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feuille-blanche

Félicité ou les joies de l'indépendance

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La chaleur suffocante du mois d’août avait envahi toute la ville, le moindre souffle d’air était chargé d’une lourdeur étouffante. Le moindre interstice d’une porte ou d’une fenêtre était comme un tapis rouge pour cette canicule.

Félicité venait d’atteindre les 21 ans et avec eux une indépendance incertaine mais bien méritée. Récemment accepté dans une formation obscure dont elle ne connaissait que la difficile sélection par concours, Félicité avait réussi à convaincre l’autorité parentale de louer un appartement au début de l’été et de la laisser y vivre et travailler dans cette ville inconnue, en attendant la rentrée de septembre.

 

Enfin elle quittait le giron familial pour entamer sa réelle vie d’étudiante ; loin du seul domicile qu’elle ait jamais connu.

Mais dans ce studio aménagé pour son bon plaisir, la canicule faisait rage. Malgré la fenêtre ouverte sur la rue, l’air semblait peser une tonne. Habillée d’un short fin et d’un débardeur blanc en coton, l’humeur du jour était au repos le plus complet, même si le simple fait de s’allonger sur le canapé la faisait suer comme un bœuf.

Elle avait ramassé sa chevelure couleur d’automne dans un chignon bancal et brouillon, dans l’espoir vain que sa masse de cheveux ainsi arrangée ferait baisser une partie de sa chaleur.

 

Après s’être servie un verre d’eau fraîche dans lequel tintaient quelques glaçons, Félicité s’installa à son bureau devant son ordinateur. Elle sentit avec mauvaise humeur la peau nue de ses cuisses coller contre le plastique blanc de sa chaise. La jeune fille avala une gorgée d’eau et poussa un soupir de soulagement tout en rentrant ses identifiants sur le site de rencontre auquel elle s’était inscrite 3 semaines plus tôt.

C’est avec un manque de conviction flagrant qu’elle pianota avant de se décider à fermer les yeux quelques instants.

 

Rapidement le son d’un poing frappant contre sa porte la tira de sa torpeur et la fit sursauter, l’eau glaciale venant éclabousser le haut de son débardeur blanc. La soudaine transparence du tissu révélait qu’elle ne portait pas de soutien-gorge, et cela n’aurait pas gêné notre étudiante si elle n’avait pas dû se lever pour ouvrir la porte à un inconnu.  Le bruit caractéristique d’une main s’abattant contre le bois de sa porte retentit à nouveau, la faisant jurer dans sa barbe.

 

C’est avec brusquerie que l’étudiante ouvrit la porte, demandant d’une voix ferme et peu aimable « Quoi encore ?! ». Son interrogation s’étrangla dans sa gorge face à l’homme en uniforme de policier qui se tenait face à elle. En bras de chemise bleue, le pantalon impeccablement noir et la casquette de service vissé sur la tête, l’homme devait crever de chaud. Et son regard tout aussi brûlant s’était visiblement trouvé attiré par le manque de sous-vêtements de cette personne aussi peu aimable que jolie.

Félicité resta coite, le rouge dû à la chaleur bien vite remplacé par le rouge de la honte et de l’envie. L’uniforme avait toujours été un fantasme secret et si en prime il était porté par un aussi beau jeune homme …

 

Avant qu’elle ait pu articuler une excuse, l’agent la salua d’un signe de tête et demanda d’une voix grave et rauque. « Mademoiselle Félicité H. ? »

« Heu… oui ? »

« Puis je entrer ? J’ai quelques questions à vous poser, pour une enquête de voisinage. »

 

Il aurait pu lui dire que c’était pour une pétition pour instaurer une loi de l’enfant unique, elle l’aurait tout de même fait rentrer pour le simple plaisir d’admirer ce spécimen du genre humain.

Assis chacun sur une chaise autour de la petite table ronde en métal, l’agent Hanz posait des questions simples à l’étudiante, sur l’activité inhabituelle qu’elle aurait pu observer chez ses voisins. Félicité se ... félicitait de répondre clairement à son interlocuteur malgré son trouble, en effet la vue qu’elle avait des bras puissants de son invité, ainsi que le frôlement continu de leurs genoux ne l’aidaient pas à garder la tête froide.

 

L’interrogatoire enfin terminé, la demoiselle offrit volontiers un verre d’eau à l’agent qui accepta avec soulagement. Comme de par hasard, Félicité remplit le verre qu’elle-même avait utilisé, consciente qu’un baiser indirect était une idée ridicule … mais oh combien plaisante.

Les lèvres masculines bordées d’un début de barbe piquante rafla le bord du récipient et déjà notre héroïne se perdait dans la vision enchanteresse de la pomme d’adam de cet homme, roulant sous la déglutition puissante. Personne ne lui avait jamais dit qu’une déglutition pouvait être sexy ! 

 

Le raccompagnant jusqu’à la porte, Félicité adressa un sourire timide à l’imposant homme de loi et lui ouvrit le battant. Mais une main vint claquer contre le doigt et fit rebondir la porte sur ses gonds. Curieuse, l’étudiante leva un regard azur sur cet invité surprise qui, dans un souffle murmura : « et merde pour mon service, c’est l’heure de la pause ! »

 

Avant qu’elle n’ait eu la chance de comprendre ce qu’il se passait, la demoiselle se retrouva plaquée contre le mur frais, une bouche chaude et une douce haleine mentholée contre ses lèvres.

Les mains de Hanz encadrèrent son visage, le résidu de fraicheur du verre la faisant frissonner. Un gémissement surpris et interrogateur lui échappa tandis qu’elle se faisait voler un merveilleux baiser par cet homme.

 

Par ailleurs ses mains descendirent jusqu’à ses épaules pour finalement englober la poitrine ferme et nue sous le fin tissu encore humide. L’agent de police détacha ses lèvres de celles de sa captive, mais laissa ses mains habiles soupeser cette lourdeur féminine avant de faire rouler tendrement un téton entre ses doigts.

 

« Mademoiselle Félicité H., vous êtes officiellement la créature la plus sensuelle que j’ai jamais vu. J’ai envie de vous faire l’amour ici, chez vous. On ne se connait pour ainsi dire pas mais … y consentez-vous ? »

 

Félicité avait l’impression de rêver, d’où sortait cet homme avide, sexy mais tout de même poli et soucieux de son confort ? Et par tous les Saints que ses mains étaient agréables sur sa poitrine !

 

C’est donc dans un soupir de pure plaisir qu’elle donna son assentiment, après tout elle était libre comme l’air !

 

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je m'y remets doucement mais sûrement, alors vos avis ? 

 

 

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Invité

Brrrrrrrrr The return . J'aime j'aime , j'aime .

Merci .

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Mon avis, c'est que bah maintenant va falloir nous donner la suite, et viiiiiiiiiiiite !!! :D

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Guest LadyRose

C'est ce que je dis, la langueur de l'été...

Décidément elle fait des ravages :oops:

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heu.... 8h20 et il fait déjà trés chaud..........

 

llaaaaaaaaaaaaaa ssuuuuuuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitttttttttttttttttttttttttttttttttteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

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Moi je dit juste que c'est vraiment bien si feuille blanche renoircit ses pages de récits...

Yeeeeeeeeeesssssss, la suite !

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Ahhh, l'été !!!! C'est  bon  pour activer les  phéromones et réveiller  tous  les sens.

:clap: pour  ton texte et  bien  sûr  ...j'attends la suite !

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Guest Jeuneloup38

Superbe ;)

 

Vite une suite

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Comme mes camarades j'attends avec impatience la suite

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