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Une ombre dans la pénombre

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Voici un vieux récit ressorti de mes archives. Une histoire vraie à peine romancée, de vieux souvenirs soigneusement rangés..

 

Je sais que dans quelques minutes à peine, tu sortiras de ta réunion, alors je t'attends, là tapie dans la pénombre, guettant ton apparition. Je me fais discrète car ici, tu connais tout le monde et tout le monde te connait.

Les gens sortent du bâtiment, les uns après les autres ou par petits groupes, devisant gaiement, vivant leur petite vie bien rangée ou leurs terribles secrets bien cachés. Aucun d'eux n'imagine une seconde ce qui se trame là, à quelques mètres d'eux. Je les vois monter en voiture ou prendre le bus et s'en aller, mais toujours pas de trace de toi. Tu sais pourtant que la patience n'est pas une de mes principales qualités, on dirait que tu fais exprès de me faire languir, même si tu ignores que je suis là, à quelques mètres de toi. Connaissant ta verve tu es encore entrain de discuter, captivant comme toujours ton auditoire. Je sais que tu es là, car ta voiture est garée sur le parking. C'est un modèle unique, modifié spécialement pour toi, donc aucune erreur possible.

Le parking est maintenant désert et enfin tu apparais. Je te regarde avancer dans ma direction. Je t'observe, tu marches fier et droit, vêtu de ton uniforme que tu portes avec une élégance rare je dois bien l'admettre. Tu sembles plongé dans tes pensées, ton regard est sombre et malgré la pénombre, je peux voir que tes traits sont tirés, donnant à ton visage un air dur que je n'aime pas. J'en déduis donc que ta réunion n'a pas été une partie de plaisir. Je suis d'autant plus heureuse d'avoir pris l'initiative de t'attendre et de t'enlever pour la soirée.

L'un comme l'autre, nous voyageons beaucoup et nos retrouvailles sont souvent fugaces mais intenses, trop courtes certes, mais passionnelles. Entre deux avions, en métropole ou à l'autre bout du monde, à l'hôtel ou à la maison, elles prennent souvent une saveur exotique, un goût d'interdit et pourtant de douce normalité.

Je sais que tu ne peux pas encore me voir alors je te laisse approcher encore un peu puis je sortirai de l'ombre, comme un mirage surgit de nulle part. Voilà, tu n'es plus qu'à quelques mètres et je me lance. Le bruit de mes talons aiguilles claquant sur le bitume te fait relever la tête. Mais, tout ce que tu peux apercevoir, c'est une silhouette de femme, portant un imperméable court et foncé, et un Borsalino noir sur la tête. Tu peux voir qu'elle n'est pas très grande, que ses jambes sont magnifiquement galbées et sa taille enserrée d'une large ceinture à grosse boucle métallique. Cette silhouette ne te semble pas étrangère et cette femme qui se dirige vers toi t'intrigue beaucoup, mais arrivé à la hauteur de ta voiture, tu ouvres la portière et déposes ta mallette sur le siège passager. Je te vois relever la tête et la tourner à peine, juste de 3/4, tu écoutes et tu analyses le cliquetis de mes pas qui s'approchent.  Sans même apercevoir ton visage, je sais que tu as reconnu la légèreté de ma démarche et que tu souris, creusant ainsi deux petits sillons autour de ta bouche. Lentement, tu te retournes et me fais face. J'avance d'une démarche souple et assurée malgré les talons vertigineux que je porte. A cet instant précis, tu ne peux pas encore distinguer mon visage, mais déjà tu sens une certaine excitation t'envahir, ton cœur s'affoler, ta poitrine se serrer, ta tête tourner. Tous tes sens sont en alerte, normal c'est d'instinct chez toi et à ton petit signe de tête qui bascule vers l'arrière, je sais que tu as senti et reconnu mon parfum. Mais c'est impossible que ce soit lui, que ce soit moi, alors est-ce juste une illusion ou une envie secrète ?

Ton disque dur interne se met à tourner à toute vitesse et quand enfin ta mémoire olfactive l'a retrouvée, tu te dis: "Non, c'est tout simplement impossible, ça ne peut pas être elle, elle est à 7000 kilomètres d'ici. Pourtant ton intuition est la plus forte, tu le sens, tu le sais que c'est moi, que je suis là, juste devant toi. Ton souffle se fait court car ce n'est plus un mirage, tu vas enfin pouvoir me regarder, me toucher, me prendre dans tes bras, me serrer et m'embrasser.

 Voilà, je suis là, juste devant toi, non tu ne rêves pas. Tu retires mon chapeau et mes longs cheveux auburn tombent en cascade sur mes épaules et dans mon dos. Ton regard se plonge dans le mien : mes yeux sont brillants comme deux étoiles filantes au firmament ; l'émotion les a rempli de larmes de joie qui sont prêtes à ruisseler. Tes magnifiques yeux vert ont pris une teinte sombre et je vois bien que l'émotion te gagne à ton tour. Ton visage s'illumine enfin et ce qui semblait l'assombrir quelques secondes auparavant s'est envolé comme par magie.

De longues minutes s'écoulent sans que nous puissions nous quitter des yeux. Nos regards se scrutent, se perdent dans l'infini des mois qui se sont écoulés sans pouvoir nous voir réellement. On dirait qu'ils puisent les images que l'autre a vu et qui nous ont cruellement manquées. J'approche doucement ma main de ton visage et l'effleure du bout des doigts. Ce geste mainte et mainte fois répété douloureusement sur mon écran d'ordinateur est enfin une réalité. C'est merveilleux de pouvoir à nouveau de toucher et sentir le grain de ta peau rugueuse par une barbe naissante. Mon pouce effleure délicatement ta tempe, puis descend sur ta joue, tu fermes les yeux comme pour graver cet instant ou peut-être par peur que je ne sois finalement qu'un mirage qui va s'envoler au moment où tu les rouvriras. Tu presses ta main sur la mienne et doucement tu t'en caresses la joue. Ce contact est si doux, si nouveau et pourtant si familier, mais ça fait des mois que nous n'avons pas ressenti cela.

Tes mains enserrent ma taille et tu m'attires doucement à toi. Nos bouches sont proches, si proches maintenant que je sens ton souffle tiède et parfumé aux Winston bleu. Enfin... enfin tu te décides à saisir mes lèvres ; d'abord dans un baiser chaste et délicat, un effleurement juste pour nous ré apprivoiser un peu.

Mais cette si longue attente et la passion qui nous anime depuis des mois reprennent leurs droits et nous nous abandonnons à une étreinte plus sauvage. Nos bouches sont avides, nos mains impatientes et tous nos sens en alerte. Nous avons tant de temps à rattraper. Tout naturellement et comme en terrain conquis, mes bras se nouent autour de ton cou. Je sens tes mains qui caressent mon dos et descendent dans le creux de mes reins. Il n'y a d'ailleurs pas que cela que je sens, ton désir est là, puissant contre mon ventre. J'ai hâte de retrouver l'objet de mes fantasmes et de mes désirs les plus secrets. J'ai tellement envie de toi comme toi tu peux avoir envie de moi, mais il est hors de question de rattraper le temps perdu à la sauvette sur une banquette de voiture sur un parking pratiquement désert. Non car les jours et les nuits qui se sont transformés en mois d'impatience et d'abstinence ne peuvent être satisfaits dans l'urgence.

 

Notre baiser s'achève, mais pour ne pas rompre tout à fait le charme, du bout de la langue, tu dessines les contours de ma bouche. C'est si doux que je rejette ma tête en arrière et tu en profites pour descendre lentement le long de mon cou, me faisant languir. Puis, tu remontes vers mon oreille gauche et dans un murmure, tu me demandes dans quel hôtel je suis descendue. 

Pour seule réponse, tu reçois un sourire éclatant et charmeur. Alors à ton tour, tu me souris et m'ouvres la portière passager de ta voiture.

Je lance ton attaché-case sur la banquette arrière et m'installe tout en te dévoilant mes jambes gainées de nylon clair, exactement comme tu les aimes. Assise à tes côtés, je me sens à l'aise, comme si cette place était réellement la mienne, comme si je l'avais toujours occupée. Pourtant, c'est ta voiture de service et même si parfois c'est ta femme légitime qui occupe cette place, ce soir, cette place, est la mienne et je l'occupe comme si elle me revenait de droit.

 Du coin de l'œil, je t'observe, te faufilant dans les rues obscures de la capitale, attentif comme un chat qui patrouille sur son territoire. Sans t'avoir donné d'indication aucune, tu nous déposes devant le bon hôtel, preuve que tu me connais par cœur.

Le grand hall est désert et nous nous dirigeons directement vers l'ascenseur. 

A l'intérieur, nous sommes seuls et à nouveau nos bouches se soudent dans un baiser passionné rempli de tendresse et de promesses. L'impatience et la frustration de cette longue séparation nous consume et nous avons bien du mal à contenir nos envie si longtemps mise en sommeil forcé. La nuit s'annonce comme un feu d'artifice, éclatant de couleurs et d'intensité.

 En galant homme que tu es, tu me laisses sortir la première de l'ascenseur, mais je sais que derrière ce geste de galanterie, se cache un acte intéressé. Je sens ton regard peser sur mes jambes et sur ma croupe. Mes talons effilés s'enfoncent dans la moquette sans un bruit et j'avance, sûre de moi et pourtant fébrile. A chaque retrouvailles, c'est comme une première fois, il faut se réapproprier un terrain pourtant connu et déjà conquis depuis des années. A cet instant, me reviennent les mots prononcés par une vieille dame quelques jours auparavant. Elle m'avait arrêté dans un supermarché alors que j'arpentais les allées à grandes enjambées, juchée sur des talons vertigineux :

« Madame, permettez-moi de vous dire que je n'ai jamais vu une femme marcher avec autant d'assurance et d'aisance sur des talons aussi hauts » Ces mots m'avaient fait sourire, mais ce soir, ils prenaient tout leur sens.

Je sais que tu aimes mes jambes autant que mes yeux et que tu ne te lasses pas de les regarder et de les toucher. "Tu les auras toutes à toi mon Amour je te le promets."

 

D'un geste rapide, je fais glisser la carte dans la fente de la serrure de ma chambre. Je sais qu'une fois cette porte passée, notre soirée va prendre une autre dimension, une dimension fusionnelle et intense. La porte vient de se refermer derrière nous et là, tu m'attires près de toi en tirant sur la ceinture de mon imper. Tes doigts en dénouent nerveusement et fébrilement le nœud. Mon regard se baisse et je regarde tes mains : ces mains que j'aime tant et ces poignets fins sur un desquels brille le bracelet que je t'ai offert. Tes yeux se ferment et je sais que tu es entrain de deviner ce qui peut se cacher sous cette étoffe évasée et sombre.

La ceinture pend de chaque côté de mon corps et il ne te reste maintenant que quelques boutons à ouvrir, ce que tu fais en un rien de temps. Maintenant, un pan de tissu dans chaque main, je te sens hésiter à les écarter, pourquoi ?

Impatience ? Ivresse des sens ? Panique ? Déception ? Ton regard ne laisse rien transparaître, normal tu as été formaté pour cela, mais entre nous il n'est pas question de cela et tu le sais aussi bien que moi.  Je lis en toi comme dans un livre ouvert et même si tu me fais languir, je sais que tu vas aimer ce que tu vas découvrir. Es-tu prêt à lever le voile sur un mystère qui occupe tes pensées depuis que nous nous sommes retrouvés sur le parking?

Finalement, tu décides que le suspens a assez duré et tu ouvres mon manteau dans un grand mouvement. Il se retrouve à terre, inerte à nos pieds.

Tu t'attendais certainement à me trouver court vêtue, mais je ne porte qu'un collant clair dont la ceinture et les jarretelles sont en dentelle ton sur ton et un balconnet en dentelle blanc. Ton sourire me confirme que le petit effet de surprise que je voulais produire a réussi au-delà de mes espérances, tu es rayonnant et la bosse qui pointe sous ton pantalon en témoigne elle aussi.

Le nylon fin ne voilant rien de la nudité de mon intimité, j'ai envie à mon tour de découvrir ton corps que j'aime tant, de redécouvrir la douceur et l'odeur de ta peau. Les boutons de la veste de ton uniforme se montrent quelques peu récalcitrants pour mes doigts tremblants et mes griffes de tigresse, mais peu importe, nous avons toute la nuit pour nous aimer. Finalement, je prends le dessus et sans plus de cérémonie, je la jette sur le sol. Ta cravate et ta chemise suivent le même chemin. J'aime voir nos vêtements ainsi éparpillés sur le sol, montrant l'urgence de nos envies. Je suis heureuse de pouvoir enfin te toucher, te caresser, te goûter, te humer.  Que tu m'as manqué ! J'ai chaud, j'ai froid et je ne pense plus qu'à une chose, t'entraîner dans un bain chaud et moussant. Je dépose un rapide baiser sur tes lèvres, tourne les talons et me dirige vers la salle de bain. L'eau coule dans la baignoire et la pièce se remplit peu à peu de vapeur, créant une atmosphère de cocon douillet. Tu m'as rejointe car je sens ta présence et ton regard se poser sur moi. Tu t'approches d'un pas nonchalant, je me retourne et je t'agrippe par ton ceinturon. Sans quitter ton regard, je le décroche et ton pantalon ne tarde pas à se retrouver sur tes chevilles. D'un geste assuré et stable, tu l'envoies valser à l'autre bout de la pièce.

Toi d'ordinaire si maniaque avec tes effets personnels mais surtout professionnels je reste stupéfaite par ton geste. La nudité ne te pose pas de problème comme le prouve l'envolée de ton boxer. L'objet de mes désirs et de mes fantasmes les plus secrets m'est enfin dévoilé et surtout à ma portée....

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Avec douceur tu fais glisser les bretelles de mon balconnet et tu en profites pour parsemer mes épaules nues de baisers d'une tendresse infinie. Je sais que ce que tu convoites depuis des mois : se sont les deux globes laiteux dont les pointes sont tendues sous la dentelle. Les deux agrafes ne t'offrent aucune résistance et bientôt, tu vois dresser devant toi, deux petites perles rosées qui surmontent des aréoles chiffonnées.

Enfin, ils sont là, à portée de tes lèvres, de ta langue et de tes mains, j'en ai tellement rêvé.Ta bouche se fait gourmande et tu happes un de mes seins, tout en titillant le téton de l'autre, tu le fais rouler dans la paume de ta main. Tu sembles fasciné par ces deux collines rondes et tendres. Mes doigts se glissent dans tes cheveux coupés très courts et malgré moi, ils se font pressants, comme si je voulais que tu croques dans mes seins comme on croque dans une pomme, avec la même voracité. J'aime cette délicieuse sensation que je ne connais que trop bien et j'en redemande encore et encore. Ta langue glisse le long de mon ventre et quand elle arrive sur le nylon de mon collant, l'impression est étrange et nouvelle. J'ai l'impression d'avoir une seconde peau, tant tes caresses sont aériennes. J'aime sentir ton souffle chaud et ta langue insidieuse qui se promène maintenant sur mon sexe nu à travers les fines mailles de ce 8D. C'est électrisant. Sans relâcher ton attention sur ces petits bouts de chair, tes mains s'insinuent entre le fin tissu et ma peau et tu retires le dernier rempart qui se trouvait encore entre nous. Cette fois, je suis entièrement nue devant toi et j'éprouve une certaine gêne que tu comprends aisément et que tu sais dissiper rapidement.

Depuis notre rencontre, tu lis toi aussi en moi comme dans un livre ouvert, ma vie comme mes désirs n'ont plus aucun secret pour toi. Tu me dévores des yeux, tes mains me découvrent, me parcourent et me dessinent, telle l'œuvre d'un grand peintre. Ta bouche avide de goûter ma peau commence à errer sur chaque parcelle à sa portée.

Tes caresses sont délicieuses, mais je rêve d'un « corps à corps » avec toi dans l'eau chaude. La grande baignoire d'angle nous attend et j'ai hâte de t'y entraîner. Je veux nous sentir envelopper par la mousse tel un cocon soyeux. Je me glisse la première dans l'eau et d'un simple regard, t'invite à me rejoindre.

Tu t'allonges près de moi dans cette eau très chaude, presque brûlante, mais qu'importe, nous sommes là, tous les deux enfin réunis et le reste n'a plus aucune importance à nos yeux. Juste savourer la magie de l'instant présent. Comme toujours, le temps nous est compté et il faut profiter pleinement de chaque seconde offerte.

 Ma main toujours dans la tienne, tu serres mes doigts et m'attires doucement sur toi. On se regarde, sans oser se parler de peur de rompre le charme, de briser le rêve de cet instant que nous avons si souvent évoqué sans savoir s'il se réaliserait bientôt, tant la distance entre nous deux est grande et ton métier prenant. Pourtant, nous sommes là, enfin réunis. Cette pensée vient de nous traverser l'esprit au même instant et dans un même reflex, nous tendons la main vers le visage de l'autre.

Non, mon Amour, ce n'est pas un rêve, nous sommes bien là, tous les deux l'un en face de l'autre à nous dévorer des yeux. Cela paraît si irréel, après cette si longue attente, ces envies toujours inassouvies, ces désirs frustrés et ces cœurs brisés chaque soir au moment d'éteindre la cam et de se dire "adieu".

Qu'importe, oublions-les pour ce soir, je me rapproche de toi, mon triangle lisse venant s'appuyer contre ton sexe dressé, mon ventre se colle au tien, mes seins à ton torse, nos bouches se soudent et nos yeux se ferment.

Il est temps, oh oui plus que temps de ne faire plus qu'un, un seul et même corps. Lentement, je me soulève légèrement et me glisse sur ton membre qui entre en moi sans effort tant je suis inondée de désir.

Un mécano dirait que les pièces s'emboîtent parfaitement. Oui, nos corps sont faits pour s'imbriquer avec une précision horlogère suisse. Cette communion nous fait lâcher des grognements de plaisir et de satisfaction.

Tes mains caressent mes fesses, remontent dans le creux de mes reins et montent le long de mon dos. Je les sens me parcourir : tes mains douces scannent la moindre parcelle de ma peau, comme le ferait un non voyant dont le sens du toucher et tellement plus développé.

J'ondule du bassin pour bien te sentir en moi, sentir que tu investis mon antre secret.

Combien de fois ces derniers mois ai-je imaginé, désiré ressentir cette sensation de t'avoir au fond de moi. Combien de fois ai-je rêvé que tu me prennes sur la grande table ovale de la salle de réunion, dans laquelle tu passes une partie de ta vie et dans laquelle d'ailleurs tu passes ton temps à scruter l'écran de ton téléphone portable pour lire mes messages. Mes yeux sont toujours rivés aux tiens, je veux pouvoir lire en eux. Lire l'envie, le plaisir, le désir, mais aussi la joie et le bonheur que peuvent te procurer cette rencontre impromptue.

Doucement, mes doigts caressent ta nuque, tes épaules, puis descendent sur ton torse et buttent contre une anomalie. Tes cicatrices apparentes me font mal, j'ai mal pour toi, comme si ce mal m'avait été infligé à moi. Je crains toujours pour toi et je déteste l'idée qu'on puisse te faire du mal. Je sais que tu fais un métier à haut risque mais j'essaie de ne pas y penser et poursuis ma course vers ton ventre plat et musclé. Mes doigts sillonnent ta peau comme en terrain conquis, chaque bosse, chaque creux, chaque grain sera imprimé sur la pulpe de mes doigts pour ne jamais plus oublier cet instant.

Je m'approche de ton visage et mes lèvres effleurent les tiennes. Ce baiser est chaste mais pas pour longtemps, je le sais. Tes yeux se referment dans l'attente d'une étreinte plus torride, mais comme elle ne vient pas et que ma bouche reste à quelques centimètres de la tienne, tu ne peux seulement goûter qu'à mon souffle. J'attends que d'impatience, tu rouvres les yeux. Quand enfin je vois tes yeux mi-clos, je te murmure

« Je t'Aime ». Ces trois petits mots ont l'effet escompté et c'est toi qui saisis ma bouche pour un baiser passionné. Tu me dévores les lèvres, ta langue cherche avidement la mienne et nos dents s'entrechoquent. Tes mains se sont refermées sur mes seins ; ils les remplissent si bien, ils sont faits pour elles. Tes pouces me caressent doucement, venant agacer mes pointes dressées, effleurant mes aréoles froncées. Ma poitrine te rend fou de désir je le sais.

Tu me pousses doucement en arrière, ton sexe quitte le mien. Tu te mets à genoux, face à moi et viens glisser ton membre luisant de mon nectar entre mes deux seins.

Ce contact est doux, intime et délicat. Tu t'amuses avec eux, pour augmenter ou diminuer la pression autour de ton sexe gonflé, tu es comme les gosses devant un nouveau jouet. Tes va-et-vient se font maintenant de plus en plus rapides, je sens que tu vas bientôt jouir, et ça va être délicieux de sentir ta crème chaude se rependre sur ma poitrine.

Enfin ta première délivrance, l'émotion est très forte et tu t'écroules sur moi, terrassé par un premier orgasme. Tu as juste besoin de me sentir. Sentir que je suis réellement là, que je suis à toi et que ta place est ici, près de moi, avec moi. Délicatement, je pose ma main sur ta tête et te caresse doucement pour ne pas rompre cet instant de bonheur intense, ce délicieux moment d'abandon total.

De longues minutes de plénitudes s'écoulent, puis tu sors de ta douce torpeur. Tu me regardes et je lis dans tes yeux, ton envie.

Je sais de quoi tu as envie maintenant, l'eau est froide mais nous ne le sentons même pas tellement nos corps eux sont chauds, brûlant de désirs et de passion.

Tu sors de l'eau, saisis une serviette et me tends les bras pour que je vienne m'y lover et me sécher. Tu me soulèves et m'emportes vers le grand lit. Il nous attend, il sait que cette nuit il sera le témoin de notre amour et de notre passion dévorante.

Délicatement et comme un objet précieux, tu me déposes sur les draps frais et parfumés. Tu restes là, à me contempler et je me sens à la fois gênée par ton regard et terriblement excitée par le traitement que tu me réserves. En t'observant, je sais que tu n'as qu'une envie, celle de plonger entre mes cuisses et de venir t'abreuver à ma source, alors j'écarte mes jambes telle une invitation.

Le contact de ta bouche est chaud, ta langue s'insinue entre mes lèvres, goûtant chaque repli de mon intimité avec une tendresse et une douceur infinie. Tu débusques mon bouton, l'agaçant de ta langue, le mordillant et l'aspirant, il semble frétiller comme un petit poisson hors de l'eau, affolé mais agréablement surpris. C'est divin, mais je sais qu'il faut que je me retienne car je sais que le traitement n'est pas terminé, mais à ce rythme-là, je risque d'exploser rapidement et ce n'est pas ce que je veux. Je veux que nos jeux comme notre étreinte durent, durent et durent encore. Que nos corps se soudent et ne fassent plus qu'un pour des heures, pour l'éternité.

Un long soupir m'échappe car tu viens de t'immiscer dans mon antre. Tes doigts m'explorent, me fouillent et ta langue continue son ballet langoureux entre mes plis intimes. Je sens des ondes de plaisirs m'envahir, mon dos se cambre, ce n'est plus qu'une question de secondes, je vais être emportée par une orgasme puissant.

Tes caresses sont divines et tes doigts magiques. Ils me laissent dans un état second, comme en apesanteur, une sensation jusque-là jamais atteinte. Mon esprit et mon corps flottent quelque part entre ciel et terre. Doucement, tu t'approches de mon visage, tes yeux essaient de se plonger dans les miens, mais ils sont encore dans le vague, dans les brumes du plaisir que tu viens de m'offrir.

Tendrement tu saisis ma bouche pour me faire revenir près de toi, cette sensation est divine, d'une délicatesse sublime, un véritable rêve éveillé. Mais déjà tu la quittes pour la refermer sur un de mes seins encore dressé par tant de plaisir. Tes caresses sont si douces, si délicieuses, ma main vient se poser sur ta nuque et te presse encore plus contre lui. Je sais que tu les désires et maintenant qu'ils sont là, à ta portée, je veux que tu les goûtes et que tu les dévores, je veux que tu laisses ton empreinte pour toujours sur ma peau. Ta bouche se fait tantôt douce, puis plus vorace, ta langue s'amuse avec mon téton, le faisant rouler sous ta langue, puis tes lèvres papillonnent autour de lui, tes dents le mordillent, me procurant des mini décharges électriques dans la colonne vertébrale.

Mon dos se cambre à nouveau et un gémissement presque inaudible se faufile entre mes lèvres, suivi d'un "j'ai envie de toi" qui dans un murmure, sort de ma bouche telle une supplique.

Du plat de la main, je te repousse affectueusement, t'ordonnant de t'asseoir. Je me glisse sur toi, appuyant mon dos contre ton torse, naturellement, ma tête prend place sur ton épaule. Tes mains se resserrent autour de mes seins, tes caresses sont enivrantes. Tu as une façon de les faire tourner dans la paume de tes mains que j'apprécie énormément. Tel un boulanger pétrissant ses miches de pain, tu les fais rouler habilement et de manière à en effleurer subtilement les tétons pour qu'ils durcissent et que les aréoles se froissent comme du papier de soie. Tu me laisses pantelante et assoiffée, avant de descendre le long de mon ventre, jouant autour de mon nombril. Tu ne dévies pas d'un pouce de ta trajectoire et tantôt tes doigts s'arrêtent sur mon sexe humide. Tu as envie de jouer, de me faire languir, tu frôles mon bouton, tu te faufiles entre mes lèvres, tu t'attardes à l'entrée de mon abricot dont le nectar s'écoule lentement. Pourtant, tu te refuses à entrer, pourquoi ?

Lentement, je tourne la tête et t'embrasse goulument pour te donner un ultime encouragement. Je sens ta main libre m'agripper par une fesse et d'un geste assuré, tu me fais glisser sur ton membre dur et luisant de ton propre désir. Que c'est bon de te sentir ainsi au fond de moi, je t'enserre comme pour te retenir. Je sens la chaleur de ton souffle dans mon cou et tu viens effleurer ma nuque et mes épaules de tes lèvres. Me penchant en avant, je donne le rythme au gré de mon envie, j'aimerais que cet instant ne s'arrête jamais, que nos corps fusionnent et ne fassent plus qu'un pour l'éternité.

Les mouvements sont amples, profonds et l'un comme l'autre attendons que l'autre soit prêt à partir pour jouir ensemble. Pour que nos liqueurs se mêlent. Le rythme s'accélère et je sens tes boules battre contre mes lèvres. J'entends tes râles qui se confondent maintenant à mes gémissements. L'apothéose est proche.

La jouissance a été intense et le plaisir partagé et ressenti immense.

Sans desserrer notre étreinte, nous somnolons. Serrée dans tes bras, je sens la chaleur de ton corps contre mon dos et ta respiration près de mon oreille qui me berce doucement. Nous sommes si bien dans les bras de Morphée qui nous attend, plus rien n'existe que l'instant présent. Celui qui nous a réuni après tant de mois d'attente.

 

La lumière du petit matin me réveille la première. Je m'étire doucement pour ne pas te déranger car je veux te regarder dormir encore un instant. Tu es si beau et si paisible, là tout près de moi, près de ton bébé comme tu m'as surnommée. Cependant, l'envie est la plus forte, lentement je laisse le bout de mes doigts se promener et dessiner des arabesques imaginaires sur ton torse. J'ai tant besoin de te toucher, de te sentir et si par mes caresse je pouvais t'empêcher de repartir risquer ta vie, je te caresserais jusqu'à la nuit des temps. Je sais que quoi qu'il advienne mes doigts n'oublieront jamais le grain de ta peau, il est imprimé pour toujours dans ma mémoire sensorielle.

Tu dois les ressentir car je vois ton visage s'agiter. Tes yeux sont toujours clos, mais je sais et je sens que tu ne dors plus, que tu veux juste t'enivrer de ces douces caresses. Peut-être que toi aussi, tu fais le plein pour les moments difficiles que tu auras à traverser dans les prochains mois. Je sais que tes missions ne sont pas terminées et que les moments comme celui-ci resteront gravés à jamais en toi.

Mes mains ont exploré le haut de ton corps et descendent lentement vers le bas de ton ventre puis poursuivent leur course jusqu'à tes jambes. J'ai pu me rendre compte qu'elles étaient divinement musclées par les kilomètres que tu cours chaque matin, enfin quand tu le peux encore vu que tu te couches aux aurores en raison du décalage horaire qui nous sépare.

Doucement, je tire un peu sur le drap qui t'enveloppe et me cache l'essentiel de ta masculinité. Je veux pouvoir continuer mon chemin, mais mon regard et mes doigts sont en arrêt et en contemplation devant le spectacle que m'offre ton sexe déjà en érection. Discrètement, ma main commence à caresser cette partie si secrète de ton anatomie. Je vois un sourire s'esquisser sur tes lèvres, me donnant bien la preuve que tu feins de dormir. Je prends cela comme une invitation à continuer mon exploration.

Mes doigts se resserrent autour de ton sexe et entament un lent va et vient, ma bouche et ma langue viennent à sa rencontre et lui prodiguent mille baisers et caresses, le léchant, le mordillant, l'avalant, puis le relâchant, jouant avec lui, pour un réveil tout en douceur et en plaisir.

Un réveil dans une délicieuse jouissance, que désirez de mieux pour commencer la journée ? Malheureusement, j'ai un avion à prendre et toi une mission à mener.

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Je suis... bouche bée et haletante. Sublissime, merci pour ce texte.

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alors moi je dis vive la gréve des contrôleurs aériens, au moins nous aurions nous aussi profiter d'une suite à ce moment merveilleux.

merci de nous le faire partager

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Que dire ce récit est magnifique

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Tu nous as donné la un très beau récit Calista :oops:

 

une très belle écriture et un contenu très... songeur , vraiment pris dans les mots , ça nous laisse pris dans ce tourbillon de désir et nous touche aussi..

 

Merci de ce très beau partage :)

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Je  ne  répéterai pas les  mêmes commentaires que j'approuve, mais  je te dis simplement  :

 - Merci d'avoir mis pour nous,  "en pleine lumière"  tes bons souvenirs !

j'espère  que tu auras d'autres bons souvenirs, aussi intéressants que celui-ci a nous raconter.

Fouille bien dans  ta malle !

Continue  sur ta lancée, tu es si agréable a lire ! 

Une suite  dans  l'avion,  peut-être ? ...

Bisous

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Quel texte ! Quelle plume tu as pour raconter ces souvenirs.

On sent toute ta passion, tout ton désir. Vraiment un récit réussi car j'ai vraiment envie d’être à la place de cet homme ;) 

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Invité

Merci à toutes et tous pour vos messages qui me touchent. Je suis ravie que ce récit vous ait plu, j'ai eu beaucoup de plaisir à me replonger dedans.

C'est vrai que se sont de beaux souvenirs d'une histoire intense mais difficile à gérer avec une telle distance.

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Invité

Vraiment un récit réussi car j'ai vraiment envie d’être à la place de cet homme ;) 

?La place est libre ....:bbl: :D

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Invité

?La place est libre ....:bbl: :D

?T'inquiète Evano je plaisantais :D

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Invité

oh que c'est doux Cali ; merci pour ce si beau texte :wub:

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Superbe Cali,

 

Je suis arrivé au bout mais j'avais tellement envie de m'arrêter en chemin

tellement ton texte est divin

Une  vrai ode à l'amour

On aimerai que cela soit ainsi toujours.

 

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Invité

Merci Piewy, parfois ça fait du bien mais aussi mal de se replonger dans ses vieux souvenirs.

Comme toutes les histoires d'amour, on aimerait qu'elles durent toujours

 

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Merci Piewy, parfois ça fait du bien mais aussi mal de se replonger dans ses vieux souvenirs.

Comme toutes les histoires d'amour, on aimerait qu'elles durent toujours

 

?perso, je trouve que ça fait plus de mal que de bien de replongé.

c'est la nostalgie qui envahit.......

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Ceux qui ont connu la Passion dévorante ont du se décrocher la mâchoire, c'est envoûtant, et d'autres trucs que je t'ai dit seulement en privé ! Merci

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Invité

Merci pour vos commentaires laissés ici et tous ceux reçus en privé qui m'ont vraiment touchés. Ce récit avait donc bien sa place ici.

La passion dévorante est un feu qui nous consume, qui nous fait vivre, vibrer et Aimer avec un grand A,

quand elle s'éteint ou disparaît sans crier gare, la flamme vacille puis s'éteint et on meure avec elle.

Quand on a connu, vécu et perdu cette passion, on se demande toujours si c'est possible de la revivre une seconde fois...

Je crois que la réponse est: NON ! tout simplement, malheureusement. Reste a espérer que quelqu'un aura le pouvoir de raviver la flamme,

mais le feu sera différent et certainement moins dévorant.

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J'aurai préféré pourvoir dire je n'aime pas.

 

Car j'ose espérer qu'il y a toujours une chance du futur meilleur.

Je te le souhaite mais effectivement cela ne sera jamais pareil et tant mieux aussi car cela aurait un goût amer de vivre deux fois la même chose

 

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Invité

Tu as raison sur le fond Piewy, mieux vaut ne pas revivre la même passion si c'est pour revivre aussi la même souffrance. 

Nous sommes plusieurs ici à l'avoir vécu et à s'être carbonisé par la suite. Quelque soit la manière dont on a perdu l'amour de notre vie,

ça a conditionner notre vision des relations, mais aussi la capacité à donner des sentiments.

Voilà bien un sujet où ce n'est pas un éternel recommencement.

 

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Invité

Perso j'aime ^^

Beaucoup savent que j'aime les histoires sans fin ^^

 

Bon là c'est pas un truc fictif mais bon mon côté romanesque est là hein ?? C'est beaaaaaaaaaaaau !! J'avoue , je suis un peu maso des sentiments ^^

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Merci Miss, mais non, pourquoi maso des sentiments ? C'est beau non ?

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Merci Miss, mais non, pourquoi maso des sentiments ? C'est beau non ?

?Oui , c'est super beau ( sinon je n'aimerais pas ^^ ) Mais ne pas avoir de suite grrrrrrrrrrr

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Invité

?Oui , c'est super beau ( sinon je n'aimerais pas ^^ ) Mais ne pas avoir de suite grrrrrrrrrrr

?Quand l'histoire est terminée... crois-moi que j'aurais aimé écrire une suite, mais tant pis.

J'ai déjà eu la chance de vivre cette histoire-là

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