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Nuit d'alcool.

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La nuit est froide et humide, putain de ville de province ou il a fini par échouer après avoir roulé toute la journée, sans but.

Et cette sacrée gueule de bois qu’il s’est trainé depuis ce matin glauque, ou dans une chambre d’hôtel sans attrait il s’est réveillé, sans pouvoir mettre des images sur la soirée passée.

Il se sent las, les traits tirés et la barbe ombrant son visage aux traits fatigués.

« Merde j’ai besoin d’un verre, comme si j’avais pas déjà assez bu » L’enseigne froide de ce bar l’attire comme un insecte qui file vers sa dernière nuit.

 

Il se décide à pousser la porte, une chaleur moite aux odeurs de sueurs et de foutre embrume son cerveaux, plus qu’un bar il vient de mettre un pied dans un rade défraichi, genre boite à tapin de bouseux, un début d’enfer pour poivrot sans espoir. Tout juste ce qu’il lui faut.

Au comptoir, 3 ou 4 gus, chemises froissées, l’œil brumeux sirotent en silence leur bière dans des verres pas très nets. La salle est au trois quart vide et autour d’un billard au tapis déchiré, deux lascars s’invectivent, brandissant leurs queues en guise de futures matraques.

De toute façon ils ont l’air bien trop déchirés pour en venir au main et la serveuse, pétasse décolorée au regard blasé semblent les ignorer, sans doute est-ce son quotidien de les entendre bramer des insultes alcoolisées.

 

« y veux boire quoi le Bogosse » gueule-t ’elle, son décolleté défraichi émergeant du comptoir.

« Le Bogosse » avec sa gueule fatiguée, ses mains qui tremblent et son look de clochard bohème…elle se fout de sa gueule, ou vraiment elle a touché le fond de l’ennui, entourée de ces poivrots qui hantent son établissement.

« Une téquila sans glace », il file poser son cul vers le coin le plus sombre, son cerveau remis en mode alcoolo.  

 

La fille s’active derrière le bar, de loin il la matte sous la lumière rouge du néon.

Contournant le bastringue, son futur breuvage à la main, elle ondule vers lui.

Elle évite au passage la main baladeuse d’un des gus, sans même un regard, s’approche de la table et se penche, exposant sans vergogne la blancheur laiteuse de ses seins opulents.

 

« L’est pas d’ici, Monseigneur, ça se voit illico mais qu’est ce qui la fait se perdre dans le coin ? »

Dans la quasi obscurité, presque masquée par l’odeur du tabac froid de l’endroit il devine sont parfum, lourd et capiteux. La fille n’est finalement pas laide si on lui enlève sa tonne d’ennui. Un brin vulgaire, mais à l’unisson de l’endroit. Et puis de toute façon il a rien d’autre à foutre…

« j’vous paye un verre ? »

 

Un regard un peu plus dur, elle va refuser puis jetant un coup d’œil autour d’elle, elle devient subitement plus câline, presque chatte et plongeant son regard dans le sien, comme un défi. 

« J’veux bien t’accompagner, c’est pas tous les jours que j’ai un touriste dans mon bar, alors boire un coup avec de la viande fraiche ça me dit bien ».

Chaloupant de la croupe elle s’en va chercher la bouteille de téquila et revient. Elle pose son cul sur la banquette défraichie en face de lui, se sert un verre, repoussant la bouteille entre elle et lui.

 

Croisant ses cuisses, elle relève la courte jupe en cuir qui l’habille et sirote en tétant son godet.

Son visage maquillé n’est pas si marqué par la vie, la gonzesse n’est pas si vielle, tout juste la quarantaine blasée.

 

« Tu ressembles à un clodo qu’a pas dormi depuis 10 jours ». Elle lui balance. « Et quand je te dis pas dormi j’te parle même pas du souvenir que tu dois même plus avoir de sentir ta queue entre les cuisses d’une femme. »

C’est dit froidement, même pas une provoc, juste un constat. Et dire que cette gonzesse inconnue le dévisage et le dépoile en ingurgitant son verre, comme une chose évidente.

 

« Pas faux, et cherche pas à être la future candidate à la bête à deux dos, j’suis pas intéressé. ».

 

« J’pari que j’te fais grimper au rideau moi et que j’te fais bramer comme un cerf en rut. Et pis ça fait un baille que j’ai pas croqué un nouveau sucre d’orge. Si t’est pas trop bourré, j suis sûr que tu pourrais m’en mettre un ptit coup entre les pattes histoire de dégorger ton poireaux et de ramoner dans la joie mon ventre qui s’emmerde ferme ».

C’est dit comme un défi, juste une histoire de parler mais dans ses yeux, il y a comme du désespoir, une prière, un truc qui lui gueule qu’elle déconne qu’à moitié.

 

Et tout d’un coup il a envie d’elle. Envie de cette bouche trop rouge, de ces seins penchés vers lui, de ses jambes dont il devine l’entrecuisse, envie de ce cliché qui le provoque, envie de sentir mec encore, et plus cette épave qu’il est devenu….

 

« Si t’as un endroit plus discret, j’dis pas non…j’te montrerai que c’est toi qui gueulera pour en avoir plus plutôt que moi que tu rendras dingue. »

 

«T’as l’air bien sûr de tes talents Bogosse, mais j’veux voir ça et sous ta mine de déterré j’devine que t’as ptêtre bien c’qui faut dans le pantalon. Suis-moi dans la réserve et montre-moi tes talents. Si je suis pas déçue la bouteille est pour toi et gratos. Après tout t’es un putain d’ivrogne ».

Elle se lève, lui tourne le dos, l’invitant de son cul à le suivre. Il l’a suit, et déjà ….il bande…  

 

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Putain de dialogues qui claquent comme il faut. Une ambiance glauque que j'apprécie

 Un style d'écriture désabusé dans lequel tu sembles accrocher depuis un moment.

Bref, si t'es motivé pour une suite, hésites pas à l'écrire.

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c'est clair que le style à de la gueule !!!

 

honnêtement, c'est décalé à souhait ! franc, cash !

 

mais de là à "liker" heu ... disons un poil trop troublant !

 

ce qui ne m'empêche pas d'attendre une suite ! va comprendre !

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Invité

La suite:)

 

Ondulant de son cul moulé dans le cuir de sa jupe, sans un regard pour s’assurer qu’il la suit, elle se dirige vers l’alcôve qui jouxte le bar, sûre d’elle.

 

Enfin à l’abri des regards des soulots, elle se retourne, lui agrippe la main et avec sans même un mot le colle contre le mur gris et sale, encombrés de vieux posters du Che, collant sa bouche fardée sur la sienne, enfournant une langue fouineuse entre ses lèvres presque encore closes.

 

D’une main elle lui saisit sa tignasse, tandis que la deuxième file illico sur sa braguette déjà tendue.

« j’le savais que tu banderai comme un âne." lui susurre-t-elle à l’oreille, "t’as une jolie gueule de baiseur, j’l’ai tout d’suite vu et j’m’y connais. »

 

C’est à son tour de l’agripper par les hanches pour la plaquer contre lui, brulant son visage de sa barbe naissante, violant sa bouche cerise dans un baiser sans amour et violent, emprisonnant du coup la main qui teste la raideur de son membre.

Elle se fait chatte contre lui, fait onduler son bassin, mêlant à la caresse brute de sa main sur sa queue, à celle plus douce de son ventre.

Il n’entend même plus la musique étouffée du juke box qui gémit dans la salle juste à côté. Ses tempes qui martèlent leur lancinante valse sont presque oubliées.

Le feu brûlant qui rampe dans ses reins a remplacé sa récente gueule de bois.

 

« J’veux la voire, j’veux la gouter, j’veux la sucer » gronde-t-elle. »

S’échappant de ses pognes, elle glisse le long de son ventre, laissant les mains masculines suivrent ses courbes, l’empoigner par sa chevelure détachée.

 

Il devine les mains qui s’affairent sur sa braguette, arrachant presque les boutons déjà prêts à craquer, glissant dans son boxer, saisissant le membre turgescent et le libérant.

 

« la vache, t’es gaulé comme un taureau, va falloir que j’fasse attention si j’veux pas m’étouffer. » 

 

Mais déjà il sent ses lèvres charnues effleurer la naissance de son gland. Elle le respire, le goute, semblant encore hésiter. Il devine son souffle court sur sa tige dressée devant elle comme si elle ne savait plus par quel versant attaquer sa dégustation.

Il a fermé les yeux, lui laisse le choix de l’assaut et c’est sans surprise qu’il se sent avalé, enveloppé de sa bouche chaude.

Elle saisit sa queue à pleine main, plonge sur elle, bien décidée à enfourner au plus loin, le chibre qu’elle s’est choisi pour la soirée.

 

La bouche experte, elle laisse couler sa salive le long de la tige, sa main prenant le relais de sa bouche le temps de reprendre son souffle. Elle alterne les caresses manuelles et buccales,  ne lui laisse aucun répit et s’active sur sa queue, furieuse et affamée.

Tellement de temps qu’il n’a pas vécu un tel assaut.

 

« Merde elle va me faire jouir en 5 minutes si elle continue comme ça ».

 

Mais elle semble le deviner, flattant d’une main agile ses couilles pleines et dures.

« eyyyyyyy faut pas te laisser aller maintenant Bogosse, pas question que tu gicles ton jus pour l’instant, j’en ai pas du tout finis avec toi !!!! »

 

Elle se relève d’entre ses jambes, la jupe troussée sur les cuisses, le maquillage ravagée et le rimmel fondant sur ses paupières.

« j’veux que tu m’bouffe aussi, ça va te faire retomber un peu et j’adore avoir la bouche d’un mec entre mes cuisses. »

 

C’est maintenant à son tour le la basculer sur le mur. Il relève la mince jupe sur son cul, écarte le fragile bout de tissu qui voile encore son sexe qu’il sait déjà humide, se glisse agenouillé sur son ventre, soulevant une de ses jambes et part à l’assaut de l'abricot juteux qu’elle lui tend.

 

A peine une ombre dessine son pubis, et quand il pose sa bouche sur le sexe mouillé, il en respire l’odeur douce et salée, devinant qu’elle aime cette caresse.

 

Il en écarte d’abord les lèvres de sa langue, dessine la fente pour en révéler le bouton et enfin n’y tenant plus, pénètre en elle pour en recueillir la sève qui déjà ruisselle au fond de son ventre.

D’abord douce et curieuse, sa bouche se fait violente, déflorant l’antre brûlant de son con, mordant à demi la chatte qu’elle lui offre, dessinant son clitoris libéré de sa langue plus dure.

 

Il la sent se cambrer, gémir et l’encourager brutalement.

Ses mains se glissent sur son cul, emprisonnant ses fesses pour toujours plus la plaquer sur sa bouche. Son menton mal rasé lui brule les cuisses, elle ne semble pas s’en plaindre, agrippée a sa nuque, le maintenant impérieuse sur sa chatte ainsi offerte.

Elle grogne, le griffe, elle est femelle déchainée et lui se fait mâle en rut.

 

Presque à regret il se libère, se redresse devant elle, mais c’est pour mieux la défier.

 

Plantant son regard sombre dans ses yeux, il lui attrape les mains, il est maintenant devenu le maitre de cet ébat sauvage. Lentement il la retourne, présentant devant lui son cul rougi pas le béton rêche du mur.

 

Il écarte les vestiges de son string, la cambre devant lui, le visage entre les bras tendu contre le poster du Che et prenant en main son sexe, il le pose fermement sur la fente prête à l’assaut…     

 

 

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Je persiste et signe ça claque comme cette tuerie d'album " We Are Death.... Fukk You !" du groupe australien Sadistik Exekution. Dommage qu'ils aient splité d'ailleurs, mais bon.

Le détail du poster du "comandante" est bien placé, va savoir pourquoi. Un texte qui aurait pu coller en première partie de ton récit " Le Piège".

Je pourrais me croire au Salvador ou au Honduras avec des types de la MS13, bref ça sent le traquenard à plein nez.

Mais je suis surement à coté de la plaque, comme d'habitude, non ?

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Je persiste et signe ça claque comme cette tuerie d'album " We Are Death.... Fukk You !" du groupe australien Sadistik Exekution. Dommage qu'ils aient splité d'ailleurs, mais bon.

Le détail du poster du "comandante" est bien placé, va savoir pourquoi. Un texte qui aurait pu coller en première partie de ton récit " Le Piège".

Je pourrais me croire au Salvador ou au Honduras avec des types de la MS13, bref ça sent le traquenard à plein nez.

Mais je suis surement à coté de la plaque, comme d'habitude, non ?

Une autre variation surement oui :) une ambiance un peu semblable c'est vrai , un autre épisode pour un même personnage et une fin .....à écrire ;)Merci snaga de suivre mes pérégrinations en mots

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Invité

Mon amour tu t'es remis à écrire je vois, et tu sais que j'aime tes écrits.

Mais ton cœur semble si sombre quand tu es loin de moi. 

Ce texte est torturé et même si il respire un érotisme sulfureux je te trouve bien trop sombre.

Au fait on va boire un verre quand tu veux :P:bbl:

LN

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J'adore !!!

 

Des dialogues qui claquent comme un fouet, une situation excitante... J'ai hate de lire la suite

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Beau texte, bien écrit.

A la fois désespéré et torride.

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rien à rajouter

 

oui, cela reste un poil "cash", un brin de vulgarité qui colle au personnage, au lieu, à la scène

 

Oui, c'est sombre, mais que c'est terriblement bien écrit putain !.

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Invité

C'est noir, c'est cru.

Et c'est bien

Merci MG :) ravi que ça te plaise :P:diablo:

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Invité

rien à rajouter

 

oui, cela reste un poil "cash", un brin de vulgarité qui colle au personnage, au lieu, à la scène

 

Oui, c'est sombre, mais que c'est terriblement bien écrit putain !.

Merci ded  j'avais un peu envie de secouer le forum :)

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Je partage l'avis d'LN, j'aime bien tes écrits mais là c'est beaucoup trop sombre et torturé pour que j'aime

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Sombre et torturé mais appréciable. Good Good

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