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bristol

Errances en milieu hostile

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Voici une contribution qui m'a occupé depuis quelque temps.

Insatisfait du format de cette histoire, j'ai essayé sans succès de le modifier; finalement je le poste tel quel, alors du coup c'est un peu long et parfois décousu... Alors pour ceux qui veulent du rapide et efficace, il faudra repasser ou bien attaquer directement au chapitre 2, et encore , à la fin ;)... (désolé) 

 

 

Julien repose sa coupe de champagne à moitié bue, il a besoin de toutes ses capacités ce soir, de tout son discernement, il sait que la soirée est cruciale pour lui a plusieurs niveaux.

 

En effet, si ces soirées d’entreprise sont parfois des moments de détente et de relâchement, Julien sait aussi que c’est une opportunité rare de côtoyer le top management de la banque et de briller à leurs yeux. C’est souvent lors de ses rencontres impromptues et détendues que se décident les promotions, les avancements, voire même des carrières entières. Et ce soir Julien a tout ce qu’il faut pour briller ; il est le plus jeune chef de marché de la banque et son équipe vient de finir l’année avec des chiffres records. Bien sur tout n’a pas toujours été facile pour lui, pas plus que pour les autres, il a du faire ses preuves et travailler comme un fou, il n’a jamais compté ses heures ni ses efforts. Mais ce soir il ne pense plus à toutes ces soirées devant son écran, à tous ses sacrifices, il a atteint ses objectifs et a même dépassé celui qu’il s’était secrètement fixé. Alors il savoure son succès et profite de ces instants.

 

C’est pourquoi en redescendant de l’estrade ou il vient de faire un court discours de remerciement,  Julien prend tout d’abord quelques minutes pour lui, puis il rejoint son équipe, fait la bise aux trois filles et serre la main aux garçons, il leur assure que rien n’aurait été possible sans eux et qu’il n’a jamais travaillé au sein d’une équipe aussi brillante et efficace.

Les jeunes gens, déjà tous sourire grâce aux quelques coupes de champagne, aux larges bonus qu’ils ont reçus un peu plus tôt dans l’après midi et a l’évidente notoriété que leur offre Julien, se congratulent chaudement. Julien sait qu’il peut compter sur eux, ils sont prêts à travailler dur, à supporter les épreuves et le stress, ils sont à l’image de Julien, déterminés, rationnels et compétents et tant que leurs efforts sont récompensés à hauteur de leurs espérances, leur soutien sera sans faille.

Julien se sent bien au milieu de ce petit groupe, ils partagent tous cette envie de réussir et ce besoin de reconnaissance ; Il ya  les flambeurs, les discrets, les petits génies de la finance, les matheux, les vendeurs... Julien trinque avec eux et leur assure qu’il compte sur eux pour l’année prochaine.

 

Il s’éloigne de son groupe quand il la voit venir vers lui, Elle est rayonnante comme d’habitude, elle fend la foule avec son aisance et son autorité habituelles. Il y a quelques années, Julien aurait probablement été tétanisé par la vision de Camille se dirigeant vers lui. Aujourd’hui même s’il ne peut s’empêcher d’être impressionné par sa beauté et sa prestance, Julien s’avance vers elle le sourire aux lèvres… Il n’est plus le junior qu’il était il y a encore quelques années lorsqu’ils se sont rencontré, de l’eau a coulé sous les ponts, ils ont appris à se connaitre, ont travaillé ensemble, ont vécu différentes expériences, ont muri et changé chacun de leur coté, et aujourd’hui pour la première fois, Julien se sent l’égal de Camille, au niveau professionnel du moins.  

Elle lui sourit, son corps est remarquablement mis en valeur par une robe noire légèrement moulante et recouverte d’une veste de tailleur noire également. Ses longues jambes gainées de bas et ses talons semblent s’étirer a l’infini. Il a beau la fréquenter depuis longtemps, il ressent toujours cette même sensation d’appréhension et d’excitation lorsqu’il se trouve a  son contact. Julien sourit à cette idée et s’avance a son tour vers Camille.

 

 

Camille de Lastries est une légende dans la banque, sa trajectoire professionnel n’a d’égal que sa beauté, elle est aujourd’hui Managing Director et tout le monde lui promet un siège au comité de direction dans les cinq prochaines années. Elle a travaillé dans différents bureaux tout autour du monde et partout elle a laissé le même souvenir mi enthousiaste mi effrayé. En effet, sa beauté fait d’elle une personne que l’on n’oublie pas facilement, elle a l’assurance des femmes à qui tout réussit, son corps  est délicieusement harmonieux, ses longues jambes toujours mises en valeur par des talons laisse place à une taille fine,  sa poitrine sans être très importante est haute et bien proportionnée et Camille sait que son décolleté est une arme diabolique. Mais ce qui frappe en premier, c’est ce visage, cette grande bouche Presque toujours ouverte sur un sourire, ses lèvres roses pales et ces yeux bleus presque gris. Ses cheveux courts et blonds faussement négligés lui donnent encore un peu plus cette image de beauté froide.

 Mais c’est tout autant son physique que sa réputation de femme glaciale et dangereuse qui a fait de Camille une célébrité au sein de la banque, brillante elle a toujours gravi les échelons et brulé les étapes avec cette facilite qui déconcerte et rend jaloux ; à l’aise avec tous, elle n’est jamais prise en défaut. Avec ses collaborateurs elle a la réputation d’être dure à l’ouvrage, de demander beaucoup à chacun et de pouvoir être d’une froideur presque méchante lorsqu’on ne respecte pas ses volontés. Crainte et admirée, Camille fait partie de ces femmes qui attirent autant qu’elles impressionnent.

 

 

Julien connait Camille depuis son arrivé au sein de la banque, il a toujours travaillé avec elle, pour elle, évoluant avec elle lors de ses promotions successives, avant qu’elle ne s’envole pour plus de responsabilités a New York et qu’il prenne sa place de chef de marché.  Elle l’a testé, mis sous pression, torturé, lessivé, avant de lui accorder une once de confiance ; Julien a gravi les échelons derrière elle et a beaucoup appris a son contact, il sait qu’il a eu de la chance de la côtoyer de si près et prend toujours beaucoup de plaisir à se remémorer cette période.

Il se souvient de la première fois ou il l’a vu, de la première fois ou il lui a parlé et de toutes ces premières fois. Alors qu’elle lui adresse son sourire de manageur satisfait, Julien pense qu’aucun sourire de sa part ne vaut ce sourire désarmé et moins assuré qu’elle lui a parfois offert lors de leurs moments d’intimité.

Avec un pincement au cœur, il se replonge avec délices dans les souvenirs de cette première fois si inattendue.

L’open space est silencieux et vide, comme ouaté et isolé du monde extérieur, Seuls leurs bureaux sont éclairés. Julien est concentré sur son ordinateur, il calcule et recalcule l’impact de cette opération, le montant est assez important pour qu’il vérifie à nouveau. Quand il relève la tête, Camille le fixe, son demi-sourire lui confirme que son calcul est probablement le bon.

 

Elle le toise et l’interroge du regard

      - Alors ?

Julien ne peut s’empêcher d’admirer sa beauté, ses yeux tellement clairs, la peau fragile de son cou, son chemisier légèrement froisse et un tout petit peu moins impeccable que d’habitude porte les traces de cette journée éprouvante, et Julien note qu’un bouton semble défait.

         - Alors ?

Julien se lance

         - J’ai un gain…

Sourire de Camille, et plissement des yeux. Jusque la c’était facile…

            - Moi aussi j’ai un gain souffle-t-elle. Combien ?

Elle doit appeler les partenaires à Londres et New York dans quelques minutes pour leur exposer les résultats de leurs calculs. Elle affiche cette sérénité, cette certitude, ce calme et seules les années passes a ses cotés permettent a Julien de déceler une petite pointe d’anxiété. Et pourtant il ne peut s’empêcher une fois encore d’admirer la finesse de son cou et le renflement de sa poitrine.

            - Alors Julien, combien ? Tu crois qu’on a que ca à faire ? il est 9:30, le marche américain ferme dans 30 minutes; on a une demi heure pour convaincre les partenaires de la banque et passer sept million et demi de livre sterling avant la fermeture et toi tu mattes mon décolleté ?

Oh réveille-toi !

Si on rate cette opportunité et que le marché ferme on garde une exposition de plusieurs millions jusqu’a l’ouverture des marches asiatiques te je t’assure que tu vas passer un mauvais week end.

Julien, cramoisi se replonge dans sa feuille Excel, il lève à peine les yeux pour lui annoncer que selon ses estimations, si le taux GBP-USD reste au dessus de 1.513 d’ici la fermeture, le gain pour la banque serait de 925 000 dollars.

            - J’ai la même chose à quelque dollars près, si les taux dépasse même le 1.524, on passe au dessus de la barre d’un million de gain.

Allez remet ta cravate et ta veste, prend ton ordi et connecte toi en sale de conférence, on appelle les partenaires.

 

La réunion fut éprouvante pour Camille et Julien, étant donné les enjeux financiers, les 4 partenaires réunis a New York et Londres pour l’occasion les cuisinèrent pendant de longues minutes avant de leur donner le feu vert.

Une fois encore Camille dut faire appel à tout son réseau et a sa formidable force de persuasion pour faire exécuter ses ordres sur un marché déjà moins liquide car trop proche de la fermeture.

 

Finalement a 10:30, Camille raccroche enfin le téléphone et se tourne vers Julien ; tous les deals étaient passé, le taux target de 1.524 n’avait pas été atteint mais le gain avoisinait 950 000 dollars ce qui était déjà un résultat au delà de leurs espérances.

            - C’est bon, c’est fait julien, On l’a fait ! C’est trop cool, Bravo, t’as assuré je dois dire. J’envoie un dernier mail d’information à tous les big boss pour leur donner le résultat final et on va fêter ca !

Tu m’attends ?

Julien ne sait pas trop sil s’agit d’une question ou d’un ordre mais la perspective de passer la fin de soirée avec Camille le remplit de plaisir. Alors qu’il met son manteau Camille l’interrompt

            - Qu’est ce que tu fais ?

            - Ben tu m’as pas dit qu’on allait boire un coup ? Pourquoi il reste des choses à faire encore ?

Camille lui sourit

            - Oui on va boire un coup, mais c’est la banque qui nous rince, viens, suis moi.

 

Julien lui emboite le pas, il laisse son regard dériver sur ses mollets puis sur ses fesses moulées dans sa jupe taille haute, il se demande quel genre de dessous elle est du genre a porter. Dans l’ascensceur, il croise son regard amusé, il se demande si elle devine le fond de ses pensees.

Les portes de l’ascensceur s’ouvrent au 7eme etage, c’est celui  des manageurs et des clients, Julien y est venu quelque fois pour des entretiens et quelques reunions. L’atmosphere y est encore plus calme qu’au autres etages surtout a cette heure de la soiree. Camille le precede a nouveau, elle emprunte un couloir et longe plusieurs salles de reunions, elle prend a gauche et se dirige vers les salons de reception. Elle ouvre la porte du salon Versailles et entre en pivotant sur elle-même.

            - Mon cher Julien, la banque vous remercie de tous vos efforts et de votre dur labeur, et accessoirement de lui avoir fait gagner presque un million de dollar ce soir et tiens à vous remercier…

Vas y assieds toi, je nous sers du champagne.

Camille se dirigea vers le placard du fond et en sortit une bouteille de champagne

           - T’es sure, c’est sans risque ? demanda Julien

           - Absolument sans aucun risque, tiens, il y a même des petits fours et des mini sandwichs, les frigos sont renouvelés tous les matins et tout le périssable est jeté : tout ce que tu ne mangeras pas ce soir partira à la poubelle demain matin, alors vas y, fais toi plaisir.

Elle lui servit une coupe et le rejoint sur le canapé, ils trinquèrent et elle lui offrit ce sourire qui le faisait fondre

            - A nous !

Les bulles commencèrent à faire leur effet des la deuxième coupe et Julien se sentit déjà nettement plus a l’aise, ils étaient confortablement installés dans ce luxueux salon, l’un face à l’autre et entamèrent pour la première fois une discussion profonde et personnelle que l’environnement professionnel ne permettait pas habituellement.

Julien découvrit une fille plus moderne et simple que ce qu’elle laissait paraitre au quotidien. Ils parlèrent de cinéma, de leurs vacances, de leurs situations personnelles, n’abordant jamais le sujet du travail ni de leur réussite.

Pendant qu’il discutait Julien prit le temps de la détailler, il était frappé par son regard, cette connexion directe qu’elle semblait pouvoir créer avec n’importe qui juste par un contact visuel, la beauté et la clarté de son regard, mis en valeur par un léger mascara le subjuguait, il admirait également ses fines lèvres, leur aspect mouillé par le champagne, la fine langue rose qu’elle y passait parfois puis son cou, le petit diamant qui y brillait et invitait le regard a venir se perdre dans son décolleté.

Julien sentit les premiers frémissements de l’excitation faire gonfler son sexe et étant donne que les pantalons de costume ne cachent pas grand-chose en cas d’érection intempestive, il se força à penser à autre chose. Mais la regarder était un délice auquel il avait bien du mal à résister, elle se mouvait avec grâce, croisant et décroisant ses longues jambes ou passant négligemment sa main dans son cou…

La bouteille fut rapidement finie et Julien se demandait comment prolonger encore un peu ce moment. Ce fut encore une fois Camille qui prit l’initiative

          -        On en boit une deuxième ?

           -        Pourquoi pas, on est vendredi après tout !

           -        T’as raison, allez enlève ta cravate je vais en chercher une autre.

 

Julien la regarda marcher, il ne put s’empêcher d’admirer ses fesses, sa démarche, cette courbure affolante quand elle se pencha pour prendre la bouteille. Il lui sembla que son mouvement était un tout petit plus lent et sexy que la première fois et sentit à nouveau son sexe prendre du volume. S’admonestant intérieurement, il essaya de se convaincre que son imagination et les quelques coupes de champagne lui jouait des tours.

Elle se retourna et lui sourit à nouveau

            -        Tiens, tu l’ouvres please.

 

Julien ouvrit la deuxième bouteille avec cette certitude que l'on a parfois que les choses nous échappent et que l'on se dirige vers un inconnu plein de dangers. En remplissant la coupe de Camille il essayait de faire un point rapide dans sa tête, il était en train de se souler avec sa supérieure hiérarchique avec du champagne hors de prix qu'il était quasiment sûr de n'avoir pas le droit de boire, dans un salon privé destiné à la clientèle et n'importe qui pouvait les surprendre, un collaborateur resté tard, un employé de la sécurité... 

 

Dire que la situation lui échappait lui apparut soudain comme un doux euphémisme mais le sourire de Camille lui fit bien vite perdre à nouveau la notion de danger.

 

Bien sûr, il était sous le charme , même bien plus encore, il était conquis, mais en même temps, les très légers changements d'attitude de Camille, ces sourires incessants, cette manière de le regarder un peu plus longuement, cette langue sur ses lèvres, ses croisements de jambes, ses mains dans son cou, tout cela associé à la confiance que peut procurer l'alcool, donnaient à Julien la sensation de maitriser la situation et un sentiment d'euphorie et de bien être.

Sans calcul, il resservait Camille et la détaillait de manière un peu plus insistante, il s'enhardit même à faire dévier la conversation sur les relations aux bureaux.

 

 

Camille ne se laissait pas démonter par ces allusions et elle en rajoutait même lui expliquant qu'elle était au courant déjà de plusieurs couples qui avaient été pris en flagrant délit au sein même de leurs locaux, que les caves et les ascenseurs étaient souvent pris pour cible mais qu'elle n'avait jamais rien entendu dire sur les salons clients.

 

 

A cette remarque Julien se mordit la lèvre et jeta un œil a Camille, elle était assise a coté de lui, tellement belle, et tellement désirable.

 

Soudain elle le coupa dans ses pensées

 

            - Tu sais pourquoi je t'ai amené dans ce salon en particulier ?

 

            - à part pour se souler honteusement avec du champagne volé, non je sais pas

 

Camille sourit, elle semblait apprécié la répartie et la confiance de Julien

 

            - Je t'ai amené ici parce que c'est le plus beau des salons, le salon prestige, tiens mets toi ici, tu vas voir...

 

Elle plaça Julien coupe a la main face au mur du fond ; placée derrière lui, les mains sur ses épaules, elle s'approcha de lui et lui murmura de ne pas bouger, Julien put sentir son parfum et se promit de retenir cette odeur.

 

             - Attends-moi

 

Julien sentit Camille s'éloigner puis d'un coup l'obscurité envahit la pièce, elle venait d'éteindre. Seule la télé diffusait encore une clarté stroboscopique mais son inclinaison ne laissait filtrer que peu de lumière vers Julien. Camille actionna un autre bouton et un léger vrombissement retentit; ce que Julien avait pris pour un pan de mur se levait doucement , il s'agissait en fait d'une baie vitrée immense qui couvrait deux des murs de la pièce du sol au plafond.

Une fois relevée, la vue se révéla impressionnante ; à ses pieds, tout la capitale étalait ses merveilles illuminées à perte de vue. Julien en avait le souffle coupé, il ne sentit pas Camille se rapprocher.

 

          - Alors

 

Julien pris un peu de temps pour lui, tout lui semblait tellement parfait, tellement irréel, Paris, la vie, cette fille, la vue, l'ambiance feutrée, ce silence...

 

           - C'est dingue, vraiment, c'est incroyable, j'ai pas trop les mots, j'avoue, c'est tellement parfait... merci

 

            - C'est vrai c'est fou! j'aime tellement ces lumières, ces phares, ces voitures, cette effervescence anonyme et impalpable

 

Julien ne répondit rien, il avait quitté la ville des yeux, son regard s'était posé sur la nuque de Camille positionnée légèrement devant lui, il contemplait la fine chaîne en or qu'elle portait toujours autour du cou reposée sur sa clavicule fragile, plus rien n'existait.

 

Le mouvement qu'elle fit pour le regarder, surprise de son silence tira Julien de sa torpeur, légèrement gêné il voulut lui dire quelque chose mais préféra garder le silence, il était debout face à elle, elle le regardait vraiment, lui, simplement lui, et elle lui sourit à nouveau, mais un sourire différent, comme plus emprunté, plus timide.

 

Alors il comprit que la fille en face de lui n'était plus sa supérieure hiérarchique, qu'elle n'était plus cette femme qui faisait trembler les cadres ou qui était capable de travailler comme une forçat pour atteindre ses objectifs.

 

Inconsciemment la main de Julien se posa sur sa hanche et il s'approcha d'elle, elle était toujours la, tellement proche, tellement belle. Il ne saurait comment dire il a osé l'embrasser, il se souvient juste de la douceur de ses lèvres, de ce gout de champagne, de cette sensation de lacher prise et de profondeur. Il se souvient de la chaleur de sa hanche et de l'embarras qu'il avait ressenti a toujours tenir sa coupe dans la main, il aurait voulu la poser, la jeter afin de pouvoir poser cette deuxième main mais ne pouvait ni ne voulait interrompre ce baiser.

 

Il repensera souvent plus tard a ce baiser manchot, à ces deux bras muets et gênés. Apres de longues minutes leurs lèvres se séparèrent et Julien prit la coupe des mains des mains de Camille pour la poser sur la table de réunion. Il sentait bien que sa belle confiance et que cette situation surréaliste pouvait lui échapper à tout moment et saisissant son courage à deux mains, il s'approcha à nouveau d'elle, très près, trop près pour que ne subsiste le moindre doute, et saisissant sa tête entre ses mains il reprit ses lèvres, elle lui rendit son baiser immédiatement et Julien sentit que les dernières barrières venaient de céder, il ressentit dans ce baiser, la passion, l'envie, presque de la fureur, leurs langues s'emmêlaient et se cherchaient avec avidité leurs lèvres scellées, leurs mains avaient elles aussi perdu toute timidité.

De son cou, Julien fit descendre ses mains vers ses épaules, ses omoplates, son dos, ses reins puis ses fesses, il ne s'étonnât pas de son assurance, il était comme dans un état second, il la pressa contre lui en lui pétrissant les fesses, elle répondit a cette étreinte par un gémissement étouffé. Elle avait passé les mains dans ses cheveux et semblait s'offrir totalement.

 

Quand sa bouche quitta la sienne pour gouter la douceur de la peau de son cou, Camille se cambra encore pour offrir son cou et sa gorge à ses baisers, il ouvrit rapidement les boutons de son chemisier et enfouit la tête dans cette poitrine tant de fois imaginée, Camille avait des seins hauts et arrogants, bombés dans ce soutien gorge de dentelle noir. Julien ne put s'empêcher de prendre quelques secondes pour admirer cette poitrine, la vision était parfaite, la blancheur de cette peau, cette douceur cette chaleur, et le renflement des deux globes qu'il s'empressa d'embrasser à nouveau.

 

Pendant que ces lèvres exploraient les moindres recoins de cette gorge palpitante, Julien fit tomber une bretelle du soutien gorge, et Camille se chargea de la seconde qu'elle retira aussitôt permettant a Julien de faire coulisser les deux bonnets vers le bas dévoilant ainsi la totalité de ces seins.

Il en eut le souffle coupé, les seins de Camille étaient relativement gros, mais fermes, il tenaient l'un à coté de l'autre comme deux fruits incroyablement attirants, ses tétons déjà érigés étaient petits et assez pales, Julien ne put s'empêcher de poser ses lèvres sur l'un d'entre eux arrachant un gémissement de plaisir à Camille. il le sentit se durcir encore un peu plus sous ses lèvres et se saisit du second entre deux doigts, le palpant délicatement.

 

Quand il releva la tête, la vision de Camille haletante, dépoitraillée et la tête rejetée en arrière lui fit l'effet d'une décharge électrique.

Il sentit le long de sa colonne cette décharge de plaisir et cette envie viscérale. Il se redressa, l'embrasse à nouveau et cette fois se fut au tour de Camille de déboutonner sa chemise, il l'aida dans ses mouvements désordonnées et frissonna de plaisir lorsqu'il sentit ses mains sur son ventre puis immédiatement sur sa ceinture.

Elle défit la boucle avec une facilité déconcertante ainsi que les deux boutons de son pantalon de costar qui tomba a terre avec cette fluidité qu'ont ce genre de pantalon. Gourmande elle posa la main sur son caleçon et sourit en sentant sous sa main le sexe tellement dur et tendu de Julien. De son coté la sensation de cette main sur son sexe , même à travers le caleçon le fit bander encore plus.

 

Il dut aire un effort pour se reculer d'un mètre, enlever à la hâte ses chaussures et retirer son pantalon et ses chaussettes. Il réalisa qu'il était en sous vêtement devant Camille, le caleçon déformé par une érection de première classe. Elle ne lui laissa pas le loisir de plus analyser la situation et se colla à lui, en posant encore une fois une main sur son sexe qu'elle ne tarda pas à faire dépasser du caleçon.

Pendant ce temps, Julien ne restait pas inactif non plus et releva la jupe de Camille, il eu la surprise de poser ses mais directement sur ses fesses nues et eut un choc en découvrant dans le reflet de la baie vitrée que Camille ne portait qu'un string avec des bas.

 

- Ca te plait lui souffla t'elle dans un sourire ?

 

- c'est encore mieux que la vue de Paris rétorqua Julien

 

Camille se recula d'un pas et fit descendre sa jupe doucement, puis elle dégrafa son soutien gorge et resta ainsi offerte devant Julien, en string, bas et talons.

Julien la queue, toujours sortie ne put se retenir, il s'approcha d'elle et la plaqua doucement sur la baie vitrée, son baiser fut sauvage et impérieux et quand il sentit son bassin se frotter impudiquement à sa bite turgescente, il comprit que ni elle nu lui ne pourraient attendre longtemps.

 

Il introduisit sa main dans sa culotte, tout en écartant un peu ses jambes avec les pieds, elle était totalement démunie, offerte, consentante et Julien sentit immédiatement la douce moiteur de son intimité, il n'eut pas la cruauté de la faire languir très longtemps et après avoir humidifier deux de ses doigts à la source de plaisir, il remonta doucement vers son clitoris et se mit à jouer doucement avec, ce qui arracha un petit cri à Camille immédiatement suivi d'une morsure des lèvres d'un érotisme absolu.

 

Une main toujours sur le sexe de Julien, elle ne parvenait même plus à le masturber, trop absorbée par la puissance de ce plaisir.

Les yeux légèrement embués, une main sur l'épaule de Julien comme pour s'aider à se maintenir, Camille sentit la jouissance monter, elle essaya de prévenir Julien, mais celui, ci tout à son bonheur de lui offrir ce premier extase ne lui laissa pas le choix, le mouvement de ses doigts accéléra encore pendant que son autre main se glissait entre ses fesses pour atteindre difficilement sa fente trempée.

Calé contre elle, lui maintenant les cuisses écartées avec ses jambes, il sentit Camille se raidir et enfouir sa tête dans son cou dans un orgasme qui lui fit laisser la marque de ses dents sur la peau d'un Julien au comble du bonheur et de la fierté.

 

Lorsqu'elle se redressa, Camille embrassa Julien

 

-Wahou, je m'y attendais pas lui glissa-t-elle dans un sourire.

 

- On a bien fait de la boire cette deuxième bouteille hein ?

 

Julien sourit. Il la tenait dans ses bras, toujours plaquée à la baie vitrée. Il prit ça comme une invitation

 

-Tu veux ta coupe ?

 

- pourquoi pas, sourit-elle ca ne peut pas nous faire de mal, mais c'est pas seulement ca que je veux… Viens par la…

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effectivement, le début un peu long et très bien détaillé (zut, un cours d'économie), mais il faut placer l'histoire ... et quelle entrée en matière !

 

Quand à Paris la nuit ... que dire de plus ;) ? 

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:shok:

Quoooi ? Mais ça va pas la tête !!! 

Tu t'arrêtes  comme ça ? Aaaaaaah ! 

Non mais dis donc...  :-P 

En tout cas long ou pas j'ai dévoré cette première partie.  J'adore mais dépêche toi de nous écrire la suite. 

 

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J ai apprécier cette première partie donc donne nous vite la suite .

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Merci de vos commentaires / encouragements

Alors pour ceux qui n'ont pas été découragés par la longueur de l'intro, voila le chap n°2.

 

 

 

 

Elle le dirigea vers la grande table de réunion, but une gorgée, lui en offrit une dans sa coupe et le fit s'assoir a moitié sur le rebord de la table.

 

          - C'est plutôt ca qui m'intéresse

 

Julien vit Camille poser sa coupe et s'accroupir près de lui. Elle lui retira son boxer libérant complètement le sexe de Julien qui se dressait devant elle, elle ne bougea pas pendant quelques secondes, se contentant d'admirer cette colonne de chaire dure et chaude, ce gland violacée, gonflé , gorgé de sang et de désir. Puis elle leva les yeux vers Julien et sans le quitter des yeux s'approcha de son engin et déposa ses lèvres sur la hampe en feu.

Ce premier contact fit exploser Julien de plaisir. La vision qu'il avait de Camille, les yeux innocemment levés vers lui, le sexe collé a son visage, tout ca lui semblait trop bon.

 

Lentement elle le prit en main et fit remonter sa langue millimètre par millimètre vers le gland qu'elle avala entièrement avant de s'immobiliser. La sensation était exquise, une chaleur incroyable envahit la verge de Julien, la bouche de Camille semblait irradier et Julien se cambra sous l'assaut de cette délicieuse torture.

 

Camille lui administra pendant de longues minutes une fellation splendide ou elle alternait les moments ou elle léchait totalement le sexe et les testicules de Julien et les moments ou elle avalait son sexe au maximum en faisant coulisser son engin dans sa bouche. Julien se retenait difficilement, il gémissait à son tour et devait faire appel a tout son self control pour ne pas se laisser aller dans cet étui divin.

 

Camille le voyant au bord de l'explosion lâcha sa queue quelques secondes pour se saisir de sa coupe de champagne, elle en avala une gorgée, puis une deuxième avant d'enfourner à nouveau le sexe de Julien. Elle avait conservé un peu de champagne en bouche et Julien fit pour la première fois l'expérience des bulles sur son gland : avec un cri de surprise et de plaisir il sentit cet incroyable mélange de chaud de froid, de piquant et de douceur, s'atténuer peu a peu pour ne laisser la place qu'a la chaleur de la bouche et de la salive.

 

Dans un râle, il fit comprendre à Camille qu'il ne tiendrait pas ce traitement bien longtemps.

 

Satisfaite, elle se redressa et l'embrassa, lui faisant gouter à ce délicieux nectar de saveurs mêlées.

 

          -J'adore le champagne lui glissa-t-elle dans un sourire coquin... j'adore le champagne et ses mille possibilités...

 

Elle lui tendit sa coupe et Julien y bu une gorgée, puis une seconde, profitant de ce répit.

 

          -Je te resserre ?

 

Mais Julien avait d'autres projets en tête

 

          -Oublie le champagne, j'ai une autre idée, on boira dans dix minutes

 

          - dix minutes ? lui lança-t-elle avec un air de défi amusé

 

          - tu vas voir grogna Julien entre ses dents...

 

Il l'attrapa et pivota avec elle pour qu'elle se retrouve à son tour dos à la table, puis en la tenant fermement, il la fit se retourner et se pencher en avant. Dos à lui elle lui offrait la vison de son cul sublime.

S'accroupissant, il fit descendre son string jusqu'à ses chevilles avec une lenteur calculée avant de s'en débarrasser. Saisissant un mollet gainé, il y déposa ses lèvres et fit remonter sa bouche lentement le long de la longue jambe fuselée de Camille. Il emprunta le chemin de sa cuisse s'attarda sur le haut du bas avant de se poser sur la fossette de ses fesses ou il la sentit frissonner, saisissant son cul a pleines mains, sa langue continua son chemin et remonta le long du dos de Camille.

 

Julien se redressa et se collant petit a petit a elle, il attrapa ses seins par derrière et glissa sa queue tendue entre les cuisses de Camille.  Camille tressauta en sentant la bite entrer en contact avec sa chatte trempée, elle avait envie de la sentir en elle, et se tortillait afin de la faire glisser vers l'entrée de son antre, mais Julien continuait à faire coulisser son sexe entre ses cuisses et chaque passage venait encore plus excitée Camille prisonnière du dos et des bras de Julien.

 

Julien le sentait se tortiller sous lui, il sentait sa chatte trempée, humidifier sa queue a chaque passage et se régalait de cette douce torture

 

          -T'en as envie hein ?

 

Camille gémit, elle se pencha encore plus sur la table et était maintenant presque à angle droit, la vision de ce cul légèrement surélevé, implorant l'intromission fit craquer Julien, et au passage suivant, il dirigea son gland entre les grandes lèvres de Camille.

 

          -Vas y, vas y prend moi, j'en ai trop envie.

 

Julien ne se fit pas prier, il sentait également en lui monter cette pression bien connue, il s'introduit dans le sexe de Camille en une longue poussée, s'immobilisa au fond, et ils poussèrent tous les deux ce soupir de contentement que l'on ressent après une très longue attente.

Puis lentement il commença des va et viens entre les fesses de Camille, il voyait a chaque aller et venues, sa bite brillante de mouille disparaître dans le fourreau étroit et lui arrachait des petits cris a chaque coups de reins.

 

Lui écartant les fesses il se régalait de la vision de son petit œil brun déformé par chaque passage et son excitation monta encore d'un cran.

 

Sentant le plaisir monter inéluctablement, il saisit Camille la fit se retourner, asseoir sur le table et face à elle, il se baissa légèrement et la pénétra d'un coup. Elle s'accrocha a ses épaules pendant qu'il prenait appui sur les bords de la table pour accélérer le rythme régulièrement.

Leurs têtes collées l'une a l'autre, Julien croisa le regard de Camille, bouche ouverte, joues rosies et cheveux collées sur le front il la trouva incroyablement belle et comprit que leur jouissance était proche.

 

Dans un souffle elle lui demanda de venir, ses gémissements s'intensifièrent et elle resserra son étreinte sur ses épaules. Concentrant ses dernières forces, Julien amplifia ses coups de rein pour venir éjaculer dans un râle. Il sentit les jets de sa jouissance se répandre, il sentit le picotement et la délivrance et se relâcha épuisé.

L'un contre l'autre dans cette position instable, Il restèrent ainsi quelques instants. Julien la maintenait ferment, elle avait passé les jambes derrière lui et ils eurent tous les deux besoin de quelques minutes pour récupérer.

Au bout d'un moment le bord de la table devenant trop inconfortable, Julien porta Camille jusqu'au canapé. Ils restèrent quelques instants ainsi, mais sans couverture, couverts de sueur et a moitié nue, la situation se révéla assez vite inconfortable et gênante...

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finalement on trouve presque cette partie trop courte :P

je rigole, magnifique, j'chuis juste un poil embêté pour ma suite à moi mdr ...

en tout cas c'est très agréable à lire et on se demande où cette aventure au travail va mener les protagonistes ;)

:good:

 

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elle en avala une gorgée, puis une deuxième avant d'enfourner à nouveau le sexe de Julien. Elle avait conservé un peu de champagne en bouche et Julien fit pour la première fois l'expérience des bulles sur son gland : avec un cri de surprise et de plaisir il sentit cet incroyable mélange de chaud de froid, de piquant et de douceur, s'atténuer peu a peu pour ne laisser la place qu'a la chaleur de la bouche et de la salive.

 

:oops: c'est devenu bouillant d'un coup là. Les bulles de champagnes en bouche tout n continuant cette gâterie ça je l'ai déjà fais et j'aaaadore :P

Miiiiiiiam une suite des plus exquise. :clap: bristol. Heureusement que je ne l'ai pas lu ce matin parce que là.... Pfioooou quoi !

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Allez hop chapitre 3

 

 

Ce fut Julien qui rompit le silence le premier, il sentait bien que la magie du moment s’était envole.

 

-          T’as froid ?

 

-        Oui un peu, tu veux bien me faire passer mes fringues ?

 

Julien se leva et nu, fit rapidement le tour de la pièce pour ramasser leurs vêtements. Il lui tendit son string et sa jupe avec un léger sourire, puis son soutien gorge et sa chemise. Il se rhabilla à son tour et trempa ses lèvres dans sa coupe de champagne tiédie plus pour masquer sa gène que par réelle soif.

 

-        Tu veux encore du champagne ?

 

-        Non merci, c’est gentil

 

-        Qu’est ce qu’on fait de la bouteille pas finie ?

 

-        tu laisses tout sur le cote, tout sera nettoyé demain matin…

 

Julien rangea sommairement les coupes et les quelques assiettes pendant que Camille finissait de remettre un minimum d’ordre dans sa tenue, il s’immobilisa devant la baie vitrée n essayant de graver tous les souvenirs de cette soirée dans sa mémoire. Même si l’ambiance s’était légèrement transformée, il se promit de ne rien regretter et de garder en mémoire la magie de ces instants avec elle.

 

Quand il se retourna, elle était assise dans le canapé, seul son chemisier très largement froisse par les caresses de Julien aurait pu trahir leur étreinte. Il lui sourit courageusement et demanda :

 

-        Qu’est ce que c’est la suite du programme ?

 

-        La suite du programme ?

 

Camille avait sorti son téléphone et semblait absorbée dans sa contemplation

 

-        La suite du programme… On rentre je crois

Julien acquiesça sans dire un mot, il se demanda ce qu’il avait pu imaginer, il lui semblait clair à présent que la parenthèse venait de se refermer et qu’il devait faire le maximum pour conserver intactes leurs dignités et leur relation de travail.

Il essaya timidement de reinitier la conversation

 

-        En tout cas merci pour la soirée

 

Elle ne répondit pas et Julien se maudit intérieurement de cette banalité et de ce manque de tact, « merci pour la soirée »   qu’allait elle penser ? Depuis quand on remercie sa chef que l’on vient de baiser et qui visiblement le regrette…

 

Ils passèrent rapidement a leurs bureaux pour reprendre leur manteaux et vérifièrent rapidement leurs boites mails pour s’assurer que les opérations de la soirée s’étaient toutes déroulées sans accroc.

Dans l’ascenseur, le silence glacial n’augurait rien de bon et Julien commençât a se demander s’il ne venait pas de faire la plus grosse bêtise de sa jeune carrière. S’accrochant a l’idée de rester positif et de garder un bon souvenir de cet épisode, il chassa ses doutes et lui emboita le pas dans le hall d’entrée.

Camille prit son téléphone et commanda deux taxis

               

-        Qu’est ce que tu fais se risqua-t-il à lui demander

 

-        Ben tu vois bien Julien, je nous commande deux taxis pour rentrer

 

Elle marqua une courte pause

 

-        Je compte sur ta discrétion bien sur… Et il faudra qu’on parle de tout ca, sérieusement…

 

-        Bien sur…

 

Le message était on ne peut plus clair, cependant Julien se surprit à s’entendre répondre

 

-        Sinon on commande un seul taxi, on va chez moi et on parle de ca sérieusement…  tout de suite… je veux dire… maintenant…. Peut être que c’est mieux… enfin plus simple…

 

-        Pardon ?

 

Camille avait levé les yeux de son téléphone et regardait Julien avec étonnement. Celui-ci s’embrouillait dans un argumentaire assez confus

 

-        Oui je me disais, que peut être, surement, il valait mieux, le faire maintenant, enfin si tu es d’accord… ou chez toi… enfin comme tu veux… ou sinon plus tard…

 

Il se sentait perdre pied et ne pouvait absolument traduire la très légère lueur d’amusement qui passa au fond des yeux de son interlocutrice. Finalement, vaincu Julien se tut et décida d’arrêter les frais et de la fermer un peu, il se tourna ostensiblement et attendit dans une posture qu’il espérait indifférente et digne.

 

Il ne la regardait pas et ce fut donc sa voix qui la tira de ses pensées, elle avait repris son  téléphone et rappelait la compagnie de taxi pour annuler le deuxième taxi.

Devant le regard éberlué de Julien, elle éclata de rire

 

-        Mais on y va pour parler hein ?

 

Elle se mit à rire à nouveau et envoya une légère bourrade dans l’épaule de Julien qui sentit l’effet du soulagement l’envahir.

Dans le taxi, ils reprirent leur conversation  naturellement, elle demanda au chauffeur de monter un peu le chauffage et se cala au fond des sièges de cuir à moitie tournée vers julien.

 

Une fois chez lui, il se sentit nettement plus à l’aise, après tout, elle avait accepté de venir, elle était ici de son plein gré et Julien était déterminé à profiter au maximum de ces instants et à briller au maximum aux yeux de Camille.

 

Il lui fit un rapide tour du propriétaire, il habitait un appart pas banal dans le quartier Pigalle avec un minuscule jardin à l’arrière et un salon sur deux étages. Même si le tout ne faisait pas plus de 75m2 il savait bien que cet appart faisait toujours son petit effet sur ses invités, il l’avait meublé avec goût et l’ambiance y était chaude et accueillante.

Julien alluma directement sa platine vinyle sur laquelle il posa un disque de Morcheeba dont la voix envahit bientôt la pièce.

 

-     Tu bois quelque-chose ?

 

Il servit à Camille un amaretto et un verre d’eau et se servit un gin tonic. Pendant ce temps Camille debout dos a lui regardait sa bibliothèque ; il s’agissait d’une pièce immense qui faisait tout un mur et qui délimitait la chambre du reste du salon.

 

Assis dans le canapé, Julien admirait la cambrure de Camille, le galbe de ses mollets, la finesse de ses cuisses, il visualisait ses dessous qu’il savait souillés et pris un plaisir infini a se remémorer leurs ébats.

 

Le tintement des glaçons fit se retourner Camille, leur regards se croisèrent, ils se jaugèrent, l’un face à l’autre, leurs regards comme un défi, comme une envie…

 

 Camille découvrait une facette de Julien qu’elle appréciait beaucoup ; cette assurance dans son envie, cette manière qu’il avait eu de la prendre, de la soumettre, elle avait adoré elle avait été surprise et charmée d’abord puis un peu dépassée et avait aimé cet abandon cette manière de se laisser aller de lui appartenir.

 

Et l’éclat dans le regard de Julien ne la trompait déjà plus, elle avait senti ce désir dans son dos, elle avait senti son regard sur ses jambes son dos son cul, c’est comme si elle avait pu anticiper ces mouvements comme si elle avait senti la chaleur de cette envie et cela avait réveillé en elle un désir identique.

 

Elle profitait de cette sensation d’être désirée, de ce court moment d’immobilité avant la libération de ces flux de désirs qui montaient en eux.  Dans ces yeux elle voyait l’envie de posséder, de prendre sans demander la permission et cela lui plaisait, elle était le centre de cette attention charnelle et physique, comme un trophée, comme une récompense, elle pouvait presque sentir l’odeur du sexe et l’envie de Julien. Elle avait envie de se mesurer à lui, de jouer et de le laisser jouer, de faire jeu égal avec lui, et de s’abandonner encore à ces pulsions sans réfléchir, sans maitriser les circonstances et les évènements.

 

Imperceptiblement, sans quitter Julien du regard, elle mordit très légèrement sa lèvre inférieure et accentua son déhanché. Seul le très léger plissement de ses yeux et leur éclat brillant firent comprendre à Julien l’épreuve à laquelle elle l’invitait.

 

Julien sentit monter en lui cette bouffée d’orgueil et de plaisir que ressent le mâle dominant à l’idée de partir en chasse. Sans la quitter des yeux, il porta son verre à ses lèvres, écarta les cuisses crânement et posa une main sur sa cuisse.

 

Leurs regards ne s’étaient pas quittés pour l’instant mais Camille avait noté le changement d’attitude de son partenaire. Elle accentua son sourire et posa distraitement une main dans son cou avant de la laisser descendre doucement dans son cou. Cette main gracieuse et fine suivit, docile, le chemin du col de chemisier et s’arrêta vers le premier bouton… d’un mouvement de doigt presque irréel elle fit sauter ce bouton importun pour laisser entrevoir le velouté d’une peau blanche et la délicatesse de la fine dentelle noire.

 

Julien déglutit et fit appel toutes ses forces pour ne pas quitter Camille des yeux, il rêvait de suivre des yeux cette main et les merveilles qu’elle dévoilait mais ne souhaitait pas s’avouer vaincu si facilement. Il rebut une gorgée de gin et se lécha les lèvres avant de remonter sa main pour la poser sur son sexe déjà dur avec un air de défi.

 

Camille évalua les forces de son adversaire et décida de jouer encore un peu plus avec lui, sa main avait continué à se frayer un passage entre ses boutons et avait ouvert une tranchée blanche et délicieuse… elle fit deux pas vers Julien sans le quitter des regards et rejetant ses épaules en arrière découvrit l’intégralité de sa poitrine et de son ventre.

 

Julien eut comme un sursaut, la bouche ouverte, les joues rosies sa main droite se raidit sur son sexe et il posa son verre a coté de lui.

 

Camille ne luis laissa pas le temps de reprendre son souffle et avança à nouveau de deux pas. Elle était maintenant a moins d’un mètre de lui et se penchant encore un peu plus vers lui elle fit remonter sa jupe centimètre par centimètre en défiant Julien de ne pas céder et de ne pas se délecter de cette vision…

Dans un sourire elle souffla à Julien

 

-     Tu veux voir ?

 

Julien avait compris qu’il ne gagnerait pas cette bataille, le désir presque fou qu’il ressentait ressortait par tous les pores de sa peau, mais il aimait ce jeu, cette complicité, cette compétition et les promesses qu’elle impliquait.

Il lui sourit et se mordit les lèvres

 

-     Tu perds rien pour attendre

 

Camille prit acte de sa victoire mais voulut asseoir sa suprématie en forçant Julien a baisser les yeux devant le spectacle qu’elle lui offrait. Alors sans un mot elle fit doucement glisser sa main dans son string et commença doucement à se caresser devant Julien.

 

Le plaisir soudain qu’elle ressentit était si intense et si visible sur son visage que Julien ne put résister, il détourna son regard du visage de Camille et posa les yeux sur ce string déformé et sur les doigts qui s’agitaient à l’intérieur.

 

Camille poussa un gémissement de plaisir et dans une envie d’exhibition qu’elle ne se connaissait pas, elle écarta de son autre main son string pour dévoiler à Julien son sexe trempé et son envie impérieuse.

 

Julien ne put résister, il sortit à son tour son sexe et se mit à se masturber devant Camille. Elle ne quittait pas du regard sa queue si dure et si grosse et ce gland tendu au maximum.

 

-     Viens la lui ordonna Julien

 

 La requête de Julien la tirât de ses pensées et elle s’approcha de lui, toujours assis dans le canapé. Il la saisit par le poignet et la penchât vers lui pour l’embrasser dans un baiser avide et fougueux. Elle sentit sa langue dans sa bouche, elle sentit la pression de sa main dans son cou.

 

-     Viens j’en peux plus

 

Alors seulement elle céda à son envie, et écartant ses cuisses elle enjamba Julien pour venir s’empaler sur son sexe impatient. La fusion de leur sexe fut comme une délivrance, Julien sentit cette chaleur descendre tout le long de sa queue tandis qu’elle lui plaquait la tête dans sa poitrine, comme fou il se saisit de ses fesses et accompagnait les mouvements de sa cavalière.

Camille maitrisait le rythme par ses ondulements mis Julien venait à sa rencontre a chaque descente lui arrachant des petits cris de jouissance, en lui écartant les fesses il la pénétrait de toute sa longueur.

 

Mais l’excitation était trop forte, les préliminaires les avait emmenés trop loin et Julien avait besoin de plus de folie, de plus de sauvagerie, il voulait la posséder, la faire rompre, la faire hurler puis jouir.

 

Alors il la bascula sur le coté et se débarrassant rapidement de son pantalon et de son boxer il présenta sa queue luisante à l’entrée de son fourreau. En lui écartant les jambes il s’enfonça directement au plus profond ; il la tenait fermement et se délectait du spectacle de ses seins qui rebondissaient au rythme effréné des ses coups de reins.

Il se saisit d’une main de Camille pour la poser sur un de ses seins et rugit de plaisir en voyant ses doigts se refermer sur son téton durcit.

Camille gémissait de plaisir sous les assauts de Julien, écartelée, offerte elle criait son plaisir.

Julien lui mit deux doigts dans la bouche avec un rictus moqueur et sentit Camille lui sucer les doigts docilement faisant encore monter son excitation d’un coup.

 

Julien sentait le plaisir monter mais voulait profiter encore un peu et surtout être sur de pouvoir faire payer à sa partenaire son insolence précédente. Alors la tournant sur le coté il se positionna en cuillère derrière elle et plaça sa queue entre ses fesses.

Camille haleta d’envie et de surprise, Julien sortit ses doigts de sa bouche pour les poser directement sur son clitoris gonflé ce qui lui arracha un gémissement, son autre main se posa sur un téton et il commença à se masturber entre ses fesses imaginant son gland trempé humidifier la rosette de Camille.

Enfin sentant Camille perdre de pied, il se réintroduisit en elle et accéléra ses coups de queue tout en la maintenant fermement serrée à lui.

 

La ré intromission conjuguée à l’effet des doigts de Julien fit décoller Camille qui poussa un râle dont elle n’eut même pas conscience avant de se cambrer sentant Julien lâcher des giclées de sperme au fond de son antre.

 

Etroitement enlacés, exténues et repus ils restèrent immobiles de longues minutes, elle sentait le sexe palpitant de Julien dégonfler en elle et son liquide chaud couler doucement. Finalement, Julien attrapa une couverture sur le rebord du canapé et se débarrassant des derniers vêtements qu’ils n’avaient pas eu le temps d’enlever, ils se lovèrent l’un contre l’autre sous la couverture.

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Magnifique soirée et flash back

 

vivement la suite

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