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didierot13

elle s'appelait soumia

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Elle s’appelait Soumia, celle que j’accueillais chez moi pour la première fois. Elle avait répondu à une annonce que j’avais postée sur un site en vue de rencontrer une femme à la chatte poilue et qui soit gourmande de sensualité, j’avais vraiment envie de me jeter dans l’ivresse de l’érotisme et des câlins sans limite et sans prise de tête. Cela me permettait de tout oublier et de mieux affronter le quotidien.

Pas tellement grande, elle était brune aux yeux marrons, mon genre de femme. Plutôt habillée comme un homme, elle m’avait l’air timide mais qu’est ce qu’elle me faisait de l’effet, c’était vraiment mon genre de femme. J’oubliais les jupes, les robes et tout ce qui m’attirait aussi chez une femme en terme de féminité car elle me plaisait beaucoup, si simple et si attirante. Je la voyais plonger dans mon regard bleuté. J’en ai profité pour lui voler un baiser, il était si chaud que des frissons me parcouraient la peau. Nos langues tournaient ensemble comme un couple de danseurs entamerait une valse. Et je me laissais aller dans le tourbillon de la douceur et du plaisir.

C’était l’heure du petit déjeuner et nous avions prévu de le prendre ensemble. Face à face, nous parlions pas mal, enfin, surtout moi car elle était silencieuse, ses yeux collés aux miens. J’étais si impatient de la toucher, elle m’attirait comme deux aimants le font, tout naturellement et inéluctablement. A un moment donné, j’ai attrapé sa main pour la caresser, j’avais besoin de la sentir. Sa peau était douce. Elle aussi, calme et tendre, elle m’attirait d’autant plus. Bien que coquin et gourmand, je n’étais pas un sauvage, ni un animal comme beaucoup de ces hommes qui ne cherchent qu’à se vider. Avant tout, je voulais la respecter et la baigner de plaisirs, la combler de jouissance simplement car elle m’inspirait. Je l’ai entrainée sur le lit, doucement et délicatement. J’avais envie de m’en occuper comme d’une jolie sculpture en porcelaine qu’il ne fallait pas briser. Elle se laissa basculer sur le matelas et je me jetais à ses côtés.

Nous nous embrassions à pleine bouche et ma main parcourait son corps entier, glissant sur ses jolis seins aux tétons pointant, descendant avec délicatesse entre ses cuisses. Le silence et l’intensité de nos actes accompagnaient l’ambiance sensuelle. Je découvrais son corps qu’elle bougeait si bien. Des sursauts de son dos, des petits soupirs et le feu en moi s’étendait.
Elle m’aida à déboutonner son jean, et j’enfilais ma main dans sa culotte noire. Pendant que mes doigts trituraient son clitoris, que je sentais son plaisir mouillé, je la regardais avec insistance comme si je voulais qu’elle aperçoive les étoiles dans mes yeux.

Son chemisier défait, je lui enlevais son soutien gorge pour lui lécher les tétons qui ne cessaient de durcir. Elle avait son regard dans le mien, et nous partions pour je ne sais quel voyage dans le plaisir de s’abandonner. Abandonner ? Ce verbe n’a jamais aussi bien convenu à la femme qui était dans mes bras. D’aussi loin que je m’en souvienne, aucune femme ne s’était laissée aller avec moi comme elle. Pourtant, elle m’apprit qu’elle n’était pas familière avec les sentiments, plutôt rationnelle et matheuse, elle avait une maitrise d’économie et travaillait dans la fonction publique comme inspecteur du travail. Tous les jours la vie nous surprend car elle exprimait les émotions comme un jongleur fait voler ses balles, avec adresse.

J’étais un peu perdu dans le tourbillon des émotions qui se levait en moi. Une relation légère avait été la base de notre rencontre. Pourtant, en moi se bousculaient des tas de sentiments et quelques uns bien loin de la futilité. Pourquoi ? Je ne savais pas, mais est-on capable de tout expliquer dans l’existence ? On peut-être foudroyé en un jour sans savoir pourquoi. Foudroyer, c’était bien le verbe que j’aurai employé pour décrire l’état dans lequel j’étais.

Un truc qui électrise le cœur, qui le réchauffe, qui l’incendie même et qui se propage dans tout l’organisme animant mes envies, mes pulsions à un degré inimaginable qui m’articulait comme un pantin branché sur du dix mille volts. Ma main,fouillait son intérieur avec un plaisir indescriptible. Plus elle remuait, plus sa chatte mouillait trempant tous ses poils. Plus cela m’excitait. Nous entrions dans une spirale infernale ou plutôt m’expliquait-elle un cercle vertueux en économie. Peu importait le terme. J’étais dans une ronde incessante qui me donnait le vertige et en même temps le bien-être, un peu comme si une sorte de cyclone m’emmenait vers un horizon plus clément. Je crois que  les jeunes diraient que c’était un truc de ouf ! Je bougeais lentement mes doigts dans sa foufoune toute trempée, puis j’accentuais en lançant de légers à coup, j’allais et venais doucement puis plus rapidement. J’alternais le rythme de mes mouvements car je devinais qu’elle en était réceptive. Quand elle raidit son corps, elle gicla sur ma main en inondant tout le drap. Nous étions tous les deux étonnés de l’intensité de l’orgasme. Elle planta ses yeux dans les miens, et d’une extrême douceur me fit remarquer que c’était la première fois qu’elle jouissait aussi intensément et qu’elle devenait fontaine. Je lui fis répéter trois fois tellement cela me semblait impossible. Et à trois fois, elle me servit la même réponse.

Nous retournions dans le séjour pour fumer une clope et un peu discuter car nous n’avions pas terminé avec nos ébats dantesques. J’appris qu’elle vivait en concubinage, qu’ils vivaient ensemble sans vraiment se voir, qu’ils avaient une mignonne petite fille de cinq ans. Elle continuait de me percer le cœur avec son profond regard tendre et enjôleur. Qu’est-ce qu’elle me plaisait ! J’aurai aimé fixer le temps pour que cela ne s’arrête jamais. Elle me parla un peu d’elle et je buvais ses paroles comme de l’eau bénite. Elle avait traversé de lourdes expériences dans son enfance, calme et assez solitaire, elle n’avait jamais eu confiance en elle et avait peur de l’avenir qu’elle imaginait rempli de catastrophes. J’avais envie de l’aider à avoir confiance en elle, elle le méritait. J’avais envie de la baigner de bonheur et de plaisirs, j’avais envie de tant de choses avec elle… Serait-ce cela que l’on appelle…Non, je n’ai pas le droit de l’écrire, ce sentiment inconnu pour elle lui donne des frissons. Je l’appellerai donc le sentiment sans nom qui fait frémir et rend l’instant magique.

La chambre nous accueillit une nouvelle fois. Je n’avais jamais eu autant envie de faire l’amour autant de fois et qu’est-ce que c’était bon. Un instant précieux qui nous laissait dubitatif tous les deux. Pour elle, c’était normal, la cartésienne, rationnelle n’avait jamais éprouvé un sentiment de ce genre mais pour moi le poète-écrivain, ça l’était moins ! J’avais fait de mon cœur une ligne de conduite incontournable suivant scrupuleusement la citation de Pascal : « le cœur a sa raison que la raison ignore ! ou bien celle de saint exupéry : on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux.

Nous nous embrassions à nouveau à pleine bouche, nos langues se liant et se déliant dans une folle danse irrésistible. Je lui léchais le corps entier me délectant de la moindre parcelle de sa peau. Elle ne pouvait pas savoir comme je la désirais, de même elle ne pouvait s’imaginer le feu qui s’allumait en moi quand je découvrais son corps en transe. J’alternais les caresses, les baisers, les longs cunnilingus dans une ferveur insatiable. Une nouvelle fois elle inondait mes draps, une nouvelle fois je la serrais fort contre moi, nos yeux flirtant ensemble, je me posais contre elle, l’entourant de mes bras et en silence lui chuchotant que j’étais vraiment bien avec elle. Une nouvelle fois pause clope, pause discussion, pause complicité dans les regards échangés. La vie peut être si douce par moments et si exquise. Elle m’avouait qu’elle était bien avec moi, qu’elle n’avait jamais senti ce qu’elle ressentait et qu’elle ne comprenait pas mais c’était la première fois qu’elle osait s’exprimer aussi librement. Je lui exprimais ma joie. Si elle avait pu voir mon cœur, elle aurait vu son grand sourire à cet instant là.

Comme un agréable refrain qui tournait dans notre cœur, nous poursuivions au même rythme nos ébats, nos discussions, nos pauses clope sans une seule fois nous lasser. L’heure tournait mais nous ne faisions pas attention. Mais quand j’eus fini de la lécher pour la énième fois, en revenant vers son visage et sa bouche attirante, au passage,  j’aperçus l’heure sur mon réveil digital, il était 15h30, elle m’avait dit en entrant qu’elle devait être à 16h devant l’école de sa fille pour la récupérer. Je l’accompagnais jusqu’au portail et nous nous séparâmes avec de doux baisers échangés.

Quelques heures après, je recevais des sms de sa part. Elle était au parc avec sa fille et ne cessait de penser à moi, elle se sentait si bien, si épanouie, en paix dans un état de sérénité total.  Moi c’était pareil. Nous nous échangions alors des sms, des mails sans arrêt simplement comme une femme et un homme sur la même longueur d’onde qui ont du mal à se passer l’un de l’autre.

A partir de là, je n’attendais que de ses nouvelles, quand je n’en avais pas, mon cœur était vide, je manquais d’oxygène, mon bonheur n’était qu’à moitié puisqu’elle était loin de moi.

Quand elle me prévenait d’une prochaine rencontre, je devenais tout exalté comme un enfant qui découvre ses cadeaux à Noël car elle était véritablement un cadeau pour moi.  J’avais bien l’impression qu’elle partageait toutes mes émotions et tous mes sentiments. Cela ne faisait qu’accentuer davantage mon exaltation.

Et à chaque fois que nous nous retrouvions les mêmes instants magiques nous partagions, le même bonheur nous faisaient exister, le même bien être s’emparait de nous.

Soumia n’habite pas loin de chez moi. Elle fait tout ce qu’elle peut pour être présente même quand elle est physiquement absente auprès de moi. Elle a peur de l’avenir, peur du mot qui définit le sentiment sans nom, pourtant mieux que personne elle sait le vivre dans ses actes et dans ses pensées. Je voudrais l’ouvrir sur le monde, attirer son profond « moi » qu’elle a enfoui en elle depuis tellement d’années. Je reste persuadé que j’y arriverai parce qu’elle m’en donne l’envie, parce que, comme régulièrement dans nos textos nous l’écrivons, : « je l’aime, je la désire et elle me manque ».  

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