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Renaissance

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Sortant lentement de ma torpeur, je vis autour de moi, des murs qui avaient dû être blancs un jour. Je tournai douloureusement la tête et aperçu deux portes d'un côté et de l'autre une baie vitrée par laquelle le soleil entrait entre les persiennes. Je ne savais plus où j'étais par contre j'avais un mal de tête épouvantable et mes membres refusaient de bouger. J'avais l'impression d'être engourdie des pieds à la nuque, d'être une chose sans vie posée au milieu des draps.

 

Je replongeais dans un état semi-comateux quand un léger coup frappé à la porte me fit tourner la tête. Elle entra, elle était là tel un ange aux longs cheveux de jais. Elle était sublime avec ses yeux en amande d'un vert de jade. Je n'avais jamais vu des yeux avec une intensité pareille, je devais rêver. Perdue dans ma semi-conscience, les images de l'accident se mêlaient à cette apparition divine, douce vision qui me fit sourire. Mes yeux étaient trop lourds pour soutenir son regard, aussi je la laissai prendre mon pouls, goûtant à la douceur de sa main sur mon poignet. Elle s'approcha et je sentis son souffle sur mon visage, mais aussi son parfum aux notes entêtantes de jasmin et de vanille. Mon esprit semblait se perdre dans des abysses insondables. Ces doux effluves se mêlaient maintenant aux vapeurs d'essence et le vert de ses yeux superposaient les flammes incandescentes qui avaient léché mon corps. Ces images dansaient derrière mes paupières closes et sa voix douce tentait de couvrir le bruit impressionnant de la pince de désincarcération qui hurlait encore dans ma tête. Je sentais sa présence, sa chaleur et quelque chose en moi semblait reprendre enfin vie.

 

Les jours passaient et à chacune de ses visites, je m'enivrais de son odeur, de sa douceur et de sa présence qui me semblait-il se faisait de plus en plus longue et de plus en plus fréquente. Je sentais ses mains sur mon corps, faisant leur travail avec douceur et dextérité. Sa main s'arrêta sur mon ventre et mon rythme cardiaque s'accéléra, mes seins pointèrent, trahissant les sensations exquises qu'elle éveillait en moi. Ses longs cheveux me caressèrent la poitrine quand elle se pencha pour me susurrer d'une voix suave au léger accent:

 

- "Enfin une réaction !"

 

Je ne répondis rien, lui souris simplement, mais quand sa main s'approcha de la mienne, je la lui saisi et la portai sur un de mes seins. Elle l'enveloppa et avec une douceur infinie, me pinça le téton entre le pouce et l'index, le faisant rouler délicatement. Mon aréole se fronça dans une délicieuse douleur. Elle se pencha et le lécha du bout de la langue avant de souffler dessus, sa bouche dessinant un O sensuel.  Elle était belle ainsi penchée sur moi et j'avais envie de goûter à sa peau couleur caramel mais mon corps semblait encore vidé d'énergie et d'audace. Elle aspirait mon sein et mon aréole disparaissait entre ses lèvres carmin, cette sensation était enivrante, ma tête tournait et une douce chaleur se répandait dans mon ventre jusqu'à ma chatte que je sentais palpiter sous le drap. J'avais l'impression qu'elle avait parsemé mon corps de milliers de papillons imaginaires qui me faisaient à nouveau vibrer. J'étais vivante!

 

Chaque jour qui passé était un nouveau pas et une nouvelle découverte pour moi. Noy s'occupait de moi pour ramener mon corps à la vie, prenant soin de lui comme s'il était précieux à ses yeux. Ses gestes se faisaient plus tendres, plus audacieux mais sans jamais manquer de professionnalisme. J'aimais ses caresses, ses effleurements, ses longs cheveux noirs et soyeux qui me caressaient quand elle était près de mon visage pour contrôler mes yeux. Je sentais son souffle et son odeur qui m'enivraient chaque jour un peu plus. Tout d'elle semblait prendre possession de mon corps. Ma bouche autant que mon sexe la réclamaient, affamés.

 

Enfin, un matin, alors qu'on m'avait enfin autorisée à me lever, je me dirigeai chancelante jusqu'à la fenêtre. La lumière m'aveugla puis enfin je profitai du spectacle qui s'offrait à mes yeux. La rivière qui coulait en contrebas étincelait sous le soleil de cette fin d'été, les feuilles jaunies commençaient de tomber et les canards s'ébrouaient, jute là sous mes yeux. Je trouvais ça merveilleux, le cycle de la vie avait continué et ma vie à moi recommencerait et continuerait malgré tout, malgré les souffrances et les blessures. Celles de l'âme étaient invisibles, mais seraient certainement les plus difficiles à cicatriser.

 

Un toc toc léger et reconnaissable résonna dans la chambre. C'était elle, pas besoin de me retourner, mon corps tout entier s'éveillait, il l'avait reconnu. Elle s'approcha de moi,  glissa ses mains autour de ma taille et m'attira contre elle. Sa présence était réconfortante et m'apaisait.  Son parfum m'enivrait et son corps m'excitait. Elle me fit pivoter et plongea son regard dans le mien, comme pour obtenir mon consentement pour aller plus loin. Je clignai des paupières lentement en signe d'assentiment.

Ses lèvres s'approchèrent des miennes et les frôlèrent, elle me regarda puis à nouveau m'embrassa, mais avec plus de douceur et de sensualité cette fois. Sa langue s'insinua dans ma bouche à la recherche de la mienne. Elle la trouva et la caressa, l'apprivoisa pour qu'enfin elles se mêlent et dansent comme si elles s'étaient quittées la veille. Mon corps n'était plus qu'un brasier et plus rien avoir avec celui auquel j'avais réchappé quelques semaines ou mois auparavant. Le temps était devenu pour moi une chose totalement abstraite. Non, à cet instant, mon corps tout entier frémissait, mon cœur s'affolait et mon sexe s'impatientait.

 

Ses mains parcouraient délicatement mon corps pour ne pas me faire mal, zigzaguant entre les pansements mais j'en voulais plus, beaucoup plus, je la voulais elle, j'avais besoin d'elle! J'ouvris les boutons de sa blouse blanche et écartai le soutien-gorge de fine dentelle ivoire pour en dégager son petit bout de chair brun qui pointait sous le fin tissu, quémandant un peu d'attention. Mon pouce le titilla aussitôt rejoint par ma bouche avide de goûter cette aréole déjà légèrement froncée. Sa peau était parfumée et sucrée, un régal pour l'affamée que j'étais. Ma langue traçait des arabesques imaginaires sur son ventre lisse. Je posai mes mains sur ses hanches et lentement, je les glissai dans son shorty que je fis descendre le long de ses jambes bronzées. Je comprenais mieux le fantasme de l'infirmière qui hantait la gente masculine. Elle était magnifique, ainsi offerte à mon regard gourmand. Il me semblait n'avoir rien vu de si beau et de si tentant depuis des lustres. Je la poussai doucement sur mon lit défait et saisi la télécommande pour le faire monter. Une fois son sexe à bonne hauteur, j'y approchai mes lèvres brûlantes de désir. Sa chatte m'était offerte, lisse comme je les aimais et légèrement luisante de son désir. Elle avait les yeux fermés et s'agrippait aux draps froissés.

 

Du bout de la langue, je passai entre les replis de ses lèvres et je l'entendis pousser un soupir qui m'électrisa. Débusquant son bouton, je tirai doucement pour le dégager et me mis à le sucer, à le téter avidement, j'avais faim, j'avais terriblement faim d'elle. Je lui tendis mes doigts pour qu'elle les lèche puis délicatement les glissai en V entre ses pétales pour ensuite m'introduire en elle. Sa petite chatte était chaude, humide et mes doigts se fondaient en elle dans un clapotis doux à mes oreilles. Ses mains serraient les draps et je voyais son ventre bouger au rythme des spasmes que je lui provoquais. Son bassin ondulait, se soulevait pour venir à la rencontre de mes doigts pour qu'ils la pénètrent plus profondément et que ma bouche la dévore encore avec plus d'avidité.

 

Elle haletait de plus en plus fort, faisant mouillée ma chatte qui se contractait d'impatience. J'avais remarqué qu'elle était rasée de près ce qui signifiait qu'elle s'était elle-même acquitté de cette tâche, qu'elle connaissait mon sexe dans ses moindres recoins et qu'il n'avait donc déjà plus de secrets pour elle. Cette constatation me fit redoubler d'ardeur. J'aspirais ses lèvres, son bourgeon, elle se mordait la lèvre inférieure et ses pieds s'agrippaient maintenant aux bords métalliques du lit. Son ventre se contractait et son sexe se pressait contre ma bouche. Je la dévorais comme j'avais envie de dévorer la vie désormais. Elle était source de vie et je voulais m'abreuver à sa source à elle.

Elle releva la tête et me regarda, son regard perçant sondant le mien. Un dernier va et vient l'emporta et son orgasme déferla, Je récoltai enfin toute sa liqueur sur ma langue, sans en perdre une goûte. Elle se laissa retomber, haletante et grondante. Soudain, ses mains quittèrent les draps et elle prit ma tête et m'attira vers elle. Elle plongea sa langue dans ma bouche, elle voulait elle aussi profiter du goût de son plaisir. Son baiser était impatient, sauvage et terriblement excitant. Elle ressemblait à une panthère avec ses yeux verts étincelants. Cette femme me rendait folle, ses courbes, la douceur et le parfum de sa peau mate, sa bouche gourmande, tout en elle m'excitait et je la voulais, je n'avais plus que ça à l'esprit.

Etais-je entrain de virer complètement ma cuti ? Trop déçue par la gente masculine qui m'avait conduite dans cette chambre sans âme, j'avais besoin de reprendre confiance en moi, en la vie et en l'avenir.

 

Elle me repoussa doucement, m'étendit confortablement sur le lit. Avec précaution, ses mains me frôlaient, me caressaient et sans me quitter des yeux, elle observait mes réactions. Je me tortillais, savourant la douceur de ses doigts sur ma peau. Je la sentais inquiète alors je lui souris pour lui montrer qu'elle pouvait continuer son exploration.

Quand sa main s'arrêta sur mon sexe mouillé, elle sourit, elle glissa deux doigts entre ses lèvres puis les enfonça en moi avec douceur. Elle tira ma peau lisse pour débusquer mon bouton impatient, elle le lécha du bout de la langue puis l'aspira sans ménagement, envoyant des lames acérées au plus profond de mon ventre. Mon dos s'arcbouta et je mordis ma lèvre pour ne pas crier. Ses doigts me fouillaient et je resserrai mes muscles pour les retenir au fond de moi. Depuis combien de temps n'avais-je pas ressenti un plaisir pareil ? Sa langue glissait entre mes lèvres, ses dents mordillaient mon abricot tel un fruit bien mûr et je ne tardai pas à ressentir un orgasme qui dévasta et électrisa mon corps tout entier, le libérant de ses chaines.

 

Noy se glissa près de moi. Son corps nu et soyeux contre le mien meurtri. Ils s'accordaient à merveille et l'avenir présageait de délicieux moments.

 

A toi ma belle Noy!

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Quel magnifique récit, je suis ému par sa beauté....

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Avec quelle douceur et tant de sensualité tu nous fais partager ce moment!

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Merci Calista :)

C'est un régal de te lire.

Trouble, sensualité, complicité, envie, désir, plaisir. Aucun ingrédient ne manque dans cette belle histoire de (re) vie

Merci beaucoup ;)

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Merci à tous pour vos chaleureux commentaires. Il y a des choses qui marquent dans la vie et qu'il faut essayer d'extérioriser pour avancer.

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Waouuuu comme il est bon de decouvrir une jolie plume !!!

Extrêmement sensuel....

J'en redemande !

Je peux ?

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un plaisir à lire qui extériorise bien le fantasme de l'infirmière et de ces moments où la douceur, le bien être, l'attention sont des réparateurs de la vie!!!!

ps: les hommes savent aussi en faire autant cali!!! :D  :crazy:

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un plaisir à lire qui extériorise bien le fantasme de l'infirmière et de ces moments où la douceur, le bien être, l'attention sont des réparateurs de la vie!!!!

ps: les hommes savent aussi en faire autant cali!!! :D  :crazy:

 

Tu portes bien la blouse blanche ???  :P  :P

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Invité

merci pour vos coms. 

 

Je vais essayer de laisser vagabonder ma plume SA

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Magnifique récit... Le décor est fort, les mots captivants, doux, et précis.

c'est très travaillé. J'ai pris beaucoup de plaisir. On y ressent de nombreuses émotions (la douleur, la fatigue, l'envie, la passion). Tu nous fais frémir!

 

Ahhhh le fantasme de l'infirmière ;) lol

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Invité

La souffrance tout comme la passion sont de puissants moteurs pour écrire

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Alors j'ai tout lu d'une traite et j'ai adoré !!!  :clap:  :clap:  :clap:

 

Je vais rejoindre pas mal de monde mais ce n'est pas grave.  ;-)

 

Le texte est superbement bien écris et captivant parce que je n'ai pas décroché une fois de ton récit. L'émotion est au rendez vous et très bien mis en avant via les mots mais aussi les tournures de phrases ainsi que les différents sentiments que tu as su retranscrire dans ce texte. Un moment très sympathique en fin de compte. 

 

Je dis merci et vivement le ou les prochains textes. :content:  

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Merci pour ton petit mot Grima, c'est toujours agréable de lire qu'on arrive à susciter l'intérêt et donner du plaisir à celles et ceux qui nous lisent. :air_kiss:

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Très joli récit Calista

 

 

Merci pour ce doux et torride passage :)

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Comment ai-je pu ne pas relever ce texte dès sa mise en ligne restera un mystère, moi qui ne vis que par et pour l'amour des femmes.

La sensualité est sans doute le meilleur remède à un corps meurtri, à une âme aussi, ton texte nous le rappelle de bien jolie manière.

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Invité

Merci Orchidée, la suite arrive...

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Invité

Six mois avaient passés. Nos vies personnelles et professionnelles nous avaient séparées, mais nous savions déjà au moment de nous dire au revoir, que ce ne serait pas un adieu mais un break pour mieux nous retrouver ensuite, quand nous serions enfin libres de vivre notre histoire.

 

J'avais beaucoup changé depuis notre dernière étreinte et tout mon corps n'attendait plus qu'elle pour lui réapprendre la sensualité et surtout qu'il accepte à nouveau d'être touché. Mon corps tout comme mon cœur s'étaient lentement reconstruits mais restaient fragiles. Mon enveloppe charnelle avait retrouvée figure humaine et à part ici ou là quelques petite cicatrices, plus de traces du carnage auquel j'avais réchappé. J'avais eu le cœur brisé une fois et j'étais bien déterminée à ne plus laisser quiconque me le détruire à nouveau, car aucune vie ne valait ce sacrifice.

 

Noy avait-elle changé elle aussi ? Certainement et je n'allais pas tarder à le savoir, puisqu'elle serait là dans quelques minutes à peine.

 

J'avais choisi un café situé sur la place de la Libération. J'aimais cette place en hémicycle, qui me donnait l'avantage de pouvoir l'apercevoir au premier coup d'œil d'où qu'elle vienne. La place était grande et ainsi installée confortablement dans mon fauteuil, je pourrais me délecter de sa délicate silhouette à la démarche féline.

 

Il était encore tôt, mais le soleil baignait toute la place. Il faisait une température agréable pour un mois d'avril et je me sentais d'humeur joyeuse et câline.  Relevant mon nez de mon café, je l'aperçu enfin à l'autre bout de la place. Je baissai mes Ray-Ban pour mieux l'admirer. Elle était encore plus belle que dans mon souvenir. Elle portait un slim foncé qu'elle avait rentré dans des bottes de cavalière à petits talons ce qui allongeait encore ses jambes au galbe parfait. Elle avait superposé un petit gilet matelassé sur une veste en jeans, ce qui lui donnait une allure jeune et dynamique. Elle avait relevé ses longs cheveux noirs en une queue de cheval très haut sur sa tête. Une étole colorée et ses lunettes pilotes complétaient subtilement l'ensemble. Un coup d'œil alentour m'indiqua que je n'étais pas la seule à l'avoir remarquée et à la regarder. Les hommes autour de moi en bavaient déjà d'envie et quelques-uns devaient certainement déjà être à l'étroit dans leurs boxers. Un large sourire s'afficha sur mes lèvres à la seule pensée de voir leur expression quand elle s'approcherait de moi et m'embrasserait à pleine bouche. Jouissif !

 

Quand elle m'aperçut enfin, son visage s'illumina et un large sourire s'afficha sur ses lèvres, laissant apparaître une dentition blanche parfaite. Elle accéléra le pas, ses talons claquants sur les pierres lisses et blanches de la place. Elle releva ses lunettes sur son front et je pus enfin apercevoir ses yeux verts de félin. Elle était tout simplement sublime. Elle avait cette beauté et cette grâce naturelle des indonésiennes. Elle ressemblait à la chanteuse Anggun, mais avec des yeux d'un vert profond. Elle se faufila entre les tables et fondit directement sur moi. Elle se pencha et posa ses lèvres sur les miennes dans un baiser tendre et impatient. Sa langue força le passage pour venir caresser la mienne et à cet instant, le temps s'arrêta. Ce n'était plus des mois qui nous avaient séparés, mais seulement quelques minutes. Nous deux, c'était une évidence, juste une simple évidence.

 

Elle prit place à mes côtés et posa sa main haut sur ma cuisse en signe de possession. Je glissai mes doigts entre les siens et les serrai très fort. J'avais l'impression de renaître, comme la nature autour de nous. Elle commanda un café et s'approcha de mon oreille.

 

- "On ne va pas traîner, j'ai quelque chose d'important à te montrer"

 

- Ok ! Acquiesçais-je.

 

Quelques minutes plus tard, c'est main dans la main que nous retraversions la place. Malgré mes talons vertigineux, elle me dépassait encore de quelques centimètres. A ses côtés je me sentais bien, forte et imperméable aux regards haineux que certains nous portaient. C'était nouveau pour moi. Je n'étais plus vue comme la femme de, mais comme une femme aimant une autre femme. Après ce que j'avais traversé, rien ne pouvait plus m'atteindre et j'avais bien l'intention de laisser ces gens aux idées étriquées salir notre histoire naissante.

 

Elle me fit monter dans son petit cabriolet et démarra en trombe.

 

- Hey tu as une urgence ? lançai-je en souriant.

 

- Oui toi ! J'ai envie de toi et je ne veux plus attendre.

 

Je regrettais de ne pouvoir voir l'expression de son regard. Ses solaires étaient décidément trop foncées.

Elle se faufilait dans les rues à sens unique comme si elle avait toujours vécu dans cette ville, pourtant nous étions loin de celle où nos routes s'étaient croisées et même, ni elle ni moi n'étions de là-bas. Qu'avait-elle fait ces six derniers mois ?

 

En quelques minutes, elle avait quitté le centre ville et c'était enfiler dans le trafic dense de la rocade. Elle roula quelques kilomètres, puis sortit de l'autoroute. Elle avait pris une départementale, quelle suivait maintenant en direction du nord.  Elle traversa un petit village et juste avant d'en sortir,  pris un chemin de campagne qui nous emmena devant un imposant portail. A l'approche de sa voiture, le portail s'ouvrit. Elle s'engagea et aussitôt la lourde porte métallique se referma derrière nous.

 

Je sortis de la voiture et Noy s'approcha de moi, caressa ma joue et m'embrassa avec passion et impatience.

 

- Viens, je vais te faire visiter. Fit-elle en me tirant par la main.

 

Elle m'entraina vers la villa de style moderne cubique dont toute la façade sud était vitrée. C'était somptueux et tout à fait inédit pour un endroit campagnard comme celui-là.

 

La surface était énorme pour une femme vivant seule. Le style sobre et un peu dépouillé offrait un vaste espace intérieur qui se prolongeait à l'extérieur grâce aux baies vitrées. La cuisine était gigantesque et elle y avait même fait aménager une cave à vin. Elle avait pensé à tout. J'avais du mal à l'imaginer dans ce décor si sobre et aux teintes neutres et métalliques. Peut-être était-ce simplement la maison d'amis.

 

Elle dût sentir ou remarquer que mes neurones étaient en plein ébullition car elle me demanda de la suivre et de quitter l'impressionnant open space. Un petit couloir à l'arrière menait à une porte. Elle l'ouvrit et me précéda. Un son indéfinissable de surprise passa mes lèvres. Une salle de sport, une table de billard et un sauna côtoyaient un jacuzzi  central. Les immenses colonnes qui soutenaient le plafond donnaient un air antique à cette pièce pourtant résolument moderne à l'extrême. L'architecte avait fait des merveilles en mélangeant les styles.

 

Savourant la surprise qu'elle m'offrait, Noy me fit un clin d'oeil et de l'index me fit signe d'approcher. Elle se colla contre moi et me susurra:

 

- Tu vois tout ça ma belle, imagine les possibilités que peut nous offrir cette pièce.

 

D'un geste, elle me montra la table de billard. J'en frissonnai rien que d'imaginer nos ébats sur le tapis vert.

 

Son regard se fondit dans le mien et elle s'empara de ma bouche pour un baiser plein de promesses. Je sentais ses mains sur mon ventre qui dégrafaient un à un les petits boutons nacrés de mon gilet? Une fois les pans ouverts, ses lèvres glissèrent sur ma peau, bientôt rejoint par ses doigts. Elle s'arrêta entre mes seins, et doucement effleura la boursoufflure laissée par un éclat métallique quelques mois auparavant. Ce geste m'électrisa et je reculai vivement comme si elle m'avait brûlée vive.

 

Elle ne broncha pas, mais d'une voix douce me dit:

 

- Cali, viens-là ! Je sais que tu aurais préféré mourir cette nuit-là, mais tu es là, près de moi et bien vivante. Je sais qu'elle détresse t'a poussée à ce geste, comme je sais que tu l'as aimé et qu'il t'a détruite, mais aujourd'hui, tout ça c'est du passé et il faut l'oublier. Je suis là moi et je veux que tu nous laisses une chance à toutes les deux.

 

Elle posa sa main sur ma cicatrice, comme si elle voulait m'insuffler sa force. Je pouvais sentir sous ses doigts les battements sourds de mon coeur.

 

Tout en me parlant, elle m'avait poussée doucement, sans que je m'en rende compte et là, je sentais quelque chose de dur contre mes fesses. A tâtons, je touchai ce qui me semblait être le bois de la table de billard.

 

- Aie confiance en moi Cali. Je sais qu'aujourd'hui c'est beaucoup te demander après ce que tu viens de traverser, mais une nouvelle vie s'ouvre à toi.

 

Sans me quitter des yeux, elle me prit par la taille, me souleva et me reposa sur la table. Elle défit la ceinture et le zip de mon jeans qu'elle ouvrit et fit glisser le long de mes jambes. Ses gestes étaient précis, ses mains expertes. Elle tira sur les canons sans me déchausser. Je ne portais plus que ma parure en soie ivoire et mes escarpins à talons aiguilles.

A travers son regard, je me sentais sexy et plus rien d'autre n'avait d'importance que cet air affamé qu'elle me lançait. D'une main, elle écarta le fin tissu et porta l'index de son autre main à sa bouche. Elle le lécha de cet air lubrique que j'aimais lui voir afficher. Elle le fit glisser doucement dans ma fente, s'arrêtant à l'entrée de ma grotte déjà humide. Elle caressa l'ouverture, mais n'entra pas. J'avançai le bassin pour l'obliger à me pénétrer, mais son doigt remonta en direction de mon bouton. Je lâchai un grognement de frustration.

 

- Patience ma belle !

 

La patience ne faisait pas vraiment partie de mes qualités premières, même si récemment, j'avais dû en faire preuve de beaucoup pour pouvoir m'en sortir. Je m'étais d'ailleurs découvert cette qualité dans de rares situations, mais là, précisément, ce n'était pas dans mes cordes.

 

Elle tourna autour du bouton de chair pour le débusquer et le faire dresser, m'arrachant un long gémissement. C'était bon mais pas assez, j'étais une hétéro à la base, je voulais et j'avais besoin qu'elle me pénètre, qu'elle me baise de ses longs doigts fins.

J'avais beau onduler du bassin, me cambrer, elle faisait durer le plaisir et j'allais finir par jouir simplement sous ses caresses. Son doigt me rendait folle mais j'en voulais plus. Je voulais ses doigts au fond de moi, sentir sa langue se faufiler entre mes lèvres mais visiblement ce n'était pas dans ses plans.

 

Elle était experte dans l'art de m'amener au bord de l'orgasme pour ensuite me laisser pantelante, attendant enfin la délivrance. Ma frustration devait se lire sur mon visage car enfin, ses doigts me pénétrèrent. Ils entraient, ressortaient, me caressaient, j'avais l'impression qu'ils étaient partout à la fois. Mon ventre se contracta avec la même force que mes muscles autour de ses doigts. Mon dos se cabra ne laissant que ma nuque posée sur le tapis vert et mes fesses sur le bois patiné de la table. Je murmurai son prénom, comme une délivrance, ces trois petites lettres résonnaient en moi comme une douce pluie fine d'été juste devant un arc-en-ciel. J'avais l'impressions que ses couleurs allaient sortir de mon corps pour inonder la pièce de lumière et que les gouttes allaient enfin apaiser la souffrance de la passion dévorante et dévastatrice que j'avais éprouvée pour l'homme qui m'avait détruite. La rage comme la douleur grondaient comme un tonnerre au fond de moi, mon corps était entré en fusion et la lave allait en jaillir pour enfin me libérer de cette emprise. J'allais enfin pouvoir revivre.

 

 Abandonnant mon sexe trempé, elle caressa mon ventre comme pour l'apaiser et l'obliger à reprendre contact avec la réalité. Elle jouait avec mes tétons dressés, les mordillant, les caressant avec sa langue. Lentement, je glissai mes mains dans ses cheveux, lui retirant l'élastique qui les maintenait et ainsi libérer cette chevelure d'ébène douce comme la soie. Ils retombèrent sur mon ventre et le caressèrent à chaque mouvement que sa langue effectuait sur ma poitrine. C'était divin de découvrir que mon corps avait retrouvé toute sa sensibilité. Elle avait été la première à apercevoir mon corps mutilé et même si elle avait été l'artisan de sa reconstruction, elle était la première à le découvrir cicatrisé et à réussir à le faire vibrer. Tout comme la nature derrière les baies vitrées, mon envie et mon désir pour elle étaient entrain d'éclore.

 

C'était à elle que je voulais offrir cette renaissance. A celle qui grâce à sa patience et à sa volonté de me garder en vie avait métamorphosé la femme que j'avais été en celle que j'étais à cet instant et qui m'ouvrait de nouveaux horizons que je voulais maintenant savourer à chaque minute de ma vie.

 

Ses mains sur moi étaient plus qu'une caresse, c'était une promesse vers un aller simple pour une belle histoire.

 

 

"Tant que le mot fin n'est pas écrit et que le dernier souffle pas expiré, il reste de l'espoir. Qu'importe les blessures infligées, les cicatrices restantes, la vie doit continuer... pour le meilleur et juste pour lui"

 

 

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Invité

Cali, en dehors de l'aspect érotique de ton texte, j'en préfère encore la douceur, l'espoir, tout l'amour qui s'en dégage.

En fait juste un mot pour décrire ce que m'inspire tes mots : Ils m'ont fait du bien alors un énorme merci :bisou:

LN

PS Alex qui lisait au dessus de mon épaule et qui est bien plus habitué aux mots à sourit ....ce qui est un énorme compliments et se joint à mes remerciement de nous déposer ce bijoux sur le forum.

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Invité

Un grand merci à vous deux, vos mots me touchent profondément. Peu de personnes sont capables de comprendre à quel point les mots peuvent exorciser les maux..

 

On ne se connait pas, mais j'ai une pensée pour vous chaque jour. Chaque nouvelle journée est une bataille à livrer et l'espoir c'est ce qui nous fait vivre, vibrer et finalement exister.

 

Plein de bonnes ondes positives et de courage à vous deux, mais surtout beaucoup d'amour, y a que ça de vrai finalement quand il est sincère et partagé  :air_kiss:  

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Je suis resté bouche bée devant ton récit !

Tu sais si bien décrire une ambiance, un instant de complicité, l'envie, le désir pour arriver au plaisir partagé ...

Bravo et merci Cali pour ce Joyau

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Ô ma douce amie, MAGNIFIQUE !

Tout y est, à sa place :

- l'histoire, on regrette presque de ne pouvoir remonter aux origines

- le contexte

- les décors

- les personnages

 

Bon ! Perso, j'ai trouvé ce texte trop court. J'étais emballée, captivée par ce duo, et soudain... plus rien.

Continue de nous régaler s'il te plait.

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      Ma confession est simple: Je suis amoureuse de mon prof de maths !! Il est arrivé cette année. Je suis en 3ème. Grâce à lui, je bosse mes maths (moi qui était plutôt médiocre). Je veux être la meilleure pour me faire remarquer. Il est jeune, dynamique, pédagogue. Il a un petit bouc trop mignon !!! Quand il écrit au tableau, je ne peux m’empêcher d...
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    • Par Doucerêverie
      -Ahhhhh

      Un gémissement lui échappa. Elle ne se rendit compte du fait qu'elle avait gémi que lorsqu’elle entendit ce son presque venu d’ailleurs… Doux, délicat… C’était comme si sa bouche avait voulu exprimer à sa manière ce qu’elle-même n’aurait pu expliquer, commenter…

      A cet instant précis tout ce qu’elle aurait pu dire c’était qu’elle se sentait bien… Toute bien… Un tel bien être… Une sorte de paix…

      -Chéri… S’il te plaît… Reste encore un moment comme ça… Ne bouge pas… Me délecte… , dit-elle en l’enveloppant d’un regard à la fois empli de paix et de joie mais où s’ajoutait aussi une petite once de crainte… Car elle voulait le garder… Là. En elle… Prisonnier de la chaleur et de l’humidité de son intimité… C’était tellement bon de le sentir comme ça en elle… Elle aurait voulu que cela dure une éternité… Cela faisait un moment qu’il n’avait pas été en elle et le manque s’était fait de plus en plus grand, l’envie était devenue de plus en plus irrépressible et intense…

      Elle se tortilla doucement, tourna légèrement la tête pour embrasser son avant bras… Il avait une main enfouie dans ses petites boucles, lui caressait les cheveux, l’apaisait et de l’autre main il maintenait fermement sa hanche en place… Mmmmh… Elle était toute heureuse… Profitait de cet instant pour laisser diffuser en elle cette sorte de plénitude que l’on peut ressentir lorsqu’on arrive à enfin avoir quelque chose que l’on a beaucoup et longtemps désiré…

      Il la regardait, ne la quittait pas des yeux, guettait le moindre de ses gestes et la moindre de ses réactions… Elle lui sourit se contorsionna presque pour venir déposer un doux baiser sur ses lèvres et lui fit oui de la tête… Oui, elle était prête… Oui, il pouvait bouger en elle… Oui, il pouvait maintenant la prendre comme il voulait… Et oui elle était à lui, rien qu’à lui toute à lui…

      -Ahhhh

      C’était irrépressible… Le sentir en elle comme ça l’excitait au plus haut point, la rendait toute chose, toute bien, toute touchée, toute émue, toute fière… Il s’était presque totalement retiré. Une petite moue prit vite la place de son sourire. Ow… Il suffisait qu’elle dise oui pour que l’instant d’après cherche à se retirer d’elle… Grr… Non…

      -Ahhhhhhh

      Il revint en elle fermement presque durement… Elle sentit ses pieds se tordre et pointer immédiatement en réaction à cet assaut… Elle avait l’impression que tout son corps était tendu, avide, en attente de lui… Il vint déposer un doux baiser sur son front et commença à faire des vas et viens amples qui lui arrachaient chaque fois un son… Mmmh… Elle savait qu'il aimait lui faire ça... Faire sortir de sa bouche de doux sons... Il alternait les vas et viens entre lents, puissants et rapides, forts et elle se tortillait, ondulait, se laissait aller à suivre ce rythme qu'il lui imposait et à gémir, ronronner, haleter pour lui... Une douce mélodie lui avait-il une fois dit...
    • Guest sonny08
      Par Guest sonny08
      Tu es là, lascivement allongée sur ce lit. Entre ombre et lumière ton corps m’apparaît comme la sensualité même.
      Tu me regardes, tu me défies.. Tu m'attends.
      Alors je m'approche, je glisse sur ta peau pour venir poser un baiser dans ton cou.. puis à la naissance de tes lèvres.. Avant de t'embrasser langoureusement.
      Tu mets tes mains dans mes cheveux et délicatement me fais glisser sur le haut de tes seins, puis ton ventre, puis tu laisses ma bouche en tête a tête avec ta jolie dentelle, masquant a peine le joli sexe que tu m'offres.
      Je fais glisser le tissu et te regarde dans les yeux.. Je croise un regard plein de défi, de désir et d'envie.
      Mes lèvres parcourent tes cuisses puis viennent embrasser ton aine. La pointe de ma langue ondule langoureusement jusqu'à la naissance de ton sexe.
      Je te regarde quelques secondes et mordille ma lèvre. Je vais te dévorer, tu le sais.
      Ma langue remonte lentement sur la longueur de ton sexe, avant de couvrir ton clitoris d'un baiser langoureux.
      La pointe de ma langue glisse sur ton petit bouton de plaisir, elle ondule, dessine de petits cercles de 'l’extérieur vers l’intérieur. Puis, le coiffe d'un rapide baiser.
      Ma langue descend pour lécher ton sexe de haut en bas, de bas en haut, j'ondule sur tes petites lèvres puis mes caresses linguales se font plus appuyées, plus entreprenantes..
      J'avance doucement vers l’intérieur et ma langue fouette tes petites lèvres. Elle s'ouvrent timidement et ma langue te pénètre.
      Je te dévore encore quelques instants, puis mes lèvres se referment sur ton clitoris, pendant que mon majeur viens se glisser en toi. Ton gémissement timide et ton regard provocateur m'indiquent que c'est la bonne voie.
      Mon doigt disparaît en toi. Je replie la dernière phalange et masse doucement tes parois, en revenant en arriéré, puis en avançant. Tes soupirs me guident vers l'endroit de ton plaisir.
      Mon index entre à son tour dans ton sexe de plus en plus épanoui. Ton excitation facilite son entrée et il vient rejoindre mon majeur pour titiller les endroits les plus sensibles, leurs gestes sont coordonnées. Tantôt collés, tantôt opposés, ils sont les instruments de ton plaisir.
      Ma langue se concentre toujours sur ton clitoris, elle le fouette, elle ondule, elle dessine de petits cercles..Mon souffle chaud et humide glisse sur lui.
      Mes yeux fixent les tiens, je cherche ton plaisir... En en prenant beaucoup.
      Mes caresses sont précises et passionnées. J'aime voir cette émotion si intense au fond de tes yeux.Tes mains se crispent sur mes cheveux. Tu n'as jamais été aussi belle.
      Tu prends mes épaules et accompagne mon visage jusqu'au tien. Nous nous embrassons, ton regard est intense. Je te sens bouillante, mais inassouvie.
      Nos regards sont l'un dans l'autre, ta peau contre ma peau, tes seins contre mon torse. Mon sexe collé au tien durcit.. J'ai envie d’être en toi, j'ai envie d’être à toi..
      Tu mets tes mains sur mes fesses et dans un soupir nous fusionnons.
      Mon sexe franchit les portes de ton paradis.
      Mes mains sont folles de ton corps, je caresse tes hanches, ton ventre et tes seins.. Ma bouche se perd sur ton joli téton et je l'embrasse fougueusement a chaque fois que tu te cambres. Ma langue s'enroule enfin autour de lui et je le suce avec gourmandise..
      Nos mouvements sont liés, nos corps sont collés l'un a l'autre, dans une danse de plaisir. Jusque là esclave de mon désir, me voilà maître de mon plaisir. Et en quête du tien.
      Nous faisons l'amour comme des fous, mes pénétrations s’accélèrent, elles sont plus longues, plus puissantes, plus précises au fur et a mesure de nos échanges de regards, de tes soupirs de plaisir.
      Nous continuons jusqu'au plaisir ultime, jusqu'à la jouissance finale. Je sens mon désir monter, je sent ton plaisir arriver à son summum. Nous nous laissons aller a un dernier gémissement, à un dernier geste, au plaisir.. Tes pupilles se dilatent et ton regard se perd, envahi de plaisir. Nous restons quelques instants suspendus par le plaisir, ailleurs, au 7eme ciel. Notre plaisir commun comme nirvana. Enlacés nos corps s'effondrent sur le lit. Et dans un sourire, nous nous embrassons.
       
       
      Je sais que ce récit manque peut être un peu de mise en scène, d'intro ou de conclusion, mais j’espère qu'il vous a plu.
      N’hésitez pas à me laisser vos commentaires... 
      Et merci de la lecture !
    • Par florancesexy
      coucou petite photos pour vous donner une petite idée bisou a tous
    • Par Doucerêverie
      Il était sorti.
      Elle était restée.
      Lui, était parti dans le froid...
      Elle, était restée confortablement blottie au chaud...
      Elle ne savait si oui ou non il allait penser à elle, si il allait sentir ce manque d'elle...
      Ce qu'elle savait, elle, en revanche... C'était qu'à elle, il allait manquer, qu'elle penserait certainement à lui...

      Elle l'avait vu se préparer, l'avait regardé s'activer pour chercher ça et là ce qu'il ne trouvait...
      Elle se sentait si fatiguée. Toute fatiguée...
      Il faisait nuit. Il faisait noir au dehors...
      Elle aurait fort donné pour qu'il reste, qu'il se mette là, à côté d'elle, qu'il la prenne dans ses bras, la câline, la serre...
      Pour qu'elle puisse somnoler, dormir au creux de ses bras mais "il fallait"...
      Elle détestait ces phrases. Ces mots...
      Oh non! Elle admirait tout de même en lui son sens du devoir...
      Ce n'était nullement ça le problème... Le problème était qu'elle aimait l'avoir auprès d'elle, pouvoir se blottir à tout instant dans ses bras, pouvoir le sentir, le toucher... Elle n'aimait quand il n'était plus là et qu'elle ne pouvait plus faire ça...

      Il était fin prêt... Prêt à partir, à allait où "il fallait" qu'il soit...
      Il s'approcha alors d'elle se pencha lentement sur elle et là... Déposa un tout doux baiser sur son front...
      Mmmh... Elle ferma les yeux... Se laissa aller à se délecter de la tendresse et de la douceur toute singulière à ce baiser...
      Lorsqu'elle les rouvrit, il était déjà sur le seuil de la porte. Il lui jeta un tendre regard, un dernier baiser du bout de ces lèvres si sensuelles et le voilà qui était parti...

      La voilà qui était seule, blottie dans son fauteuil...
      Hum. Sur ses lèvres se dessina sans qu'elle s'en rende vraiment compte une petite moue...
      Elle se tortilla doucement dans son fauteuil pour s'y faire une meilleure place et elle laissa ses pensées doucement, tout lentement vagabonder... Jusqu'à... Jusqu'à ce qu'elle ne se rappelle plus de rien...
      Ses yeux s'étaient fermés... Elle s'était endormie... Là... Sur le fauteuil...

      Elle était endormie, peut-être était-elle entrain de rêver?
      Son sommeil n'avait jamais été bien lourd. Elle entendit du bruit... Ouvrit les yeux.
      Un bruit... Elle se mit à chercher, tous sens en alerte... Où était-il? Était-il là??
      Et là...
      Son coeur s'arrêta un tout léger instant de battre.
      Là ! Là ! Il était là !!!
      Oh !! Elle était toute contente! Toute joyeuse !
      Elle se tortillait dans son fauteuil... Essayait de vérifier si ses cheveux n'étaient pas décoiffés, si elle n'était pas présentable, alors que lui contrairement à elle... L'était tellement... Si beau... Tout beau...

      Il approchait...
      Elle se sentit se mettre à sourire...
      De ce sourire joyeux, plein de lumière...
      Elle souriait...
      Pour lui. A cause de lui... Par lui...
      Elle se sentait comme irradier de l'intérieur...

      Il était là! En quelques pas, il s'assit sur son fauteuil, son fauteuil à elle... Tout là...
      Il pris sa main dans la sienne... Oh que sa main était gelée...
      Il la fit s'approcher de lui...
      L'enserra...
      La fit se blottir contre lui...
      Elle posa la tête instinctivement contre son torse...
      Ferma doucement les yeux et se mit à ronronner...
      Elle ronronnait pendant que lui la serrait... La serrait fort... Tout fort contre lui...
      Mmmh...
      Lui...

      Elle rouvrit ensuite les yeux se rappelant comme il avait les mains froides et gelées...
      Elle se mit à "gigoter" contre lui comme il aimait lui dire quand elle se tortillait de partout pour essayer de faire quelque chose...
      Elle réussit à s'échapper d'entre ses bras...
      A glisser d'entre eux...
      Non sans regrets, certes... Mais elle avait autre chose à faire...
      Il fallait qu'elle s'occupe de ces jolies mains toutes froides...
      Qu'elle s'occupe de lui...

      Elle pris sa main dans les siennes...
      Commença doucement à la frictionner...
      A la réchauffer de ses mains qui apparaissaient bien plus petites comparées à la sienne...
      Elle l'entendis soupirer d'aise... Oh... Le pauvre... ça avait dû être fort désagréable voir douloureux...
      Elle se pencha sur sa main qui commençait tout doucement à se réchauffer...
      Jeta un regard curieux vers lui...
      Il la regardait...
      Elle lui sourit...
      Souffla sur sa main de son souffle tout doux... Chaud...
      Il frissonna... Elle le sentit...
      Elle le regarda à nouveau et yeux dans les yeux... Elle déposa un tout léger baiser sur le dos de sa main...
      Elle en prit ensuite la paume... La pressa contre la joue...
      Se mit à frotter tout doucement sa joue à sa paume voulait faire communiquer la chaleur de ses joues à la main...

      Il souriait...
      Elle le fixait, encore et encore...
      Avait frissonné au contact encore frais de sa paume sur sa joue...
      Avait soupiré aussi lorsque celle ci était devenue plus chaude... Que ça s'était petit à petit transformé en une douce caresse de sa main sur sa joue...
      Elle eut l'envie de la bisouter...
      Le fit...
      Tourna légèrement la tête...
      Déposa un baiser au creux de la paume de sa grande main...

      Puis elle se rendit compte que sa main, son autre main avait bougé...
      Il l'avait frotté à la couverture, l'avait réchauffée... Et là... Elle était venue s’immiscer sous la couverture...

      -Mmmh...

      Il lui arracha un doux gémissement alors que sa main s'était posée à plat sur son ventre... Sa main toute douce... Chaude...
      Un petit peu moins que la peau de son ventre tout de même ce qui la fit frissonner toute entière...
      Mais ce contact était si doux... Mmmh...
      Elle se vit se mettre alors instinctivement à déposer des bisous sur la pulpe de chacun de ses doigts...
      Il en avait frémi à sentir ses lèvres sur le premier, s'était mis à bouger son autre main à la faire aller vers son dos au second...
      Puis le voilà qui parcourait son dos de son autre main... Qui le caressait... Le remontait puis le descendait...

      Elle était là... Contre lui...
      Leurs yeux ne se quittaient pas...
      Doucement elle entrouvrit les lèvres...
      Elle fit glisser une première phalange dans sa bouche...
      Il en gémit...

      Elle le sentit qui retirait son autre main de son dos...
      Il la plaça sur sa nuque...
      Elle pouvait le sentir, sentir la petite pression de sa main si possessive à sa nuque... Sentir ce doigt... Cette phalange qui s'était introduite entre ses lèvres...
      Il l'attira par sa nuque...
      La fit doucement s'allonger...
      Tête sur la fauteuil...
      Il commença à plus rentrer son doigt...
      Elle gémit...

      Elle était là...
      Allongée...
      Encore dans sa couverture toute chaude...
      Lui était là...
      Penché au dessus d'elle...

      -Tu es belle..., lui chuchota-t-il à l'oreille.

      -...Tes lèvres sont si douces... Ta bouche toute chaude...

      Il ressortit alors lentement son doigt... Son autre main était restée dans sa nuque...
      Il se mit à faire suivre à son doigt humide, très lentement, le contour de ses lèvres et là...

      -Mmmh...

      Elle gémit. Il avait d'un coup enfoncé son doigt, jusqu'au bout, fermement dans sa bouche.
      Il le maintient là. Ne le bougea pas. Se contenta de la regarder intensément, de lui sourire et de lui caresse tout délicatement la nuque.

      Il le ressortit...
      Tout trempé. Luisant...

      -Encore? Tu veux?

      Elle fit oui de la tête.

      -Alors ouvre ta bouche. Offre la moi... S'il te plaît...

      Ses lèvres s'entrouvrirent presque instantanément à ses mots...
      Il l'avait senti qui s'était mise à onduler doucement contre lui. Il aimait ses ondulations. Tout comme il aimait quand elle se laissait aller...

      Il appuya plus fermement sa main sur sa nuque, la maintenant, pour ne pas qu'elle bouge et là...
      Elle se mit à se tortiller sous lui, à se tordre...
      Il avait fait entrer deux de ses doigts en elle, au fond de sa bouche... Elle était terriblement excitante.

      -Mets tes mains sur ta tête et arrête de te tordre dans tous les sens tu veux? Je suis concentré, là. Obnubilé par ta bouche...
      Je la veux... Je veux la remplir... Te remplir ta bouche.

      Il savait qu'elle allait instantanément gémir... Il voulait qu'elle le fasse. Elle gémit... Et là. Il enfonça encore plus loin ses deux doigts...
      Elle eut comme un petit hoquet. Elle était belle, désirable... Elle ne le perdait pas des yeux, peinait à faire un quelconque mouvement... Elle aussi était toute concentrée sur ce qu'il faisait à sa bouche...

      -Hum... Tes mains. Tout de suite... Toi...

      Il ressortit un petit peu ses doigts. Pas entièrement... Loin de là. Elle pouvait toujours bien les sentir en elle mais c'était un petit peu comme s'il voulait qu'elle relâche la pression et qu'elle puisse se mouvoir.

      Elle mit ses mains sur sa tête. Continuait à le regarder....

      Elle se sentait être toute excitée... De plus en plus excitée au fur et à mesure qu'il jouait avec sa bouche...
      Elle adorait quand il était doux... Mais là il se montrait plus ferme, plus directif et ça l'excitait...
      Elle ne pouvait s'empêcher d'onduler sous lui, avait comme instinctivement ouvert la bouche lorsqu'il lui avait demandé de l'ouvrir... De la lui offrir... Car c'était ça. Elle avait vraiment eu l'impression de la lui offrir... Il l'avait pénétrée de deux de ses doigts... Elle les avait senti comme envahir sa bouche... Puis il avaient pris place pour y rester, s'y loger et y prendre leurs aises un petit peu comme s'ils étaient chez eux... Comme si sa bouche à elle avait était acquise à eux...
      Elle s'était senti comme possédée par lui... Prise...

      Ses doigts sur sa nuque qui se faisaient à la fois fermes et rassurants lui permettaient d'un petit peu se calmer... L'apaisaient... Lui disaient en quelque sorte de se laisser aller...

      Il s'était mis à parler. A lui demander de mettre les mains sur sa tête... S'imaginer ce que cela donnerait vu de loin réussit à la faire gémir et là... Ces doigts s'étaient enfoncés encore plus loin dans sa bouche... Elle n'aurait pu imaginer qu'ils puissent aller si loin...

      C'était bon... Si bon... Elle ne voulait bouger. N'en avait ni l'envie ni la force... Elle était comme entièrement tendue et focalisée sur sa bouche... Sur sa bouche et sur ces doigts... Ces doigts qui la prenaient, la possédaient, la remplissaient...

      Elle finit par bouger. Par lui offrir cette vision d'elle qu'il voulait...

      Elle, ainsi, allongée... La bouche remplie... Possédée... Qui ne le quittait des yeux et obéissait à ses ordres fermes et à ces doigts tous doux sur sa nuque...
      ________________

      A suivre...

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