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Evano

L'évasion New Yorkaise

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Ce récit est une pure invention alors que mes autres récits étaient toujours des événements survenus ou fortement inspirés de mes expériences, toujours écrit à la première personne ... Mais je me suis rendu compte que j'avais beaucoup de mal à les finir. Surement car je me lasse de me souvenir de ces moments où je suis déçu de ne pas les avoir vécu de cette manière.

Alors je tente quelque chose de nouveau... Un vrai récit, totalement imaginaire, libre de faire ce que je veux à mes personnages... 

Je préfère prévenir pour ceux à qui cela ne plait pas... Je vais tenter de mettre un vrai contexte en place, de ne pas être rapide dans la montée sexuelle de l'histoire. Donc l'histoire sera longue et je mettrai surement plusieurs mois à l'écrire et en plusieurs chapitre comme à mon habitude. 

car c'est ce qui me plait... Et je vais essayer de ne pas tomber dans un seul type de relation sexuel... Il y aura de la séduction, du sexe très romantique, de la soumission... Je sais déjà à peu près comment se finira l'histoire...

N'hésitez pas à me faire un retour car c'est toujours agréable d'avoir un retour, un avis.

Merci à ceux qui se lanceront dans la lecture ;) 

 

 

 

 

CHAPITRE 1 : L’arrivée

Les aéroports sont un endroit fascinant. Croiser ces milliers de gens qui vont partir aux quatre coins du monde, voir des couples se prendre dans les bras après des mois de séparation, des parents accompagnants leurs enfants prendre leur propre envol. Pierre ne peut s’empêcher d’imaginer la vie des gens en observant leur visage, c’est son petit passe-temps lorsqu’il est en voyage d’affaire et il a un sacré nombre de kilomètres parcouru grâce à son boulot. Il y a quinze ans, il a eu l’opportunité de partir vivre aux Etats-Unis pour son travail et il n’a jamais cessé de monter au sein de son entreprise grâce à son immense talent. Aujourd’hui à quarante-cinq ans, il a totalement réussi sa vie professionnel et gagne très, mais vraiment très bien sa vie !

Mais en ce début de journée, s’il est à l’Aéroport International JFK de New-York ce n’est pas pour voyager. Il attend une de ses plus anciennes amies venant de France. Ils s’étaient perdus de vu suite au départ de Pierre mais grâce à l’avènement des réseaux sociaux, ils ont pu se retrouver et reprendre contact. Cependant, il n’aurait jamais pensé qu’un jour, elle le contacterait pour lui demander une telle faveur…

 

Plus les minutes et plus Pierre se sent stressé, il ne tient pas en place. Cela fait quinze ans qu’il n’a pas vu Karine et même si ils s’échangeaient de temps en temps de message par messagerie instantanée, il se demande s’il n’a pas fait une erreur en acceptant sa demande. Pierre a beau avoir l’habitude de donner des conférences devant des centaines de personne, il n’arrive pas aujourd’hui à contrôler ses tremblements. Il a beau essayer les techniques de persuasion positive, il n’y arrive pas… Il a quarante-cinq ans et tous les ans il court le marathon de New-York. Preuve qu’il est en forme, avec son régime alimentaire équilibré, ses séances de sport et de yoga, il ne pourrait en être autrement ! Certes ces cheveux gris trahissent son âge mais il n’a plus trente ans et assume puisqu’il est en homme accompli… Sauf que sa femme a demandé le divorce pour partir vivre en Californie avec son nouveau mari écrivain… Forcément un écrivain, ça reste à la maison, ça ne part pas en voyage d’affaire pendant deux semaines à Dubaï… Ca vit dans une grande maison en banlieue, au calme pour pouvoir écrire… C’est le seul échec de sa vie, mais finalement après trois ans de séparation, il a réussi à garder son argent en renonçant à la garde de sa fille de 14 ans. Il ne la voit que lors des vacances et cela lui convient car finalement Pierre n’a plus aucune contrainte.

 

L’océan a perte de vue durant des heures a disparu pour une vue impressionnante d’une ville tentaculaire. Depuis toujours Karine a été fasciné par New York, ses gratte-ciels, ses longues avenues. Cela est tellement différent de Bordeaux, où elle a toujours vécu. Depuis le décollage et durant les six heures de vol, elle n’a pas arrêté de penser à Pierre, à ce qu’elle va bien pouvoir lui dire. Quels sujets de conversation pourraient-ils avoir ensemble ? Elle, simple institutrice dans une école primaire et lui, … elle n’a jamais vraiment bien compris son boulot… Elle sait que cela à avoir avec le management et la finance et que Pierre fait d’immense conférence à travers le monde et qu’il compte plus de 10.000 « amis » sur Facebook. Après tout, peu importe ce qui se passera puisqu’elle ne vient que pour une dizaine de jours. Elle se souvient de la journée qui a provoqué sa venue ici, comment elle est passée par tous les états possibles en une journée avec son mari Christophe, de la surprise, à la déception, à la solution « Pierre ».

Cela a commencé lorsque leur fille de dix-huit ans leur annonce qu’elle vient d’être reçue dans une faculté américaine. En effet, sans le dire à personne, elle a participé à un concours européen permettant à cent jeunes de partir étudier dans cette école de prestige et qu’elle est retenue ! La fierté que Karine et Christophe était sans limite, leur fille faisait partie des cents plus intelligents jeunes d’Europe. Il la savait douée mais à ce point, c’était incroyable… Elle allait pouvoir partir à New York et étudier gratuitement… Oui mais voilà… Lucie avait mal lu les petites lignes et seuls les frais de scolarité étaient pris en compte par la faculté, pas les frais de logement… Et même avec un petit boulot à coté, Lucie ne pouvait pas se payer un logement à New-York, et les salaires d’instits de ces deux parents non plus. A ce moment, Karine s’est senti totalement désemparé. En colère de ne pas pouvoir réaliser le rêve de sa fille alors que celle-ci avait tout pour réussir…

 

En se réveillant un matin du début de mois de Juillet, comme à son habitude, Pierre passe dix minutes sur son téléphone à consulter les actualités, ses mails, puis ses messages et ce matin, Karine lui avait envoyé un roman… Elle lui explique que sa fille vient de réussir l’inscription dans une grande école New-Yorkaise mais qu’avec son salaire et de celui de son mari, ils n’ont pas les moyens de lui payer un logement. Elle sait que ce qu’elle lui demande est totalement insensé et qu’il n’a aucune raison d’accepter. Mais comment pourrait-il refuser quelque chose à Karine…  Même après toutes ses années, elle reste la fille qu’il a connu en sixième au collège et avec qui il a trainait toute sa scolarité… Comme toute histoire de meilleur ami garçon / fille, il en était amoureux en secret… Ils se sont toujours dis que quoi qu’il arrive, ils s’entraideraient toujours l’un l’autre dans la mesure du possible… Et si elle lui demande d’héberger sa propre fille durant la durée de ces études, c’est qu’elle n’a pas d’autre choix.

 

Non seulement Pierre a accepté, mais il a également payé à Karine le voyage pour accompagner Lucie deux semaines avant les cours afin que le changement de vie ne soient pas trop brutal. Lorsque l’avion se pose au sol, Lucie ressent en elle une vague de chaleur… Ca y est ! Il est à New York… Grace à sa mère qui a retrouvé son meilleur ami d’enfance, grâce à lui qui a accepter de l’héberger. Elle n’arrive pas à arrêter d’imaginer sa nouvelle vie, de la jalousie qu’elle va provoquer chez toutes ses pseudos amies du lycée qui pétaient plus haut que leur cul avec leur sac Lancel, leur paires de chaussures à 200 €, et les autres choses futiles qui ne l’ont jamais intéressée… ELLE EST A NEW YORK !!!!!

 

Une fois leurs valises récupérées, la mère et la fille se dirigent vers la sortie et Karine regarde dans tous les sens pour trouver Pierre. Il est le premier à la voir… Il l’avait bien sur vu depuis en photo mais il l’aurait quand même reconnu sans. Ses cheveux coupaient en carré, d’un brun sombre ou plutôt noir avec des reflets châtains, lui donnant un air sévère mais son regard d’un bleu pétillant change tous et elle se démarque du reste de la foule. Plus elle se rapproche et plus il aperçoit son corps… Mais non ! Pierre ne doit pas s’y attarder… Certes, cela fait de nombreux mois qu’il n’a rien fait avec une femme mais cela ne sert à rien de penser à cela ! Surtout qu’elle vient de le reconnaitre et son sourire est la plus belle chose chez elle.

Karine n’en croit pas ses yeux, il est vraiment comme sur ses photos de profil. Simplement magnifique… Il a tellement changé depuis la dernière fois qu’ils se sont en vrai. Surtout avec les cheveux entièrement gris, cela lui donne vraiment du charisme. Jamais elle ne l’aurait reconnu hormis ce regard mystérieux, qui ne laisse rien deviner de son émotion, la couleur de ses yeux étant très sombres, à la limite du noir. Il porte un costume qui a du couter plus cher que les deux billets d’avion, mais un homme en costume cela est tellement excitant… Cela cintre le corps et mon dieu quel corps ! On dirait un modèle photo…

En revanche, Lucie n’est pas aussi impressionné, elle sait que cet homme gagne énormément d’argent et elle s’est toujours dit que l’argent ne faisait pas tout, bien au contraire… Mais même si elle est méfiante, elle ne peut au fond s’empêcher de trouver cet homme plutôt pas mal comparé à son père, qui ne fait aucun effort sur son look ou son physique mais c’est ce qui plait à Lucie.

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J'aime bien les histoires qui prennent leur temps aussi et la tienne est prometteuse Evano.

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CHAPITRE 2 : Les découvertes

 

Les deux amis d’enfance s’approchent l’un de l’autre en se souriant amicalement mais plus la distance se rapproche et plus chacun tente de freiner son ressentiment pour qu’il ne soit pas trop visible. Karine et Pierre se font la bise de façon totalement polie. Puis Pierre dirige enfin son regard sur la jeune femme accompagnant Karine. Elle est plus petite que sa mère, elle doit à peine dépasser le mètre soixante-cinq, des cheveux fins comme ceux de sa mère, lui retombant sur les épaules, elle a en revanche les yeux de son père, d’un bleu mis en valeur par la couleur sombre de ses cheveux. Elle est assez fine mais ces formes sont en partie dissimulées par des vêtements confortables surement choisis pour le voyage.

 

  • « Je te présente ma fille, Lucie. »
  •  « Enchanté Lucie. Félicitation pour ta bourse, tu dois être très contente. »

 

La voix de Pierre marque Lucie par sa tonalité assez grave mais très douce à la fois.

  • « Oui, j’ai du mal à réaliser la chance que j’ai. »
  •  « Sache que rien dans la vie n’est de la chance, c’est toi qui a décidé d’y participer et qui a bien répondu. »
  • « C’est ce qu’on lui répète, elle est tellement exceptionnelle. » Affirme Karine en exprimant sa fierté par un regard d’amour envers sa fille.

 

Le trio continue sa conversation tout en se dirigeant vers l’un des nombreux parkings de l’aéroport. Lorsque Pierre ouvre le coffre de sa voiture, les réactions des deux femmes furent très différentes. Face au luxueux SUV, Karine commençait déjà à être impressionnée par les signes de richesse de son hôte alors que sa fille était indifférente, elle commença même à avoir l’image d’un homme voulant étaler sa richesse pour en mettre plein les yeux. Durant le trajet, les sujets classiques à propos du voyage, de la semaine de vacances de Pierre pour accueillir et guider Karine et sa fille dans leur visite de la ville avant la rentrée scolaire. Au fur et à mesure de leur trajet, les jeunes femmes s’amusent à reconnaitre les lieux et les monuments qu’elles ont pu voir dans les nombreux films ou séries se déroulant dans cette ville. Mais jamais elles n’avaient ressenti cette impression de grandeur, quel que soit l’endroit où se posent leurs regards, elles ne voient que des immeubles à perte de vue. Après une bonne heure et demie, Pierre s’engage dans un parking au pied d’une tour. Avant que Pierre n’appuie sur l’un des boutons de l’ascenseur, il entre une carte comme dans les hôtels dans une fente, il tape un code à quatre chiffres et finit par appuyer sur le numéro 28 de l’ascenseur et qu’il se met en marche, Lucie se demande si elle ne va pas avoir le vertige, jamais elle n’est montée aussi haut.

 

Les portes s’ouvrent et les deux femmes n’en croient pas leurs yeux. Pierre, lui, s’avance et sort de l’ascenseur directement dans son appartement avant de se retourner vers ses invitées, toujours bouches bées

  • « Vous êtes les bienvenues chez moi. »

 

Karine sort de l’ascenseur et regarde l’immense pièce à vivre. La décoration est moderne, en face d’elle à une vingtaine de mètre, de grandes baies vitrées donnant sur le réservoir Jacqueline Kennedy, le grand lac au nord de Central Park. Au milieu de la pièce, la séparant en deux, une immense bibliothèque entièrement rempli de livres de collection. Sur la partie gauche de la pièce à vivre, la partie « salon » avec trois grands canapés dans lesquels une personne peut s’allonger dans tous les sens. Un espace bureau dans le coin, contre le mur fenêtres, avec deux écrans d’ordinateur faisant la taille de la télé de Karine. De l’autre côté de la bibliothèque, avant même celle-ci, juste à la droite en sortant de l’ascenseur, l’espace cuisine semble également démesuré... Un immense frigo à deux portes, un ilot central en marbre, entièrement équipée comme jamais Karine ne pouvait en rêver. Elle se rend à présent qu’elle est dans un autre monde. Lucie est également totalement subjuguée par la beauté du lieu et elle a du mal à croire qu’elle va vivre ici durant des mois. La visite se continue avec la salle de bain, jamais Karine n’avait vu une baignoire carré au centre d’une salle de bain… Enfin peut-on encore appeler cela une baignoire, Il s’agit plus d’une petite piscine de 2m de chaque côté avec de nombreux jets massant. Dans un coin, derrière une vitre un immense pommeau zénithale indique la zone douche. Pierre rassure les femmes que les vitres sont entièrement teintés et que de toute manière, il n’y a aucune vis-à-vis. Puis chacune des femmes découvrent leur chambre, Karine se retrouve dans la chambre d’amie et Lucie récupère l’ancienne chambre de la fille de Pierre, chacune possède un dressing aussi grand que leur chambre respective en France.

 

Durant le reste de la journée, les filles se reposent et prennent possession de leur dressing bien trop grand pour la valise de chacune. Lors du diner préparé par Pierre, Karine ne cesse de lui poser des questions sur son travail. Comment le jeune garçon qu’elle a connu à 20 ans a-t-il pu devenir ce qu’il est aujourd’hui ? Comment le jeune homme un peu paumé qu’il était a-t-il pu devenir cet homme si accompli et si riche ?

Il lui explique tout son parcours de vie, Karine semble passionnée, Lucie beaucoup moins. Il lui explique que certes il gagne bien sa vie, mais il n’a pas profité de sa famille si bien que sa femme a fini par demander le divorce… Forcément quand tu passes ton temps en voyages d’affaires, cela n’aide pas à construire une vie de famille stable. Du coup, cela fait plusieurs mois que Pierre vit seul chez lui, et cela le pèse car finalement il n’a pas de collègues avec qui aller boire un verre ou même le temps d’avoir une activité sportive pour se faire des amis.

Chacun finit par aller se coucher repensant à cette journée chargée en émotion. Lucie doit bien admettre que s’endormir avec une vue imprenable sur New York et Central Park est assez insolite et lorsqu’elle publiera une photo demain sur Instagram, beaucoup de ces connaissances font faire la gueule. Karine se souvient de ce moment dans sa jeunesse… ce moment où elle a du faire un choix… « Ai-je fais le bon choix ? » va-t-elle se demander toute la nuit. Quant à Pierre, il est tellement heureux de revoir Karine qu’il ne dormira pas non plus de la nuit.

 

Durant la semaine qui suivit, le trio parcouru la ville et les alentours de New York afin de la découvrir dans ces moindres recoins. Dès les premiers jours, l’amitié de Karine et de Pierre se raviva comme au dernier jour. Ils ne cessèrent de se faire des blagues, de discuter de tout et de rien. Lucie les suivant plus afin de prendre un maximum de photo des rues et des monuments de la ville. Passionnée par l’art, elle n’attendait qu’une chose, la visite du Metropolitan Museum et du Guggenheim Museum. Elle allait étudier l’art durant ces trois prochaines années, et il est inenvisageable de ne pas aller passer trois jours dans ces deux musées avant sa rentrée. Karine aurait préféré continuer à se balader dans les rues au vue du temps magnifique dehors… Au lieu de cela, elle doit passer sa journée à regarder des statuts et des peintures qui se ressemblent toutes. Lucie découvre une nouvelle facette de son hôte. Lui aussi est passionné par l’art et notamment la peinture. Pour la première fois depuis son arrivée, elle et lui ont une vraie conversation, pas de celle forcée avec un sujet passe partout. Il lui fait la promesse de l’aider autant qu’il le peut et qu’il l’amènera volontiers à toutes les expositions qu’elle veut.

Il est vrai que depuis que Pierre fréquente une certaine catégorie sociale, il a du se mettre à parler de sujet qu’il lui été totalement inconnu autrefois… Au revoir le foot et bonjour les courses hippiques… Au revoir le cinéma grand public et bonjour l’histoire de l’art… Et il fut content d’avoir enfin un point commun avec Lucie, après tout, ils allaient vivre ensemble et ils auront au moins ce sujet de discussion.

 

Chaque soir, tout le monde était épuisé d’avoir soit marcher dans les rue, soit d’avoir piétiné dans les couloirs des musées. Chaque soir, tout le monde allait se coucher, la tête remplie de souvenirs. Pour le dernier jour de Karine à New York, Pierre a préparé une surprise aux deux femmes… Une surprise qu’il prépare dans sa tête chaque soir dans son lit. Le matin, une fois tout le monde prêt à partir, il donna à chacune un bandeau pour se bander les yeux… Après quelques secondes d’hésitation et un long sourire complice, Karine finit par mettre le sien. Lucie, hésita plus longtemps et finalement Pierre le lui attacha, non sans une légère excitation qu’il refoula avant de s’égarer… La mère et la fille se donnèrent la main tandis que Pierre prit la deuxième de Karine pour les guider jusque dans la voiture.

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Passionnant quoi dire de plus, vivement la suite

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CHAPITRE 3 : Retour sur terre

 

Alors que la mère et la fille sont assises à l’arrière de la voiture, elles tentent de questionner Pierre au sujet de cette fameuse surprise. Où pouvait-il bien les emmener en leur bandant les yeux. Karine est totalement excitée, elle tente vraiment de deviner alors que Lucie est beaucoup plus déstabilisée. Elle ne sait ni où elle va, ni ce qu’elle va faire et finalement cela ne fait qu’une dizaine de jours qu’elle connait Pierre. Et connaitre est un bien grand mot car le fait de vivre seul avec lui l’angoisse de plus en plus. Heureusement la pré-rentrée du lendemain, les cours commençant la semaine prochaine et Pierre reprenant son boulot demain, elle devrait être seule assez souvent aux vues du métier de Pierre.

 

Après de longues minutes, les deux femmes sont invitées à se prendre à nouveau la main et Karine se fait guider en serrant également celle de Pierre. Elles sont perturbées par une musique de fond et de nombreux autour d’elles, ce qui rassure Lucie car cela signifie qu’elles sont dans un lieu public et non au fin fond d’une foret…

 

« Vous pouvez retirer vos bandeaux ». Pierre a du mal à cacher son excitation.

 

Les deux femmes ouvrent les yeux, éblouis par la lumière. Elles n’en croient pas leurs yeux, elles sont sous une immense verrière à plusieurs étages d’elles dans ce qui ressemble à un immense centre commercial…

 

« Voilà mon cadeau de départ… Une journée shopping totalement offerte. »

« Pardon ? » - « Quoi ? ».

 

La mère et la fille n’en reviennent pas, après quelques regards lancés à droite ou à gauche, il est évident que les boutiques sont d’un standing bien plus élevé aux boutiques qu’elles ont l’habitude de fréquenter en France.

Après que Pierre ait réussi à convaincre ses invitées, qu’il en a largement les moyens et que cela lui fait plaisir, Karine et Lucie commencent leur shopping. Quel que soit la boutique dans laquelle, elles entrent, Pierre se met en retrait pour les laisser choisir. Au début, Karine et Lucie furent totalement déstabiliser à cause des prix mais pour Pierre cela ne posait aucun problème et encourageait même les femmes à se lâcher et peu à peu cela fonctionnait. La complicité entre la mère et la fille est à son apogée, totalement libérée de toute contrainte, elles passent un merveilleux moment avant de devoir se séparer. Durant plus de six heures et plusieurs allers et retours à la voiture pour stocker les sacs dans le coffre de la voiture, les femmes refont entièrement leur garde-robe. Lucie finit vraiment par se dire qu’elle aurait été totalement à côté de la plaque avec ses vêtements dans sa fac prestigieuse.

 

Alors que le trio est en chemin pour repartir en direction des parkings, ils passent devant une boutique de lingerie et Karine s’arrête pour regarder l’ensemble bustier et guêpière sur le mannequin. L’ensemble est entièrement fait en dentelle noire transparente à motifs fleuris. Karine entre dans la boutique suivie de sa fille puis de Pierre.

Depuis sa grossesse et avec les années qui passent, Karine a connu des périodes où il lui était difficile d’accepter son corps mais la lingerie et notamment les corsets, les bodys et entre tenues l’ont aidés à dévoiler son corps malgré ses complexes stupides. Notamment pour maintenir sa poitrine, il y a bien longtemps que son bonnet D a perdu de son fermeté et elle a énormément de mal à voir ou sentir sa poitrine tomber ou bouger, cela fait plusieurs années qu’elle pense à une opération. Mais aujourd’hui, si elle regarde les modèles avec intérêt, c’est pour une toute autre nécessité. Julie est beaucoup mal à l’aise. Elle aime également la lingerie mais plus conventionnelle et surtout la présence de Pierre dans cette boutique la gêne. Elle n’a vraiment pas envie qu’un homme sache ce qu’elle va porter. Voyant le changement d’attitude de la jeune femme, Pierre prévient Karine qu’il les attend à la sortie pour préserver leur intimité. Karine se réjouit de pouvoir conserver sa petite surprise dans sa tête.

 

La journée se finit tranquillement avec un retour à l’appartement alors que le soleil se couche. Il fallut plusieurs voyages au parking pour décharger tous les sacs de la voiture. La suite de la soirée se déroula tranquillement autour d’un bon repas et d’un bon vin. Tout le monde finit par se coucher dans son lit, seul dans ses pensées…

 

Pierre est dans son lit, à regarder droit devant lui sans pouvoir trouver le sommeil. Après de longues minutes, il finit par allumer la lumière pour lire son livre de chevet. Il n’y a pas un bruit dans son appartement. Soudainement, la porte de sa chambre coulisse lentement et Pierre tourne lentement la tête. Il n’en croit pas ses yeux. Karine entre dans la lumière refermant légèrement la porte derrière elle. Karine tremble de tout son corps, elle n’a aucune idée de la réaction que va déclencher sa tenue. Depuis qu’elle a vu cet ensemble bustier – guêpière en lingerie, elle imagine ce moment où elle avancerait vers le lit de Pierre. Sa poitrine parfaitement maintenue, ses tentons visibles sous la dentelle. Elle avance lentement vers Pierre qui ne bouge pas, ses yeux se baissent sur son sexe. La vulve de Karine est ornée d’une large bande de poil, bien taillée. Pierre la dévore du regard avant de retirer la couette de son corps pour qu’elle puisse monter sur le sien sans dire un seul mot.

 

 

Lucie imagine sa journée de demain, la rentrée, les nouvelles rencontres, la tenue qu’elle a choisie est-elle vraiment bien ? Va-t-elle réussir à comprendre les autres… A partir de demain, elle va devoir uniquement parler anglais ! Elle y pense tellement qu’elle n’arrive pas à réellement s’endormir et reste dans un état de sommeil très léger, à la limite entre l’imagination et les rêves pourtant il est déjà une heure du matin. Elle a chaud sous sa couette et la retire pour s’assoir sur le bord de son lit deux places. Se passer de l’eau sur le visage à ce moment, est surement la pire idée qu’elle n’a jamais eue. Elle ne porte qu’un simple débardeur en guise de haut, assez ample pour lui laisser tout la liberté de la nuit mais ses petits seins dressés se dessinent parfaitement. Elle pourrait faire comme tous les matins et enfiler son sweat à capuche mais tout le monde dort. En revanche, elle enfile le short au pied de son lit afin de recouvrir son tanga et ses fesses…

Elle pousse la porte coulissante de sa chambre et tourne instinctivement la tête vers la source de lumière éclairant faiblement le couloir. Une lumière provenant de la chambre de Pierre, la porte coulissante étant mal fermée, quelques centimètres laissant ce qu’il se passe dans la chambre accessible à tous. Les bruits qui en sortent ne laissent aucun doute mais pour Lucie, cela est impossible. Comme hypnotisée, comme si elle ne pouvait pas le croire sans le voir, elle s’approche lentement de la porte. Sa respiration et ses mouvements sont ralentis pour ne faire aucun bruit. Elle se fige dans l’obscurité et par l’ouverture, elle découvre sa mère portant l’ensemble acheté plus tôt dans la journée, la tête penchée en arrière, les mains de Pierre sur ses hanches, les fesses de sa mère se soulevant et ondulant sur le bassin de Pierre.

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Ho oui encore c'est bien mieux que 50 Nuances de Grey !!

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J'adore ! Ça devient très intéressant... Mais que va faire Lucie ? :good:

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Invité

Un peu gênant tout de même....(c'est la mère qui parle) mais j'attends la suite.

Très belle plume.

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Je trouve que tu as une belle imagination, ton récit est bien détaillé, en le lisant, j'avais vraiment l'impression de vivre l'histoire

J'aime beaucoup, vivement la suite

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CHAPITRE 4 

 

Comment y croire… Pierre est allongé sur son lit, ses mains posées sur les hanches de sa partenaire. Ses yeux ne cessent de parcourir le corps de Karine mis en valeur pour son bustier. Lorsqu’il la vue entrer dans sa chambre dans une telle tenue, il a de suite compris son intention et n’a pas eu besoin de dire le moindre mot. Lorsque celle-ci se pencha sur son sexe pour le faire dresser dans sa bouche, il ne put que soupirer de plaisir. Lorsque celle-ci dressa sa verge pour s’assoir dessus, Pierre exulta de plaisir. Depuis il ne peut qu’admirer sa queue disparaitre dans un tourbillon de chaleur.

 

Comment y croire… Karine savoure de chaque sensation, de chaque caresse. Son cœur est sur le point d’exploser, son corps tremble depuis le moment où elle a décidé d’enfiler cette tenue et de venir dans la chambre de Pierre pour coucher avec lui. Après vingt-et-un de mariage et dix-neuf de fidélité, elle n’a eu presque aucune hésitation ! Elle repense à cette nuit, il y a dix-neuf ans, où Pierre son meilleur ami de l’époque lui annonce qu’il part vivre aux Etats-Unis… Cette nuit où elle a totalement craqué, le suppliant de rester, qu’elle avait de lui… Cette nuit où elle fut infidèle durant des heures sans le moindre regret… Et cela recommence ce soir, elle n’a aucun regret et se laisse totalement envahir par le plaisir en gémissant.

 

Comment y croire… Sa mère, la femme qu’elle a pour modèle, mariée depuis tellement de temps. Lucie ne peut croire ses yeux, voir sa propre mère se déhancher ainsi, dans la tenue achetée plus tôt. Elle ne peut non plus croire ses oreilles. Elle gémie de plus en plus, trahissant son plaisir. Mais si Lucie ne décroche pas son regard, c’est que justement sa mère semble tellement épanouie, tellement heureuse, sans aucune retenue, ni pudeur. Sa mère semble tellement sûre d’elle à ce moment, profitant pleinement de ce moment de plaisir.

  • « Tu aimes toujours autant la levrette ? » la voix de Pierre est saccadée, entrecoupé de respirations
  • « Tu n’as pas oublié… » Celle de Karine est douce, comme si l’idée de cette position suffisait à la faire gémir
  • « Comment oublier ton cul… »
  • « Il a bien changé, tu sais »

Karine se soulève afin de se mettre en position au pied du lit. Lucie voit sa mère se mettre à quatre pattes au bord du lit parallèlement à la porte. Dans cette position, elle offre toute son intimité, sans aucune pudeur. Lucie n’a jamais osé la levrette avec chacun de ses deux petits copains avec qui elle a couché justement pour cette raison. Pierre fait le tour du lit et se place derrière Karine en faisant face l’espace d’un instant face à la porte avant d’être de profil. Lucie reste bloquée sur la vision rapide du corps de Pierre. Il n’a rien à voir avec les corps des garçons de son âge, ses muscles sont formés mais ils dégagent une forme de puissance, et le fait que son buste soit légèrement recouvert de poils ne la laisse déjà pas indifférente. Mais c’est surtout la vue du sexe de Pierre qui monopolisa son regard. Une longue verge dressée et épaisse, parfaitement épilée, Lucie avala sa salive comme si elle en avait envie. Mais elle se rend compte de son excitation alors qu’elle ne devrait pas l’être. Pourquoi son corps est aussi sensible ? Pourquoi ses tétons pointent-ils ? Non… Non… Elle ne peut pas accepter cela et retourne sans faire de bruit dans sa chambre sans se retourner. Lucie s’écroule sur son lit, la respiration coupée, elle n’arrive pas à retirer la vision de ces deux corps. Elle n’arrive pas à croire que sa mère est en train de tromper son père, qu’elle prend un plaisir qu’elle-même n’a jamais connu. Lucie se recroqueville sur elle-même, se laissant tomber dans son sommeil en étant troublée

 

Pierre, debout au pied du lit, les fesses et le dos de Karine sous ses yeux, ses mains posées sur ses hanches pour venir s’enfoncer en elle. Son gland est déjà englobé dans la chaleur et la douceur de l’antre de sa partenaire. Leurs mouvements s’harmonisent petit à petit jusqu’à ce que Pierre aille bien au fond arrachant un gémissement à chaque passage à Karine. Pierre se penche pour glisser une main sur ses seins prisonniers de la dentelle. Ils n’ont plus aucune pensée, ils savourent ce moment rien qu’à eux. Karine finit par lâcher et se laisse tomber sur le ventre. Pierre se redresse et prend appui sur le bassin de sa partenaire pour la pénétrer comme bon lui semble. Il alterne, courte pénétration et longue pénétration. Karine ressent cette fameuse vague, ce frisson qui semble prêt à exploser, cette douce sensation qu’elle n’a pas ressenti depuis longtemps, un vrai orgasme. Elle tente de le contrôler mais la verge de Pierre appuie de sorte à ce qu’à chaque passage, elle ressent cette décharge monter en elle. Pierre également tente de se contrôler, ses yeux fermés pour ne pas voir son sexe être avaler par les lèvres de Karine. Mais c’est inévitable… Pierre explose, collant son bassin contre les fesses de Karine, tirant vers le haut pour bien appuyer sa verge contre les parois de Karine, ces parois qui se resserrent sous les effets de l’orgasme féminin. Ce moment intense où le sexe de Pierre se contracte, lâchant sa semence et celui de Karine se contracte pour l’aspirer.

 

Pierre s’écroule sur le ventre à côté de son amante. Karine est épuisée, elle pose sa main sur le torse de Pierre et lui sourit amoureusement.

 

  • « Tu es sûre de ne pas vouloir rester avec moi, ici ? » Dit Pierre, totalement essoufflé
  • « Ce n’est pas une question de volonté… mais je ne peux pas »
  • « Tu seras plus heureuse ici et tu le sais… »

Karine hésite quelques instants.

  • « Oui, si tu savais le nombre de fois où je me suis demandais ce qu’aurait été ma vie si j’étais parti avec toi… Si j’avais eu le courage de quitter Christophe mais je ne peux pas ! »
  • « Mais pourquoi, qu’est-ce qui t’en empêche ? On a tenté de résister et on a fini par craquer »
  • « Arrêtes, tu le sais que j’aurais jamais du venir mais je m’en serais voulu et je ne regrette pas mais si je reste, Lucie ne comprendrait pas et elle pensera que je suis venue ici pour te retrouver… Elle n’acceptera pas de rester, elle retournera auprès de son père que je viens de trahir… Elle mérite de réussir, elle mérite d’avoir la chance que je n’ai pas osé saisir."
  • « Je vois… Donc tu ne restes pas à cause d’elle… »
  • « Dis-toi que si je suis là, si on vient de faire ce qu’on vient de faire, c’est grâce à elle… Sans ça, je ne serais jamais venue..." 
  • « Je vois… Donc autant en profiter toute la nuit ! »

Pierre se colle à Karine qui se retourne pour l’embrasser et le laisser venir sur elle.

 

Le réveil de Lucie sonne durant de longues secondes avant que celle-ci n’arrive à ouvrir les yeux. La première chose à laquelle elle pense, c’est ce qu’elle a vu hier soir, ce qu’elle a entendu… Non… C’est sa rentrée, elle doit se concentrer là-dessus mais que va-t-elle dire à sa mère ce matin… ?

En se levant, elle n’ose pas regarder en direction de la chambre de Pierre et elle se dirige vers la porte de la chambre de sa mère. Lucie n’entend que le réveil mais aucun autre bruit, elle ouvre délicatement la porte. Le pyjama de Karine est au sol, la couette totalement retirée, le téléphone de sa mère posé sur la table de chevet. Lucie comprend rapidement que sa mère est toujours dans la chambre de Pierre… Les larmes montent aux yeux de Lucie mais elle se ressaisit et part se préparer de longues minutes dans la salle de bain afin de cacher le manque de sommeil et elle part de l’appartement sans même croiser sa mère. C’est peut-être mieux ainsi…

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On se plonge très facilement dans ton récit et cela deviens addictif ;)

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Un chapitre des plus excitant

Vivement la suite ^^

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Une suite pour quand Monsieur Evano? :D

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Merci de vos retours, je vais tenter d'avancer le plus vite possible ;)

Je suis content que cela vous plaise

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:good::clap:pour l'ensemble de tes récits 

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Ok... comme les autres, je me mets dans la file d'attente 

Vraiment bien ce début 

Merci

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Petit chapitre où il se passe pas grand chose mais la suite arrive très vite ;)

 

CHAPITRE 5 : La confidence

Karine se réveille doucement de son nuage, étirant ses muscles douloureux de la nuit qu’elle vient de passer, sentant la caresse des draps sur son corps entièrement dénudée. Elle n’a pas pu résister à abandonner toute retenue à son partenaire encore endormi. Mais en voyant l’heure, Karine se réveille en sursaut, réveillant Pierre au passage.

  • « Putain, merde, il est plus de 9h… Je devais me lever il y a deux heures pour déjeuner avec Lucie avant son départ… »

Karine se lève et se dirige vers la porte.

  • « Penses à t’habiller avant d’aller dans sa chambre »

Karine ouvre la porte sans faire de bruit, elle n’ose imaginer la réaction de sa fille si elle voyait sa mère entièrement nue sortir de la chambre de leur hôte. La porte de la chambre de Lucie est ouverte et elle n’y a aucun bruit nulle part dans la maison. Karine se précipite dans sa chambre pour prendre son téléphone et envoyer un message à sa fille.

  • « Coucou ma puce, je suis désolé je n’ai pas entendu mon téléphone. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé… Tout va bien ? Tu ne t’es pas perdue ? »

Lorsque Lucie lit ce sms, elle aimerait répondre sa mère

  • « Je comprends que tu sois fatigué vu comment tu t’es faites baiser hier »

Mais non… Lucie n’a pas le courage de mettre sa mère au pied du mur, pas maintenant, pas par sms…

  • « Je comprends, j’ai entendu ton téléphone à travers la porte et j’en ai conclu que tu avais besoin de dormir. Ne t’en fais pas, tout va bien. Je suis grande, je peux me débrouiller seule maintenant »

 

Karine est encore plus fière de sa fille si cela est possible. La voir assurer toute seule alors qu’elle n’a pas assumer son rôle de mère, qu’elle a préféré s’occuper d’elle… La réussite de sa fille la renvoie à sa propre faillite. Pas celle d’avoir pris du plaisir avec un autre homme hier soir mais celle d’avoir autant d’incertitude sur les choix qu’elle a pu faire dans sa vie. Elle aurait pu, il y a vingt ans partir avec Pierre qui venait de lui faire une déclaration d’amour, rompre avec Christophe et vivre aux Etats-Unis… Elle aurait peut-être réussi une tout autre carrière professionnelle, elle aurait pu vivre dans le luxe, elle aurait pu être épanoui en tant que femme… Tout cela sa fille va avoir la chance d’en avoir l’occasion.

 Pierre et Karine passe leur dernière matinée dans le canapé tourné vers la fenêtre donnant sur une vue panoramique de Central Park, blottis l’un contre l’autre, simplement nus. Ils refont le monde, leur histoire avec des « et si », Karine ne cesse de se torturer, se lamentant sur les aspects négatifs de sa vie, la routine de son boulot, la routine de son couple, son mari qui s’est encrouté et elle qui tente de se maintenir à flot. Petit à petit, le « et si je restais… » fait son bonhomme de chemin dans sa tête.

  • « Tu veux que je te dises ce qu’il se serait réellement passé si tu m’avais choisi ? » dit Pierre après un instant de silence, Karine le regarde intrigué.
  • « Tu aurais quitté Christophe et tu m’aurais accompagné… J’aurais eu la même carrière, me propulsant dans les hautes sphères, j’aurais eu autant de déplacements longs et lointains… Te laissant dans notre maison, seule… On aurait fait un enfant pour solidifier notre couple, lui donner un second souffle mais je continuerai à progresser car on aurait eu besoin de plus d’argent pour que tu arrêtes de travailler et qu’on donne le meilleur à notre enfant… Donc j’aurais encore plus voyagé… M’éloignant de toi et de notre enfant… tu te serais lassé… Tu aurais découvert une aventure ou tu douterais de ma fidélité jusqu’à ce que je te donne raison… Tu m’aurais quitté dans la douleur et tous ce qu’on aurait mis tant de temps à construire aura été vain… Et dans tout ça, tu n’aurais pas eu ta fille telle qu’elle est actuellement… »

Karine ne réagit pas, en quelques instants, Pierre vient de casser le rêve qu’elle se faisait… Un rêve totalement illusoire, totalement utopiste. Evidemment qu’elle n’aurait jamais supporté la distance imposé par un boulot comme celui de Pierre, en parallèle, elle se souvient de tous ces moments, tous ces souvenirs passés avec son mari. Ces petits instants du quotidien qui font qu’elle l’aime encore et toujours.

  • « Tu dois être le seul amant à donner autant de plaisir à une femme mariée tout en la rendant encore plus amoureuse de son mari » Dit Karine en rigolant.
  • « Je préfère être ton amant une fois tous les vingt ans et que cela soit des souvenirs inoubliables plutôt qu’on se détruise l’un et l’autre »
  • « Vingt ans… On aura soixante-cinq ans… »
  • « Mais il nous reste encore deux heures avant de partir pour l’aéroport… » Dit Pierre en glissant sa main sur le corps de Karine, mais celle-ci le repousse tendrement avant de l’embrasser amicalement sur la joue.

 

Lucie n’a plus pensé à sa mère de toute la journée. La faculté est énorme et n’a rien à voir avec ce qu’elle a pu imaginer. Un énorme campus, rempli de gens de tout âge, de toute origine, de tout style. Elle devrait se sentir perdue dans cette immensité mais elle se sent tellement bien, toutes ces nouveautés, toutes ces rencontres. Une fois l’amphithéâtre remplie, Lucie fut étonné du nombre de personne pouvant suivre ce cursus, il va falloir assurer pour se démarquer… Lucie doit se concentrer pour comprendre le descriptif de l’année universitaire, son emploi du temps, le contenu des cours et autres modalités. Le midi, elle trouve un groupe avec qui manger dans l’un des nombreux restaurants universitaires du campus. Un groupe composé de plusieurs filles et de plusieurs mecs, dont un italien, une australienne, une anglaise et un japonais. Il y a surtout ce garçon qui n’arrête pas de la regarder, elle, la petite française, vêtue d’une robe bleu foncé acheté par Pierre hier… Ce garçon est un cliché du capitaine de l’équipe de foot US ou de basket de son lycée, à se demander ce qu’il vient faire en Histoire de l’art mais au contraire, il semble ici pouvoir se lâcher et être qui il est vraiment…

 

La journée se termine pour Lucie et elle rejoint l’appartement de Pierre, repensant à sa journée, à toutes les informations qu’elle vient d’accumuler, ne pensant plus à ce qu’elle a vu hier soir jusqu’au moment où elle ouvre la porte de l’appartement. Jusqu’à ce que son regard croise celui de Pierre, il lui sourit en lui tendant une coupe de champagne à la main.

  • « On allait quand même pas ne pas fêter dignement ta première journée de fac ? »

Comment oublier son corps nu, son torse musclé, son sexe…

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Invité

Qu'il est plaisant de lire un récit aussi bien construit. La forme sublime le fond et nous aide à glisser sur tes mots. C'est très bien écrit tant par l'orthographe et la grammaire que par ton style.

Tu prends le temps de présenter les personnages, de les enrichir, de nous faire part de certaines de leurs pensées.

Qui plus est, je trouve que tu t'adaptes bien à la psychologie en fonction des âges et des expériences des uns des autres.

On se sent transporter. Bref j'aime et j'ai hâte de te lire....bravo et merci.

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Bravo et j'attends la suite avec impatience comme d'habitude

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Je suis totalement sous le charme de ce récit !! Merci Evano

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:good::clap: j'aime bcp !

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