Aller au contenu

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

louise g

La rencontre

Recommended Posts

Je construis mes histoires avec ma peau, il me faut la vérité d’un instant pour glisser dans le rêve.

La rencontre.

L’abandon charnel est un état de grâce.

De la navigation dans l’inconnu d’un monde dès plus virtuel ou je ne perçois qu’à bout de mots, ou je les dépèce pour sentir, il me faut de l’âme aussi, un corps pour vivre ça ne peut pas être totalement vide, il faut tout le reste tout ce qui ne se voit pas, ne se dit pas tout à fait.

Mais vous l’avez dit un peu et il a suffit de ces si simples, si évidentes paroles, si vraies, cette sorte de cri silencieux, le déclic.

-« envie d’un corps » juste celle-ci et le poème qui a suivi, et sa fin, ce couperet violent, je me suis dis qu’effectivement je pouvais vous offrir mon corps de bonne grâce parce qu’elle n’attend que ça ma peau, parce que c’est la seule chose que je puisse vous donner vraiment, au point de vous laisser entrer, glisser sur elle, en elle, qu’il me faut le désir de l’autre, sans lui je ne peux rien, je ne peux pas naître dans ce si doux refrain, alors il y a la peur qui vient se mêler au débat, je ne me lance pas dans de telles aventures tous les jours non plus, je ne suis pas sûre de moi, surtout pas.

Vais-je lui plaire ou pas, l’émotion ça ne se commande pas, c’est fugitif, c’est un instant, un regard, un petit rien, parce que là dedans, il n’y a plus que la séduction brute est rien d’autre, il n’y a pas la complicité de la connaissance, non, c’est rêche, sans enluminures, ça coule de source ou ça se fracasse d’un coup, d’un seul.

Je me retrouve par un petit matin d’automne à la sortie de métro que vous m’avez indiqué,

Et bon dieu, je pourrais dans l’instant partir en courant, avec ce putain de sentiment de culpabilité chevillé au fond de la cervelle, je ne m’en départis jamais tout à fait, sans doute le prix à payer de mes libertés, ma prise de pouvoir pour l’assouvissement de mes désirs.

Finalement non, je ne pars pas à toutes jambes, ma curiosité, ma soif d’aventure, ma famine si savamment cultivée, mon excitation, mon envie du plaisir et cerise sur le gâteau, faire des photos, moi qui déteste ça,

Aussi surprenant que cela puisse vous paraître, je suis timide, j’aurai été capable de boire un verre pour me donner du courage, être un rien plus détendue, je ne l’ai pas fait, et à 9 heures du matin, c’est impossible sous peine d’être malade.

Vous m’attendez en haut des marches, comme prévu, l’on se reconnaît, et c’est étrange, j’ose à peine vous regarder, je n’y arrive pas, c’est si subit, tout avance à la vitesse de l’éclair, et vous fumez, génial, parce que sans cigarette pour m’apaiser cela aurait été encore un peu plus compliqué, enfin, les petits détails finissent gigantesques dans ces cas là.

Il fait frais, le soleil est magnifique, il est presque rassurant, il garantit la belle lumière pour les photos, pas besoin de flash, ouf ! Parce que les éclairages chirurgicaux, je ne sais pas, mais là c’est effrayant, je n’ai plus vingt ans, bon sang et je les imagine déjà mes courbes, pas très accentuées sous les lumières couleurs néon, affolant !!!

Le désir et la peur continuent leur bataille acharnée, ils se disputent à l’intérieur de moi,

Ils n’arrêtent pas une seconde de me tirailler d’un coté de l’autre.

Monter les escaliers à la hâte ne plus s’arrêter, trois étages au pas de course ou presque, ne pas se retourner, enfin à l’intérieur, il fait chaud dans votre appartement, ça sent la peinture fraîche, le tout neuf, le tout juste rangé, l’installation récente, c’est vivant, je me détends un peu.

L’invitation a prendre un café, ah, ce n’est pas de refus, bien sur que j’ai besoin d’un café, et noir le plus noir possible, se répandre en banalité, il me semble encore me souvenir, les détails, les fenêtres enfin pourquoi ne parler du décor, ça rassure parfois le banal, c’est sur, bien stable, et moi qui n’ose toujours pas vous regarder, pas pour de vrai, pas possible encore de planter mes yeux dans les vôtres, si j’y lisais que je ne vous plais guère, enfin j’essaie de penser à autre chose, l’œil noyé dans les vitres, l’iris liquide. Et je fume une cigarette puis une autre, j’aurai pu griller le paquet à en saturer mes poumons. Il faut que cela cesse avancer, passer à autre chose, la chose pour laquelle je suis là, la chose pour laquelle vous n’avez invité chez vous, et j’en meure d’envie et j’en ai peur, ne pas supposer un instant que vous puissiez être un rien angoissé vous-même, ça non je ne l’ai pas envisagé pas une seule seconde, vous aviez l’air si serein, peut être vos mains tremblaient-elles un peu, il m’a semblé, vision fugitive.

Et me voilà debout, on y va, bien sûr qu’on y va, mais pas si facile, et moi qui vous dit :

-« il vous falloir m’aider un peu. »

tout devient magique, vos mains parlent à votre place, lorsque solidement vous m’enserrez dans vos bras que vous embrassez ma nuque, que vous remontez ma jupe, pour faire le constat de ma totale obéissance, et bien oui, je n’ai pas de culotte, je n’en aurai pas mise ce matin là pour tout l’or du monde, je voulais tant et tant vous plaire, cela m’excitait de me promener la chatte à l’air en plein Paris juste pour vous satisfaire, pour me plier à l’inconnu que vous êtes.

Maintenant vous pouvez tout vouloir de moi, les photos, mon cul, ma chatte et ma bouche, je ne vous refuserai rien, parce que le refrain de vos mains sur ma peau vous a ouvert les portes, toutes les portes et les ouvertures de mon corps, les barrières de l’angoisse ont volé en éclat, et là je deviens moi.

Aller dans votre chambre, lieu des prises de vue, c’est vrai la lumière était belle ce matin là, vous vous attardez sur l’arrondi de mes épaules, jetez dans l’empressement mes vêtements, et bon dieu qu’elle est bonne votre urgence, vous n’imaginez pas.

Me voilà nue, vous me basculez sur le lit avec un rien de brusquerie, m’intimant l’ordre de me caresser, évidement que je vais me caresser, cela fait deux jours que je me masturbe dans mon dressing face à un grand miroir en rêvant ce moment, vous face à moi.

Lorsque accroupis, vous venez écarter mes cuisses, vos solides mains imprimées dans leurs muscles, le suave de votre langue, son côté presque frais sur mes lèvres intimes brûlantes, je pourrais hurler de bonheur, je ruisselle comme une fontaine, je meure d’envie de vous toucher, de vous voir nu, aussi nu que moi. Souvenez vous j’adore la peau.

Il me faut vous quitter cette foutue chemise, blindée de boutons, la ceinture de votre pantalon, récalcitrante, votre slip, vous voir, et bon dieu vous êtes terriblement viril, poilu, c’est doux, massif, solide, charpenté j’aime la force que vous dégagez, la douceur de votre regard.

Vous m’abandonnez.

Je ne sais plus si à ce moment là l’on se vouvoie, l’on se tutoie, qu’importe

Vous me dites de continuer/

-« Caresses toi ». « Caressez-vous ».

Et j’entends le cliquetis de l’appareil photo, bizarrement je n’ai plus peur de rien, d’être moche, pas belle, je m’en fous, je m’enfonce, je m’enivre, vous m’offrez l’ivresse, je peux écarter les cuisses autant qu’il vous plaira, glisser mes doigts dans les recoins humides, il n’y a plus de frein à mon impudeur.

Seulement je ne peux pas me contenter de moi et de mes doigts et de vous à un mètre avec votre appareil, je veux votre queue au creux de ma bouche, sentir votre odeur, vous léchez, vous humez, vous sentir vivant sous mes mains.

Le ballet de nos corps, notre danse chavirante, ce ‘ perdre pied’, couler, s’incruster dans l’autre, c’est somptueux, voluptueux.

Putain que c’est bon, mes fesses offertes, tendues comme les cordes d’un violon, vos mains toujours vos mains, votre bouche, votre langue, votre bite, votre parfum d’homme, je me damnerai pour l’éternité entière pour cette volupté là. Je ne me lasserai jamais de cette magie de la chair, de ce plaisir profond, aussi profond que la glissade de vos doigts indécents dans

L’intérieur dévorant de mes moiteurs intimes. La saveur goûteuse de votre queue dans l’onctueux de ma bouche, cette mélodie sinueuse, cette valse ensorceleuse qui me titille le corps entier, qui me fait voir les étoiles d’une nuit sans lune même par un jour de grand soleil.

Je ne peux rien renié, je ne le veux pas, je trouve ces moments d’extase charnelle trop beaux pour supposer m’en priver une seule seconde, ils rendent immensément vivants. Quand la peau vibre scintille de cet éclat là, nous sommes tous beaux et vous l’étiez de façon si évidente, vous étiez magnifique de désir …..

alors quelqu'un reconnaitra cette histoire, une sorte de cadeau,que ce récit du passage du virtuel au rèel puisse vous inpirer aussi

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Guest Anonymous

Texte très prenant ... Un goût de vécu ... intense ...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

merci à vous tous

intense!!!!mille fois

je me carbonise les ailes dans des amours clandestines,je suis un icare complètement dingue, je me jette le corps et l'âme des les rayons d'un soleil fusionnel et j'aime!!!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité

c'est tellement réel!

Cet escalier on le monte avec toi,

bravo pour ton récit, ton écriture, ces mots, cet instant confié!

:pompom:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

le désir c'est fragile et ephémère

c'est une astéroide en feu

une etincelle dans dans un univers sidéral

c'est la magie fusionnelle

dans les flammes pulsionnelles

d'une étoile quand cette illusion prend vie

quand cette évidence vivante devient vraie

alors née la beauté

sinon l'étoile se tait,l'étoile s'éteint

ce fut très beau, ce le sera peut être encore, cela ne le sera peut être plus jamais mais cela a existé

et je crée

merci pour vos compliments

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Mon dieu, j'ai failli passé à côté de ce récit, poignant, sincère, d'une cruelle sensualité... Rares auront étés les écrits à me prendre aux tripes à ce point....

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

merci de l'avoir aimé,

cet hommage, ce passage du non tangible au réel, du virtiuel au palpable

la valse chamanique, les sourires de l'intense, du corps et de son au delà.

Je ne me soumettrai pas, je cultiverai jusqu'à mon dernier souffle cette transe qui sublime.

Louise

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.