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Lizzy

Plaisir hivernal

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Connaissez vous cette sensation ? Cette seconde précise où vous vous sentez vous même bien que vous ne vous reconnaissez pas ? L'impression d'être un véhicule convoyant une tout autre personne qui ose prendre ce que vous ne soupçonniez même pas désirer ? 
Elle peut ne durer que le temps d'un clin d'oeil, d'un soupir bien qu'elle vous laisse une marque qui vous colle à la peau. Une fraction de temps aussi insignifiante soit-elle qui s'avère décisive et qui ne permet pas de retour en arrière. Ça en devient si évident que s'en est effrayant. Je suis sûre que beaucoup savent de quoi je veux parler. C'est l'instant T où certains choisissent de laisser leur conscience les raisonner. Pour d'autres c'est un moment qui s'arrache à la réalité où les écarts de conduite les plus surprenants sont une liberté qu'ils se doivent de prendre sans réfléchir.

Je fais partie de ces derniers. Je l'ai realisé alors que je regardais Baptiste droit dans les yeux et que j'y ai vu bruler le désir de se ...pencher sur mon cas. Je suppose que mon regard devait exprimer la même envie même si je ne savais pas encore ce que je voulais de lui. 

Nous étions seuls dans le jardin alors que la fête, quelques dizaines de mètres plus loin, battait son plein comme en témoignait le brouhaha étouffé par le double vitrage de la maison. Il m'avait entraîné loin des convives en me proposant une cigarette que nous nous sommes empressés d'allumer dans la pénombre glaciale de cette nuit de décembre. J'ai senti ses yeux sur moi lorsque jaillit la flamme du bic rouge avant de savourer une bouffée de volute goudronnée. 
On s'est observé quelques minutes, avons conclué nos clins d'oeil par de petits rires amusés qui ricochèrent sur le tapis de givre scintillant sur la pelouse. Au bout d'un certain temps je commence à trembler sous les morsures du vent d'hiver quand Baptiste me serre dans ses bras. Il me frictionne le dos avec ses mains, les épaules également et il ne remarque pas que je le fixe intensément. Lorsqu'il lève la tête nos regards se croisent brièvement puis il m'embrasse langoureusement pendant que ses mains se joignent furtivement sur mes reins. 
- Je te trouve vraiment belle, a t-il dit sans éloigner son visage du mien.
- Pourquoi t'as attendu qu'il fasse noir pour me dire ça ? 
 

 Un sourire s'est esquissé sur son teint d'albâtre avant de se fondre en une moue gourmande que j'ai immédiatement reconnu malgré l'obscurité. Sa main droite lesta le mégot rougeoyant pour ensuite se glisser sous mon pull, parcourant mon dos de long en large et jouant avec l'attache de mon soutien gorge. Je fus surprise de ne pas avoir vu venir sa main gauche qui caressait mon sein à travers la laine cramoisie. Il sentit ma réticence et s'interrompit en ôtant sa main:" Tout va bien ? Je t'ai fait mal ? "  
C'est précisément la seconde suivant cette question qui fût décisive pour la suite de la soirée. J'avais en tête de lui proposer de rejoindre la fête puis je me souviens avoir eu des frissons le long de l'échine en envisageant de ne pas retourner me mêler aux autres mais plutôt de le laisser se mêler à moi. Cette seule idée me fit voir la situation sous un angle différent. Je n'avais plus peur de ce qui me faisait envie au contraire, j'étais prête à tout pour ne pas avoir de regrets ce soir là. Je ne voulais pas que ça s'arrête J'en voulais plus...bien plus. 

 - C'est comme ça à chaque fois que tu proposes une clope à une fille ? Lui ai je demandé en passant ma main sur son bras. Une bonne occasion d'allumer une blonde, pas vrai ? 
- C'est pas trop dans mes habitudes en fait. Et c'est plutôt la brune juste devant moi que je cherche à allumer, finit-il par dire en inclinant la tête vers moi.
   

Voilà que nos langues s'entrelacent à nouveau alors qu'ils m'empoigne les fesses dans un geste discret mais vigoureux. Je pose mes paumes sur son torse qui monte et descend à toute vitesse tandis que ses robustes pognes prennent leur temps. Je me laisse faire pendant de longues minutes, je crois que j'aime ça plus que je ne devrais. Baptiste finit par me plaquer contre l'écorce pâle du bouleau en se frottant contre mon corps. Je saisis une de ses mains et , en plongeant mes yeux dans les siens, commence à sucer son index, puis son majeur. Je les suce lentement en le regardant ouvrir et fermer la bouche. Un filet de ma salive tient toujours à ses phalanges au moment ou je tire sur l'élastique de ma culotte pour y mettre sa main trempée. Il semble surpris mais ne se fait pas prier. Il promène ses doigts sur le paillasson avant de franchir timidement le seuil. Je le sens se glisser et je ferme les yeux lorsque qu'il s'avance. Il cale sa paume contre ma peau dans un bruit de succion et double l'allure pour mon plus grand plaisir.
Son souffle trahit son excitation, mes gémissements annoncent la mienne. Elle va grandissante, de plus en plus haut, de plus en plus fort. Je n'ai plus du tout froid. Seuls les pics de plaisir lancinants se font sentir entre mes cuisses. Mes jambes commencent à fléchir et ma tête tombe au creux de son épaule lorsque j'agrippe son col. Il en profite pour baiser la chaire de mon cou avec passion puis me mords le lobe de l'oreille. J'ai adoré ça. 

Ce n'est qu'à la limite du point de rupture que j'extirpe ses doigts de mon antre humide. Je sens mon odeur sur sa main degoulinante du désir qui me ronge. Je profite de l'accalmie pour l'embrasser quand je le vois deboutonner son jean avec empressement. Je lui lance un regard amusé qu'il me renvoie l'air de dire : " Montre moi ce que tu sais faire".
En moins de deux mes genoux écrasent les brins d'herbe couverts de givre et je jette mes cheveux derrière mon épaule tout en m'aventurant dans son boxer. Je prends la chose en main avant de la fourrer dans ma bouche. J'entends son râle de plaisir et m'engage à lui en faire pousser un autre grâce à ma langue. Je passe mes lèvres sur son frein et gobe son gland avec fougue quand il pose sa main sur ma tête. Il guide mon avancée sensuelle sur son membre veineux à souhait durant de savoureuses minutes qui manquent de le faire jaillir à la hâte. Je lui demande de me prévenir avant l'éruption mais il m'intime de reprendre ma conversation avec son invertébré en poussant ma tête vers sa braguette béante. Ainsi je lime son mât sans retenu avant de me porter sur ses grelots. Je donne un foyer chaud et accueillant aux orphelines pendant que la veuve, encore mouillée, frappe mon front. Mes tours de langue semblent mettre à mal sa retenue déjà bien...ébranlée : "Arrête ! Arrête ! J'en peux plus ! Je peux plus tenir, là ! "
Il s'ecarta et ferma sa braguette en titubant. Je me relevait en m'essuyant la bouche quand il revint vers moi pour m'embrasser. Spontanément, je posais ma main sur la bosse de son pantalon et la caressais. D'un signe de tête, je lui designais la cabane faisant office de remise qui se trouvait au bout de la pelouse. Avant même de voir sa réaction je me dirigeais vers la cabane en espérant qu'il m'emboite le pas. Pas besoin de me retourner pour savoir qu'il me suivait. Le crissement de la pellicule de glace sous ses pas me donna satisfaction. Une fois à l'intérieur je pris appuie sur l'atelier en bois, faisant face à la porte. Lorsqu'il entra j'entrepris d'écarter les jambes en signe de bienvenue. Cette fois ci il baissa son jean jusqu'aux chevilles et je fis de même. 

En le voyant s'affoler mon envie va croissante. Je me retourne lentement et lui présente ma croupe. Avant même d'avoir le temps de poser les coudes sur la surface de bois, je sens ses mains sur mes hanches nues puis descendre sur mes fesses offertes. Baptiste se penche sur moi et ses mains filent sous mon pull pour malaxer mes seins palpitants. Je profite de son emprise sur ma poitrine et souris en entendant le bruit de l'emballage du preservatif qu'il dechire entre ses dents. Il s'empresse de le dérouler sur son manche à la vue du balancement de mon fessier près à le recevoir. Soudain, je le sens s'introduire dans mon entrejambe, aussi vif qu'un carreau d'arbalète. Il met dans le mille en expirant de plaisir, je gémis en le logeant entièrement, écartant les pieds inconsciemment. 
Il va et vient avec retenue mais ferveur. On aurait dit un prince charmant tant sa manière d'ouvrir le bal était galante. Je m'étais dis qu'on ne voyait jamais les princesses de conte de fées penchées sur un atelier, les mains dans la sciure et un type qui la grimpe en haletant. Je dois dire que je n'enviais pas Blanche Neige à ce moment précis. Elle ne pourrait pas s'offrir par passion comme je le faisais. Cette sensation d'abandon complet était comme sauter sans filet depuis une falaise. J'ai sauté les yeux fermés.
 
  Ce ne sont que les coups de reins de plus en plus forts qui m'ont tirés de mes pensées. Il commençait à ranimer le brasier après l'avoir calmer. Je me suis cambrée d'avantage sans m'en rendre compte et ai commencé à me toucher pendant ses assaults en crescendo nerveux. Il s'est soudain coller à moi et a agrippé mon épaule. Je l'ai senti baiser ma nuque alors que le claquement de nos chaires résonnait dans toute la remise au point d'étouffer le tumulte des outils dégringolant à chacunes de ses salves endiablées. L'acte prend une tournure délicieusement violente. Un spectacle de sauvagerie charnelle éhontée qui m'arrache des petits cris plaintifs en saccade gourmandes tandis qu'il moleste mon postérieur avec son bassin si énergique. Je m'agrippe des deux mains à l'etaux vissé sur l'atelier branlant mais rien n'y fait. Les meubles continuent de trembler et les outils sont toujours entraînés vers le sol en un fracas métallique à peine audible tant mes cris se font puissants. Mon entrejambe me brule, me consume à la folie, s'y bien que je me redresse et l'écarte de la main. A sa grande surprise, je me retourne et m'assois sur l'établi en ouvrant les cuisses. J'attends qu'il s'approche et l'emprisonne entre mes jambes alors que nos langues se mêlent langoureusement. 

Je saisis son membre et le masse le plus nerveusement possible avant de le plonger dans mon antre encore bouillante. Sa main s'accroche à ma nuque au moment où il reprend la course à l'extase. Il ne tarde pas à retrouver sa fougue qui m'assaille jusqu'à ce que je m'étende de tout mon long sur le bois, calmant les élancements qui scisaillent mes entrailles. Il me prend par le creux des genoux et les joint au dessus de mon ventre dans un élan d'excitation. Alors mes mains parcourent mon corps fievreux, caressent chaque recoins, chaque parcelles de peau nu, titillent chaque aspérités moitent ou durcies par l'envie. Baptiste me retient fermement par les cuisses lorsqu'il me voit grimacer sous l'effet de la chaude crampe qui me foudroie le ventre en un éclair de jouissance intense. Je relève la tête et le regarde savourer le fruit des ses efforts en souriant alors que je cherche mon souffle, ravi par la mêlée charnelle de nos corps éreintés. Mon pieds calé sur sa poitrine le propulse brutalement contre la porte close de la remise avant de se poser à terre. J'avance vers lui et d'un geste habile retire son préservatif pour mieux le gouter une ultime fois. Il pose ses mains sur ma tête tandis que les miennes agrippent ses fesses. Je lui livre une dernière prestation orale complète. L'intro l'a surpris, mon argumentaire l'a séduit mais ce n'est qu'a la conclusion que sa satisfaction a jailli. Je laisse glisser son fluide hors de ma bouche en le laissant couler le long de son membre, ce qui ne manque pas de lui plaire. 

Je me souviens, qu'après m'être rhabillée, il s'est tenu derrière moi, mains sur les hanches en me disant qu'il allait falloir remettre ça. 
- Quoi ? Maintenant ? Tu crois pouvoir faire un double service ce soir ? Lui ai je lancé en riant. 

Sur quoi il pointe son index sur mon pull avant de dire:
-Je peux pas tirer une croix sur une fille avant avoir pu voir ses seins.
-Va falloir te faire une raison cette fois, beau brun. Et puis tu les as quand même touché je te rappelle.
 -Ouais c'est vrai mais j'ai quand même l'impression d'avoir manqué quelque chose. J'suis sûr que t'as de jolies seins. 
-Peut être que t'en as simplement pas encore finis avec moi...

 

 

 

 

snow2.jpg

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J'en ai des frissons mais pas de froid

 

La photo est sympa et donne des idées

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Quelle plume ! Vraiment magnifique récit. Comme l'impression de contempler un chef d'oeuvre

 

 

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Wahou !

Merci Mein Teil ! Ça fait toujours plaisir :) 

Merci à vous ! J'essaierai de faire mieux la prochaine fois 

 

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Invité

Je n'ai pas pu décoller ma main de mon membre pendant la lecture ! Comme tu parles de ton corps et de ton plaisir, c'est enivrant, j'ai une furieuse envie d'être à la place de se Baptiste. Bravo à toi.

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J'adore ce type de récit haletant et tes mots font mouches !

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Eh bien ! Exceptionnel ! Une composition rudement bien menée ! J'ai adoré ! Bravo

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Ouah merci à vous les garçons ! J'essaierai de poster bientôt une autre de mes histoires promis :)

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Belle composition, très bien raconté, merci du partage

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L’hiver étant à nouveau fini, peut être aurons-nous droit à un autre récit 😉🤗.

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il y a 3 minutes, milka01 a dit :

L’hiver étant à nouveau fini, peut être aurons-nous droit à un autre récit 😉🤗.

Salut Mika01 !  

Je compte bien en poster un nouveau très bientôt, après tout le printemps n'est il pas le plus propice pour laisser les fleurs s'ouvrire ? ☺

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il y a 4 minutes, Lizzy a dit :

Salut Mika01 !  

Je compte bien en poster un nouveau très bientôt, après tout le printemps n'est il pas le plus propice pour laisser les fleurs s'ouvrire ? ☺

Si tu attends les températures printanières pour le poster je crains que nous n’ayons pas de récit avant quelques semaines 😂😂😂 ☔️.

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il y a 2 minutes, milka01 a dit :

Si tu attends les températures printanières pour le poster je crains que nous n’ayons pas de récit avant quelques semaines 😂😂😂 ☔️.

Alors tant pis pour la météo capricieuse, rien ne m'empêchera de relater mes journées sulfureuses ! 😊😊

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il y a 2 minutes, Lizzy a dit :

Alors tant pis pour la météo capricieuse, rien ne m'empêchera de relater mes journées sulfureuses ! 😊😊

Voilà qui va apporter une forte chaleur ! Je n’aurai bientôt plus rien à envier à la cathédrale en terme de couleur 🤗🤗🤗

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Si tu compte nous divulguez une autres de tes confessions sache que tu fais de moi un homme impatient. Car ta plume est aussi habile qu’envoûtante :). Merci pour ce cadeau

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Une superbe plume, c'est un régale à lire

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Le 11/04/2016 à 16:13, Lizzy a dit :

Ouah merci à vous les garçons ! J'essaierai de poster bientôt une autre de mes histoires promis :)

Bravo pour ce magnifique récit. Je l'avais raté... Quelle erreur... Merci merci ! 

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Ravie, d'avoir découvert ce récit :) merci, pour le partage

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Invité

Magnifique plume et un récit savoureux. Encore !

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Chapeau ! J'ai rarement lit un récit d'une si grande qualité ! :clapping:

La richesse du vocabulaire et des formules ainsi que le soin tout particulier que tu portes à  la description de chaque instant de ce récit si savoureux, mon littéralement transporté...:wub: Je dois avouer que j'ai frissonné tout du long...:P

Je dois absolument chercher d'autres récits que tu as, sans doute, écris ! Je suis FAN ! ;)

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