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Mariveau

Le gîte sur la falaise

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Ils avaient marché le long de la grève, l’océan venait répandre son écume sur la plage de galets, achevant sa course folle à travers l’Atlantique.

 

Au dessus d’eux volaient majestueusement des goélands, les cris des sternes couvraient presque le bruit des vagues.

 

L’air de la mer emplissait leurs poumons, le ciel était clair.

 

Ils étaient amants.

 

Ils s’étaient retrouvés dans cette petite gare de province s’enlaçant sur le quai, s’embrassant autant avec tendresse qu’avec fougue.  

 

Il loua une voiture et ils partirent vers la côte se retrouvant dans un petit gîte.

 

C’était une petite maison basse, en pierre de granit gris, au toit d’ardoises. Une imposante cheminée trônait le long d’un des pignons.

 

Les murs étaient recouverts d’une glycine, et d’un chèvrefeuille, tout aussi odoriférant l’un que l’autre

 

La bâtisse  aux volets bleus était cernée de magnifiques hortensias de même couleur.

 

Le gîte se plantait fièrement sur le haut de la falaise dominant la plage, chacune de ses ouvertures donnant sur les flots.

 

A peine arrivés ils se donnèrent l’un à l’autre dans une étreinte sans fin.

 

Elle attendait ce moment depuis si longtemps.

 

Les mains de son amant étaient chaudes et douces. Il déboutonna le chemisier de sa maitresse offrant aux rayons du soleil qui traversaient la fenêtre de la chambre la magnificence de ses  seins au port altier.

 

Leurs bouches faisaient l’amour, ses mains empaumant ses seins, la faisant gémir de plaisir. Puis délicatement, il abandonna ses lèvres et glissa vers ses seins.

 

Sentir cette bouche, son souffle chaud effleurant la pointe de ses seins exacerbées par le désir, la fit basculer Il était si doux, si prévenant avec elle. Elle sentait le désir de son amant, sa fougue contenue et elle aimait.

 

 Délicatement il lui retira sa jupe à volant  Sa bouche s’empara à nouveau de la pointe de ses seins, lui arrachant un nouveau gémissement.

 

Il glissa le long de son ventre, atteignant son pubis, il déposa ses lèvres brulantes sur sa coupe offerte, luisant de son nectar intime. Elle écarta les jambes avec une délicate indécence, se laissant aller aux assauts buccaux de son amant. Elle se pâmait sous cette langue s’immisçant en elle.

 

«   je t’en supplie, ne me fais plus languir, fais-moi l’amour, viens en moi !

 

Il retira ses vêtements. Ses grands yeux bleus brillaient devant le glaive tendu de son amant. Il s’allongea sur elle et la pénétra avec douceur. Elle le griffa, gémissant son plaisir. Oui, il était en elle.  Elle avait tant attendu ce moment, elle l’avait tant imaginé,  depuis leur dernière rencontre mais là, tout était sublime

 

La fenêtre ouverte, elle regardait l’azur du ciel, parcouru par des nuages moutonnant en altitude.

Le chant des oiseaux  dans le petit jardin s’interrompit, lorsqu’elle sentit sa verge puissante   au plus profond d’elle.  

 

Elle gémit, il n’y avait plus que le bruit de des vagues  sur les galets. Elle serra ses cuisses sur les hanches de son amant. Il l’embrassa avec douceur et entama une douce danse avec son bassin, enfonçant son glaive dans son fourreau humide.

 

Son souffle s’accélérait au rythme de ses va et vient. Dans sa tête se mêlaient sa voix, les images de ses textes, ses gémissements profonds et son souffle puissant masculin. Elle sentit en elle un plaisir qui allait la submerger, ses propres gémissements devinrent un chant d’amour.

 

Elle recevait en elle l’assaut amoureux de cet homme. Lui-même sentait ce plaisir qui allait le submerger.

 

«   Je suis à toi !»

 

Elle atteint ainsi l’orgasme, un orgasme doux, puissant et violent lorsqu’il cria son prénom, répandant sa semence en sa matrice en longs jets chauds et puissants. Elle serra ses muscles vaginaux retenant en elle la verge de son amant.

 

Il l’embrassait avec sensualité, douceur et désir.

 

Ils restèrent ainsi longuement soudés l’un à l’autre, se caressant. Ils refirent l’amour encore et encore.

 

L’après midi ils décidèrent de partir le long de la grève, dans le creux d’une crique ils s’abandonnèrent avec passion. Soudain ils entendirent un bruit sourd.

 

Ils n’avaient pas vu le temps passer.

 

L'orage gronde au loin.

 

Le ciel s’obscurcit soudain , de magnifiques éclairs illuminaient le ciel .

 

Il avisa une petite excavation dans la falaise assez haut pour ne pas être pris pas pris par les flots.

 

Ils pénétrèrent dans cette grotte trempée par la pluie qui tombait maintenant avec force .

Elle tremble, elle à froid, elle a peur. Elle se réfugie dans les bras de son amant.

L'orage est tout proche désormais.

 

Ils restèrent là serrés l’un contre l’autre , se régalant du spectacle de la foudre, des flots déchainés.

 

Profitant d’une accalmie, ils sortirent de leur abri et s’aperçurent que le gîte était très proche.

A l’intérieur, ils se dévêtirent, il alluma un feu dans la grande cheminée, puis ils prirent une douche chaude.

 

Les doigts  de sont amant glissaient le long de ses courbes, passaient et repassaient sur elles. Son corps se tendait sous ses caresses. Elle se cambrait sous l'effet de ses  effleurements.

 

Sa main s'égara sur son torse, Il effleura ses tétons et passa sur son ventre avant de venir s'attarder entre ses cuisses. La sensation était douce et chaude, cette émotion l'enveloppa tout entière.

 

Leurs caresses se mêlaient   sur les chemins du plaisir.

 

 Elle lui souffle à l'oreille de seulement imaginer et de se laisser aller. Il déposa ses doigts sur ses seins frémissants,  à ce contact ils se durcirent et son souffle s’accéléra.

 

Ses mouvements se firent de plus en plus coquins. Sa main entama une descente délicieuse tout le long du corps de son amant. Arrivée au niveau de son bas ventre elle sentit son sexe tendu sous ses petits doigts agiles.

 

Il pleurait son désir pour elle. Elle succomba et le caressa, le libérant doucement. Son gland durcit plus encore et sa mouille se répandit sur toute sa hampe. Au gré de sa caresse se furent ses lèvres qui viennent prendre le relais.

 

L’orage reprit de plus bel.

 

Les coups de tonnerre amplifiaient leurs sensations, les rendant plus fortes et plus intenses. Des trombes d'eau s'abattaient  à nouveau au dessus de leur nid d’amour, le bruit était assourdissant mais ils n'en n'avaient que faire. Seul leurs plaisirs comptaient!

 

Elle aspira avec gourmandise sa queue si douce, sa langue la cajola, tourna autour et la happa, cela lui sembla sans fin. Il gémit tant le plaisir était fort, ses hanches la poussait vers elle alors qu'elle jouait tendrement avec ses bourses. Le plaisir s'intensifia, elle le sentait déjà si proche de la jouissance… le temps se suspendit. 

 

L'orage ne se calmait toujours pas, il était près d'eux, presque contre leurs corps. Il intensifia ses caresses. Son plaisir montait, il ne le retenait plus et laissa l'orgasme prendre possession de son corps. Son regard se plongea dans celui de la sa maitresse et ils jouirent de concert.

 

Le plaisir les envahit par vagues, les vagues de l'extase!

 

Ils vécurent cet instant sans se poser de question.

 

Sa semence jaillit en elle, leurs cris furent étouffés par les coups de tonnerre. Ils se  firent de plus en plus forts. Leur jouissance  était intense, si intense.

 

L’eau chaude de la douche coulait sur leurs corps enlacés , leurs bouches soudées.

 

Oui pour eux le temps s’était arrêté.

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Guest besoindechaleur

Un magnifique texte Mariveau et je me permet de mettre une petite photo pour compléter ce très beau texte......

 

 

maison-des-douaniers-de-meneham_940x705.

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