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Guest Bruno13

Nymphinéa (Un vieux texte retrouvé par hasard)

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Guest Bruno13

Bonjour, je colle ici un texte que j'ai écris il y a fort longtemps.

Je sais pas si on peut le considérer comme poétique. En tout cas, j'avais voulu écrire de la fantasy érotique à l'époque. Désolé pour la longueur de la chose.

La rivière est impétueuse aujourd’hui. Après ces jours de pluie, elle a pris une humeur vive et fougueuse qui plait beaucoup à Friist. Elle la connaît bien sa rivière, elle l’a toujours aimé.

Son chêne si vigoureux encore après toutes ces années, le petit chemin caillouteux et pentu qui vient se perdre prés de la rivière sans jamais l’atteindre, cette étendue calme de végétation paisible et douce sous ses pieds nus, tout cela c’est sa vie. La charmante Friist contemple son domaine inchangé par le temps qui passe, juste décoloré au rythme des saisons et par le jeu de lumière du soleil. Intemporelle, elle attend. Elle attend cet homme qui passe toutes les semaines et vient faire boire son cheval à l’eau de l’ondulante source. Un homme, un humain, si viril et fort mais pourtant si tendre avec son cheval. Friist a tout de suite remarqué l’amitié entre l’homme et le cheval et cela lui a beaucoup plu. Friist observe les humains depuis qu’elle est née. La plupart lui ont parut pire que des bêtes sauvages. Elle se demande si les femelles de l’espèce sont aussi peu raffinées.

Elle pense ressembler assez à une femme, du moins à celles qu’elle a pu observer. Il est indéniable qu’elle surpasse en beauté la plupart d’entre elles.

Elle est brune, à la chevelure ondulante, aux yeux profonds et couleur gris-vert comme sa rivière. Son visage parfait évoque une création quasi divine. Son corps est tout droit sorti des mains d’une divinité façonneuse d’œuvre d’art. Souvent fantôme invisible, elle s’efface aux vues indésirables, se fondant dans la nature environnante.

Aujourd’hui cependant, elle est bien réelle, elle attend.

Voilà l'homme qui arrive, enfin. Friist s'est décidé à se montrer à lui, il l'envoûte de curiosité et d'un certain désir.

Elle est attirée manifestement par cet être si paisible, elle se demande comment cela est possible, mais comme toujours elle va écouter ses intuitions et ses envies, c'est dans sa nature.

Elle plonge son corps si sublime dans l'eau fraîche de la rivière et se dissimule sous sa surface ondoyante.

L'homme s'approche, le sourire aux lèvres. Son cheval à la robe noire le suit docilement, chargé de diverses outillages et sacoches. Sifflotant tranquillement, il approche pour remplir ses outres d'eau fraîche.

Il lave ses mains calleuses, des mains d'artisan ou de fermier, à l'eau claire de la rivière. La peau de son visage est ridée par le soleil, ses yeux noirs, larges, examinent l'endroit avec curiosité. Il sourit, d'un sourire bon enfant car il sait que son 'amie' est là. Il le sent même s'il n'arrive pas à la voir aujourd'hui, sans doute parce qu'elle se cache. Il est troublé, ses sentiments qu'il n'arrive pas à comprendre l'ont poussé à revenir vers ce coin si tranquille et resplendissant d'une nature si douce et paisible. Il a aperçu la belle dame de la rivière une fois, et son cœur s'est emballé. Sa beauté l’aurait-elle subjugué ? Il ne le sait lui-même, toujours est-il qu’il revient en ce lieu comme hypnotisé par le plaisir de la voir. Il doit rêver se dit-il, pourtant il sent qu'elle existe, qu'elle le regarde, qu'elle écoute…

Elle apparaît soudain, sortant de l’eau et fixant l’homme droit dans les yeux. Un léger sourire apparaît sur ses lèvres fines. Elle sort de la rivière doucement, l’eau s’écoulant sur son corps dénudé. Ses bras fins et gracieux participent au mouvement sensuel qu’elle effectue pour se rapprocher de lui. L’homme au cheval, en reste stupéfait de surprise, admirant cette créature sortie de l’eau. Pour lui, elle aurait pu tout aussi bien sortir d’un rêve.

Ses longues jambes viennent maintenant remplir le champ de vision de l’humain totalement paralysé. Friist s’agenouille devant lui et pose ses douces mains aux longs doigts sur ses épaules larges. Elle donne une légère impulsion qui déséquilibre l’homme, celui-ci s’affalant sur ses fesses, les yeux hagards.

Friist éclate alors d’un rire aiguë, presque comme un sifflement d’oiseau.

—Je suis Friist, lui dit-elle d’un voix légère, je t’observe depuis quelques temps, tu m’intrigues. Comment t’appelle-t-on ?

L’homme encore très surpris ne parvient qu’à faire de piteux mouvement de la mâchoire, comme un poisson hors de l’eau cherchant à respirer.

—Ne sois pas si émoustillé, reprend-t-elle en riant, mon nom signifie la belle ondoyante dans ta langue, tu me trouves belle ?

—Fraf, on m’appelle Fraf, parvient d’un coup à dire l’homme.

—Oh comme c’est curieux, sais-tu ce que veut dire Fraf dans ma langue ? Et bien ça signifie celui qui protège. Je te plais Fraf ? Moi je dois dire que tu me plais beaucoup, de plus en plus depuis que je t’observe.

Fraf n’en crois pas ses oreilles. Il sourit à Friist, regarde cette femme si belle à la voix si spéciale, presque enchanteresse.

—Tu n’es pas une femme, non ? demande-t-il d’un voix bourrue et hésitante.

—Et que suis-je alors ? rétorque-t-elle amusée.

—Je… je ne sais pas, mais tu es très belle. Je t’ai vu déjà ici.

—Oui, je sais. Je me suis montré à toi, lui dit-t-elle en s’asseyant le plus naturellement du monde sur ses genoux.

—J’ai envie de t’embrasser Fraf, annonce-t-elle, et elle exécute sur le champ son idée, collant ses lèvres encore humide de la rivière à celles de Fraf.

—C’est comme ça qu’on fait quand on est amoureux non ? demande Friist

La question aurait été posée par une jeune fille innocente qu’elle aurait tout autant surpris Fraf. Qui est donc cette femme (du moins pense-t-il qu’il s’agit d’une femme) s’interroge-t-il.

— Oui, dit-il, hésitant. C’est un peu comme ça, mais je ne sais que penser de ton geste…

Friist remarque son air interrogateur, hésite puis lui dit :

—Aime moi, lui dit-elle, plongeant un regard brûlant de désir dans ses yeux.

—C’est nouveau pour moi, très nouveau mais je sais que je t’aime. Je le sais, mon corps s’en ressent, je n’ai jamais connu ça avant. Regarde comme mon cœur s’emballe, et, joignant le geste à la parole, elle prend une des mains de Fraf et la colle contre sa poitrine juste sous le sein gauche.

Fraf ne contrôle pas un léger tremblement de la main au contact de la peau encore humide de Friist. Il la regarde de ses yeux profonds.

—Mon cœur est emplit d’amour également, ce que tu viens de me dire m’enlève tous mes doutes à ce sujet.

—Embrasse-moi, aime-moi, répète Friist.

Fraf prend Friist dans ses bras et l’embrasse tendrement sur la bouche, essayant de glisser sa langue à travers les minces lèvres. Frisst entre-ouvre sa bouche et laisse glisser la langue curieuse de Fraf sur la sienne. Tout ça lui paraît comme un reve formidable, elle découvre des sensations qu’elle ne pensait pas connaître de toute sa vie.

Fraf ne laisse pas ses mains inactives, il caresse le corps de Frisst, doucement, passant une main sur sa poitrine superbe. Il retire sa langue de la bouche de Friist pour la glisser dans son cou. Friist en frémit de plaisir. Une main vient caresser un sein, doucement au début, puis s’émoustille un peu et joue un peu avec un téton. Friist ne retient pas un soupir, surprise.

—Oh Fraf, tes caresses me mettent dans un drôle d’état.

—Tu es une muse de l’amour, chuchote Fraf en souriant.

Fraf, continue ses caresses et vient embrasser les seins de Friist, tout en caressant ses hanches. Friist frissonne et colle sa poitrine contre le visage de Fraf. Celui-ci lèche un téton maintenant très dur, le prend en bouche faisant glisser sa langue sur le mamelon puis le relâche et tapote du bout de sa langue sur la pointe droite. Friist se sent défaillir et s’abandonne complètement dans les bras de son amant.

Fraf ivre de plaisir, continue à embrasser la belle Friist un moment, puis s’arrête un instant.

—Installons nous plus confortablement si tu veux bien, dit-il en commençant à déboutonner sa chemise.

Friist se relève alors et scrute les environs. Puis, d’un geste complexe de ses bras elle fait apparaître un lit de mousse juste à proximité. Fraf finit de retirer ses vêtements dévoilant sa nudité à Friist qui ne peut s’empêcher alors de voir le sexe déjà quelque peu tendu de son amant. Fraf sourit, faisant abstraction de la manifeste fascination de Friist pour sa virilité (faisant également abstraction du lit de mousse apparu on ne sait comment) il s’approche et s’allonge sur le lit de végétations.

—Allonge-toi à côté de moi mon amour, suggère-t-il tendant les bras à Friist.

Friist s’étend sur la mousse confortable et se blottit contre le corps de Fraf. Celui-ci frotte doucement ses jambes contre celles de Friist, glissant un genou entre les cuisses douces. Friist, sans hésitation, tend une main et touche le sexe de Fraf, doucement, faisant apparaître un sourire sur le visage de son amoureux.

Friist caresse la verge tendue, faisant glisser ses doigts de la base vers le gland, doucement. Ce geste provoque quelques gémissements à Fraf qui glisse, lui, sa main vers l’intimité de Friist. Les deux amants s’embrassent passionnément. Fraf explore et caresse tendrement le sexe de sa belle, glissant un doigt sur sa zone sensible, une autre doucement à l’intérieur. Friist se sent défaillir mais continue sa caresse sur le phallus raide de Fraf.

Fraf se dégage alors doucement, approchant son visage du minou de sa douce amante, présentant son bas ventre et sa verge dressée à Friist. Il passe ses mains entres les cuisses si blanches, les écarte un peu et glisse sa langue en une intime caresse sur le clitoris déjà bien excité de Friist. Celle-ci surprise, reprend vite ses esprits et engloutit le sexe dans sa bouche, donnant des mouvements de va et vient, s’arrêtant à l’extrémité de la verge pour enrouler sa langue autour du gland.

Les deux amants étouffent des gémissements de plaisir dans l’intimité de l’autre. L’instant semble durer une éternité, figé dans la beauté de l’endroit.

Friist ne retient pas un orgasme qui lui fait presque perdre conscience, inondant un peu plus la bouche accueillante de Fraf.

—C’est une sensation magique que j’ai ressenti là, Fraf, avoue-t-elle à son compagnon. C’est vraiment formidable.

Fraf se retourne, et plonge dans ses bras lui donnant des baisers passionnés.

—Veux-tu essayer une autre sensation encore plus magique ? demande-t-il.

Fraf se glisse alors doucement entre les jambes de Friist et introduit lentement sa virilité dans le sexe très humide de sa bien aimée. Il plonge son regard dans les yeux larmoyants de plaisir de la belle créature. Friist ouvre ses jambes et s’abandonne à la lente pénétration.

Fraf s’introduit lentement et s’active ondulant du bassin et provoquant des petits cris dans la bouche de Friist. Le sexe serré de sa belle lui provoque un plaisir indéfinissable, il plonge son visage entre les deux seins de Friist et léchouille tendrement. Le plaisir ultime étant proche, Fraf ralentit quelque peu son ondulation, se tourne sur le dos, prend le corps léger de Friist et la soulève. Friist s’agenouille alors sur le corps de son amant et laisse la verge pénétrer en elle à nouveau. Fraf guide le corps de sa maîtresse en la soutenant par les hanches et reprend ses allées-venues.

Friist, la tête en arrière, s’abandonne aux assauts de son homme, et éclate d’un orgasme ravageur, suivi de près par celui de Fraf, inondant sa belle nymphe de son plaisir brûlant.

Après toutes ces émotions le couple reprend ses esprits. Fraf regarde le corps nu de Friist blotti contre le sien. Celle-ci souriante lui dit :

—Désormais je suis à toi, je vivrai ta vie, je la partagerai.

—Mais, qu’est tu exactement ? Je ne sais pas croire que tout ça soit réel, tu me sembles sortie d’un de mes rêves.

—Oh je suis bien réelle, maintenant plus que jamais. Je suis à toi, j’ai franchi le pas et suis devenu une femme ordinaire.

Elle réfléchit et rajoute :

— Non, pas ordinaire, je suis devenu celle que tu aimes et que tu protégeras. Je peux quitter ces lieux désormais. Mon amour pour cet endroit n’a pas changé mais mon amour pour toi est encore plus fort, il m’a rendu comme je dois être pour partager ton cœur.

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Guest Anonymous

OH NON ce n'est pas trop long... c'est tout à fait lisible en prenant son temps... au même rythme que ces amants...

J'adore ce genre de récit tout en imaginaire...

:oops:

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