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Mariveau

Nous l'avons fait, nous nous sommes aimés

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Je rentre dans la grande salle, dans la cheminée crépite un feu digne des enfers, seuls quelques flambeaux diffusent une lumière diaphane. Mes yeux s’habituent à cette pénombre, je te cherche.

Je tremble, je te découvre. Tu es endormie sur un épais tapis de cachemire, délicieusement vêtue de ta sublime nudité. J’admire ton corps alangui, je suis si fébrile, mes yeux vagabondent sur tes courbes, véritables invitation au voyage.

J’ai voulu retarder cet instant, mais la passion l’a emporté, sur ma raison. Je sais que je vais me bruler les ailes, mais je ne peux me résoudre à renoncer.

Mon cœur bat. Je me sens si timide, si troublé devant tant de beauté. Ton souffle calme provoque une onde telle la houle océane, ta poitrine si désirable se soulève provoquant mon émoi.

Je ne suis plus cet homme mur, sur de lui-même, provoquant, libertin, je ne suis qu’un adolescent à sa première rencontre amoureuse.

Mon regard se délecte de ton corps, de tes lignes, de tes courbes. J’aime tes hanches offrant à mon esprit les rêves de douces et puissantes étreintes.

Tes jambes aux galbes merveilleux sont entrouvertes avec une délicieuse indécence, laissant apparaître son pubis imberbe brillant de mille rêves érotiques de ton sommeil. Je découvre ainsi ton doux et lisse calice.

Mon désir est là, mais je n’ose te toucher, comme un fou je te désire.

Tu es une porcelaine, un joyau.

Ton corps frémit, et je perçois un doux gémissement de satisfaction d’une nuit onirique de plaisir.

Oui j’ai osé je t’ai écris des mots qui ont provoqué en toi tant d’émoi.

Je suis fébrile, mais le désir est là, indicible et puissant.

Tu ouvres les yeux, tu tournes la tête vers moi, tu me souris, je rougis ….. Tes yeux si clairs croisent les miens.

Viens me dis tu.

Je me décide, je veux t’offrir milles effleurements de mes lèvres, autant de sensations, autant de baisers.

Je m’approche et ma bouche s’empare de ton corps, pas une parcelle de celui-ci n’échappe à ma bouche vagabonde, à mes lèvres avides, à ma langue curieuse.

Le grain de ta peau frémit, je sens des ondes érotiques parcourir ton corps. Tu gémis, tu te cambres lorsque de tes pointes dardées ma bouche s’empare, ma langue s’enroulant autour pour jouer de tes aréoles si sensibles, alors que mes lèvres suçotes avec gourmandise tes fruits délicieux.

Mes mains se joignent à cette sarabande prenant possession de tes courbes, monts et vallées émerveillés.

Mes doigts glissent, ils s’immiscent, ton calice, ton bourgeon gorgé de plaisirs sont leurs conquêtes. Ton bassin ondule et vibre sous mes caresses tactiles. Tes mains me cherchent mais c’est toi l’objet de mon ouvrage.

Je suis ton peintre, je suis ton sculpteur, je suis ton écrivain, je suis ton poète et ton corps et la toile, l’argile, le parchemin de mon envie.

Sur ton corps en musique, j’écris la partition de mon désir érotique.

Je me pâme à tes odeurs sans égales. Je me damne à ton goût subtil de ton nectar, ma langue atteint ton saint des saints.

Mes doigts s’emparent en une douce caresse appuyée de ton bouton dardé, poursuivant mon chemin ils atteignent ta chaude caverne et en elle, ils se glissent. Pour mieux te goûter, je les conduis à ma bouche.

Tu gémis et m’appelles, mais je veux rester ton maître.

Ton corps devient le théâtre de mes caresses libertines, mains, lèvres, doigts, bouche, langue se succèdent.

Tu te tends comme une chatte et te retournant tu offres à ma vue ta chute de reins sublime ;

Sur tes cuisses je viens m’assoir.

D’une huile délicate aux parfums de rose et d’argan, j’enduis ton corps. Du creux de tes reins, je remonte lentement à ta nuque. De tes épaules, je redescends, empaumant des seins délicieux.

Puis elles s’emparent de tes hanches et tu te cambres. Tu sens mon désir entre tes délicieuses fesses, oui c’est ma faiblesse. Ta croupe divine s’offre à mes envies et en toi oui maintenant je me glisse.

Mon glaive en ton étui chaud et humide s’enfonce.

Je gémis mon plaisir alors que j’enserre de mes mains brulantes tes hanches.

Je te caresse et te masse, tout en vagabondant en toi. Je veux faire durer le plaisir et prends mon temps. J’aime tant ton tatouage, invitation aux voyages dans les Mers du Sud.

Brusquement tu te retire avec un petit rire.

Je me sens confus, oui j’ai dérapé.

Tu me repousses et me voilà allongé sur le tapis. Tu te fais féline, lionne s’approchant pour achever sa proie. Dans la pupille de tes yeux, le feu se reflète, ton regard est de braise.

Sans quitter mon regard, ta bouche s’empare de mon pieu. Je sens ta langue si douce se délectant de mon membre tendu par le désir. Elle glisse le long de ma hampe. Tes lèvres enserrent mon gland, je suis au supplice. Tu me rends fou, de maître me voilà esclave. Tes mains glissent sur ma verge, me branlant, me gamahuchant.

Ton regard m’envoûte, tu sais que je suis prêt à défaillir, et tu interrompes mon supplice.

Maintenant tu me domine et tu déposes sur mes lèvres ton sexe trempé de plaisir. Je bois avidement ta délectable cyprine et sur ma langue tu t’empales. Tu gémis ton plaisir avec autant de force que ton nectar s’écoule en mon palais.

Puis tu viens à me chevaucher belle Andromaque, offrant maintenant à ma bouche et mes mains tes seins désirables. Je sens ton écrin glisser sur mon membre et nos bassins maintenant ondulent.

Tu m’appelles à toi, je me redresse, me mettant en tailleur, tes jambes enserrent à nouveau mon bassin, en un lotus érotique nous voilà enlacé, bouche contre bouche. Nos langues se cherchent se trouvent et s’adonnent aux plaisirs d’éros comme deux amants.

Mes mains soulèvent tes fesses en un mouvement de piston sensuel.

Le plaisir monte en nous, nous ne sommes plus qu’une entité érotique.

La passion nous emporte, et nous voulons aller plus loin.

Je me sens à nouveau libertin, mes doigts trouvent ta rose si douce, si chaude, si humide.

Délicatement mon glaive change d’étui et à la porte de ton palais de Sodome mon gland se présente, la porte cède et centimètre par centimètre, je pénètre ton intimité. Ma verge s’enfonce au tréfonds de toi et nos bassins s’emballent. Nous sentons l’orage monter, le feu s’empare de nos bas ventres.

Nos cœurs battent à l’unisson. Nos sueurs, nos liquides intimes, notre stupre se mêlent. Nos effluves nous grisent, nous envoûtent. Nos gémissements nous excitent.

Je te prends avec puissance, tu me chevauches avec fougue .

En un cri unique à l’unisson de notre plaisir, je délivre mon écume en ton intimité. Ta jouissance est sublime. Je sens couler ta cyprine sur mon pubis.

Nous restons affalés.

Le feu redouble d’ardeur dans l’âtre.

De nos yeux coulent des larmes.

Nous sommes enfin unis, maitresse et amant

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Magnifique !!!

Je ne suis plus cet homme mur, sur de lui-même, provoquant, libertin, je ne suis qu’un adolescent à sa première rencontre amoureuse.

Le libertin arrive encore à retrouver l'émoi des nouvelles étreintes !!!

Je suis ton peintre, je suis ton sculpteur, je suis ton écrivain, je suis ton poète et ton corps est la toile, l’argile, le parchemin de mon envie.

Sur ton corps en musique, j’écris la partition de mon désir érotique.

Rien que ces lignes montrent bien le poète en toi...

Superbe !!

J'espère qu'elle lira tes mots.

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Quelle tendresse dans ton récit, quelle passion!!!  Formidable!!

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Guest Enzozeb

pour qu'éclate l'amouuuuuuuuuuuur

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