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Elle, c'est moi. Mais je vais prendre de la distance.

 
Ce jeu, c'est le sien. 
Ce lieu, c'est son côté exhibe.
Ces actes... son côté trash et pute.
 
 
Dans cette rame du métro, elle est dans un état second, comme ce moment de flottement extatique d'une séance où elle lâche prise. L'inconnu qui la regarde, la pensera seule, debout dans sa veste qui lui arrive à mi cuisse. Mais Il est là, à quelques pas, surveillant son bien comme une louve guette ses petits lors d'une sortie.
 
**
 
Il la voit de côté, sa respiration calme soulevant lentement sa poitrine opulente. Sous sa chemise longue, il la  sait nue avec seul son corset qui comprime sa taille et fait jaillir ses seins. Son manteau ouvert laisse aux regards la vision de ses genoux et le bas de ses cuisses. Ses bottes hautes complétant le tableau. Pas de bijou. Pas de maquillage.
Juste elle au naturel. Elle et son appétit dévorant...
 
**
 
Elle sait qu'il est là. Elle respire calmement. De part sa présence, elle est rassurée. Elle le fera et en a envie. 
Ils en ont discuté ensemble, au détour d'une conversation sur des échanges qu'elle avait eu avec un ancien mec. Elle était partie avec lui, par écrit, dans l'exploration de ses fantasmes inavoués. Il avait senti cette envie impérieuse liée étroitement à la honte voire un certain dégoût d'elle même.
Et là voilà dans cette rame, à quelques minutes de jouer une scène qui la plonge d'ores et déjà en mode chienne docile qui s'oublie. Elle ne sera que sensation. La peur est si présente qu'elle est devenue adrénaline mesurée.  Il est là... tout ira bien. 
 
**
 
Du monde monte, Il se rapproche. Son buste colle son dos. Il reste là juste contre elle encore quelques stations. Puis à son oreille il lui souffle de descndre. La pièce va commencer.
 
**
 
Elle marche devant lui, sa main sur sa taille, elle se laisse guider. Ils dépassent un groupe de jeunes, puis un homme adossé à une affiche et finissent par bifurquer vers un passage interdit. 
Des escaliers. Personne. 
Il la retourne vers lui et la pousse contre le mur. Attrapant ses poignets, il les immobilise d'une main au dessus de sa tête. De l'autre, il écarte le pan de sa veste et lui remonte sa chemise jusqu'à empoigner son sein droit. Il le malaxe, attrappe le téton et le pince durement. Elle se tort contre lui ses yeux fixant ses lèvres. Elle est comme il l'aime, chaude et enivrante d'excitation. Il lâche sa poitrine et descend le long de son ventre jusqu'à effleurer son sexe. Il avance vers ses lèvres gonflées, les écarte et, au moment de plonger dans sa chatte, il dévore sa bouche en même temps. 
 
 - Hé ! On peut participer nous aussi ?
 
Deux hommes descendent les escaliers. Celui qu'ils viennaient de dépasser vient fermer le passage derriere eux en bas.
 
**
 
Il stoppe le baiser mais ses doigts restent en elle. L'homme seul est déjà là, le regard lubrique. Les deux autres arrivent.  
Ne quittant pas sa chatte chaude et humide, son corps collé au sien,  comme un bouclier il répond : 
 
- je ne partage pas.
- allez l'ami... On peut bien s'amuser nous aussi ! - dit l'un des deux énergumènes qui se rapproche.
 
Se deux doigts allant et venant en elle, une appréhension la saisit. Elle se tendent et se serre. Sentant sa crispation, il appuie son buste et son souffle vient caresser son cou.
 
- chut ! Je suis là  !
 
Les hommes les entourent. 
 
- que voulez vous au juste ? 
- que tu partages l'ami dit l'un des trois. 
- rien n'est gratuit, dit-il, la sentant s'arcquer par la tension.
- carrément ! Faut payer pour c'te pute ? 
 
Ayant lâché ses mains, il tire sur sa chevelure pour lui faire tendre le visage. Son autre main remplie de cyprine vient lui caresser le visage. 
 
- un euro symbolique, clame t il. - car au final tu vas aimer ça, lui dit-il doucement dans me creu de l'oreille. 
 
**
 
La pièce est lancée et fini là où aucune des personnes présentes ne semble se préoccuper.
 
Il passe dans mon dos et me saisi les bras. 
 
- tu vas être une gentille fille, lui dit-il. 
 
**
 
Elle est comme liquéfiée, son excitation à la hauteur de la peur qui la submerge, là face â ces trois types qu'elle ne connaît pas. Elle ne regarde même pas leurs visages, un voile de larmes se formant dans ses yeux. Elle prise de doutes mais tenaillée par l envie. Que fait elle ? 
 
Soudain un homme lui remonte la chemise, mettant à nu son corps. Il lui pétrit les deux seins. Une autre main vient caresser son ventre et une autre passe entre lui et elle pour malaxer sa fesse. Elle voit le troisième se mettre à croupi et poser sa main sur son genou.  D'une tapé lui somme d'écarter les jambes.  Il remonte tout en massant ses chairs. 
Elle est perdue. Noyée par ces paumes qui explorent sont corps. N importe qui pourrait arriver et pourtant elle se laisse aller à ses caresses rudes mais qui la rendent vivante.
Des doigts chatouillent son intimité. Puis la pénètrent doucement. Elle pensait qu'ils allaient être brutes... le contraste entre la lenteur exquise des doigts qui la fouillent et le petrissage appuyé ferme et doux à la fois la rendent dingue. Les digues lâchent.  Quand il trouve cet endroit au creux de ses chairs et qu'il le titille de plus en plus, elle se tord contre lui  qui la maintient toujours. 
Elle qui a appris à ne pas crier son plaisir s'autorise de petits gémissements annonciateurs du moment critique.  Quand l'un lui prend un téton le tourne entre ses doigts, qu un autre lui ouvre la bouche pour y glisser ses doigts et que le dernier affermit sa prise intime, elle s arcque d'un coup en avant, son corps lâchant prise totalement. De petits jets de jouissance sortent avec régularité tandis que le troisième en finit avec elle.
 
Tout s arrête. Sa chemise retombe. Leurs mains lui caressent son visage et les ombres disparaissent.
Seuls à present, contre lui, elle pleure doucement. C'est l'instant qu'elle hait plus que tout. Celui du retour à la réalité.  Ce choc violent où le jour refait surface et lui montre la laideur de son âme. Quelle femme censée aurait envie de ce genre de chose ?
 
Elle n'ose bouger, sanglotant silencieusement.  
Il la tient fermement contre lui. Car il sait ce doute qui l'assaille. Ces pensees sombres de l'après qui sont nécessaires et vont passer.
 
Il la retourne avec douceur, lui prend son visage en coupe et l'embrasse avec tout l'amour qu'il a pour elle. Pas de besoin de parler. Elle refera le premier pas, comme toujours. Lui prenant la main, ils repartent dans les couloirs du métro. 

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Hé bien c'est à la fois perturbant et excitant ce récit..

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C'est si bien raconté qu'on pourrait croire que c'est du vécu ^_^, surtout dans la description du passage de fin, où les remords provoquent un sentiment d'amertume après l'extase de ces jeux interdits...

Personnellement, moi aussi je suis très attiré par ces jeux autours de la soumission... dépasser les frontières de la bienséance, braver ces interdits qui nous remplissent autant de peur et d’appréhension que d'excitation...s'abandonner complétement pour connaître l'extase ultime...:wub:

J'ai hâte de lire la suite !:clapping:

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Invité
Posté(e) (modifié)

Je me retrouve dans tes mots Antoine220. Ce lâcher prise qui nous fait sentir plus libre que jamais alors meme que l'on est sous contrainte. Ce paradoxe. Cet état d extase ultime... oui... j en reprends tes mots tellement je les trouve justes.

Non pas du vécu mais quand je me plonge dans un récit  fantasme j'essaie de le vivre comme pour mes jeux réels. 

Je ne me ménage jamais cerebralement car cet état de dualité entre envie et peur, excitation et honte sont des délices incomparables. Une lutte contre soi, pour soi...

J'essaierai d en écrire d'autres.

Merci Antoine et merci Braddock 😉

Modifié par Invité

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Extrêmement réaliste, bravo. 

Et comme déjà mentionné, ta description du malaise, du vide, du doute et même du dégoût qui suivent ce moment d’oublie et de jouissance est très bien écrit. Encore bravo, c’est rare de lire de tel récit. Il faut du courage. Et en plus c’est bien ecrit, le rythme est excellent. Encore bravo!

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Oh

Les mots manquent. Brut, poignant, dérangeant et si...sensible malgré tout 

Du grand.

Merci d'avoir partagé ça avec nous

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