement mon intimité de son sexe large, couché sur mon corps aux jambes serrées et aux mains entravées. Ses chevilles sur mes mollets, sentant tout son poids peser comme pour mieux me contraindre. Je ne vais faire que jouir, tremblante, ondulante d'envie. 
 
Il me délie mes mains sur ma demande et continue ses va et vient si précis et orgasmiques. C'est à ce moment que j'ai basculé vers ce que je m'étais interdite : le toucher. Les épaules collées au matelas, un coussin pour soulever mon bassin, je le sens en moi encore et encore. Au lieu d'empoigner le drap, je pose main sur la sienne et entrelace mes doigts aux siens. Ma joue se pose contre son bras. Je le respire. J'ai besoin de ce contact. J'en suis agacée mais je ne peux faire autrement. 
 
Je vais adorer tous ces autres moments simples où je vais pouvoir être contre lui. Juste ça, simplement.
 
Je le veux dans ma bouche, dans ma caverne sombre, je le lui dis. Il me laissera le goûter assise au bord du lit où je me laisserai glisser à genoux à ses pieds, le prenant au fond de ma bouche et une main lui caressant les bourses.  Je me sens à ma place et la seule chose qui me manque à m'en fendre le ventre d'une douleur c'est son regard... cela ne fait pas partie du deal.
 
Il ne touchera pas à mon dernier orifice ni avec ses doigts ni avec son sexe.
 
La séance se termine par un rapprochement des corps puis moi assise à discuter et répondre à ses questions. Un moment presque intime entre sérieux et légèreté et toujours son sourire dans sa voix...
 
Je resterai nue sur le lit avec mon bandeau. Il se rhabillera, me posera un baiser sur les lèvres et... 
 
Le manque. L'envie. Le désir. L'esprit qui carbure, délire, dérive et... le manque de lui.
 
Folie.

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Oui j étais angoissé et aussi envieux. J avoue !

ta plume est  magique comme toujours 

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Miam domination sensuelle très plaisant à lire

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Très beau texte

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Quel plaisir de te lire, tu as une façon pour raconter ton vécu qui est un vrai bonheur pour le lecteur.

Un grand merci

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Ça se lit d une traite...très bien écrit

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En fait oué on est tarées mais putain c'est tellement bon !

Nous on vit bordel , du rire aux larmes, quand Il est là ou pas là, de la plus grande fierté à la pire humiliation pour 3 mots qu'Il va dire, du plaisir et de la douleur plaisir.

Souvent aussi je me suis demandée si je n'avais pas totalement perdue la raison mais bon dieu pour vivre tout ça , pour vivre si fort, je veux bien prendre quelques risques parce que le jeu en vaut vraiment la chandelle !

 

En tout cas merci Elodi d'écrire les textes que je n'ai jamais réussi à écrire moi même, je vibre quasiment à chaque mot , chaque émotion, chaque sensation et chaque pensée , parce que je sais , j'ai les mêmes.

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Invité

Je me suis dit comme toi. Et je me le dis encore souvent, que je suis folle. Mais pour tout ce panel d'émotions.  Comme tu le dis, de passer du rire au larmes parfois dans le même instant... ça n'a pas de prix. L'esprit qui est en branle constamment, cette chaleur dans le ventre, on a l'impression d'être vraiment vivante quand on vit le lien. C'est inexplicable, je ne trouve pas les mots pour décrire le tumulte intérieur avant, pendant et après la séance.  Car la redescente est parfois aussi brutale. 

 

Merci à toi aussi pour tes réponses Amarylis !

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