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Une séance... D/s

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Après mon lien de plus de 4 ans avec Niko, j'ai recherché un dom. Septembre 2017, sur un site de rencontre Bdsm, je suis entrée en dial avec un homme. Un mois d'échanges, de coup de téléphones et je partais pour l'inconnu avec lui, n'ayant eu aucune photo. Jaimais sa voix.  J'aimais sa perspicacité de dominant.... 
Le deal ? Réel et virtuel...
 
Ne jugez pas... je relate juste ma réalité. 
 
 
.....
 
Je le trouvais très froid et distant lors de nos échanges écrits. On s'est petit à petit téléphoné, et ce de plus en plus. J'aimais beaucoup sa voix, son intelligence, son intuitivité à mon sujet. J'ai accepté un réel puisqu'il me disait que plutôt que de tourner sur l'écrit autant se voir et savoir. C'est sur qu'en habitant à une heure l'un de l'autre c'est plus facile aussi.
 

Il a exigé que je vienne avec des dessous uni, des bas, mon collier et, au choix, deux de mes joujoux. J'étais de plus en plus nerveuse au fil des jours. Il refusait de se montrer. J'allais au devant d'un inconnu physiquement. Je n'ai pas insisté sur ce point, alors qu'il est quand même important pour moi, parce que je voulais aussi savoir où j'en étais de ma soumission. M'étais-je menti ? Ce lien de 4 ans avec Nicolas était-il celui d'un couple D/s ? Avais-je porté des œillères au point de me prendre pour une soumise sans l'être ? J'avais la possibilité de le savoir et de trouver mon Maître...

 

Plus j'étais nerveuse, plus il me rassurait. Il était strict mais adorable aussi. Parfois, je ne savais pas comment me comporter, car il me posait une question avec délicatesse sur mon ressenti et me répondait abruptement.

 

J'aime l'autorité mais là, parfois, je ne savais pas sur quel pied danser...

 

Je suis allée acheter des dessous. Des bas. Et j'ai préparé mon après-midi. J'étais un peu ailleurs depuis 2-3 jours. Mon mari partait en déplacement le mardi matin et revenait le jeudi après-midi.
 
Lors de nos discussions téléphoniques, je lui avais bien précisé que je ne voulais pas de marques, vu mon couple et aussi que je n'avais que peu de liberté. Deux à trois heures de temps à autre. Que j'aurais voulu une relation d'une fois par mois max, avec entre la tension qui monte avec des échanges. Sur le papier tout semblait clair.
 

Le mardi du rdv, le matin, j'ai pris un long bain, où je me suis préparée intimement. Je me suis habillée, fébrile. Vers 13h30 j'étais garée sur le parking du novotel. On s'est rejoint à l'accueil. J'avais cette peur d'être reconnue, après tout, j'étais dans ma ville. J'ai essayé de faire abstraction.

 

Je l'attendais et lui ne me trouvait pas. Il m'envoie un message et je lui dis où je suis. Je vois au même moment un homme chercher. Mon cœur s'est mi à battre plus fort, je le trouvais très beau. Mais ce n'était pas lui. J'ai sentie d'un coup une présence à mes côtés. Un homme très bien habillé avec un long manteau, pantalon à pince, chemise. Très classe. Je ne l'ai pas trouvé beau, avec ses lèvres trop enflées, et sa peau tannée. Mais je n'ai pas flanché. J'étais pour lui, ce qu’il était à l'intérieur, ce qui m'avait plu lors de nos échanges, cette confiance qu'il avait instaurée. J'ai donc tu le prime abord physique pour me centrer sur l'homme qu'il était. Je l'ai suivi, 3e étage. la porte s'ouvre, je rentre. Il me laisse me préparer dans la salle de bain. Il me veut en tenue devant lui debout quand je serai prête.
 
Je sors de la salle d'eau. Je me poste debout face à lui qui s'est assis sur le canapé de la chambre. Je suis tremblante, je me sens gauche, je ne me trouve pas belle, je me trouve disgracieuse. J'ai peur mais je veux aller jusqu'au bout aussi. Il me demande de venir à quatre pattes vers lui. Je me déplace ainsi, déjà plus à mon aise. Comme quoi, ma nature... J'arrive à ses pieds. Je reste là immobile. J'attends. Il me parle, me demande si je veux être sa soumise, si je veux qu'il soit mon Maître. Dès l'instant où je me suis avancée comme une chienne vers lui, j'ai lâché prise. Le mécanisme mental était enclenché. Je n'étais plus la femme, mère et épouse, j'étais la soumise qui allait tout accepter parce qu'elle le voulait et qu'elle en avait le réel besoin. 

J'ai dit oui... que j'étais sienne. Je l'ai dit avec le cœur et l'âme sereine. Je le pensais et le vivais. Je le voulais... je voulais être â un Maître...

 

Il m'a passé le collier.

Là, à genoux, les mains dans le dos, les larmes coulaient d'une délivrance, d'une frustration contenue depuis si longtemps. Il m'a demandé si ça allait, j'ai dit oui de la tête et il a compris. Il savait que c'étaient des larmes de joie, d'envie. La séance en elle -même est un peu flou chronologiquement parlant. 

Toujours près du canapé, il m'a claqué les seins, mis les pinces que j'avais amenées et serre mes tétons, caressé, effleuré mon intimité pour constater que je ruisselais. Il m'a aveuglée, puis liée les chevilles et poignets ensemble dans le dos avec des bracelets en cuir. J'ai attendu. Docile. L'envie qui tenaille. Docile. Répondant à ses injonctions par les mots qu'il voulait entendre. J'ai tout accepté. Il m'a claqué les fesses, m'a fait me coucher sur le canapé sur les épaules. Rester ainsi puis revenir a genoux pour me faire prendre la bouche par sa langue, ses doigts, sa queue. Longuement, durement, bavante à en être écœurée. Gifles, puis de nouveau la bouche prise jusqu'à la gorge. L'envie encore. Sur le lit, il s'installe, m'ordonne de lui lécher la rondelle. Je 'exécute. Il me demande ensuite de le chevaucher. Je suis perplexe, mais j'obéis. Je le prends. Il m'engueule par ce qu'un de mes ongles l'a effleuré un peu de trop, lui claque mes seins. Je jouis. Pause
 
Il me détache, me dit de me détendre. Je suis sur le lit, sereine. Il vient nu me caresser, m'embrasse, me cajole. Il me déclare que je suis à lui et que je ne retrouverai jamais ma liberté. Il me dit que je suis faite pour ça, pour lui. Je le laisse faire mais quelque chose me gêne... m'effraie... 
 

Deuxième séquence. Je suis de nouveau attachée, en levrette au bord du lit, mains passées entre mes cuisses et attachées aux chevilles. Bâillon boule et masque. Mes sens à la dérive. Je deviens son jouet. Claques, paddle. Ses doigts, sa langue. Il me met mon rosebud joue avec. Je suis liquéfiée. Je ne suis plus qu'une chienne en chaleur. Ses doigts qui me font jouir, il essaie de me faire gicler. Mais je sais que je n'ai pas l'esprit assez libre pour ça. Pas une première fois. Il me rempli la chatte, le cul, me dilate. Revient, repart, ses doigts me rendent folle. Je mouille comme la petite salope qu'il veut que je sois. Il aime. J'aime. Je suis moi, enfin, là à sa merci.

 

Il finit par me détacher, et tout m'ôter, me fait basculer sur le dos, et vient en missionnaire me prendre... mon dieu... le pied de ma vie... Il me prend avec une lenteur si experte, juste à venir taper son gland sur mon col, sans aller et venir, juste à bouger le bassin. Je n'ai jamais autant été trempée de ma vie, des "flocs, flocs" envahissaient la chambre. Il prend mes jambes et m'en met une sur son épaule, et continue... je ne suis que jouissance sur jouissance, à trembler, les pieds pris de spasmes. Ce fut un moment où j'ai su ce qu'étais vraiment le petite mort... j'ai cru défaillir de trop jouir.
 
Redescente sur terre. 
 
Pause. Encore une fois il me dit de me détendre, chose que je fais, puis il se glisse sous la couette et m'attire à lui. Me prends dans ses bras, m'embrasse goulument, me caresse tendrement... me trouve distante. Il rale que je mette un bras entre nous comme si je le repoussais. Je le caresse mais le coeur n'y est pas. Que fait-il ? Mon esprit carbure... pourquoi cet élan de mièvrerie comme si l'on était deux tourtereaux amoureux transis. Je suis comme écoeurée... c'est ce qui se passe dans ma tête quand il se met à me poser des questions sur mon ressenti, sur mon attachement à lui. J'esquive....
 
Je constate un bleu sur mon sein, je lui en fais part. Il me prend de haut et me dit que ça ne peut etre lui. Il me demande de montrer mes fesses et constate des marques mais qu'il n'en sera plus rien ce soir. Je le crois. Il a de l'expérience après tout, alors je le crois pour mes fesses, mais mes seins se teintent et je commence à être nerveuse. Il rale me rabaisse.
 
Il se lève pour fumer à la fenêtre. Me dis encore une fois de me détendre. Puis... exige de me voir le mardi suivant. Je réfléchis cinq secondes, commence à répondre et il s'énerve. Mon indécision l'agace. Il veut que je fasse la moitié du chemin. Je bafouille que je ne peux s'il m'arrive quelque chose en voiture, il me fait taire, me rabaisse comme une pauvre petite chose sans cervelle. Je suis triste. Peinée. Il crie et m'ordonne de venir à ses pieds pendant qu'il fume sa cigarette. Je viens docilement nue à quatre pattes vers lui, attend sagement. Il me promène ensuite en laisse, tire, s'arrête. Je me retrouve un peu. Je me rassure. Je me laisse faire.
 

Séquence suivante : levrette , baillon et il me prend le seul orifice qu'il n'avait pas pris. Durement, longuement, me rabrouant. Je jouis encore et encore et je l'entends dire que mon cul est fait pour sa bite. Que pour sa bite, que je ne partirai jamais. Je jouis et mon esprit sait déjà que je ne reviendrai jamais dans cette chambre ou une autre avec cet homme. Que je veux partir.

 

Il jouit.

 

Il recommence son cinéma. Il me roule des pelles d'adolescents. Calins love me tender et plus si affinités. Je suis au bord du gouffre. Je regarde ma poitrine, je regarde l'heure. Je veux partir. Je m'esquive de ses bras et et je me lève. Je dois partir. Je veux partir. 
 
Je me rhabille. Et je vais fuir. Il remarques mes marques aux seins et change de tete mais minimise et de même pour les fesses. Je suis effondrée. Je panique. Comment vais-je faire ? Comment rentrer chez moi et affronter le regard de mon mari ? Je me calme.
 

Je pars.

....

- il m'a marquée (folle je me suis laisser faire, je m'en veux  et je me hais d'une telle naïveté)
- il a menti (je n'ai pas eu le trousseau de clé en main, attachée bâillonnée pour stopper si besoin)
- comment peut-on etre aussi glamour alors qu'on ne se connait pas ? Ces élans de tendresse ont gâché la séance. J'aime la douceur, mais un geste suffit, un regard, un mot. J'ai mon mari pour cela.
- j'ai senti que dans mon lâché prise il a trouvé celle qu'il voulait, m'ayant dit que la première séance généralement n'était pas top. Son désir de me cloitrer m'a fait fuir.
- il n'a pas respecté ma vie. Non pas le mardi suivant, non pas toutes les semaines.
- et enfin il a eu des sautes d'humeur que je n'ai pas compris. J'aime me faire humilier mais là c'était vil et malsain. 
 
Je lui ai parlé le soir même. Il a coupé court.
 
Je sais de cette séance que je suis à ma place là. Mais il faut me respecter aussi. Je ne fais pas une séance pour avoir des effusions de tendresse. On ne se connaissait pas voilà tout. 
Je me questionne beaucoup depuis. Parce que j'ai cette fâcheuse tendance à toujours me trouver fautive.A me donner tous les torts. Je ne sais que penser.

Après j'ai eu la chance dans ce désarroi d'avoir mon ami Nicolas qui m'a soutenue tout le long. Il m'a pansée à distance le corps sur ces conseils avisés, l'âme par sa présence et son positivisme hors norme. Il était furax que je sois marquée lui qui m'a respectée tout le long de nos séances. Il me marquait de son urine à défaut des marques. J'avais cette chance d'avoir un soutien. La seule autre personne qui aurait pu m'aider physiquement et psychologiquement est une amie libertine mais qui se trouvait au Japon pour 3 semaines.

 
Je ne regrette pas. Mais je suis sortie un peu plus meurtrie de cette histoire. J'ai quitté le site, supprimé mon profil... 

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Posté(e) (modifié)

Merci pour ce récit, sincère, très intime et réaliste, Elodi. Une leçon ! J'ai eu la grande chance de ne me confier qu'à des fesseurs fiables (et quelques fois même trop doux), prévisibles, à l'écoute.

Modifié par lucbasel

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C'est en effet une histoire qui débutais bien pour moins bien finir, merci de ta franchise sur le ressentit de ton expérience :)

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