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Guest Maitresteeve

la fessée

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Guest Maitresteeve

Une pure fiction, avec une dédicace toute particulière à MlleCigarettes sans qui ce récit n'aurait jamais vu le jour et qui m'autorise à publier ici le fruit de ses désirs. amicalement. MS

 

1ere Partie : On sonne à la porte

 

19h s’affiche là son mon nez. 10+9 = 19. 10 heures que j’enchaîne les MP avec ce foutu Dominant. Je dis foutu, comme je pourrai dire enfoiré, comme je pourrai dire Dom tout court. En fait je l’apprécie bien, mais mon côté insoumise et rebelle fait que je cherche par tous les moyens à renoncer à son emprise.

 

Bon ok, nos échanges ont été entrecoupés de nos pauses respectives. Mais cette fois il a fait fort. En 9 mois d’échanges c’est la première fois qu’il me fout à poil. Entendez bien par là, qu’il lit en moi comme un livre ouvert, car en neuf mois jamais nous ne nous sommes rencontrés. A vrai dire je sais même pas comment il est foutu….et je m’en moque…. Non lui c’est différent. D’habitude je joue avec les mecs. Parfois sainte nitouche, parfois salope, parfois rebelle, parfois poupée barbie. En fait je leurs sers exactement ce qu’ils veulent pour au final leurs montrer qu’ils ne sont pas de taille. C’est moi qui mène la danse.

 

Lui c’est différent. Une relation épistolaire en quelque sorte. On a failli se rencontrer une fois et j’ai fini par décliner l’invitation. Ce jour là je pensais avoir gagné la partie. Et bien non. Il est toujours là. Bienveillant. Jamais un mot au-dessus de l’autre. Toujours un coup d’avance. Il est capable de m’écrire toute une journée et puis plus rien pendant un mois. Je peux lui faire tous les coups bas….rien….rien…rien… là je pensais le tenir. Deux jours qu’il me glisse «  tu n’es pas de taille pour jouer avec moi ». Rigolo va. Ce n’est qu’un Dom, et les Dom je sais comment ça fonctionne. Suffit de leur servir sur un plateau « je serai votre petite chienne soumise….j’ai envie d’être attachée….je serai à vos pieds… » et ils accourent, la langue baveuse au coin des lèvres, la trique entre les cuisses. Alors je lui en sers à toutes les sauces depuis 10 heures et puis le MP qui tombe, qui claque, qui résonne encore à mes oreilles.

 

MP n°34 : «  tu fais quoi  là. Tu crois que tu peux jouer avec moi comme tu joues avec les jeunes puceaux de ton quartier. Deux jours que je te provoque en te disant « tu n’es pas de taille », pour t’amener là où je voulais. Et toi tu tombes dans le panneau.  Tu fonces tête baissée. Tu n’es tout simplement pas de taille pour jouer à ce jeu avec moi. Tu crois encore que je suis un de ces vanillés en recherche de sensations fortes à travers l’échange de quelques mails. Je suis un Dom. Il y a longtemps que le virtuel ne me fait plus bander. En fait tu joues avec les mecs parce tu as la trouille. La trouille de t’engager. La peur au ventre d’avouer ta vraie nature.  Tu perds. Je gagne. Fin de la partie »

 

Merde il m’a bien fallu 10 minutes pour m’en remettre et lui répondre. Quoique je dise quoique je fasse, il a toujours un coup d’avance. Je m’excuse platement. Je lui dis que je suis désolé. Oui c’est vrai j’ai voulu jouer. Oui je suis une garce…. Et je lui glisse «  bon ok, je crois que là que je mérite une fessée…. »

 

MP n°38 : «  Je crois aussi…. Sais-tu que j’ai certains pouvoirs »

 

Mais oui c’est ça mon grand, t’es le magicien d’OZ. Ça y est, il me démasque et il prend la grosse tête.

 

MP n°39 : « c’est-à-dire….. ????? »

 

MP n°40 : «  j’ai le pouvoir de faire ça…. »

 

Bon ok, je suis sur le cul….non je plaisante….il ne se passe rien….un coup d’œil par la fenêtre…aucun feux d’artifice à l’horizon

 

MP n°41 : « sans vouloir te vexer, si c’est un tour de magie…il a foiré »

 

MP n°42 : « je savais que même vaincue, tu ferais encore dans la provoc. Ecoute bien j’ai le pouvoir de faire ça »

 

Ding Dong.

 

Je sursaute sur ma chaise. Putain c’est quoi ça. Ça c’est la sonnette de mon appart. La conne que je fais, on se croirait dans un remake de « Scary movie ». Putain j’ai bien failli y croire. Non ça doit être mon voisin, il m’avait dit qu’il passerait peut être ce soir prendre un verre.

 

MP n°43 :«  on parlera de ton tour de magie plus tard.  J’ai quelqu’un qui sonne à la porte. Ça doit être mon voisin »

 

Ding Dong

 

MP n°44 : «  Pas sûr que ce soit lui.  Dépêche-toi d’ouvrir, j’ai horreur d’attendre et je suis venu avec un excellent  Chablis et il se déguste frais. Et quand je ne bois pas un vin à  bonne température j’ai tendance à me lâcher plus que de raison sur la fessée »

 

MP n°45 : «  Pardon…. » j’ai le cerveau en ébullition là. On se calme. Réfléchis. Tu viens de lui dire qu’on sonnait à ta porte. Facile pour lui de te faire croire qu’il est derrière. Il est vraiment fort ou bien vraiment cinglé. On se résonne. Il habite à plus de mille bornes et ….et il a pas ton adresse. L’enfoiré.

 

Ding Dong…. «  J’arrive Antoine (Antoine c’est mon voisin). J’enfile un truc et j’arrive »

 

MP n°46 : « ok j’avoue t’as le pouvoir de me faire flipper. Mais parce que y a un Mais, je suis pas une débile non plus, t’as pas mon adresse et t’habites trop loin. Allez sans rancune. Bises à plus tard »

 

Je me précipite vers la porte avant que le pauvre Antoine ne se sauve. Je suis fringuée comme un sac, les cheveux en bataille, même pas maquillée. On s’en fout, car le voisin son truc c’est les voisins pas les voisines. J’ouvre la porte comme une furie….

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Guest Maitresteeve

Partie 2 : Chablis 1997

 

Chablis 1997. Voilà ce qui me saute aux yeux. Oui là j’ai sous mon nez une étiquette de Chablis 1997. Pour le reste. Plus rien. Le trou noir. Le temps qui s’arrête. Ma grande gueule, et bien là, elle est juste ouverte mais aucun son n’en sort. Je me retrouve nez à nez avec un type la quarantaine. Poivre & sel, le style classe décontracté. Ni grand, ni petit, ni mince, ni gros, ni beau, ni laid…. Je devrais avoir peur, je suis là face à un inconnu….je devrais franchement avoir la trouille…et puis rien…. J’ai juste son sourire, du genre « coucou c’est moi, ton vieux pote de toujours » et ce putain de regard. En fait c’est ça. Je peux pas dire comment il est fait car je suis happée par son regard. Comme hypnotisée. Je vous parle pas de la couleur de ses yeux, non mais de son âme. Un regard qui lit en vous. Je suis là comme une conne…c’est un rêve…mais un rêve qui parle pour de vrai.

 

« il serait bien de le mettre au frais je crois…. »

 

« Pardon »

 

«  oui le Chablis, vin, vin blanc, au frais, frigo….il n’en sera que meilleur »

 

« … le chablis….au frais…. »

 

«  Oui tu as raison je déroge à tous mes devoirs. Les présentations d’abord. Moi c’est Steeve. Tu sais le type qui a des pouvoirs. Notamment celui de faire sonner un carillon….juste en pressant le petit bouton qui est là… »

 

Je suis son doigt….le carillon… Steeve….pouvoir….chablis….Ding Dong…. Je rêve…c’est un mauvais rêve.

«  je peux entrer ou bien on le déguste sur le palier…. »

 

« Je…mais …euh….enfin c’est-à-dire que » Bon faut te reprendre ma fille.  Je le regarde à nouveau. Il ne m’est pas si inconnu que ça. Il m’avait envoyé une photo un jour. Oui c’est bien lui. Le type sur la photo c’est bien lui. Là en chair et en os face à moi. Celui avec qui je viens d’échanger des MP durant 9 heures et ces 9 derniers mois. Mais qu’est-ce qu’il fout là. Il va pas me violer tout de même. Bon suffit que je cris et tout l’étage débarque à cette heure-là.

 

«  tu te demandes très certainement ce que je fais là ?. Je suis venu prendre ce que tu m’as promis »

 

Mais je lui ai promis quoi. Il délire.

 

«  tu m’as promis tes fesses. Il  y a de ça 30 minutes à peine…. Une fessée…. Pour de vrai…. Tu te souviens… tu perds ….je gagne….fessée. Je peux rentrer ou bien dois-je repartir »

 

«  ah tu te demandes aussi comment j’ai fait pour les mails, ton adresse etc…. et bien téléphone 3G, très pratique, mais j’avoue imprudent d’écrire au volant sur plus de 1000 bornes. Et ton adresse, au printemps je t’avais envoyé un paquet tu te souviens… »

 

A cet instant je dois être blanche comme un linge. Et puis cette façon qu’il a de parler. Il questionne pas, il affirme pas. La voix calme posée, comme si tout ce qu’il disait devait être une évidence à mes yeux. J’ai le souffle coupé, au bord de l’asphyxie.  J’entends battre mon cœur .  Une goutte de sueur qui perle sur mon front, mais chose encore plus étrange, un combat s’installe entre mon cerveau et mon entrecuisses « fout le dehors » VS « fais le rentrer ». Je n’ai jamais connu cet état là auparavant face à un homme.  Je suis comme une gamine que l’on vient de prendre en train de voler un bonbon. Le mot fessée résonne et résonne encore. J’ai passé des nuits entière à rêver qu’un mec un vrai me rougisse l’arrière train. J’ai étalé sur le net mon fantasme. J’ai provoqué, j’ai joué, et j’ai toujours déjoué. Reculer je peux encore reculer. Mais cette audace qu’il a d’être là ; ce regard ; ce calme ; cette façon qu’il a de prendre possession de mon corps sans même m’avoir touché ; cette culotte qui colle ; avouer l’impensable ; je mouille.

 

Je baisse le regard, vaincue, tremblante, fébrile et excitée à la fois. Soumise. Tant de fois je lui ai demandé ce que ça voulait dire « être soumise » et bien voilà je savais. Là devant une bouteille de chablis, dans l’entrée de mon appartement, au seul mot « fessée » , je devenais soumise.

 

« entre ». un mot un seul petit mot. A peine audible. Un mot qui sort des tripes. Un mot qui va sceller mon destin. Un destin que j’accepte en refermant la porte derrière lui.

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Guest Maitresteeve

Partie 3 : le calme avant la tempête

 

« Sympa ton appart. Je vois que tu as fini de repeindre ton salon. Je me permets je vais mettre la bouteille au frais »

 

Quoi faire. Quoi dire. Je suis là comme une idiote. La panique me gagne à nouveau.

 

«  et si tu allais te préparer »

 

« Pardon »

 

«  Oui te préparer pour aller Dîner. J’ai repéré un resto sympa pas loin d’ici, je crois que l’on a plein de choses à se dire et j’ai faim »

 

« mais je croyais… »

 

« tu croyais quoi….que j’allais te culbuter sur la table de ton salon comme ça vite fait. C’est pas comme ça que ça fonctionne ma belle. Chaque chose en son temps. Premièrement j’ai faim et deuxièmement tu fais plus pitié qu’autre chose dans cette tenue. Je t’ai déjà dit que pour voir du monde il fallait sortir. Alors sortons. Mais avant ça va te préparer. Tu as une demi-heure »

 

Jamais on ne m’a parlé comme ça. Enfin si lui à travers ses mails. Mais jamais en face à face. Avec une telle assurance de surcroit. Même pas la force de répondre. Ni l’envie. Et pour la tenue pas la peine de faire la fille offusquée je sais que je ressemble à un sac depuis ce matin. Et ce « va te préparer » il aurait pu me dire quoi mettre. Mais non trop facile. Il sait que je sais ce que je dois mettre. Une demi-heure pour ressembler à quelque chose. Je réfléchis à peine.

 

Je saute sous la douche. Pas le temps d’entretenir quoi que soit. Maquillage. Ne pas faire salope, jouer la provoc peut être. La provoc ça marche pas avec lui. Maquillage du soir. Garde-robe. Bon là faut faire le sans faute et le sans faute avec ce que j’ai, c’est-à-dire pas grand-chose. Et si je mettais un pantalon rien que pour l’emmerder et lui montrer que je maîtrise encore la situation. La provoc toujours la provoc, alors que j’adore me faire belle . Oui ce soir je me fais belle. Pour moi rien que pour moi. La robe noire étroite. Elle me va bien celle-là. Moulante, décolletée en carré, au-dessus du genoux. Les bas mettre des bas. Pas de collant jamais. Pétasse voilà que je réfléchis comme une soumise. Non les bas j’aime bien aussi. Je suis plus une gamine après tout.

 

Les escarpins. Rouges. Oui j’ai ça des escarpins rouges. Provoc, salope, je sais plus moi… moi je les aime aussi ces escarpins. La culotte. Avec ou sans. Une soumise c’est sans culotte. Connard je suis pas une soumise. Ce sera avec. Et puis pour la fessée ce sera moins douloureux. Mais à quoi je pense moi. Tu es cinglée ma pauvre fille. Tiroir à culotte.  Bon ok on élimine tout de suite les horreurs en coton. Là celle-là parfait. Culotte brésilienne en lycra blanc, échancrée sur les côté, brodée sur le devant.  Le genre coincée salope provoc… je sais plus moi… je sais plus rien.  Tu vas voir qu’il va m’offrir un collier de chienne à porter au restaurant …conneries quoique…. Il en est capable….mais non … mais si … mais de quoi il est capable au juste . « Miroir au mon beau miroir… qui est la plus belle d’entre les belles » Pas de réponse. Le silence intersidéral faudra faire avec. Allez courage. Tu ouvres cette porte et on y va. Attends il est peut-être à poil au milieu du salon en train de se branler sur ton canapé. Non pas le genre, il arrête pas de dire que son orgasme est cérébral.

 

Je sors. Oui c’est ça. Il est dans mon canapé. Mais tout habillé, en train de consulté un magazine de déco qui trainait par là.

 

«  Parfait »

 

Comment ça parfait. C’est tout. Je m’habille en coincée salope provoc  et c’est tout ce qu’il trouve à dire «  Parfait »

 

«  Connard » euh non ça c’est le fond de ma pensée.

 

«  Tu me trouves comment ? » leçon de diplomatie et de gentillesse déplacée.

 

« Parfaite….pour l’instant…. »

 

Ça veut dire quoi ça… « pour l’instant »

 

«  Allez on y va ». Gentlemen il m’ouvre la porte et m’accompagne jusqu’à sa voiture. Ah oui on se prive pas. Au moins y a de la place. Et vue la largueur de l’accoudoir centrale pas sûr qu’il puisse me mettre la main entre les cuisses. Mais non rien. De rien . De rien.

 

22h30. Je viens de passer une soirée, enfin un dîner, merveilleux. Le genre d’endroit dont mes finances m’interdisent l’accès. Pas guindé  pour autant. Je me sentais à ma place. C’était bon. Tout était bon, très bon . On a parlé. Si si on a vraiment parlé. De tout et de rien. Pas un geste déplacé. Pas une parole malsaine. Première fois qu’on porte autant d’intérêt à moi. Et cette capacité qu’il a d’exprimer son point de vue sans remettre en cause le vôtre. J’ai fini par en oublier ce début de soirée. J’ai fini par en oublier « la fessée ». enfin oublier est un bien grand mot. Mais par me dire qu’il a juste voulu me faire peur. Me faire comprendre que je n’étais pas de taille.

On rentre dans l’appart. Il se dirige vers le frigo « Alors on le boit ce chablis »

 

«  Si tu veux les verres sont juste au-dessus ». bon ok, j’avoue, je suis déjà un peu pompette. Les verres de vin à table et le champagne sur le dessert. Fatiguée mais pas bourrée. Non il n’ a même pas cherché à me faire boire. J’aime les bonnes choses pas la peine de me forcer.

 

Il me tend, un verre, pose la bouteille sur la table basse et s’installe dans le canapé. Je vais pour quitter mes escarpins, qui au passage me font un mal de chien….. 

«  Non, garde les…..approche »

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Guest Maitresteeve

Partie 4 : ma destinée

 

Réveil brutal. La gifle à distance. C’est un ordre. Y a pas d’autre mot. Un  ordre dit avec beaucoup de calme et de gentillesse mais un ordre quand même. Un ordre comme je n’en ai jamais reçu. Le premier connard qui m’aurait dit ça avant je lui sautais à la gorge. Mais cet ordre là, il te dit « approche, je ne te demande pas ton avis, je ne te demande pas de réfléchir, je te dis approche »

 

J’avance vers lui, féline, apeurée, le nez dans mon verre, j’ose soutenir son regard….tu parles…. Je n’ose rien… je replonge dans mon verre. Je suis debout, il est assis. Je le domine. Je devrais me sentir forte à cet instant. Il n’en est rien. Je me sens vulnérable,  à ses pieds. J’aurai envie de me jeter à ses pieds. M’excuser. Arrêter tout arrêter.

 

« tourne toi ». Me tourner être encore plus vulnérable.  Ne plus le voir. Ne rien voir. Sentir son regard se poser sur moi. Je suis à poil au milieu de mon salon. Le miroir face à moi à beau me montrer l’éclat du noir de ma robe sur ma peau blanche, je me sens à poil.

 

«  Le Chablis 1997, est considéré comme un vin d’exception. Les techniciens disent qu’il est «  parfaitement parfait »

 

Je suis là débout dans mon salon. Dos à un type qui me fait un cours d’œnologie. Comment un homme normalement constitué peut-il faire ça à une femme.

«  ses arômes sont purs » un doigt vient d’effleurer mon mollet droit. Je sursaute 

 

«  ses arômes sont concentrés , avec beaucoup de finesse » je tremble comme un feuille, lorsque ce même doigt, se met à glisser jusqu’à ma cheville. Il en fait le contour. Je n’ose plus respirer. J’entends ce léger crissement caractéristique que fait un ongle le long d’un bas.

 

«  on dit que ce vin est empli de plénitude ». il remonte sa main à l’intérieur. La cheville, le mollet, le genou, la cuisse. Il passe sur l’autre jambe et redescend

 

« Les vendanges se sont faites fin septembre. Aucun trace de pourriture » Il tapote délicatement entre mes cuisses. D’instinct j’écarte les jambes.

 

« le fruit était parfait. A la fois sucré et acide. Rempli du jus d’une saison parfaitement ensoleillée » Comment peut –on décrire un vin avec un tel érotisme. Je sens ses doigts prendre le liseré de ma robe et remonter….remonter….remonter

 

« Aucune pluie n’est venue perturber la cueillette, les grappes étaient intactes, ruisselantes, gorgées d’alcool »

 

Je me regarde dans la glace. Ma robe remontée jusqu’à la taille. Mon slip brésilien accroché sur mes hanches. Je le distingue à peine derrière moi mais je sais qu’il se délecte du spectacle.

 

«  mais avoir un bon raisin et une belle saison ne suffit pas. Il faut aussi savoir le vinifier pour en faire un vin d’excellence »

 

Je n’ai pas le temps de réfléchir, ni de réagir. Je ne saurai dire comment il a fait. Mais en un instant, il m’ a fait pivoter  sur moi-même, basculé sur le côté, et d’un geste rapide mais délicat me voilà allongée sur ses genoux.

 

Je reviens à moi. A ce que je suis. Une insoumise. Tu m’auras pas aussi facilement. Fini de jouer hors de question que je me laisse faire. Je veux ma part du gâteau. Je vais pour me redresser. Il appuie entre mes omoplates me bloquant le dos. Je cherche à me dégager avec les mains. Il en saisit une….puis l’autre…. Je gesticule…. J’agite mes jambes…. Je veux mordre….trop loin….donner des coups….trop serré…..

 

« J’aurai souhaité qu’il en soit autrement. Que tu restes bien sage, et te fesser avec délicatesse. Que tu prennes le temps de profiter de ces caresses. Mais je savais d’avance que tu allais te rebeller. Je m’en excuse par avance…. »

 

« tu t’excuses de quoi…conn…. » pas eu le temps de finir ma phrase, ma bouche bloqué par mon estomac qui vient de sortir de son emplacement. Oui je sais désormais ce que je veux dire avoir l’estomac au bord des lèvres. Le coup fut vif, cinglant, violent, radical. Ai-je mal ? voilà la question la plus conne que je peux me poser en cet instant. Ai-je mal ? j’ai chaud. Je transpire. Je sens comme une brûlure se répandre sur ma fesse gauche. Pas mal à proprement parlé, mais la surprise mêlée à la honte me font perdre tous mes moyens ou presque…. Je tente de me dégager un dernière fois, et le second coup part sans prévenir, sur la fesse droite cette fois. Je pourrais presque deviner chaque centimètre de ses doigts se dessiner sur ma peau.

 

«  voilà, calme toi.  Je vais enfin pouvoir répondre à ta requête. Cette fessée que tu réclamais à chacun de nos échanges.  Tu vas enfin savoir si le résultat tant escompté est au rendez-vous….à savoir ton plaisir ». Il pose la paume de sa main sur le fin tissu de ma culotte, et me masse délicatement. Cette douceur inattendue me fait retourner en enfance. Une caresse comme un pardon après la punition. Une caresse qui excuse tout le reste. Mes dernières forces m’abandonnent. Je profite. Je profite comme jamais je n’ai profité auparavant. Je  profite d’une simple caresse.  Je me laisse aller. Je ferme les yeux.

 

Il glisse un doigt sous l’élastique le long de ma fesse. Il descend. Il s’arrête à la lisière de mon entre jambe. Mon sexe peut sentir la chaleur de son majeur. Là si proche. Je la veux cette caresse. Je tends mon postérieur. Clac… mon envie passe aussi vite qu’elle est venue. Je serre les dents. Les larmes me montent aux yeux. J’ai honte. J’ai honte car le temps d’un instant j’ai failli. J’ai failli à ma promesse de ne jamais baisser la garde devant un homme.  J’ai réclamé….. et je réclame à nouveau….. cette main qui me caresse à nouveau. Il caresse mes cuisses. Il caresse mes fesses… mon dos. Son doigt qui passe à nouveau sous l’élastique…. Son doigt qui se rapproche….. j’écarte les cuisses…. Il va comprendre…. Il doit comprendre….. il faut qu’il comprenne….que… que …. Je ….. mouille……

 

Clac.  L’enfoiré. La raclure d’enfant de salaud. Clac. Plus fort….. La caresse….. plus douce…. Je serre les dents…. Je Jure, je pleure, je feule…. Je suis une chatte en chaleur….je m’abandonne à nouveau…. Il sait toujours à l’avance ce que je vais faire…. J’attends la claque…. Rien…. J’attends la caresse…rien….et puis d’un coup sec, il abaisse ma culotte à mi-cuisse. Vue imprenable sur ma chatte. Je serre les cuisses par reflexe.

« Ecarte tes cuisses.... maintenant »

 

Pourquoi le ferai-je ? pourquoi lui obéir ? et pourquoi au final je les écarte ? tant de question sans réponse. Oui j’écarte mes cuisses, grandes ouvertes sur ces genoux.

 

Clac. «  Ecarte d’avantage, et tends bien ton cul ». j’obtempère. Résignée.

 

«  Parfait. Maintenant tu vas compter à voix haute, chacun des coups portés et j’irai vérifier si le résultat est bien au rendez-vous » J’en envie de lui crier qu’il peut arrêter de suite. Le résultat  est bien au rendez-vous.

 

Clac « Un »

 

Clac «  Deux » mais quelle conne pourquoi je compte

 

Clac «  trois »

 

Caresse. Son index en haut de mes fesses. Son index qui glisse. Il glisse sur mon œillet. Il s’arrête. Il me rend folle. Que va-t-il faire ? pas me mettre un doigt comme ça…. Son index qui descend à nouveau….. oui vas-y non de Dieu. Son doigt qui glisse…. Humide…. Humide de mon plaisir…. Qui glisse encore….. qui frôle…. Encore plus bas… oui là plus haut…. Décharge électrique dans tout le corps lorsqu’il se pose sur mon petit bouton gorgé de sang. Clac. Décharge électrique dans le bas du dos….. caresse sur mon clitoris….. je pleure à chaudes larmes. De plaisir, de rage, de colère, de honte, mais pas de douleur. Mes fesses sont anesthésiées. Clac Clac Clac. Trois coups forts suivi d’un branlage maîtrisé de mon clitoris. Ma mouille dégouline le long de mes cuisses.  Jamais je n’ai connu telle sensation. Clac Clac. J’ai les fesses en feu. Je respire fort. Je couine. Je n’ai jamais couiné de ma vie. Je tortille mon cul non pas pour éviter les coups mais  pour réclamer encore et encore. J’en veux encore et encore. Je veux jouir.   Je veux me libérer je veux être libre de jouir comme je l’entends. Seul mon plaisir compte en cet instant. Rien à foutre du sien. Mais je sens cette bosse sur mon bas ventre. Je sais qu’il prend son pied. C’est donc ça un Dominant. Un type qui prend son pied alors même que je ne l’ai pas touché. Mais peu importe. Je veux jouir.

 

Clac Clac Clac. Il glisse un doigt sur ma chatte. Il  parcours les recoins de mon clitoris. Un instant je crois qu ‘il va me pénétrer de ses doigts. Il Remonte le liquide de mon plaisir dans ma raie culière. Il glisse un doigt, je tends mon cul vers ce majeur inquisiteur. Il caresse. Il flatte il teste la résistance. Mais il ne rentre pas . Puis plus rien.

 

Je sens qu’il saisit ma petite culotte et la remonte délicatement sur mes fesses. Mais que fait-il ? il peut pas me faire ça. J’allais jouir. J’allais avoir mon premier de putain d’orgasme. Enfoiré. Je vais lui sauter dessus, lui dire ses quatre vérités à ce dominant de mes deux.

 

«  Voilà . tu sais désormais. La suite tu devras l’écrire et la vivre avec celui que tu auras choisi. »

 

Je reste sans voix. Il me retourne. Baisse ma robe sur mes cuisses. Il m’allonge sur le canapé.  Il repousse les mèches collés sur mon front. Essuie  mes dernières larmes, et vient déposer d’un regard bienveillant un léger baiser à la commissure de mes lèvres. Je vais pour parler, il pose un doigt sur mes lèvres «  il n y a rien d’autre à ajouter. A toi de faire les bons choix désormais. Je dois partir, j’ai de le route.  Au plaisir ».

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Du pur style melle cigarette avec une touche de.., mystère.

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Du pur style melle cigarette avec une touche de.., mystère.

 

Du pur style Melle Cigarette, oui. Sauf que c'est lui qui a tout écrit, de A à Z. Je n'ai pas touché la moindre ligne, le moindre mot, moindre virgule. Rien. J'ai juste donné mon accord. Ce qui démontre d'autant plus à quel point il me connait et à quel point je lui fait confiance.

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Guest Maitresteeve

Comparer mon style à celui de Mlle C je prends ça pour un vrai compliment. Je lui arrive pas à la cheville mais je sais bien faire "la rebelle"

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Et bien d'après les quelques textes de melle C ( textes dont j'ai adorer le style tranchant comme un scalpel ) je dois dire m'être laisser emporter par celui ci de la même façon.

Bravo MS

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Plus que le style (qui pour ma part est bien du MS) c'est MllC qu'on lit ici... c'est elle qui parle, oui, elle qui vibre... MS a su se mettre dans sa peau et c'est ça qui nous trompe peut-être ;)...

Une réelle empathie, pas étonnante d'un Dom, pour parvenir ainsi à se mouler dans les émotions de l'autre.

Merci à tous deux, la muse et l'écrivain.

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Guest Samung

J'aime beaucoup, lecture agréable, j'ai pris du plaisir à vous lire :)

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C'est beau, ca vibre intensémment, c'est puissant et plein de charme! Bravo,très belle empathie entre vous deux

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J'ai dévoré chacun des mots de cette fiction, l'intensité du texte nous prend dès les premières lignes et nous fait voyager jusqu'au dernier mot.
D’ailleurs le plaisir de te lire m'oblige à te remercier!

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Guest sylphide

Excellent que dire de plus peut être bravo ou plutôt encore

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Epoustouflant !!!

L'empathie de MS est impressionnante lorsqu'il décrit l'évolution des réactions du point de vue de la soumise

Bref cela donnerait presque envie d'essayer, même si ce n'est vraiment pas ma tasse de thé

Merci encore pour ce texte somptueux et à mlle Cigarettes qui a su si heureusement t'inspirer

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Guest Maitresteeve

Merci à vous toutes et tous...

encore encore ça se voit que c est pas votre popotin qui est sous ma main Sylphide (et la photo de l avatar incite volontiers à porter les coups de façon un peu plus virulente je l avoue)

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Guest sylphide

encore encore ça se voit que c est pas votre popotin qui est sous ma main Sylphide (et la photo de l avatar incite volontiers à porter les coups de façon un peu plus virulente je l avoue)

Mais rien ne vous dit que mon popotin n'apprécierait pas  un tel traitement

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Waw... juste, waw. Bouche bée du début à la fin... je me suis empressée de lire d'une traite.

Superbe récit. Vraiment. Je n'arrive pas à mettre autres chose comme mot que ça tant c'était captivant, intense...

Merci à vous deux de ce partage. Un pur bonheur.

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Guest besoindechaleur

Bravo, j'ai non seulement adoré le style, l'histoire mais c'est surtout je crois la description des sentiments, la douceur qui se dégage de ce texte.

 

Donc bravo à toi pour cela et encore plus après avoir lu les commentaires et les explications Mlle et des tiennes.......

 

Chapeau bas MS..... ;)

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Guest léna léna

Merci pour ce texte, un style que j'apprécie tant pour la description des émotions ressenties que pour le mélange des genres, tantôt cinglant tel le clac d'une fessée tantôt délicat comme une caresse du bout des doigts...

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    • Par openmind-male
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      je suis thomas, j ai 26 ans. Etant tout nouveau sur ce site je ne sais comment m'y prendre...
      Voila , Je suis en couple depuis 2 ans, avec une femme magnifique que j aime très fort. sexuelement epanouis, j'ai un fantasme depuis quelques temps....
       
      J'aimerais rencontrer ici une inconnue avec qui j'aimerais avoir une relation intime via la webcam.
       
      Jaimerais vivre cette expérience nouvelle de me dévoiler à une inconnue, qu'elle se dévoile à moi, qu'on se découvre pour la première fois dans notre intimité et que l'on puisse vivre une expérience excitante dans laquelle nous partagerions un moment de plaisir d'habitude secret et solitaire mais cette fois si à deux... deux personne qui ne se connaissent ni d'adam ni d'eve et qui ne se reverront jamais, mais qui auront en commun ce souvenir si intime et si personnel.
       
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    • Par Vicious_angel
      Bonjour à toutes et à tous.

       
      J'ai depuis quelques temps un scénario qui me trotte dans la tête, et à défaut de pouvoir le réaliser je vous le livre ici.

       
      Tout a commencé à la fac. J'étais à la cafétéria avec des collègues étudiants en psychologie, depuis une bonne demi heure le débat tournait autour des théories freudiennes et de l'affirmation plus ou moins étayée comme quoi le père de la psychanalyse aurai été un grand malade mental (du genre pervers sexuel). 

       
      J'adore cette fac, depuis mon premier jour je la surnomme "l'arrache-cœur". C'est un lieu où je tombe "physiquement amoureux" toutes les 30 minutes en moyenne. Les femmes y sont tout bonnement d’une beauté à couper le souffle.

      Par exemple Amélie, Julie et Camille, les trois filles du petit groupe estudiantin que l’on formait ce jour là. Toutes trois en seconde année, elles affichaient les signes classiques des femmes de 19/20 ans : vives, charmantes, d’une fraicheur et d’une légèreté qui donnait un caractère mutin à leur compagnie.

       
      Le sujet de la discussion étant ce qu’il était le débat tourne inévitablement autour du sexe. Et voilà Camille et Amélie en désaccord sur la définition du mot « perversion » :

      « -Mais non ! La perversion c’est forcément mal… C’est pervers !

      -Bon, Amélie tu as tort. La perversion n’est pas forcément mauvaise. Regarde Vincent, il est pervers. Il tente de le cacher mais derrière son air sage et ses yeux verts se cache un vrai petit coquin ! J’ai raison, non ? »

      En entendant mon nom je crois avoir fait un bond sur ma chaise :

      « Euh… Je ne vois pas de quoi tu parles… » Oui, j’essaye de sauver les apparences. Personne à la fac ne sait pour mes tendances libertines.

      « C’est ça… Oui. Tu vois, Julie elle, elle est vraiment prude. Je veux dire ; elle ne doit pas avoir beaucoup d’expérience. Mais toi tu es trop discret pour un homme. Ca cache forcément quelque chose. »

      Face à tous les regards braqués sur moi je ne peux qu’acquiescer en silence. Silence qui dure un peu ; un peu trop pour ne pas être gênant… Mais heureusement Julie heurtée dans son amour propre me délivre de moment d’inconfort.

      « Je ne suis pas une novice… » Julie est adorable en prononçant cette phrase à la manière d’une petite fille qu’on aurait grondée.

      « Mais si ! » Camille rugit presque. (Je crois que, dans la salle, tous les regards sont sur nous). « Tu n’as même jamais sucé un mec ! »

      Les joues rouges de Julie parlent pour elle. Camille en rajoute encore :

      « Mais Vincent va pouvoir t’aider à récupérer ton retard…

      -C’est pas que je sois timide ! C’est que personne n’a voulu ce dont j’avais envie. Alors j’ai pas fait ce qu’ils avaient envie… Et c’est même pas la peine de demander ! J’ai trop honte ! On n’en parle plus ! »

      Notre groupe, quelque peu dans l’expectative, se quitte là-dessus horaire de cours obligeant…

       
      Cependant il me fallait rien de plus que de prendre mon mal en patience car je savais que l’après midi même Julie et moi nous allions nous retrouver en cours de psychologie cognitive. Aussitôt arrivé je m’installe à coté de ma petite « ingénue ».

       
      Après les politesses d’usages je relance le débat :

      -« Donc tu n’as jamais eu de prétendants prêts à faire ce que tu voulais au lit ?

      - Non, jamais…

      - Parce que ?

      - Ben… Ce que j’aime, ça leur a fait peur. Tu vois, je suis toute sage d’habitude. Mais à ce sujet j’ai des envies… Gores…

      - Vraiment ? Tu m’intéresses là… Aller dis moi tout.

      - Ben…

      - Ca va, c’est moi. Je vais pas te bouffer. Tu sais bien que moi non plus je ne suis pas aussi sage qu’il n’y parait quand il s’agit de sexe.

      - D’accord. La plus part des copines font toutes genre qu’elles veulent un prince qui les respectent, leurs donnent du romantisme, tout ça… Mais moi je suis totalement à l’inverse de ça ! Moi je veux du trash ! Je veux quelque chose de violent et de brutal !

      - Chiche !

      - Quoi ?

      - Je te dis que je te donnerai ce que tu veux.

      - Attends ! Je veux être attachée, voire forcée…

      - Tu le seras. Et bien plus…

      - Quand ça ? » Elle était devenue rouge carmin. J’adore provoquer une certaine gêne, un plaisir coupable chez les femmes. C’est mon péché mignon.

       
      Je lui donnais alors rendez-vous, chez moi, pour le samedi soir. Et, dans la semaine, j’allais acheter quelques instruments et outils en vue de cette soirée… Mais de cela Julie, elle, n’en était pas prévenue.

       
      Le samedi soir en question elle arrive à dix-neuf heures, comme prévu. En ouvrant la porte j’ai cru défaillir un moment, Julie était tout simplement méconnaissable. Elle portait une robe en soie de style asiatique rouge et noire qui moulait chaque courbe de son corps… A ce moment je priais seulement pour que mon érection ne soit pas trop apparente sous mon jean… J’ai toujours eu une attirance pour cette petite brune pétillante. Et ce soir elle est là, ses seins ronds (que j’espère nus sous la soie) légèrement à l’étroit dans cette robe peut-être un poil trop petite pour la demoiselle… Ha ! Cette robe ! Je n’avais jamais vu ses formes avec autant de netteté : des épaules fines aux clavicules à peine dessinées (un détail qui me rend fou à coup sûr sans que ne puisse l’expliquer), une poitrine ronde pas trop importante mais pour le moins appétissante, une taille un peu creusée et des hanches clairement généreuses portant des fesses au galbe démoniaque ! Et pour parfaire le tout ses jambes sont d’une blancheur époustouflante…

      Je fais de mon mieux pour ne laisser rien voir de mon état d’excitation qu’il en soit de mon érection comme du feu qui assèche ma gorge et doit me faire monter le rouge aux joues. Je la fais entrer et passe en cuisine histoire de me remettre de mes émotions à l’aide d’une demi bouteille d’eau glacée.

       
      Une fois mon coup de chaud passé nous entamons le programme. J’aime prendre mon temps dans ce genre d’initiation. La soirée commence donc sur un repas préparé par mes soins : fruits, chocolats (épicés ou non) et noix, amandes et autres fruits secs en abondance (il serait dommage de se plomber la soirée par un repas trop lourd n’est ce pas ?). Un hypocras tiédit sur le balcon accompagne ces quelques mets.

      Ainsi c’est à la moitié du repas que je décidais de commencer les hostilités. Lors d’un long moment de silence je posais un baiser léger sur ses lèvres.

      « - Alors ça commence ?

       - Oui ça y est. Prête ?

      - Je ne sais pas. Tu n’as rien dit ou fait jusqu’ici.

      - Et bien nous y sommes. Tu me suis ? On va dans la chambre.

      - D’accord… » Elle a repris sa voix de petite fille, ce qui a le don de m’échauffer l’esprit encore un peu plus !

       
      Nous rentrons donc dans ma chambre, la pièce est plongée dans une lueur rouge-orangée grâce à une lampe à sel, seule source de lumière. Sur le lit sont disposés les quelques achats que j’ai préalablement effectués.

      « - Euh… C’est quoi, tout ça ?

      - Ce qu’il y a au programme. Toujours partante ?

      - Oui. Je suis ici pour ça après tout. Mais s’il te plait, dis moi à quoi servent tous ces… Jouets ?

      - Et bien là on a du lubrifiant silicone, un bâillon, un bandeau pour les yeux, des menottes, un plug, un chapelet, un œuf vibrant. Tu sais à quoi ça sert ?

      - Pas tout. 

      Avant qu’elle ait pu détourner on regard de ces jouets je la plaque sur le lit, lui entrave les mains avec le menottes. Durant cet assaut elle affiche un large sourire mais ne dit rien.

       
      « Et bien maintenant, ma petite Julie, je vais te demander du silence. Pas un mot ! »

      Elle me confirme cela par un hochement de tête. Enfin je vais pouvoir profiter de ce fruit si tendre… Je la fais agenouiller devant le lit, la moitié haute du corps sur celui-ci. Tout d’abord je remonte lentement sa robe, découvrant ainsi un sublime boxer en dentelle noire et pourpre qui contient l’un des plus beaux culs que j’ai pus voir… Retirant ce tissu si précieux je peux mieux observer cette merveille. Des fesses blanches et douces et deux temples (comme le dirait Sade) que Venus elle-même ne délaisserait pas pour autels.

      Je commence à poser de doux baisers à mi-cuisses, puis remontant doucement je repère que le souffle de Julie s’amplifie et s’accélère. Quand me voilà arrivé à la limite de ses fesses me parvient une odeur pour le moins enivrante… Une perle liquide décore joliment son sexe. N’y tenant plus je commence à appliquer mes baisers sur ce dernier, les souffles deviennent des gémissements, puis avec un délicieux plaisir je parcours ses lèvres de ma langue. Quel goût ! Décidément cette fille me plaît ! Décidant d’être un peu joueur je concentre mes efforts sur son clitoris, d’abord doucement puis avec plus d’insistance. Julie se crispe, commence à bouger un peu tout en gémissant. J’ai le feu au ventre ! Je redouble encore de coups de langues toujours sur ses zones les plus sensibles ce à quoi s’ajoutent les caresses de mes doigts qui effleurent son sexe et son anus… Julie en est au point où elle étouffe des cris dans les draps. Et, au moment où ma langue s’aventure plus loin en elle, Julie laisse échapper un « Oui… ».

       
      Parfait. Voilà qui va pouvoir me servir pour commencer les hostilités.

      Je la redresse à son grand étonnement :

       « Qu’est ce que tu fais ? ». Puis m’asseyant sur le bord du lit je la place le ventre sur mes genoux.

      - Ce que je fais ? Et bien comme tu as parlé malgré ta promesse je vais devoir te fesser ma jolie Julie !

      -Mais ! Je…

      - Non ! Pas un mot. Plus tu parles plus tu en auras. C’est la règle. Prête ? »

       
      Elle acquiesce mais son regard est inquiet. Dans la position où elle se trouve, sur mes genoux, je peux voir presque intégralement son mignon petit cul… Cette vision me provoque une tension encore plus vive de mon sexe. Je commence par caresser ses fesses si blanches. Je prends un moment pour poursuivre ces caresses avant de glisser à nouveau un doigt entre ses lèvres humides, elle est chaude et douce. Un vrai bonheur !  Les gémissements de Julie ne se font pas attendre longtemps, je continue un moment mon majeur rejoignant  l’index dans sa tâche, maintenant les gémissements se font entendre au rythme des mouvements de mes doigts, sans interruption. C’est à cet instant que j’administre la première fessée, gentiment. Le résultat donné est un adorable petit cri, entre la surprise et le plaisir. Je recommence et cette fois-ci plus de doute possible : la jolie brune aime ça ! Pourtant, alors qu’elle relève la tête, elle semble embrassée, presque honteuse. J’adore…

      « - Tu aimes ça ? » Je suis déçu qu’elle ne souffle mot en faisant « oui » de la tête… Dommage il va falloir être bref, pour la première fois moi aussi je dois suivre les règles. Je saisi l’œuf vibrant et sa télécommande, puis m’assurant que son sexe est suffisamment lubrifié je glisse l’œuf à l’intérieur. Julie se mord les lèvres pour ne pas crier à nouveau. Puis j’active l’œuf, le programmant pour des vibrations d’intensité crescendo toutes les trois secondes. La petite brune se contracte, j’ai l’impression qu’elle ne veut pas gémir dans une tentative de me résister. Une autre fessée, un cri plus fort que les précédents. Sa voix en tellement sexy quand elle crie ! Je recommence encore et encore donnant des tapes de plus en plus fortes. Mais rapidement je ne tiens plus.

       
      Trop excité, je lui délie les mains, lui fait signe de se relever pour venir avec moi sur le lit. Je l’installe au dessus de moi à quatre pattes, son sexe à portée de ma bouche. Je commence à sucer, lécher ses lèvres, son clitoris. L’œuf, toujours en place, continue son œuvre. Julie crie maintenant sans pouvoir se retenir et pour tenter de s’en empêcher saisi mon sexe et l’englouti.

      Sa bouche est brulante, elle me suçote quelques instants avant de commencer de lents va-et-vient. Je suis entre ses lèvres tout en dégustant son sexe ! Rien qu’à cette pensée je suis au bord du gouffre… Je redouble d’efforts, tentant de me concentrer sur ce que je fais pour ne pas craquer maintenant. M      ais mes coups langues, de plus en plus avides font leurs effets et elle aussi commence à me dévorer avec plus d’appétit. Je sens mon sexe de plus en plus loin dans sa bouche, de délicieux bruits de succion se font entendre. Son excitation monte et elle a de plus en plus de mal à ne pas gémir tout en me suçant. Aller encore quelques fessées. A la troisième elle jouit, me prenant brusquement en bouche encore plus loin, elle continue à faire des va-et-vient de cette force et je me laisse succomber… Je me déverse dans sa bouche, et à ma grande surprise, pour mon plus grand bonheur je la sens m’avaler goulument.

       
      Je crois que je vais avoir besoin de temps avant de m’en remettre… Décidément cette brune aux yeux bleus a de quoi me rendre complètement taré. Je suis tellement ailleurs qu’il me faut quelques minutes avant de me rendre compte que Julie gémit toujours.

      Mais oui ! L’œuf est toujours au chaud à sa place, et actif ! La télécommande non loin semble me faire de l’œil… Je la saisie donc et commence à jouer avec les programmes. Ils sont au nombre de dix. Les trois premiers sont une vibration constante d’intensité croissante mais à partir du quatrième cela se corse : l’œuf vibre selon divers rythmes et intensités dans le même programme. Tous sont prévus afin de « taquiner » de façon voluptueuse les jeunes dames qui osent porter ce genre d’article.

       
      Je ne sais comment décrire les gémissements et soubresauts qui agitent ma jeune muse. Tout à son plaisir, elle a abandonné l’idée de retenir ses vocalises et ne me regarde presque plus. Pour la punir de m’oublier ainsi j’alterne entre les programmes sept et huit qui semblent lui faire le plus d’effet. Julie ouvre de grands yeux un peu paniqués, je crois qu’elle ne sait plus trop ce qui lui arrive. J’éteins l’œuf et vient dévorer sa bouche. Elle me rend mes baisers avec passion. Sa langue a un encore un très léger goût de « moi ». Ce qui a le don de m’exciter, rien que de repenser à nos plaisirs donnés du bout des lèvres je sens mon sexe durcir à nouveau. Je décide alors de m’occuper de sa jolie petite poitrine. Je saisi ses deux seins et me penche sur elle pour gober l’un de ses tétons, le suçotant je pince doucement l’autre entre deux doigts puis commence à tirer doucement… Un râle de plaisir s’échappe de la gorge de la belle et je remarque alors que de sa main droite elle caresse doucement son clitoris.

      Cette vision achève de me tendre à nouveau. Tout en continuant le travail de mes doigts sur son sein je déloge l’œuf de sa douce cachette et il glisse l’index de ma main libre. Ce qui inspire Julie :

      «- Prends-moi ! »

      Je sens que le moment est venu de lui donner ce pour quoi elle est venue. Je la plaque contre le lit, lui mets le bâillon dans la bouche et serre correctement les sangles de cuir qui le ferment. Après quoi je retourne Julie sur le ventre, passe un bras sous son bassin et le soulève pour lui faire prendre appuis sur ses genoux. Elle tente de se redresser à l’aide de ses mains, en levrette, mais les saisissants je lui attache les poignets derrière les cuisses à l’aide des menottes.

       
      Voila comment je l’avais imaginée toute la journée… Bâillonnée, attachée, les fesses relevées, entièrement livrée à mon bon vouloir.

       
      La douce tente de se débattre un peu, de trouver une position un peu plus confortable. C’est mignon, mais vain. Pour la peine je lui administre une petite tape sur les fesses avant de lui saisir les hanches. Je présente mon sexe à l’entrée du sien et commence à jouer doucement, mon gland entre ses lèvres mais n’entrant jamais en elle… C’est délicieux de sentir sa cyprine couler le long de mon sexe pendant qu’elle se tend vers moi, voulant me prendre en elle. Elle se démène si bien que par un geste ample elle arrive à gober mon gland ! La sensation est douce et chaude, et pour la prolonger je fais de doux vas-et-viens n’introduisant que l’extrémité de mon membre dans son sexe. Après quelques minutes de ce traitement combiné avec quelques griffures qui la font cambrer, je plonge en elle lentement mais profondément. Un cri étouffé me parvient.

       
      J’attends quelques secondes, rien.

       
      Je reprends alors mes mouvements, lents mais amples. Ceci s’accompagne d’abord de gémissements crispés. Puis petit à petit la sensation semble lui être de plus en plus agréable. Ses gémissements deviennent plus sensuels… Mes coups de reins gagnent en rythme et en force. Je suis en elle. Je viens de me rendre compte que je suis en elle, que pour sa première fois je l’ai attachée et bâillonnée, et qu’elle semble adorer ça ! Cette pensée vient me donner un sacré coup de chaud et brise ma retenue. Je la prends sans ménagement ! Sortant presque entièrement pour plonger ensuite brusquement en elle, le plus loin possible. Les gémissements sont devenus des cris de plaisir à peine étouffés par le bâillon, ça fini de me rendre dingue. Je suis sur le point d’exploser. Dans une dernière série de mouvements je tente de la faire venir avec moi.

       
      Non j’en peux plus je craque et me répands en elle, le plus profondément possible.

       
      Il nous faut un moment pour retrouver notre souffle. Elle n’a trouvé la force que de se laisser choir sur le coté avant que je ne vienne la délivrer de tous ses liens. Nous nous embrassons longuement. Nous ne nous disons rien.

      Elle est couverte de sueur et de marques de griffures. Cette vue est incroyable…

      Nous nous endormons l’un contre l’autre comme cela.

    • Par la brune
      En arrivant ici j'ai fait un blog et puis j'y ai posté de tout de rien, un peu de vous, un peu d'eux et aussi beaucoup de moi.
      Et puis au fil du temps je me rends compte que c'est un peu comme dans mon cerveau ou les piles sur mon bureau.
      Il n'y a que moi qui m'y retrouve. Du coup, je vais poster reprendre ici uniquement les liens vers mes récits.



      Des racontottes érotiques au coin du feu
    • Par dédale
      Cette fois il est bien là le bel automne !

      L'automne et son temps gris, froid, ce froid humide qui nous pénètre, nous frigorifie, nous glace les membres. Mais surtout ses couleurs, les bois magnifiques, des couleurs vives, merveilleuse tranchant avec la grisaille du ciel plombé, couvert.

      Nous somme là, tous les deux, main dans la main sur le chemin contournant la basilique Sainte Madeleine, le point de vue qui s'offre à nous depuis le promontoire de Vezelay est magnifique et le mélange de ses couleurs chatoyantes illumine les collines dont la douceurs des courbes n'est pas sans me rappeler les tiennes, je m'approche un peu plus de toi, tu poses ta tête sur mon épaules. Si tu ne portais pas cette grosse écharpe, je pourrais poser mes lèvres dans ton cou, je sais que tu en raffole. Au loin, les vallons d'Avallon et le Morvan s'étend autour de nous, ensemble, nous admirons cette nature qui s'endort peu à peu, se préparant à hiberner.

      Nos pas s'accordent sur le chemin gravillonneux, nos chaussures poussent, écrasent dans un bruit sourd les feuilles qui jonchent le sol. Je suis bien.

      Avec toi.

      La pluie vient perturber ce jolie tableau, cette pluie douce, froide, à la fois caressante mais si glaçante. Rejoindre la moto, repartir, nous mettre à l'abris de cette drache.


      Dehors, la pluie continue de tomber, poussé par le vent, les gouttes viennent claquer au carreau de la baie vitrée. La terrasse surplombant le lac est gorgée d'eau alors qu'à l’intérieur la bûche remise dans la cheminée commence à y ranimer le feu qui irradie peu à peu de sa chaleur dans la pièce.

      Tu te tiens là, nue sous cette couverture en polaire, tentant de réchauffer ton corps glacé par l'averse que nous n'avons pu éviter. Je te rejoins, me colle à toi, ensemble nous nous réchauffons, nos corps s’appellent, nos peaux ne se cherchent pas, elle se soudent l'une à l'autre. Nos bouches se mélangent, nos langues s'emmêlent et à même le sol, sur ce tapis rugueux, je m'allonge, tu viens sur moi, tête bêche à l'appel d'un désir fou, d'une irrésistible envie.

      Tu colles ton sexe sur ma bouche, je n'ai pas besoin d'une invitation, tu prends le mien dans la tienne, nos langues jouent, nous faisons monter le plaisir de l'autre, jouant de nos lèvres, de nos doigts jusqu'à ce que le l'orgasme coule, jaillisse. Je m'en abreuve, tu t'en délectes !

      Avallon


      Nous avalons chacun le nectar offert, fruit de nos jeux, de nos corps qui jouirent ensemble

      Le feu crépite, sa chaleur se répand, sa couleur envahie la pièce d'un ton orangé. dehors, il fait si sombre mais ton corps est lumineux, sublime. Encore à l'appel de l'amour.

      Je me redresse, me tourne, t'embrasse, t'enlace. Ta peau, merveille de douceur, de tendresse. Tes seins si rond, moelleux, sensibles. Si réceptifs à ma bouche, ma langue.

      Le vent souffle, redouble.

      Le tic-tac de l'horloge résonne, elle sonne, quelle heure ? pfff, on en a cure !

      Mon sexe revient, revit. Je sens le tien qui m'appelle aussi alors je me colle à toi, m'allonge sur toi. Le vent souffle entre les branches des arbres, moi, je glisse en toi, au rythme de leur danse saccadée. Peu à peu tes soupirs envahissent la pièce, tes gémissements se répandent dans la maison.

      Tes cris inondent les lieux

      Plus rien. Plus rien n'existe ! Le vent qui gronde entre les arbres, sur les volets, la pluie qui claque sur les vitres, nos corps qui claquent au gré de mes va et vient, le son de ta jouissance qui monte.

      Je te prends, te possède, là, sur le sol, sur cette table où nous déjeunons, contre ce mur.

      Je ne me contrôle pas, tu me laisses m'abandonner à toi, me laisse me fourvoyer dans tous tes orifices, la tempêtes à beau gronder, les éléments se déchaîner dehors, rien ne compte, rien n'existe si ce n'est tes cris, mes assauts, leur furie et soudain !

      Soudain nous grondons ensemble, dans un long râle commun nos corps se délectent du simple bonheur d'être là, ensemble, réunis tous les deux.

      Moi, en Toi

      Toi, contre Moi

      Ta peau, ton corps.

      Abandon total ...






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