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bittersweet

Om mani padme hum

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Pendant plus de vingt heures de vol et d'aéroport il avait eu le temps de se dire seize fois "la vache ce que ça craint les charters", trente deux fois "j'suis taré", cinquante trois fois "mais qu'est ce que je fout là", soixante quinze fois 'punaise mais qu'est ce que je vais faire avec ces guedins..." et heureusement plus d'une centaine de fois "bon sang ce que j'ai envie de la...".

 

Il l'avait rencontré en débutant le même jour qu'elle dans un cours de tai shi chuan, une jolie rousse, fine, gracieuse et foncièrement allumée qui lui parait d'énergies, de tao, de trucs aux quels il ne comprenait rien et que son esprit cartésien réfutait en bloc. Mais bon, elle était si jolie et sympa qu'il approuvait en souriant bêtement, et puis à chacun ses croyances, si ça la rendait heureuse... Petit à petit un l'alchimie s'était établie et un soir après un repas chez elle, ils avaient fini dans son lit entouré de bougies, d'encens et de tentures indiennes. Il aurait dut se méfier mais entre son manque de culture en matière de délires hippies et son attirance pour elle il avait tout occulté, à son plus grand plaisir. Elle avait eu l'air de drôlement apprécier et bilan, au petit déjeuner, elle lui avait dit qu'elle partait trois semaines pour un stage de tantrisme, qu'elle aurait préféré y aller avec quelqu'un en qui elle avait confiance, qu'il y avait encore de la place, et que s'il voulait venir se serait drôlement sympa.

 

Il n'avait pas prit de vacances depuis longtemps, il flirtait avec le burnout et les affaires venaient tout juste d'entrer en phase de repos saisonnier. Surtout il était hypnotisé par son regard vert, son odeur vanillée et sa peau de soie, il avait donc répondu "OK, soyons fous, cassons nous". Elle avait rajouté "Super ! Tu m'étonnes drôlement, je t'aime bien mais t'es un peu coincé dans ton genre, j'me disais pas que tu partirais sur un coup de tête au Costa Rica.". Là il avait dégluti au lieu de libérer le "Au quoi ?! Attend attend..." qui trottait dans sa tête en même temps que l'image de centaines de serpents mortels, scorpions et autres tarentules. Le temps que ses neurones aient commencé à traiter l'information elle avait foncé sur son PC, ouvert le site d'un revendeur de crash aériens, sorti les dates, cliqué sur "commander" et lui avait tendu en sautillant comme une gamine qui découvrait un sapin de noël. "Trop coooool !!!"

 

Il n'avait pas vu le prix qu'il avait déjà blanchi et bredouillé "la... la semaine prochaine ?"

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Tres bon debut vivement la suite

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Merci !

 

Je me suis rendu compte en postant que c'était un peu court comme jet, je vais tenter de faire des "épisodes" plus riches.

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Y a pas de taille pour un texte mais c est vrai que quand il est intéressant comme c est le cas ici on a envie d en lire plus ;-)

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A la sortie de l'aéroport de San José il était cassé en dix, pâteux et confus. Il tentait de remettre en ordre les conseils de survie glanés sur le net en bon paranoïaque. Mais ça allait vite, à peine tentait il de se rappeler la couleur des taxis qu'il fallait prendre pour éviter de risquer de finir en carpaccio au fond d'un terrain vague qu'un gars tentait de se saisir de sa valise en gueulant "Oh amigo donde vas ? Venga venga, pura vida si ?". "Pura vida mon cul !" avait il retenu pour éviter de jeter un froid sur l'excitation de Lucie qui avait elle l'air de se réveiller d'une belle et paisible nuit dans un lit triple A. Heureusement elle vint à la rescousse dans un espagnol assez irréprochable pour qu'il n'y comprenne rien. En gros elle dit qu'ils cherchaient une navette pour un hotel, et des trucs sur le beau temps, l'intérêt écologique du système volcanique local et peut-être quelques appréciations géopolitiques, il n'en savait rien mais vu sa rapidité de parole elle en aurait été capable. "Por aqui" répondit le rabatteur en pointant du doigt le trottoir qui longeait la sortie. "Y pura vida amigos !", "si si, pura vida..." répondit il entraîné par la belle.

 

La navette était déjà là, à peine arrivés que le chauffeur les accueillait avec une sympathie et un naturel déconcertant pour l'habitué des tacos parisiens. Quelques autres touristes embarquaient, plutôt jeunes et américains dans l'ensemble mais ayant tous l'air de routards. Lucie ouvra la conversation, ses neurones à lui surchauffaient de l'entendre aussi à l'aise en anglais qu'en espagnol. Une grande vague de solitude l'envahit quand il saisit qu'il allait être complètement largué et elle comme un poisson dans l'eau. Elle voulait un compagnon de route et de caresses bizarres dont il n'avait pas d'avantage saisi la teneur que quand elle parlait une langue étrangère, au final il découvrait qu'elle n'avait aucunement besoin de lui et qu'en fait c'est plutôt lui qui avait besoin d'elle pour faire un tel périple.

 

La capitale se découvrait alors que la radio criait des palabres d'un DJ local débitées à une allure invraisemblable. Puis un morceau autant latino que bourrin, quelques secondes, un autre, des palabres, les musiques de la rue qui s'ajoutaient. Un enfer musical qui s’agglutinait à ses visions de maisons colorées serties de murs barbelés et de fenêtres barricadées derrière des barreaux. La chaleur en plus le plongea dans un pétage de boulon inédit, en son cœur tout hurlait de nouveauté, de peur, d'excitation de vivre. Sentir les lèvres de Lucie tomber dans son cou, l'embrasser et le mordiller lui fit l'effet d'une bombe H qui pétait sur des ruines qui venaient à peine de s'effondrer.

 

Et puis tout se calma. Ils entrèrent dans l’hôtel lui aussi barricadé, peu rassurant au premier abord avec la nuit qui venait de tomber, mais qui lui apparût très vite sympathique avec ses innombrables peintures murales naïves et bariolées. Bon... encore un truc de hippie mais pour la première fois il trouvait ça agréable. Pour trouver leur chambre ils découvrirent une piscine intérieure. Ce fut plus fort que lui, il déposa sa valise, se mit en short, s'excusa auprès de Lucie, ouvrit la porte et se laissa tomber dedans comme une enclume. Flottant dans cette eau parfaite de chaleur qui assourdissait les bruit de la ville tout son corps se relâcha d'un coup et il eut une sorte d'extase libératoire. Il ne le savait pas mais il venait de plonger dans la gueule du serpent.

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Une suite tout aussi agreable a lire que la premiere 

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Un grand "spalsh" le sortit de sa torpeur, en reprenant son souffle il vit Lucie lui sourire d'un regard carnassier et se coller à lui. La sensation chaude, glissante et douce de son corps contre le sien le subjugua. Elle s’accrocha en le serrant entre ses jambes, elle lui donna quelques coups de reins en se pinçant les lèvres et lui dit avec une flot de douceur dans les yeux "merci". Il n'y comprenait rien, c'est elle qui l'avait traîné là et dans une confusion de joie d'y être et de crainte de cet imprévu qui lui retournait les tripes il sortit un "merci à toi" presque interrogatif. Elle rit. "Non, merci à toi. Je ne t'ai pas tout dit...", "et merde" pensa t'il et sentant un peu plus comme elle se lovait autour de lui et contre son sexe qui commençait à prendre le contrôle de son cerveau, "je suis fait comme un rat".

 

Sa voix se fit plus suave que d’habitude et pourtant très franche : "Je devais venir avec quelqu'un, c'est tombé sur toi parce que je voulais que ce soit utile à quelqu'un que j'apprécie et qui en a besoin. C'est une sorte de pacte avec mon karma. Tu es là parce que tu devais y être. Mais tu dois faire ton choix, il est encore possible de refuser. Tu peux faire le tour de la région, c'est un beau pays tu ne t'ennuieras pas, ou" elle se sera encore plus fort contre lui en roulant du bassin "tu peux te trouver, te sonder comme jamais. Ce sera très doux mais aussi très brutal, ça va t'avaler tout entier et quand ça te recrachera tu ne sera plus jamais le même, mais tu seras totalement toi." Il se vit sauter hors de l'eau, prendre son sac, rentrer en France illico presto, s'enfermer dans son appart, allumer la télé et souffler. Mais il était trop tétanisé, englouti. "Tu me fais le coup de la pilule bleue et de la rouge là...", "C'est exactement ça" répondit elle. "Mais ce soir tu as encore du temps, je suis à toi, la vie est belle, tu me diras demain".

Il sut immédiatement qu'il était déjà trop tard, le recul de l'échéance ne l'apaisait guère, tout allait se jouer dans les heures qui suivraient et il se doutait bien qu'elles ne feraient que le ferrer un peu plus. Ils sortirent de l'eau pour se doucher ensemble, elle le chauffa de tout son corps divinement conçu, se refusa à lui de la pire façon qui soit en saisissant son sexe pour le tendre d'une pression à la limite de l'excessif tout en lui chuchotant qu'elle voulait d'abord manger. Ils passèrent un repas étrangement classe et romantique pour le lieu, elle était un souffle libre dans sa vie et continuait à la séduire avec toute ambivalence, à la fois amante et amie. Il se sentait qu'il tombait amoureux d'une étoile qu'il n’atteindrait jamais tout en l'ayant à ses côté. De retour dans leur chambre elle le poussa sur le lit et lui offrit un massage dont elle avait le secret, elle le fit exploser en l'affleurant, le dévora et le conduisit à la dévorer. Ils jouirent sans coït, il n'avait jamais connu cela et comprit pourquoi il savait depuis le début qu'il ne pourrait refuser.

 

Le lendemain leur réveil sonna à l'aube. Il grognait intérieurement alors qu'elle sautait du lit et se préparait comme pour traverser la jungle, il ne lui manquait qu'une machette et un fusil. Elle donna un coup de pied dans le lit et cria "companero c'est maintenant qu'il faut te décider : la vie ou la mort ?". Il eut la certitude immédiate que quelque fut son choix la mort l'attendait. Elle le prendrait dans son quotidien, asphyxié dans une non vie, ou elle allait s'abattre sur lui comme un puma sur un tapir. Sans doute parce qu'il n'était pas encore conscient il acceptait ce fait comme irrémédiable et lui dit en la regardant "quitte à crever je préfère que ce soit avec toi". Elle rit. "A la bonne heure !"

 

Ce n'est que plusieurs heures plus tard qu'une fois bien lucide il constata que la route la plus proche était de l'autre côté du pays. Après un avion de fortune, un 4x4 brinquebalant, ils prirent un bateau qui flottait on ne sait par quel miracle sur une rivière infestée de crocodiles, et il eut quelques regrets... "Non mais franchement si ça tourne mal faut se retaper tout ça pour trouver un hôpital ?" "Que veux tu qu'il arrive ?" répondit elle. Il regarda autour de lui, vit un énième reptile géant s'enfoncer dans l'eau, resta bouche bée devant son optimisme aberrent. Il se reprit "Y'en a souvent des bateaux pour faire la route ?", elle se colla à lui "un par semaine, les bonnes semaines." Elle se redressa un peu pour le regarder se déconfire et l'acheva tendrement : "Quand la radio parvient à les appeler". Devant son air abattu elle tenta de le rassurer : "Il n'y a pas de retour avant d'avoir tout traversé, je t'avais prévenu, tu as accepté. On y est. Tu luttes, c'est normal, tu lutteras encore, et puis quand tu comprendras que ça ne sert à rien tu goutteras enfin au vrai bonheur." et étrangement cela fonctionna.

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Une heure après avoir quitté la rivière pour entrer en pleine mer, ils commençaient à longer une plage incroyable. Une sorte de combat de quelques kilomètres de long, à la fois éternel et paradoxalement perdu d'avance entre la forêt tropicale et l'océan Pacifique. Le bateau pointa vers la côte à son grand soulagement, s'il y avait un lieu où il eut envie de s'arrêter c'était bien là. A quinze mètres du bord le pilote cria quelque chose qu'il ne comprenait pas mais semblait visiblement urgent. Lucie lui donna un bon indice de la marche à suivre en prenant son sac et en sautant par dessus bord. Il hésita, se fit engueuler par le pilote qui lui montrait une vague en train d'arriver prit à son tour son sac et s'éclata dans l'eau heureusement fort tiède. Heureusement car à peine revenait il à la surface qu'il se mangea le bon mètre de flotte supplémentaires qui s’abattit sur lui en le roulant comme une machine à laver. Sous l'eau il tournait, assez effrayé par le bruit du moteur qui avait reprit son grand régime. Il finit sa course à quelques mètres du sable, mais pas assez étourdi pour ne pas penser en recevant son sac dans la tête poussé par une seconde lame : "évidemment..."

 

Lucie était hilare. Mais son regard laissait percer tant d'affection qu'il ne put mal le prendre et finit tout de même par en rire lui aussi. Il se traîna sur la plage s’effondra sur le dos et vit planer au dessus des palmes d'un cocotier un couple de haras multicolores et crieurs. Le vent était chaud, l'air parfumé d'iode et de fleurs, la forêt bruissait de mille cris d'oiseaux et d'étranges beuglements. Ce n'était pas très rassurant mais il y avait décidément pire endroit pour se retrouver trempé. En cambrant sa tête il vit Lucie assise, les yeux fermés et un sourire de béatitude aux lèvres. Il fut touché par cet instant et en profita, comme il lui était rarement arrivé, pour écouter la vie. Il restèrent là une bonne dizaine de minutes à s'emplir de toutes ces sonorités étrange, de ce temps perdu à l'autre bout du monde.

 

Il n'avait pas envie de casser l'ambiance mais rompit tout de même leur immersion en disant "Bon, je suppose qu'on a encore du chemin ?" "Tu es prêt, on peut y aller." répondit elle. Il se releva, prit son sac qui se mit à pisser d'eau de mer, le mit sur ses épaules pleines de sable avec un "beharrrr" de dégoût. "Merde c'est collant, gluant, terreux...grrrr..." toujours enjouée elle lui répondit en se lançant sur la piste qui longeait la plage : "c'est dans ces moments qu'on peut savourer ce qui va suivre, imagine, une douche douce et fraîche en pleine nature, un paréo pour remplacer nos sales fringues le temps qu'elles soient lavées, le vent chaud qui court sur ta peau apaisée, nos mains enduites de monoï parfumé aux fleurs fraîches de tiaré..." Oh oui ça lui semblait sonner comme un bon plan et il accéléra le pas. Puis stoppa. "Dis t'es pas en train de me faire avancer à la carotte avec tous ces trucs polynésiens en pleine Amérique centrale ?" Elle continuait sa route sans l'attendre "Là où on va c'est nulle part et partout à la fois. Tu n'en reviendras pas de voir tout ce qui pousse dans ce jardin." Il reprit la marche, au moins heureux de savoir qu'il y avait donc un jardin et des mains humaines pour le cultiver.

 

Après trois quart d'heure de marche dans cette enceinte du paradis il arrivèrent à un petit portillon de bois qui marquait une entrée dans la forêt, ils la franchirent, s'engouffrèrent dans un tunnel creusé dans la végétation qui s'ouvrit rapidement sur un jardin en effet incroyable. Il eut à peine le temps de s'émerveiller qu'une sorte de géant filiforme, aux cheveux bruns et longs tenus dans une casquette de baseball cradingue, mais au sourire éclatant vint à eux en courant "Hey guys!" criait il mort de rire "There you are dudes we were lookin' forward to see your faces !!!". Il enlaça Lucie qui avait lâché son sac, recula en la tenant par les bras "Gosh Fire Honey look at you ! You're gorgeous !" Il l'enlaça à nouveau avec un entrain et une durée qui commençait à sembler fort long pour qui ne connaissait pas les hugs californiens. La jalousie naissante du parisien fut vite calmée quand le géant se tourna avec tout autant de joie vers lui, Lucie eut à peine le temps de faire les présentations "Paul voici Yona, le père de ce lodge, Yona this is..." Yona serrait Paul dans ses bras avec une telle insistance que celui ci commençait à regretter que cette embrassade ne soit finalement pas une exclusivité réservée à Lucie. Yona s'éoigna et rit aux éclats "Shit man you need two things, a shower and learn what a hug is about !" Puis il reprit son étreinte "Nevermind, Binevenou moh ami !!!" Lucy rit et traduisit : "Tu dois prendre une douche et apprendre à faire un hug mais il t'aime bien quand même." "Euh oui on dirait bien qu'il a le béguin..." dit Paul en tapotant le dos de Yona en espérant que ça le fasse cesser.

 

Dans le jardin qui laissait à peine deviner son immensité tant il y avait de plantes éparses qui occultaient la vue, Yona les conduisit à une cabane de bois montée sur pilotis. Il leur indiqua qu'ils avaient deux heures devant eux avant de venir manger et que la brouette posée en bas des marches recevrait avec joie leurs vêtements trempés, surtout ceux de Paul pour être exact. Celui ci s'empressa de la remplir et ce faisant découvrit derrière un bosquet agréablement odorant une douche sommaire mais fort attirante. "Je crois que j'ai trouvé la fameuse..." Lucie descendait justement les marches vêtue d'une simple serviette sur les hanches, la poitrine libre et provocante, rayonnante, sublime. "...douche..." "Tu viens ?" Il se sentit le plus heureux des hommes. Il n'y comprenait rien, ne voyait aucune raison logique pour être à cet instant T en ce lieu ci avec cette femme à tomber, mais il commençait à laisser de côté ses tergiversations et elle lui offrait la plus parfaite raison d'apprécier sans réfléchir.

L'eau était comme elle avait promit, fraîche, apaisante. La vue, bon sang, c'était bien la pus belle vue que l'on puisse avoir depuis une douche. "Nom de... mais ce sont des singes là bas ?" "Ouiiii les capucins !!! Il doit être 17 heures, ils viennent tous les matins et tous les soirs se gaver de dates..." Lucy était aux anges, Paul se demanda combien de fois elle avait bien pu vivre cette aventure. Elle l'embrassa avec un sourire indescriptible. Il n'y tint plus et la serra comme un fou, la dévorant de baiser et de petites morsures, le caressant de toute part. "C'est bien ma brute" lui dit elle "tu es un bon singe toi aussi, làà caaalme caaalme". La comparaison lui fit ébahir les yeux et rester comme deux ronds de flanc. "C'est pas grave mon petit singe, on va s'occuper de toi et t'aider à te civiliser". C'en était trop il tenta de lui sauter à nouveau dessus mais elle s'encourut en riant. Il aurait bien voulu la suivre dans la foulée mais il se rendit compte qu'il était nu et que la seule serviette disponible était en train de galoper sur les hanches de Lucie. Elle se pencha pour ramasser quelques fleurs blanches, juste assez pour qu'il se dise qu'il avait encore une chance de la rattraper et se mette tout de même à courir derrière elle. Peine perdue, car croiser le regard d'un couple qui revenait de la plage lui fit perdre toute énergie. "Heu..." passant ses mains devant son sexe "Heu... hello..." "Hi there !" répondirent ils en souriant. Bon ils n'avaient pas l'air méchant, mais quand même il préféra monter l'escalier en reculant pour ne pas montrer ses fesses, ce qui fit bien rire les passants.

 

Il parvint enfin à l'étage, elle était assise sur le lit, un paréo noué derrière son cou recouvrait une part de sa beauté. "Allez mon petit singe, allonge toi sur le ventre". Il s’exécuta et senti ses mains huilées et délicieusement parfumées commencer à parcourir son dos. "Bien, on va pouvoir commencer à se mettre dans le bain, bien qu'hier ce n'était pas mal du tout comme point de départ..." de quoi voulait elle parler il n'en savait trop rien mais bon, si ça voulait dire se faire dorloter comme ça au milieu du paradis il était prêt. "Tu vas bouillir mon singe, jusqu'à ce que cette ébullition passe par tous les pores de ta peau et de ton âme. Et quand tu seras à point, si tu arrives à me plonger dans le même état, là et seulement là tu pourras venir en moi". " Jusqu'ici tout allait bien, ça sentait la frustration mais pourquoi pas, et puis le massage s'éternisait et ses mains étaient incroyables. "Ta chair va vite monter en température, tu as déjà prit quelques degrés... mais pour ton âme ce sera plus compliqué, alors on va commencer par elle. Il va d'abord falloir te purifier car si on te présente comme ça devant Quetzal il va la déchirer." Sa voie était devenue nettement plus sombre et il ouvrit des yeux figés de crainte. "Quetchaquoim ?" dit il étouffé dans les draps. Elle lui claqua vigoureusement une fesse. "Allez à table, mais un bon conseil : te gave pas."

 

Le lendemain, une heure avant que l'aube ne pointe à l'horizon, après avoir ingurgité une mixture assez désagréable, il comprit trop tard l'importance du conseil en vomissant ses tripes au bord de l'océan. Et une de ses questions qui l'avait taraudé dans l'avion revint avec force et fracas : "Bordel mais qu'est ce que je fout là !".

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Récit prenant et amusant dont je brule de connaitre la suite 

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Je suis toujours aussi fan et j aime le trait d humour que tu y mets .

surtout ne t arrête pas en si bon chemin

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Invité

C'est juste sublime !!!! Je suis scotchée devant ton récit, tu as une plume magnifique....

 

Tu caches bien ton jeu Bittersweet, j'adore !!!!

 

Nous on sait ce qu'on fait là.... on attend la suite !!!  :D

 

 

Merci BS pour ce délicieux moment.

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Euh...  :blush:

 

Merci.

 

T'es trop gentile Calista, c'est plein de fautes et de maladresses dans tous les sens.

 

Bon j'vais continuer alors... je tiens à préciser à l'avance : je ne fais l'apologie de rien, c'est juste que ça existe...

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Il s'attendait à pas mal de choses avant de venir, il s'attendait même à ne pas voir venir ce qui lui tomberait dessus, mais se lever à 5 heures pour gerber en groupe sous le regard de deux indiens ridés comme des charpeys, qui se foutaient de toute évidence de leurs tronches, cela dépassait son entendement. Après avoir bu cette tisane médiocre ils s'étaient assis autour du feu qui brûlait sur la plage et au bout de quelques minutes Lucie et Zoé la sublime petite prof de yoga californienne avaient alors ouvert les hostilités, comme si c'était tout naturel Lucie avait prit son seau et avait évacué une belle rasade liquide puis l'avait passé à Zoé qui s'en était servi dans la foulée comme si de rien n'était. De son côté il sentait que quelque chose lui tordait les tripes et ce n'était pas le simple dégoût de cette vision. Ce fut au tour de Tom, un des deux potes surfers qu'ils avaient rencontré lors du repas de la veille, Tom avait but beaucoup de bières et il semblait le payer méchamment... de même que Yan son ami qui enchaînait dix secondes plus tard, et ce fut la tournée générale. Il ne se soucia plus de sa rencontre honteuse avec Jane et Phil, le jeune couple de la veille, qui se trouvaient maintenant dans une situation encore plus humiliante. C'est dingue comme on peut relativiser les relations humaines quand on se retrouve à poser des pâtés en chœur ! Lui il tenait bon, il n'allait pas se laisser humilier comme ça, il n'allait pas faire ce truc immonde, il n'allait pas perdre tout sens de civilités, il n'allait pas... ah ben si.

 

Tout s'embrouilla et devint une sorte de cauchemar de dégurgitation massive. Cela dura une demie heure qui lui sembla une éternité apocalyptique. Et ces cons d'indiens qui n'avaient jamais entendu parler des maracas et se servaient d'amas de feuilles pour faire des tch tch tch... qui tentaient de siffler en vain en poussant des fu fu même pas en rythme. Il ne savait pas ce qui lui filait le plus la nausée, la tisane épouvantable, sa vision notablement dégradée de Lucie et des autres bipèdes, les sons biomécaniques, les odeurs heureusement chassées par le vent marin, la tronche des pseudos shamans, leurs traditions perverties par le mercantilisme à l'américaine, ou lui et sa médiocrité. Plus il s'énervait plus ça empirait, et il dépassa vite son summum d'irritabilité...

 

Et puis ça s'était calmé, le nettoyage des sinus à l'eau salée lui avait semblé presque agréable après un tel traitement. Se vider la morve n'était qu'une formalité qui avait certes conduit à quelques remontées de plus mais ça sentait la fin et ça c'était un sacré soulagement. Il était légèrement embrouillé et la douche qu'il prit l'aida à se sentir mieux mais pas au point de rejoindre le groupe pour le petit déjeuner. Prendre son café et ses cornflakes avec ces tarés après ce qu'ils venaient de vivre lui semblait au delà de toute logique. Lucie avait bien essayé de le convaincre en lui disant des mots doux mais rien n'y fit. Il s'allongea dans le hamac qui se balançait sur la mini terrasse de sa case, se perdit dans les sons de la forêt et s'endormit. Il sentit une caresse fraîche humidifier son front, ouvrit les yeux et vit Lucie lui sourire, d'une rousseur éclatante dans cette lumière matinale. Une cloche sonnait au loin. "Tu vas mieux ?" il hocha de la tête. "Bien, c'est l'heure du yoga, vient ça t'aidera." Du yoga, sérieusement ? Sa voix était cependant trop douce et bienveillante pour qu'il refuse.

 

Ils se dirigèrent vers l'immense pagode qui surplombait le jardin. A l'intérieur de la salle principale totalement ouverte sur la nature la lumière jouait sur l'or des boiseries tropicales. On s'y sentait bien. Le groupe était là, tous lui sourirent et vinrent lui donner des hugs à tour de rôle. Il en restait assez impassible, limite choqué de cette ambiance qui lui semblait flirter avec le sectaire. Carla lui adressa le dernier hug de la série, il la sentit menue, douce, et ne put qu'apprécier sa petite poitrine ferme dépourvue de dessous qui pointait contre son torse. En trois secondes il passa du désir à la gêne et de la gêne à l'énervement de se sentir manipulé par ses pulsions. Elle se recula, toujours pleine de sourire, un vrai petit soleil cette blonde, et lui dit "Don't worry Paul, it's just yoga. No belief, just you, your body and what's around you." Il se retourna vers Lucie pour être sur d'avoir bien comprit "Détend toi, on va juste faire des étirements" traduisit elle en poussant son bras droit vers le ciel en le tenant par avec son bras gauche qui passait derrière sa tête.

 

Ils prirent place à bonne distance les uns des autres, ce qui n'était pas compliqué vu l'immensité du lieu, Zoé face à eux. Elle les guida pour quelques mouvements simples, puis pour la salutation au soleil. Il était rouillé mais petit à petit ses tensions se dissipaient en brûlures acceptables. Le temps passa d'autant plus vite que face à lui Zoé faisait une formidable démonstration de sa beauté et de sa souplesse, ses courbes soulignées par le contre jour étincelant, puis Lucie quand il se retrouvait vers la droite, Dieu qu'elle était belle, Jane vers la gauche, une très jolie brune limite punk avec son crâne à moitié rasé, trop musclée à son goût mais quand même... et Tom derrière lui, le buveur de bière qui le faisait redescendre immédiatement de son délire. Après une bonne séance de plus en plus intense ils finirent allongés sur le sol. Zoé passa déposer une fleur de tiaré incroyablement parfumée, un pur instant de relaxation qui s'acheva quelques minutes pus tard sur un son de cloche doux et rond. Il se releva lentement en sachant ce qu'il fallait faire maintenant. Il prit la main de Lucie, sans un mot la conduisit tranquillement au travers du parc pour atteindre la plage, continua droit devant et sans un ralentissement ils entrèrent tout habillés dans l'océan qui grondait gentiment, il l'enlaça avec tendresse et profita de cet instant comme unis au Pacifique. Elle rit, "bon la prochaine fois on prend les maillots mais c'est bien. Tu commences à comprendre". Il l'embrassa comme on effleure une fleur. "Le pot d'accueil est vraiment pourri mais le reste ça va." Il senti son sublime petit ventre sursauter d'un rire silencieux contre le sien. "Ça fait partie du processus..." "Ne me dit pas qu'on va remettre ça." "Ben..." "Non." "Si, tous les matins pendant une semaine". Bien que très peiné de l'apprendre quelque chose en lui brillait et lui disait qu'il était bon qu'il en soit ainsi. "Tu as besoin d'une compensation, rentrons..." Sur le chemin du retour ils croisèrent Tom et Yan qui couraient avec des planches sous les bras. "Pura vida guys !" crièrent ils. Paul leur sourit, oui, pura vida.

 

Ils prirent une douche, il se sentait devenir liquide. Elle le caressa tout doucement et lui dit "calmement, sans vouloir, sans prendre, juste en donnant". Ils s'embrassèrent et montèrent à leur chambre comme marchant au ralenti. La chaleur commençait à porter l'air, ils séchèrent vite sous leurs paréos, le bruit des l'océan les berçaient. Elle s’assit en lotus sur le lit et lui demanda de se poser en face d'elle. "Ne quitte pas mon regard" obéissant il lit dans ses yeux émeraudes toute la douceur du monde. Elle porta une main à son visage, il voulut en faire autant "non, ressent simplement, ton tour viendra". Il reposa sa main et elle descendit la sienne de sa joue mal rasée à son torse. Il vit dans son regard une compassion énorme, une douceur hypnotique. Elle reposa sa main croisée sur l'autre devant son ventre. "A toi". De son pouce il caressa sa joue, le coin de son œil, et sourit en même temps qu'elle alors qu'il prit sa joue dans sa paume et qu'elle s'y appuyait lentement, comme un chat. Elle prit sa main, la laissa reposer entre eux et commença à doucement masser son centre. Il sentit un doux désir monter et s'intensifier en constatant une pointe de coquinerie commencer à poindre dans son regard vert qui se dorait de lumière. Elle le relâcha et il la massa en retour en essayant de lui transmettre ce trouble paisible qu'il éprouvait. Cela eut l'air de fonctionner. Petit à petit chaque échange de caresse et de massage se faisait plus sensuel et il commençait à vibrer d'une façon nouvelle. Il découvrait la jouissance qui se cachait dans les prémisses. Elle se leva un peu et se positionna presque contre lui, enveloppant ses hanche de ses jambes. Elle se mit à onduler lentement avec des yeux de lionne. Lui aussi. Elle concentra ses caresses sur son sexe qui durcissait avec une plénitude nouvelle, à peine, quelques dizaines de secondes. Puis se serra fort contre lui, immobile. Quelque chose passait entre eux, il ne sut définir quoi, une force tendre, impalpable. Elle l'embrassa puis revint à sa place et lui sourit.

 

Un triangle retentit. "Ha, à table ! Tu n'as pas faim ?" Comme une minuterie biologique instantanée, oui, il crevait la dalle même. "Lâche toi parce que ce soir faut pas que tu te jettes sur les plats comme hier hein ?" "Non ça va j'ai retenu la leçon...". Il dut reconnaître devant les légumes frais, les bananes plantin, le poisson grillé : la cuisine du coin n'était pas très travaillée mais bon sang qu'elle était bonne et saine !

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Quelques images histoire de dire que si les personnages sont fictifs, le lieu existe bien et qu'à ce niveau rien n'est fantasmé. ;)

 

 

beach-view-CG-1955.jpg

 

 

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On peut avoir un tarif de groupe :D

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Bon alors reste plus qu'à décider qui y va ... , c'est Bittersweet qui organise et s'occupe de tout :-P

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Leur après midi fut d'une fainéantise immense afin de réparer les outrages du voyage et les épreuves de la matinée. Ils se lovèrent en chien de fusil sur leur lit, la chaleur monta vite, à la fois forte et brimée par cette interdiction de la prendre. Ils se caressèrent, se frottèrent, échangèrent à nouveau cette énergie qui le prenait au ventre comme au cœur, qui allait et venait entre eux. Il commençait à sérieusement brûler, d'autant qu'elle se mit à gémir et au bout de quelques dizaines de minutes, à jouir. Totalement, d'une voix claire et abandonnée. Il n'y comprenait rien, il ne l'avait pas pénétré, à peine frôlé son ultime intimité et elle partait comme une fusée. Pour sa part il était loin du compte mais parfaitement satisfait de l'entendre et de sentir ses spasmes. Et puis ils s'endormirent.

 

Les cris des capucins et les branches qu'ils secouaient au dessus de leur case pour aller jusqu'aux dattiers les réveillèrent. La soirée approchait, elle enfila un bikini à fleurs hawaïennes, lui son short, et ils allèrent regarder le sunset tomber dans le Pacifique. Zoé, Jane et Phil étaient là à dorer en maillots, Tom et Yan continuaient à prendre des vagues au loin. Ils échangèrent des sourires et Lucie vida près d'eux son petit sac en filet de sa serviette, Elle partit avec en faisant un clignement d’œil à Paul qui la suivit, admirant ses formes onduler vers l'océan que le soleil commençait à faire rougir. Vision parfaite qui le prit toutefois de mélancolie, il y aurait une fin... Une fois dans l'eau elle lui donna son filet, enleva son haut puis devant son air bébête mais ravi, son bas, s'approcha de lui, passa ses pouces sous la ceinture de son short et le descendit. Face à sa pudeur réflexe et son envie de se retrouver nu dans l'océan, chose qu'il n'avait jamais faite, il comprit qu'étrangement c'était sa passivité à la laisser mener sa barque qui depuis le début lui avait permit d'avancer. C'était mieux qu'une opposition comme il avait l'habituer d'en distribuer à tour de bras avant de la rencontrer, mais c'était insuffisant. "Attend." l'arrêta t'il, il finit de se mettre nu, rangea son maillot dans le sac, serra la corde qui l'encerclait et l'attacha à sa cheville. "Je crois que je commence à comprendre..." elle lui sourit et ils nagèrent, flottèrent, jusqu'à ce qu'il l'enlace en se tenant dans son dos, face au feu qui irradiait maintenant totalement l'horizon. Il n'y avait rien de plus vrai que se sentir en harmonie en cet instant.

 

Un feu brûlait dans la nuit quand ils regagnèrent la plage. La bande était là à discuter au son de la guitare de Yan. Juan et Koupa, les deux indiens vinrent en apportant le repas plié dans des feuilles de bananier. Finalement ils n'avaient pas l'air si tordus que ça. Ils passèrent une excellente soirée, même si Paul ne comprenait à peu près rien. Quand il se raidit et pensa "les cons ils sont en train de foutre en l'air tout mon cynisme !"

Heureusement Yona débarqua avec son excentricité habituelle et commença à leur raconter des histoires de boules de pierre que seuls des extra terrestres avaient pu sculpter, fit de grands gestes dans le ciel, se mit à jouer de la flûte avec maladresse en gigotant autour du feu, et Paul put ainsi s'enfoncer dans des sarcasmes intérieurs de première bourre. L'odeur d'une herbe bien connue commença à tourner, tout le monde devenait sacrément perché, Tom et Yan faisant une glorieuse démonstration de primitivité surfesque à coup de "Yeah" "Dude" "Peace" "High man", tout était revenu à sa place dans sa conception oxydée de l'univers. A part peut être cette rousse incroyable qui se servait de son torse comme dossier en l'enivrant de son odeur, elle aucune goutte d'acide ne pouvait se former pour l'atteindre. 

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et les capucins ne t'ont pas apporté le petit déj :D

 

Cela dit, je comprend pourquoi tu joues les égoïstes et n'emmène personne. Joli fantasme, merci de nous le faire partager

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Invité

bon alors déjà... le précédent chapitre commence sur des notes très... comment dirais-je, mon café et mon sablé avaient du mal à passer tout à coup, normal ??  :D

 

et là tu nous donnes envie d'un bain de minuit coquin et la température monte....

 

 

Merciiiii y a une suite ??? dis y a une suite !!! ne nous laisse pas comme ça !

 

 

Si tu nous emmènes on promet de voyager léger. une brosse à dent, un paréo et trois strings ça suffit tu crois ?  :P

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Ouarf! Désolé pour le ptit dej ^^

Les connaisseurs doivent se douter de ce qui va arriver et auraient peut-être trouvé bizarre de passer ce détail sous silence...

Et puis ça m'a fait rire d'intégrer ça à un récit romantico-érotique, c'est un des pire tue l'amour qui soit et rebondir là dessus c'est un bon défis.

 

Oui y'a une suite ;)

Ajoute quand même un pantalon, tee shirt manche longue, bonnes chaussettes et chaussures de rando, y'a du moustique et de la boue. :P

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Invité

tue l'amour peut-être mais bon c'est aussi la réalité de la vie. lol

 

pas toujours à son avantage lol et puis ce qui gêne à 20 ans on le prend avec plus de philosophie après mdr.

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Et puis la torture reprit : Lever 5 heures, boire le jus infâme, gerber ses tripes au son des tch tch tch fu fu fu. Cette fois ci il se força à prendre le petit déjeuner sans toutefois tomber dans la tradition locale d'attaquer d'entrée par du riz aux haricots rouges. Café banane c'était déjà assez exotique comme ça. Yoga et jolies filles ça il s'y était vite accoutumé et faisait même partie des premiers arrivés. Ça tirait, ça grinçait mais ça passait et Zoé quand même... quel joli brin. Il y avait aussi cette lumière matinale incroyable pour couronner le tout. S'ensuivit une belle séance de caresses orgasmiques avec Lucie, il commençait à se faire au constat que le désir est un plaisir en soi et que sa jouissance ne se limitait pas au quelques secondes entourant une éjaculation. Leur journée fut comblée par une balade à cheval dans la forêt primaire, l'enfer vert qui à bonne distance ressemblait pas mal à un paradis quand même. Certes il n’apprécia pas de descendre de cheval pour aller voir le serpent que leur guide leur montrait, mais en selle, vu d'en haut, ça allait. Puis une autre agréable soirée de hippies, whatever. Il s'habituait plus qu'il ne l'avait imaginé à ce rythme qui s'installait.

 

Le lendemain commença de même, la tisane était toujours aussi infecte, la séance nauséeuse un peu plus supportable. En allant de la salle de dîner, où il avait eu l'intrépidité d'essayer un thé local à la place de son café, à la pagode il tomba nez à nez avec une plante. Cela peut paraître assez attendu dans un jardin mais pas comme ça. Pas quand la plante luit d'un vert absolu sans être verte, vous regarde et danse pour vous charmer. Il resta là, un moment, éberlué par tant de beauté, jusqu'à ce qu'il vit les autres aller à la séance, il les rattrapa en se demandant pourquoi ils sortaient de la pagode et commença à comprendre quand Lucie lui dit qu'il avait l'air si bien qu'ils n'avaient pas osé le déranger. Il voulu lui demander si le cours de yoga était donc bien finit, si ça faisait une heure qu'il était en train de regarder une feuille comme une vache, et puis c'est quoi ce bordel... mais tout ce qu'il put dire fut "tu es belle, comment tu fais pour être belle comme ça ?" et son air transmettait le désespoir total de ne plus rien pouvoir contrôler. Zoé s'approcha "Is it OK guys ?" "yes" répondit Lucie d'un ton un peu traînant, "I gonna have to deal with a rising badtrip I guess". Zoé lui proposa son aide que Lucie accepta volontiers. Paul lui commençait à rouler des yeux pour s'assurer qu'il n'y avait rien que se cachait dans les recoins de se vision périphérique.

 

Elles le conduisirent à la case, l'invitèrent à s'allonger et s'assirent à côté de lui. Il se redressa, les regarda "heu me dites pas qu'on va faire notre séance à trois, enfin j'veux dire, si ? noooon. Non non non." Lucie se mit à rire "Non on te tient juste compagnie" et traduisit à Zoé qui fronçait les sourcils, elle dut lui expliquer leurs ébats matinaux et la californienne ria de bon cœur elle aussi. "Vous vous moquez..." "Mais non Paul, on t'aime." Ça Zoé avait comprit et dit d'un ton léger "Yeah Paul we do love you man. Keep cool. No sex, no problem.". Les considérations prioritaires du perché revenaient à la charge alors que l'eau fraîche qu'il buvait le remettait droit "Bon je suis déchiré là c'est ça hein..." "Oui c'est ça" s'amusa Lucie. "T’inquiètes pas c'est doux et ça va vite passer". "Doux ?!" "Tu n'as jamais fait ce genre d'expérience pas vrai ?" "Non jamais et ça ne me manquait pas du tout" Il respira un temps pendant que Lucie traduisait à Zoé qui, en toute bonté, commençait à lui masser les épaules pour le calmer. "Bon c'est quoi ça vient d'où ?" "Tu en as bu tous les matins depuis qu'on est arrivé, c'est un mélange de plantes, de l'ayahuasca, c'est inoffensif mais les effets sont assez puissants... Juan a un peu plus forcé la dose aujourd'hui mais d'ici une heure ou deux ça sera passé." "Il a un peu forcé... sans blague... et demain il va nous le faire mâcher ? T'aurais pu me prévenir merde." "J'aurais pu mais tu aurais stressé à mort et ton expérience aurait été autrement plus douloureuse, et puis note bien que tu es entouré. C'était pas pour te faire souffrir et te lâcher dans la nature." "Ah non et c'était pour quoi alors ?" "Pour que tu comprennes que ce que tu vois en temps normal est comme une hallucination, une partie de ce qui est, un reflet. Cela peut t'effrayer, cela peut te donner envie de t'enfuir dans une vie sans risque ou cela peut te mener à aller au delà et affronter tes démons qui ne sont que des vues de l'esprit."

 

Il réfléchit un temps, ses neurones commençant à se reconnecter pendant que Lucie expliquait un peu à Zoé ce qui se passait et que cette dernière continuait à le détendre de ses petites mains. "Je ne suis pas en état de comprendre et encore moins de te répondre, y'a la forêt dans tes yeux." Zoé ne comprenait rien à ce qu'il disait mais appréciait sa voix et son "aura dorée qui ne pouvait venir que d'une incarnation passé stupéfiante"... elle passa ses bras sous les siens, saisit ses épaules en se collant à lui et dit à Lucie "Oh I like that guy, may I borrow him to you some time ?" Lucie sourit "He'sn't ready yet."

 

Après le repas la lumière était redevenue naturelle, malgré ses regards inquisiteurs les plantes ne cherchaient plus à faire du pole danse le long de leurs tuteurs. Il prit sa décision, demain on ne l'y reprendrait pas. Il eut une bonne discussion avec Lucie sur le fait que jusque là il avait subi ce périple, souvent avec beaucoup de joie et il lui en était reconnaissant, mais il devait établir que sa vie lui appartenait et refuser cette ingestion lui semblait la première des choses à faire. Elle comprit et l'encouragea dans ce choix. Elle le convia tout de même à discuter avec Juan et Koupa, quand ils arrivèrent dans l'arrière camp où ils squattaient  ils étaient en train de finir de se fouetter avec des plantes urticantes en se crachant de l'eau sur le corps. "Hé ben, ça promet... voyons ce que ces gens raisonnables ont à dire, ça me fera des souvenirs pour plus tard..." pensa t'il. En sautillant autour Juan lui déposa des traits de pâte rouge sur le visage et Lucie se mit à traduire : "Petit cocon tu es là ! Tu nous amuse beaucoup tu sais... c'est la première fois qu'on voit une chenille prête à accoucher d'un ocelot." Il prit de l'eau d'une calebasse et lui pulvérisa d'un cracha sur le visage. "Voilà voilà" dit Paul qui commençait à être sacrément blasé. "Ta coque est dure comme ta tête petit cocon, fais attention, l'ocelot pourrait y mourir étouffé." Paul se dit que forcément ce genre de charabia pouvait parler à tout le monde, surtout aux voyageurs en quête de mysticisme. Juan ria et répondit comme s'il venait d'entendre ses pensées "Oui les yankees sont prêts à gober n'importe quoi (Koupa s'esclaffa) et nous on vit de leurs dollars, mais on a une âme, on a des comptes à rendre à Quetzacoatl et on fait ce qui doit l'être. On prend les dollars mais on va droit." "Il est fort le cochon" se dit Paul, Koupa se mit devant lui "Moi aussi !" et il lui raconta la perte de son frère, l'accident, la noirceur coupable qu'il en avait conçu. Et ça, cela commença à l'ébranler, il lança un regard désespéré à Lucie en se souvenant qu'il ne lui en avait jamais parlé, qu'elle ne connaissait personne de son entourage... Juan revint à la charge "le petit dragon est parti, tu étais trop jeune, tu n'y pouvais rien". Le petit dragon... le tatouage de son frère... Paul commençait à perdre pied. "Tu peux abandonner" reprit Juan, "tu peux garder ça en toi à jamais et mourir noyé, tu peux régler ça plus tard à ta façon, tu peux régler ça de suite, c'est à toi de voir. Allez part !" Koupa lui passa deux fois son bouquet urticant sur les bras pendant que Juan crachait dessus. "Part ! Part !"

 

Ses bras rougis brûlaient et grattaient, comme son esprit. Lucie lui dit "tu as besoin de vide et de silence, si tu veux je peux t'accompagner, rester à côté tout en te laissant seul, tu veux méditer un peu ?" Il acquiesça. Il allèrent à la plage, s'assirent en tailleur à l'ombre d'un cocotier. Elle conduisit doucement à se poser, à fermer les yeux et écouter. Petit à petit l'irritation s'apaisait comme son trouble en se perdant dans le bruit des vagues. Un heure plus tard il se releva et contempla l'horizon. Elle lui proposa de retourner à la case, ils le firent en silence. L'un contre l'autre sur le lit elle lui dit qu'il en avait trop prit sur ses épaules, qu'elle avait envie de lui et qu'ils pouvaient faire l'amour. Il la serra dans ses bras et pleura sans plainte ni larme. Ce n'est que la nuit venue, après un repas très léger mais apaisant, qu'ils purent y arriver en toute tendresse et en s'endormant il fit son choix.

 

Le lendemain matin en vomissant ses tripes il comprit que ce qui sortait de lui c'était sa noirceur.







AVERTISSEMENT HORS DU RECIT : depuis quelques années des touristes meurent en raison des réaction de l'ayahuasca sur leurs traitements médicaux, ainsi que de phénomènes indirects comme se perdre en forêt ou se retrouver embarqués par des criminels qui se servent du bizness du voyage mystique pour se remplir les poches et règlent leurs problèmes à coup de machettes. En plus de ces dangers cette drogue (et d'autres) est utilisée par des sectes pour asseoir leur emprise. Cette histoire est idéalisée, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, mais elle ne doit pas être comprise comme un récit fidèle à la réalité de cette pratique. A noter que dans certains pays comme le Costa Rica elle est tolérée parce qu'elle permet de générer des pots de vins, en s'y adonnant on contribue à la corruption policière et politique, consolidant un système qui se ramifie partout, permettant pollutions, déforestations, braconnages d'espèces menacées, prostitutions etc.

 

Je m'en sert ici uniquement pour essayer d'explorer ce qui fait que nos blocages psychologiques peuvent nuire à notre épanouissement relationnel et sexuel et parce que cela fait partie du paysage de pas mal de lodges hippies dans ces régions.

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Invité

Merci BS pour ce magnifique récit, pendant quelques jours, on s'est échappé de notre noirceur et tout comme Paul, j'aimerais pouvoir gerber certaines choses qui restent, qui bloquent qui font un putain de mal et des ravages à l'intérieur et comme tu le dis si bien, nuisent profondément à l'épanouissement relationnel.

 

Tu as une plume fantastique et tu sais vraiment nous emmener dans ton trip. Pas eu besoin de vaccin, ni de préparer les valises et encore moins à goûter aux couleurs locales pour en profiter. ;)

 

Thanks man !!

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      -  Rien de grave madame, il y a simplement un problème avec un des détecteurs de mouvement qui semble défectueux. Il va falloir que je fasse le tour de la maison et que je cherche d'où provient le signal. Pouvez-vous m’indiquer leurs emplacements, ainsi le dérangement sera moindre. Etiez-vous sur le point de vous coucher? ajouta-t-il en désignant mon peignoir du regard.

      -  Non…non, je prenais un bain lui répondis-je un peu gênée et troublée.
      -  Je vous en prie, retournez dans votre bain pendant que je cherche d’où vient le problème et que je le résolve. Je vous tiendrai informée de mes conclusions.
      J'acquiesçai et lui indiquai rapidement les endroits où se trouvaient les détecteurs, puis le plantai là et remontai me prélasser dans mon bain. Tout en gravissant les marches, je me demandai si c’était réellement une bonne idée que je me trouve nue alors que l’employé de la sécurité se baladait dans ma maison. Je dus cependant admettre que la vue de ce beau mâle d'âge mûr m'avait quelque peu émoustillée. En me replongeant dans les bulles, je ne pus m'empêcher d'imaginer avec envie, ses mains légèrement calleuses et poussiéreuses me caresser dans l'eau tiède. Soudain, je me rendis compte que ma main avait glissée d’elle-même jusqu'à mon sexe palpitant et que mon index titillait déjà mon clitoris durci par un désir croissant. Cette délicate caresse sur mon sexe épilé était exquise, délicieusement inappropriée au vu de l’intrus dans la maison, mais qu’importe. Pour l'heure, seul mon propre plaisir comptait.
      L'idée qu'il puisse entrer et assister à mes caresses m'excita encore d'avantage et mon cœur se mit à battre plus vite dans ma poitrine. Mes seins se durcirent et mes tétons pointèrent hors de l'eau, tel de petites framboises roses et bien mûres.
       
      Sous l'effet de l'atmosphère tropicale et musicale ambiante et des buses qui me massaient vigoureusement le corps et les fesses, mes doigts se firent plus pressants et partirent en expédition dans mon sexe offert.
       
      "Quel délice !"
      L'odeur de la vanille et du jasmin, mêlée à la douce brise qui entrait toujours par le velux ouvert et la voix suave de Gloria me firent perdre la tête. Mes doigts entraient plus profondément, fouillant mes entrailles secrètes.
      J'étais sur le point de m’abandonner à une jouissance puissante et salvatrice quand un léger toussotement me fit ouvrir les yeux. Dans les vapeurs du jacuzzi et du champagne qui commençaient déjà doucement à m’enivrer, je m'aperçu que l'employé d’ADT se tenait dans l'encadrement de la porte, gêné, mais ne perdant pas une miette du spectacle que je lui offrais sans le savoir. Sa main maladroite tentait de cacher la bosse qui déformait la braguette de son pantalon de coton.
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      Le premier, il rompit le silence pesant qui régnait maintenant dans la pièce qui s’emblait de plus en plus exigüe. Il se racla la gorge et passa ses doigts dans l'échancrure de son col pour se donner un peu de contenance et d’oxygène.
       
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      Ses mots n’étaient pas très convainquant et je m’en aperçus immédiatement.
      - Ne pensez-vous pas qu’il y ait un moyen plus agréable de passer le temps ? Ne me dites pas que vous n’avez pas envie de venir me rejoindre dans l’eau et boire une coupe de champagne avec moi.
      Je me surpris de mon audace et mis cela sur le compte du breuvage ambré qui pétillait dans ma tête ainsi que sur le changement climatique dû à mon récent déménagement et qui provoquait en moi des envies coquines des plus diverses à assouvir prestement.
       
      Avec un dernier zeste de lucidité, je me demandai comment j'avais pu faire des avances aussi directes  à cet homme d’âge mûr qui sans sa tenue de travail ressemblait plus à un prêtre austère qu’à un homme attiré par une femme aussi peu vêtue que je ne l'étais.
      Je le fixai droit dans les yeux et du bout de l'index, lui fit signe de s'approcher.
      - Je pense que nous allons pouvoir patienter une petite heure de manière plus agréable, vous ne pensez pas ? Champagne ?
      - Cela aurait été avec plaisir, mais n’oubliez pas que je suis en service.
      - Allons, lui répétai-je. Cela restera entre vous et moi, personne n'en saura rien, détendez-vous, vous êtes au bord de l’asphyxie.
      - Ok alors juste une gorgée pour vous accompagner et pour me faire pardonner de vous avoir déranger en plein….
       
      Sa phrase resta en suspend.
      - Ne vous faites pas de soucis, c’est plutôt moi qui devrait m’excuser et me sentir gênée non ? Pourtant, voyez-vous, je savais que vous pourriez me surprendre et cette idée mettait un peu de piment à mes caresses. Le spectacle vous a plut ? Ajoutai-je avec un clin d’œil moqueur.
      - Oui, bien évidement, ce n’est pas tous les jours que nous avons des dépannages aussi… agréables oserais-je dire.
       
      Je lui tendis le verre et me levai, faisant ruisseler l’eau et la mousse sur mon corps légèrement hâlé.
      Je tendis le bras  et l’attirai doucement vers moi en le tirant par la ceinture en cuir marron de son pantalon. Une fois à ma portée, je commençai à déboutonner sa chemise de service sur laquelle était brodé son prénom. Arrivée au dernier bouton, j'en écartai les pans et remontai le long de son torse en le caressant du bout des ongles.
       
      Il avait la peau douce et très peu de poils, un torse un peu musclé, juste comme je les aimais. Arrivée sur ses épaules, mes mains firent glisser la chemise qui tomba sans bruit sur le tapis de bain moelleux. Je me mis à le caresser doucement, délicatement, dessinant des arabesques invisibles. J'approchai ma bouche vers le creux de sa clavicule et commençai à le mordiller, remontant le long de son cou. Quelques râles rauques s’échappèrent de sa bouche qui se transformèrent très vite en gémissements d’impatience. Il dégrafa son pantalon qui tomba à ses chevilles et rejoignit la chemise froissée. Je baissai les yeux et admirai son sexe encore prisonnier de son caleçon noir. Le misérable bandait et ne demandait qu'à sortir.
       
      Je laissai mes doigts manucurés, palper et soupeser l'objet de ma convoitise et je ne pu que constater le plaisir que la vision de mon corps nu provoquait en lui. Je l'aidai à finir de se dévêtir puis l'attirai lentement dans l'eau contre moi. Nos corps étaient proches mais ne se touchaient pas encore.
       Il me dépassait d’une bonne tête et sa stature ainsi nue, en imposait. Il me regarda, puis ses yeux se fixèrent sur ma bouche agréablement ourlée et s'en empara avec empressement. Sa langue impatiente explorait ma bouche avec une avidité presque brutale, ce qui me fit penser qu'il n'avait pas touché une femme depuis quelques temps déjà. Il me serra contre lui et je pouvais sentir les battements rapides et désordonnés de mon cœur. Il plaqua ses mains sur mes fesses callipyges et je sentis son érection contre mon ventre.
      Il me poussa doucement en arrière en appuyant sur mes épaules ; en quelques secondes, je me retrouvai assise dans le jacuzzi, Earl se glissant entre mes jambes pour me les écarter et avoir enfin une vue plus détaillée de mon sexe dont les lèvres imberbes invitaient aux caresses buccales les plus coquines. Il m'avoua que c'était la première fois qu'il était sur le point de baiser une fille aussi jeune au sexe complètement épilé. Son gland turgescent trahissait son envie de passer à l’acte sans plus attendre mais visiblement, il avait envie de découvrir, de jouer avec cette chair fraîche que je lui offrais sans retenue.
       
      Il se conduisait comme un petit garçon devant un sapin de Noël sous lequel il a déjà repéré le cadeau de ses rêves. Ses yeux pétillaient de malices, de désirs et ses gestes trahissaient son impatience grandissantes, mais également un certain stress de ne pas paraître ridicule à mes yeux. Il devait se dire qu'il fallait assurer maintenant qu'il s'était laissé entraîner.
      Il m’agrippa à nouveau sous les fesses pour faire apparaître hors de l'eau mon sexe qui ressemblait à un abricot mûr et juteux. Il s'avança en direction de mon clitoris et le saisit à pleine bouche. Il me mordillait doucement et déjà j'haletais de plaisir.
      Il avait l'air d'avoir déjà bien roulé sa bosse en matière de sexe, pensai-je, car ses caresses buccales étaient expertes et il savait titiller mon intimité avec précision et avidité. Il s’en délectait comme un affamé, passant le bout de sa langue dans le moindre repli, débusquant le petit bout de chair rose qui semblait déjà prêt à exploser de plaisir. J'étais trempée et ma liqueur commençait de ruisseler sur le menton d’Earl. Il me pénétrait de son index, avant d’y ajouter un deuxième puis un troisième doigt qui vint rapidement rejoindre les deux précédents. Mes gémissements se firent de plus en plus sonores, j'aimais cette intrusion musclée. Mes seins dressaient fièrement hors de l'eau comme deux torpilles prêtent au lancement et mon ventre ondulait au rythme des entrées et sorties des doigts puissants qui me labouraient le sexe. Dieu que c’était bon pensai-je en appuyant sur la tête de l’employé pour qu’il s’empare d’un de mes tétons bandés à l’extrême. Les aréoles étaient froncées et me faisaient presque mal. Il ne se fit pas prier et mordilla ce minuscule bout de chair rosé, le faisant rouler sous sa langue, l’aspirant et le suçotant. Mes seins étaient ronds et lourds et visiblement, il aimait les voir réagir sous ses caresses.
       
      Soudain, il saisit une coupe de champagne et la versa sur mon sexe qui tressaillit. Les picotements que produisirent le liquide me firent frissonner et Earl reprit son lapement de plus belle, dévorant littéralement mon sexe doux et alcoolisé.
       
      Je me mis à jouir et il continua à déguster ce liquide ambré mêlé de liqueur intime.  C'était si bon que je désirais moi aussi le faire jouir à son tour.
      Du bout de mon index, je le repoussai pour qu'il s'appuie contre la baignoire, puis m'emparai de ce sexe qui attendait lui aussi sa part de jouissance. Lentement, je le fis glisser entre mes seins blancs avant de le prendre à pleine bouche. Mes lèvres glissaient le long de son membre, en exerçant des va et vient lents puis plus rapides. Il était déjà sur le point d'exploser et il me demanda de remettre sa queue entre mes seins. Il explosa sur ma poitrine, se rependant sur ma gorge tendue.
      Il m'attira contre lui et s'empara de ma bouche dans un long baiser tendre. Comme s’il voulait me remercier pour le moment que nous venions de passer tous les deux.
      Nos lèvres restaient soudées et ne semblaient pas vouloir se séparer. Ils devenaient de plus en plus profonds, plus passionnés et plus violents. Nos dents s'entrechoquaient et nos langues dansaient une véritable sarabande endiablée. L’alchimie opéra et au bout de quelques instants seulement, le sexe du quinquagénaire reprit de la force et de la vigueur ; Je le regardai se dresser avec envie. L’envie de m'empaler sur lui fut la plus forte. Je pris appui sur le rebord de la baignoire et me mis à califourchon sur lui, laissant cette longue tige épaisse me pénétrer toujours plus profondément. Je lui imposai  mon rythme et à le voir la tête rejetée en arrière les yeux fermés, il appréciait lui aussi le traitement que je lui infligeais. Je resserrais les muscles de mon vagin, je voulais le sentir me pénétrer jusqu’au fond de mes entrailles, je voulais garder son empreinte au fond de ma chatte à nouveau trempée.
       
      Il n’allait pas tarder à jouir pour la seconde fois. Il s’agrippa à mes seins et en les malaxant, les pétrissant, il en dessina les courbes tout en agaçant de ses pouces, les tétons encore érigés.
      Il partit si violemment au fond de moi qu’une vague de frissons semblait le parcourir le long de la colonne, Il cherchait son air et serrait les dents comme si des petites décharges électriques les agaçaient.
      “Ding dong” un son strident déchira la magie de l’instant.
      - Merde mon collègue !! S’exclama Earl.
      On l'avait complètement oublié celui-là. Nos yeux se croisèrent et après un dernier baiser,  je fus la première à sortir de l’eau. J'enfilai mon peignoir, laissant ainsi le temps à mon nouvel amant de se sécher, de se vêtir et de redescendre sur terre.
       
      Quand Earl arriva près de la porte, son regard trahissait le moment qu’il venait de passer au premier étage. Son collègue fit mine de ne s’apercevoir de rien et ensemble, ils descendirent réparer l’alarme.
      Moi, je remontai et passai un short en jeans et j'entrai dans la salle de bain, je fus surprise de trouver un numéro de téléphone inscrit sur le miroir embué. Je reconnus le ton brun de mon rouge à lèvres. Je le rentrai immédiatement dans mon téléphone portable et nettoyai le miroir pour ne laisser aucune trace de ce délicieux passage.
       
      Quand je redescendis, je croisai Earl dans l’entrée. Il était appuyé contre la porte de la buanderie et me regardait à la dérobée.
      Je dois partir, mais n’hésite pas à m’appeler en cas de panne ou pour toute autre raison ajouta-t-il en me lançant un clin d’œil.
       
      Un dernier et presque chaste baiser et il disparut dans la nuit. Je regardai les phares s’éloigner dans la rue et refermai la porte. Ce moment avait été intense et très agréable, je ne l’oublierais pas de si tôt. Dans ma tête, germait déjà des scénar pour le faire revenir au plus vite.
       
       
       
       
       
       
       
    • Guest sonny08
      Par Guest sonny08
      Tu es là, lascivement allongée sur ce lit. Entre ombre et lumière ton corps m’apparaît comme la sensualité même.
      Tu me regardes, tu me défies.. Tu m'attends.
      Alors je m'approche, je glisse sur ta peau pour venir poser un baiser dans ton cou.. puis à la naissance de tes lèvres.. Avant de t'embrasser langoureusement.
      Tu mets tes mains dans mes cheveux et délicatement me fais glisser sur le haut de tes seins, puis ton ventre, puis tu laisses ma bouche en tête a tête avec ta jolie dentelle, masquant a peine le joli sexe que tu m'offres.
      Je fais glisser le tissu et te regarde dans les yeux.. Je croise un regard plein de défi, de désir et d'envie.
      Mes lèvres parcourent tes cuisses puis viennent embrasser ton aine. La pointe de ma langue ondule langoureusement jusqu'à la naissance de ton sexe.
      Je te regarde quelques secondes et mordille ma lèvre. Je vais te dévorer, tu le sais.
      Ma langue remonte lentement sur la longueur de ton sexe, avant de couvrir ton clitoris d'un baiser langoureux.
      La pointe de ma langue glisse sur ton petit bouton de plaisir, elle ondule, dessine de petits cercles de 'l’extérieur vers l’intérieur. Puis, le coiffe d'un rapide baiser.
      Ma langue descend pour lécher ton sexe de haut en bas, de bas en haut, j'ondule sur tes petites lèvres puis mes caresses linguales se font plus appuyées, plus entreprenantes..
      J'avance doucement vers l’intérieur et ma langue fouette tes petites lèvres. Elle s'ouvrent timidement et ma langue te pénètre.
      Je te dévore encore quelques instants, puis mes lèvres se referment sur ton clitoris, pendant que mon majeur viens se glisser en toi. Ton gémissement timide et ton regard provocateur m'indiquent que c'est la bonne voie.
      Mon doigt disparaît en toi. Je replie la dernière phalange et masse doucement tes parois, en revenant en arriéré, puis en avançant. Tes soupirs me guident vers l'endroit de ton plaisir.
      Mon index entre à son tour dans ton sexe de plus en plus épanoui. Ton excitation facilite son entrée et il vient rejoindre mon majeur pour titiller les endroits les plus sensibles, leurs gestes sont coordonnées. Tantôt collés, tantôt opposés, ils sont les instruments de ton plaisir.
      Ma langue se concentre toujours sur ton clitoris, elle le fouette, elle ondule, elle dessine de petits cercles..Mon souffle chaud et humide glisse sur lui.
      Mes yeux fixent les tiens, je cherche ton plaisir... En en prenant beaucoup.
      Mes caresses sont précises et passionnées. J'aime voir cette émotion si intense au fond de tes yeux.Tes mains se crispent sur mes cheveux. Tu n'as jamais été aussi belle.
      Tu prends mes épaules et accompagne mon visage jusqu'au tien. Nous nous embrassons, ton regard est intense. Je te sens bouillante, mais inassouvie.
      Nos regards sont l'un dans l'autre, ta peau contre ma peau, tes seins contre mon torse. Mon sexe collé au tien durcit.. J'ai envie d’être en toi, j'ai envie d’être à toi..
      Tu mets tes mains sur mes fesses et dans un soupir nous fusionnons.
      Mon sexe franchit les portes de ton paradis.
      Mes mains sont folles de ton corps, je caresse tes hanches, ton ventre et tes seins.. Ma bouche se perd sur ton joli téton et je l'embrasse fougueusement a chaque fois que tu te cambres. Ma langue s'enroule enfin autour de lui et je le suce avec gourmandise..
      Nos mouvements sont liés, nos corps sont collés l'un a l'autre, dans une danse de plaisir. Jusque là esclave de mon désir, me voilà maître de mon plaisir. Et en quête du tien.
      Nous faisons l'amour comme des fous, mes pénétrations s’accélèrent, elles sont plus longues, plus puissantes, plus précises au fur et a mesure de nos échanges de regards, de tes soupirs de plaisir.
      Nous continuons jusqu'au plaisir ultime, jusqu'à la jouissance finale. Je sens mon désir monter, je sent ton plaisir arriver à son summum. Nous nous laissons aller a un dernier gémissement, à un dernier geste, au plaisir.. Tes pupilles se dilatent et ton regard se perd, envahi de plaisir. Nous restons quelques instants suspendus par le plaisir, ailleurs, au 7eme ciel. Notre plaisir commun comme nirvana. Enlacés nos corps s'effondrent sur le lit. Et dans un sourire, nous nous embrassons.
       
       
      Je sais que ce récit manque peut être un peu de mise en scène, d'intro ou de conclusion, mais j’espère qu'il vous a plu.
      N’hésitez pas à me laisser vos commentaires... 
      Et merci de la lecture !
    • Par Secouss
      Notre expérience se fait avec le temps, on découvre que l'on aime les frites, que la piscine ce n'est pas notre truc, que les maths font mal à la tête, qu'internet est immense,....
       
      Et a un moment se fait le déclic, celui où l'on se sent Femme ou Homme et que notre corps devient un océan encore inexploré. Je n'avais pas plus de 15 ans quand j'ai découvert la beauté du corps d'une femme nue. Je ne vais pas vous raconter toutes les explorations, entre magazines de lingerie, découverte des BéDé pour adulte, des photos d'internet avec une connexion 512Ko,...
       
      Et un jour on rencontre sa Némésis, le sentiment ultime, la plénitude par un simple contact, une simple vue, un sous entendu.
       
      Je fouillais dans les tiroirs de ma mère (ne faites pas les innocents, qui ne l'a pas fait !) et je suis tombé sur ces 2 voiles si léger. J'ai tiré dessus et je les ai vu s'étendrent sous mes doigts. Le glissement de cette étole sur mes doigts, ma main, mon bras, ....
       
      Je venais de le découvrir, le nylon, la douceur d'une culotte en satin, le maillage d'un tissus travaillé, l'épaisseur d'une feuille de papier, le sentiment de la peau sous ma main. Au début ce seul contact suffit, il intrigue, étonne, capte l'attention et l'excitation, il devient le catalyseur d'un plaisir coupable.
       
      Cette première fois le simple toucher m'a suffit, je les ai repliés et rangés. Ensuite je suis reparti pour satisfaire mon plaisir charnel et la simple pensée m'a suffit pour jouir. La jouissance de cet âge, ou seul un petit filet incolore d'un liquide encore inconnu apparait au bout d'une verge source d'autant de complexes.
       
      Et les jours passent, à chaque fois, chaque contact de ma main sur mon sexe, chaque pensée érotique, je le retrouve. Le plaisir des yeux face a une femme qui le porte, admirer ses jambes gainées de ce tissus qui érotise n'importe quelle situation. Ce voile simple, couleur chair, que l'on trouve à la fois inutile mais indispensable.
       
      Vient enfin le moment, celui où l'on retourne le chercher, celui de l'approche furtive, le stress, le coeur qui bat la chamade, l'oreille aux aguets pour entendre un bruit de porte qui s'ouvrirait annonçant le retour des parents et la fin de cette quête chevaleresque du plaisir. S'approcher, ouvrir le tiroir en bois, calmement, doucement pour ne pas le faire grincer trop fort. Soulever les quelques culottes et enfin le voir, ce voile, cette fine maille. La prendre dans ses mains, sensation électrique, le frisson. Faire une pause dans le silence de la maison, pousser calmement le tiroir et l'emmener doucement dans sa grotte, son antre, sa chambre, son lit.
       
      Enfin nu avec cet objet, le glisser sur son corps, jouer avec l'élastique, le tout d'une seule main bien entendu. Découvrir le contraste du plastique des bas autofixants sans comprendre encore à quoi sert cette bande. Faire glisser ces bas sur son torse, ses bras, s'approcher ... et enfin le toucher, du bout d'un bas ou d'un collant, sentir la divine caresse du nylon sur son sexe encore jeune et incontrôlé... Sentir la jouissance monter, les vagues se répandrent dans son corps, les coups de boutoir du plaisir qui descend inexorablement vers cette zone bouillante. Et enfin l'instant de magie, le corps se contracte, le cerveau libère des doses incroyables d'hormones, de phéromones, les membres frissonnent, le sexe palpite... 
       
      Quelques secondes hors du temps, du monde, des problèmes de la jeunesse, du risque de se faire attraper,.... Laisser son corps revenir à lui calmement. Sentir chaque parcelle de ce corps si bizarre et pourtant, à cet instant, si parfait. Se redresser et faire le chemin inverse doucement pour ranger cet honteux objet de plaisir.
       
      Voulez-vous la suite de cette découverte ?
    • Par diaoulruz
      Bonjour,
       
      Je me lance, j'adore les récits érotiques, je vous lis très souvent et que de bonheur. A mon tour de me lancer, d'en écrire un, j'espère que vous serais indulgent avec moi. Excusez moi d'avance pour les fautes :$.
       
      Je me présente, Cédric (nom imaginé) 22 ans, un bon brun de 1m80. Physique tout a fait normal, pas de musculature abondante .
      Les yeux vert, ce qui attire beaucoup les femmes.
       
      Je voulais changer de téléphone et acheter pour la première fois un IPhone. Je me met à la recherche sur internet d'un téléphone neuf, mais waaaaouw les prix sont hors de budget .
       
      Déception.
       
      Je me dis que peut etre sur le Bon Coin il y aura une offre prés de chez moi intéressante.
       
      plusieurs jours de recherche, quand soudain une belle offre tout prés de chez moi.
       
      quelques échanges par mail, pour convenir d'un rendez-vous.
       
      Une jeune femme qui vendais son IPhone pour acheter la gamme au dessus. Nous convenons d'une rencontre dans Parc de la ville.
       
      18H, plein de monde dans le parc..... merde comment je vais la trouver.
       
      Soudain j'aperçois une belle jeune femme, qui regarde par tout aussi, ca doit être elle. Habillée d'une jupe asser courte et d'un top mettant de bon atout en valeur. Chuuuuut faut rester sérieux.
       
      Je m'approche, lui dis bonjour. nous entamons la discussion et elle me présente son téléphone. déjà que pendant la discussion j'essayer de la regarder dans les yeux, mais sont décolleté montrais de belle chose, c'est duuuur. Coup fatal pour me montrer le téléphone, elle se penche dans son sac le prendre et j'aperçois son string dépassé de la jupe. Aiiiiie, commence a m'éxité.  
       
      Je me reconcentre et me focalise sur le téléphone. Comme je sortais du boulot je n'avais pas pu retirer la somme d'argent, donc je le réserve et propose de le prendre le lendemain.
       
      Elle accepte et me donne son adresse pour venir le prendre chez elle.
       
      A demain qu'elle me dis avec un grand sourire.
       
      Le lendemain je me présente devant sa porte, j'avais plein d'idée en tête. Je me dis que non il faut pas penser a tous ca et que je viens juste prendre mon portable et je repart.
       
      Je sonne, elle ouvre la porte et là.....
       
      Elle apparait, en robe rouge, magnifique. Ca robe arrive a mi-cuisse, toujours avec un très beau décolleté..... sans soutien-gorge cette fois-ci.
       
      Mon excitation recommence de plus belle, j'arrive plus a me concentrer.
       
      Elle propose un café, j'accepte.
       
      On discute un peut et faisons connaissance autour d'un café, échangeons sur l'IPhone.
       
      mais pendant la discussion, je sais si elle faisais exprès mais j'ai pu voir son string 2 ou 3 fois lorsqu'elle bougeais les jambes.
       
      Je ne peut pas cacher mon excitation à travers mon pantalon qui forme une belle bosse.
       
      café finis, les affaires sont conclus, je me lève pour partir. Lorsque je me lève la bosse dans mon pantalon est flagrante.....
       
      Elle me fais remarquer: Dis donc tu est forme.... qu'est ce qui te fais ca.
       
      Gêné... : Excusez moi, mais ce jolie corps de femme dans une petite tenue comme ca, je ne peut pas contrôler..... je vais partir.
       
      Elle me fait un grand sourire et me dit : Tu est pressé ?   Je peux peut être voir ca....?
       
      Waaaaouuw ..... je reste quelque seconde figé sur place..... puis répond: Non, j'ai le temps.....
       
       
      Elle s'approche de moi, et dépose un baiser sur ma bouche..... puis m'invite sur le canapé.
       
      je repose mes affaires et m'installe prés d'elle.....
       
      Nous continuons à discuter, la discussion cette fois-ci tourne autour de nos relations amoureuses et sexuelles .... qui de chaque coté sont très calme....
       
      pendant la discussion, ma main est posé sur sa cuisse..... je caresse doucement......
       
      Plus la discussion continu, plus elle remonte..... elle remonte la jupe avec.
       
      Arriver un moment j'aperçois se jolie string en dentelle noir.
       
      Je lui dit : Tu as de jolie goût en sous vêtement.
       
      Elle répond : Ha oui..... et toi tu as une belle chemise qui laisse apparaitre un bon tors..... attend.....
       
      Elle commence a déboutonner ma chemise....puis embrasse mon tors..... 
       
      Ha oui très jolie tors même.....
       
      Mon sexe en peut plus..... il est à l'étroit...... et ca se vois.....
       
      D'ailleurs elle continue sur les boutons et déboutonne mon jean......
       
      Voila tu sera plus à l'aise.... mon sexe dépasse même du caleçon.... ce qui lui provoque un grand sourire.
       
      Je lui dis: Je vais faire de même et te mettre à l'aise..... se string doit te gêner.....  
       
      Je l'enlève et trouve une belle petit chatte toute rasée...... et déjà très humide.....
       
      Les yeux dans les yeux, nous nous embrassons langoureusement...... pendant se long baiser nos mains viennent sur le sexe d l'autre.....
       
      je sens ses lèvres..... douce.... et dés que j'écarte un peut.... mes doigts devienne tous mouillés.....
       
      Je caresse tout doucement son petit sexe.... des petits ronds et des petites pressions sur son clitoris..... qui durcit de suite...
       
      Pendant se temps là .... sa main à sortie mon sexe et commence a le branler...... très bonne pratiquante
       
      Je m'excuse mais la suite sera pour demain, et je vous préviens la température sera au rendez-vous.....
       
      Merci de donné votre avis, si cela vous plait je vous raconterais ce que nos corps ont pu faire sur se canapé par la suite.....
       
       
       
       
       
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