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naughty_girl

Clara- le retour....

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Un texte qui est longtemps resté dans mes archives, éternellement "sur le point d'être publié"... Voici la suite à cette trilogie qui n'en n'est plus une... :lal: (les textes précédents sont disponibles sur mon blog, mis en page d'une manière catastrophique, je préviens).

Gros bisous tout le monde, et bonne lecture :)

***

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Vivre ensemble... Est-ce que c'est si simple ? Est-ce qu'il y a des raisons pour que ça soit si compliqué ?

J'ai dû le souhaiter 1000 fois, plus même. A bout de souffle, à bout de moi, dans cet état particulier qui fait surgir les prières les plus déchirantes. Elle.

Elle a été ma prière la plus déchirante.

Elle, sa peau, son sourire, nos deux corps enlacés, scellés, nos deux souffles en un seul. J'ai désiré du fond de mon âme qu'enfin, un jour, il n'y ait plus de vide, plus d'espace. Plus de gouffre. Plus de crime. Plus de manque.

Pour que l'air soit respirable.

Neuf ans plus tard, neuf ans pour grandir, tracer son chemin, accomplir sa tâche, trouver sa voie et la suivre. Neuf ans plus tard après tout ce temps, nous voilà, à Paris, ensemble, enfin. Sa valise est vide, rangée à la cave. Ses vêtements sont dans l'armoire, mélangés aux miens lorsque je défais les piles en hésitant sur quoi mettre le matin. Ses livres sont sur l'étagère, des romans policiers , un code civil, des traités d'économie, des bouquins sur la culture bio, “Comment faire son potager chez soi ?”, “Les bienfaits de l'aromathérapie” et un autre sur la sculpture métallurgique qui me laisse perplexe. Nos tickets de métro usagés et nos centimes parsèment ensemble le buffet, signes de cette fatigue de fin de journée que nous avons résolu 1000 fois de ne plus avoir.

Oui, nous sommes ensemble. Chaque jour. Combien de fois avons nous rêvé de ça ?

Je pense cette question, l'esprit ailleurs. Mes recherches sont étalées sur le bureau, mes notes se sont transformées en dessins psychédéliques qui ont envahi la page au fil des minutes.

Nous nous sommes disputées hier. Et combien de fois les jours d'avant ?

D'une remarque sur le frigo qui ne peut pas accueillir tout le rayon fruits et légumes de carrefour, je me suis retrouvée en moins de 5 min, à me prendre dans le visage la liste de tous les noms mauvais pour moi au cours de notre histoire. La liste est longue, presque toujours dans le même ordre depuis des années. Où est- le rapport ? Est-ce qu'il n'y a pas une date de péremption à ce genre d'histoires ?

Et il est hors de question que je cède : IL Y AURA DE LA PLACE DANS CE FRIGO POUR MON COCA ZERO, malgré les édulcorants cancérigènes, malgré l'acide phosphorique, la caféine et l'acésul-ché-pas-quoi qui donne du diabète.

Je suis résolue, en mordillant la gomme de mon crayon, à défendre mes droits tel un requin quand l'interphone sonne et me surprend. Mon cœur rate un battement. Je regarde les chiffres sur la box : 19h00.

Il est effectivement l'heure.

Je me lève et décroche.

«C'est moi »

Les mêmes mots invariablement.

« D'accord » répondé-je avant d'ouvrir la porte de l'immeuble.

J'attends quelques instants, entend l'ascenseur qui monte, puis ouvre. En m'avançant dans le couloir, je la vois qui sort, splendide, et mes pensées s'embrument. Elle est habillée d'un tailleur et porte son attaché-case avec cette posture qui ne la quitte jamais.

Son élégance est féline à chaque pas, son regard est illisible, noir, insondable. Fatigué de ce rythme démentiel qu'elle tiendra pourtant coûte que coûte.

Et comme souvent depuis toutes ces semaines, pendant une seconde suspendue, je l'observe sans tout à fait la reconnaître. Il y a cette gravité mêlée à ses traits, magnifique et féroce à la fois. Comme un masque a peine écorché lorsqu'elle me regarde, heureuse de me voir je le sais.

Mon amour... je pense, avec une intensité douce amère.

Son regard se plonge dans le mien a mesure qu'elle approche. Elle met du désordre en moi. D'une manière ou d'une autre elle l'a toujours fait. Clara bouillonne en elle même, de vie, d'instinct, de forces et de faiblesses, ce mélange qui fige le temps.

Et je cherche une faille. Une fêlure. Pour pouvoir l'atteindre. Vraiment. Pour me donner cette certitude que je peux... trop fragile ces temps-ci. Je cherche et je ne trouve qu'une chose.

Le feu.

J'inspire profondément. Ce feu... Il me mord l'âme. Les entrailles. Le cœur aussi sûrement, tellement ma poitrine me fait mal. Le désir peut avoir tellement de couleur. Il peut être la lumière, il peut être l'ombre. Clara lui donne des reflets impensables.

Est-ce que les choses pourraient être plus simples?

Elle me frôle en passant et quand l'esprit blanc, je ferme derrière nous, déjà ses mains sont derrière ma nuque et m'attirent à ses lèvres. Je pourrais me perdre dans leur douceur. Dans leur chaleur. Dans le souffle qu'elle expirent.

Mes mains tracent ses courbes, déjà conquises. Toujours conquises.

« Tu sais ce dont j'ai eu envie toute la journée ? Mmh ? » demande-elle.

-Dis moi...

-Que tu me prennes bien fort chérie... que tu me prennes comme une petite salope... »

Tout mon être se crispe. Je pose une main sur son visage et l'embrasse de nouveau. Cette faim qui brûle mes cellules ne résoudra rien, je sais. Oh oui je sais. Mais savoir n'est pas suffisant. Si tel était le cas le monde serait moins dingue.

La prendre comme elle veut se faire prendre. Comme elle veut que je la prenne. Cette servitude est sublime dans mes veines, douloureuse entre mes cuisses, apocalyptique quand tout s'effondre, quand tout peut s'effondrer pourvu qu'elle soit tendue par l'orgasme . Perdue dans lui.

Plaquée contre la porte, déjà presqu'en rage d'elle, j'avance mais elle m'empêche de bouger.

« D'abord... d'abord j'ai envie de te sentir jouir dans ma bouche... » murmure-t-elle.

Ces yeux sont hypnotiques.

« J'ai tellement envie bébé... »

Ses mains se posent possessivement sur mes seins et ses lèvres sont dans mon décolleté en un souffle.

Les boutons de ma chemise sont défaits un à un. Ma raison s'envole bribe par bribe. Sa langue glisse sur mes seins et lorsqu'elle trouve chacun de mes tétons je les sens durcir, sucés, caressés par cette langue à rendre dingue.

Et je suis dingue, complètement dingue,. Je dois trembler quand sa bouche descend le long de mon ventre et qu'en me regardant dans les yeux, Clara défait la boucle de ma ceinture.

Je soupire. .

Elle abaisse mon jean à mi cuisse, s'occupe de mon string et déjà je la sens dans ma fente. Sa langue s'enfonce entre mes cuisses, brûlante, agile. Elle se fond en moi au point que mes paupières doivent se clore. Mes gémissements sont étranglés dans ma gorge, une de mes mains contre la porte et l'autre glissant dans mes cheveux.

« Bébé... » je soupire quand sa langue s'occupe de mon clito.

Sa faim de moi si intense nous ressemble.

Elle exige ce que je suis, sans détour. Jusqu'au bout. Et au delà.

Ses lèvres sont humides de ma mouille alors qu'elle sourit et mon âme tremble. Ses lèvres me prennent encore et encore, sa langue cambre mon épine dorsale. Je vais jouir.

Oh oui je vais jouir.

Est-ce que j'ai dis ces mots à voix haute ?

Sûrement . Est-ce que je lui dis vraiment comme c'est bon ? Comme je veux qu'elle continue ? Comme je sens qu'elle va me faire venir fort ?

Sûrement aussi.

Et il arrive, ce plaisir qui transperce. Transporte et fige. Fixe. Disperse. Explose. Rend vivant jusqu'à l'impensable, tue juste un peu pour mieux nous faire revenir.

Mon amour...

Les spasmes étranglent ma voix. Tendent mon souffle. Et lorsque je reviens au monde, déjà, elle est contre moi. Je sens la douceur de sa peau, l'exigence de ses courbes et cette intensité si forte qu'elle émane.

De ma langue je me goûte sur ses lèvres puis éclate de rire.

« J'ai dû tenir 5 minutes» dis-je essoufflée. Elle rit aussi.

« Tu es vraiment trop douée avec ça... » murmuré-je en attrapant doucement le bout de sa langue entre mes dents.

Ma plaisanterie est moins drôle lorsqu'elle change en baiser. Un gémissement résonne en moi. Une de mes mains passe derrière sa nuque, j'échange nos position et la plaque contre la porte.

Elle fait glisser ma chemise sur mes épaules.

Quand mes lèvres fondent sur son cou je peux sentir ses ongles dans mon dos, parcourant ma peau, laissant j'en suis sûre de nouvelles traces qui se mêlent à celles un peu plus anciennes.

Tout recommence. Tout recommence toujours.

« J'ai envie de toi … » me dit-elle à l'oreille.

Ses ongles qui labourent ma peau me font serrer la mâchoire.

Tout recommence toujours...

***

La suite bientôt... ;-)

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Tes textes m'avaient manqué.

Te lire est un plaisir divin.

Vivement "bientôt" !!!!!

C'est brulant, sensuel, suave, fou, passioné et passionant ...

Donc oui encore !!!

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Il fait chaud et soif d'un seul coup.

Je prendrais bien un peu de ton coca zéro qui est dans ton frigo...Là...Maintenant...

Piouuuu...Très bel écrit!

Merci pour ce partage!

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Il n y a pas plus beau partage que celui de l amour qui fait oublier tout le reste

tes mots sont sublimes je suis sous le charme

j attend aussi la suite

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Guest Maitresteeve

Que du bonheur, un parfum de madeleine proustienne.....

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Ton écriture manquait vraiment au forum.

La fameuse trilogie Clara est un des récits les plus prenant que j'ai lu ici :)

.

Très belle suite, égale à toi même.

:pardon:

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Oh toujours une magnifique plume.

Le contexte, la psychologie rendent la scène encore plus troublante et excitante.

Bravo et encore merci.

(et euh cette photo... enfin bref tu vois ce que je veux dire ;) )

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Merci à tous pour vos commentaires. Vraiment.

"Bientôt" s'est fait attendre, et je m'excuse auprès de ceux notamment se sont plaint en MP à juste raison :lal:

Voici donc la suite et fin de ce texte, en espérant ne décevoir personne :)

Bonne lecture ;-)

***

Contre cette porte, ivre d'elle, mes lèvres ne la quittent pas. Je la découvre de ses vêtements éperdue par sa peau. Son essence doit être faite pour mon essence, même si tout le reste nous sépare. Il y a ce désir si fort et cette sensation si mordante d'être entière.

J'observe la grâce de ses soupirs, lorsque sa gorge s'incline sous mes baisers et que ses lèvres extirpent ces parcelles d'âme qui ont captivé la mienne.

La douceur vibre sous ma langue, de l'intérieur. Je la sens incandescente, chavirée par les frissons qui la parcourent, durcie à la pointe de ses seins quand ils sont dans ma bouche.

Mes dents prudentes mordent, provoquent, attisent. S'attardent sur son piercing, argenté à un de ses tétons. Une rébellion parmi d'autres. Une tentation parmi d'autres. Je tire sur le bijoux jusqu'à cette limite que je peux sentir. Elle se cambre.

Sa voix perce dans son souffle. Ses mains me serrent plus fort.

Je remonte à ses lèvres, mes mains fiévreuse sur ses cuisses. Puis sur ses fesses. Et je la soulève.

Nos respirations se mêlent quand ses jambes enserrent ma taille, que ses formes embrasent mes paumes.

Elle est l'érotisme en mouvement. Si excitante quand elle brûle.

A mi chemin en direction du lit, elle pousse le vice encore plus loin et décide de me rendre dingue, oui, plus que je ne suis déjà. L'impossible... où est-il entre nous ?

Elle m'embrasse de cette manière qui éteint ma raison s'il m'en reste. Mon esprit s'il est encore là. Et je ne deviens plus raisonnable du tout.

Là, plantées au milieu de la pièce, je pose genoux à terre et la dépose au sol. Surprise, elle me regarde le sourire aux lèvres.

Elle sait pourtant. Elle sait l'effet qu'elle me fait.

Oh oui elle sait.

Penchée à ses lèvres je souris et l'embrasse de nouveau.

« Je t'aime » soupire-t-elle quand j'inspire. Doucement je mord la base de son cou, puis le lobe de son oreille, m'appuie entre ses cuisses : « je t'aime...» .

Elle est trempée et ondule ses hanches pour me sentir plus fort contre sa chatte.

Et le temps ralentit presque, insupportablement, quand ma main descend le long de son corps jusqu'entre ses cuisses.

Mes doigts effleurent son clito d'abord.

Et puis ils s'immiscent. Glissent. Remontent., couverts d'elle.

« Bébé... »

Sa voix se perd en désir, la mienne est étranglée dans mon souffle.

« Regarde-moi... » mes mots sont à peine audibles.

Alors ses deux iris sombres me fixent. J'ai déjà vu mille choses dans ce regard. L'amour, le désir, la colère, la haine peut être même. L'innocence. Aujourd'hui même les barricades que j'y vois me subjuguent. Malgré l'entaille dans mon cœur. Et je la ressens quand mes doigts glissent plus fort sur son clitoris. Quand elle en tremble et qu'elle mouille à en avoir mal.

Alors que ma langue frôle ses lèvres mon bras entoure ses épaules.

Et je m'enfonce. En elle. Une fois, deux fois, profondément. Ses gémissements s'élèvent en cris. Nos corps fusionnent, enfin.

Aucun mot ne pourrait décrire ce que je ressens. Aucun mot n'a jamais vraiment su.

Je me sens presque Dieu, quand mes doigt rentrent, pénètrent sa chatte serrée autour de moi. Encore et encore.

Quand elle me veut et qu'elle m'a entre ses cuisses, quand je la veux et que je suis en train de la prendre.

Mon âme s'enflamme. Pourtant ses doigts agrippent mon poignet et m'arrêtent.

Interrompue, je la regarde perplexe. Elle se redresse, se retourne et pose les mains sur le sol. Sourire aux lèvres, féline, elle commande:

« J'ai dis comme une petite salope... »

L'air est acéré dans ma poitrine quand je souris aussi, glisse mes doigts sous la lisière de son shorty et lui retire. L'espace d'une seconde, je la contemple. La chute de son dos s'effilant jusqu'à ses reins en courbes magnétiques, addictives même. Le sillon qui dessine sa cambrure. Ses fesses qui crispent mon souffle, ses jambes écartées, les bas noirs dont la dentelle allume une sensualité déjà impensable. L'intérieur de ses cuisses est trempé de cette passion qu'elle a suspendue. Sa fente est humide et brûlante encore de désir.

Autant d'intensité ne devrait pas être permise.

Je pose une main sur sa hanche, et de l'autre je la prend. D'un geste. 3 doigts au fond d'elle font exploser sa voix.

Les va-et-vient qui suivent ébranlent tout mon être. La vie peut être si intense, dans nos veines. Entre nous, elle est ce phoenix éternel.

Inhibée par l'incommunicable, contrariée par nos inaptitudes, mortifère dans nos méandres elle est cette force anarchique qui ressurgit de tout. Impérieuse et ancrée dans nos peaux. Inscrite, invasive, intraitable.

L'amour, l'amour est intraitable.

Clara se cambre, avec une voix qui ne commande plus rien mais qui maintenant succombe. Elle doit traverser les murs, bien trop souvent au goût de mes voisins. Un jour, peut être, je trouverai le temps d'avoir mauvaise conscience.

Pour le moment il n'y a qu'elle qui s'abandonne à mes doigts qui la baisent. Et ce bruit liquide d'elle trempée, à bout. A bout déjà quand j'accélère mon rythme. Quand je cherche plus loin, plus fort. Plus vite à cet endroit qui fait gicler sa chatte en gouttes sur le sol et supplier sa voix.

Ses gémissements s'étirent, les regards qu'elle me lance cèdent. Croulent, désarmés. Le désir est si violent qu'il fait mal, pourtant dans la lumière de la grande fenêtre, elle me subjugue encore. De cette admiration aussi pure qu'une page blanche. Une première page, éternellement vierge.

Ces spasmes sont reconnaissables. Ceux de la femme que j'aime, lorsqu'elle jouit. Je reconnais même l'impalpable.

Ces tremblements intérieures, que je ressens aussi. Cette plénitude qui nous attache.

Son visage est contre sa peau quand elle explose, tentant d'étouffer ses cris. Cette supplique est splendide au delà des mots.

Je veux l'entendre. Oh oui je veux l'entendre.

Elle tremble encore et mon cœur bat dans mes tempes quand mes doigts trempés remontent. Juste un peu, vers ce trou serré que j'ai très envie de prendre aussi.

Au moment où elle me sent, surprise, sa voix retentit , grave cette fois, rauque. Je souris.

Mes doigts forcent un peu le passage. Elle gémit plus fort, se cambre inconsciemment davantage pour s'offrir.

Mais à peine entrée, je m'arrête. Alors je pose ma main sur le bas de son dos et l'encourage :

« Viens bébé... »

Et c'est elle. C'est elle qui s'enfonce, sa voix défaite.

« Mmmmm... » Qui gémit plus fort que l'autre ? Qui quand elle me rend dingue à ce point ?

Bien au fond d'elle, j'empoigne ses cheveux et la ramène vers moi. Je sors et rentre de nouveau en elle en serrant mon étreinte dans sa chevelure.

« Putain... » souffle-t-elle.

Mon souffle à son oreille, je m'enfonce entre ses reins, profondément. Encore et encore. Encore.

Mes muscles sont tendus, ma peau moite épouse la sienne. A des limites qui doivent être au bord du néant.

« Putain qu'est ce que c'est bon » capitule-t-elle quand j'accélère.

Et je sais... je sais qu'elle ne tient jamais bien longtemps quand je la prends de cette manière. Et quand elle me le dit je ne suis pas surprise.

« Je vais jouir chérie »

Mais c'est trop tôt.

« Non pas encore... » dis-je en poursuivant.

« Mon amour j'en peux plus » supplie-t-elle

Mais je suis catégorique.

« Pas encore.. j'ai encore envie de te prendre... »

Les limites se disloquent. S'évaporent. Et Clara et moi sommes dans le même abîme.

Ses mains se crispent sur mes cuisses, je sens ses ongles au travers de mon jean entre ouvert. Des minutes inhumaines passent quand je continue d'aller et venir aussi fort. Bien fort. Comme elle aime. Comme je veux.

Comme c'est bon.

Puis je lâche sa chevelure et vais entre ses cuisses jusqu'à son clito. Alors que je la pilonne et que je ne m'arrête pas, je la caresse et lui dis :

« Maintenant, Maintenant jouis pour moi bébé... »

Sa voix s'étrangle, son corps entier se crispe en spasmes virulents. Une part de moi explose et je jure que je jouis avec elle.

La mouille s'écoule sur ses cuisses, je cesse mes caresses et me retire le souffle court. Toutes les deux le souffle court.

Est-ce que je ne suis pas en cendre ? Est-ce qu'il n'y a vraiment que mon âme qui s'est consumée ?

Je me pose cette question réellement quand je m'allonge à même le parquet, qu'elle se blottit contre moi et qu'un bien être déchirant m'envahit. Nos respirations erratiques à l'unisson, se calment à l'unisson.

Je l'aime. Je l'aime comme jamais je ne pourrais aimer plus. Je sais.

Mon regard se baisse vers le sien au creux de mon épaule. Quand je veux lui dire, lui dire tout mon amour... mes pensées se figent.

Son regard... me prive de tous mes mots. Il est seulement elle, sans plus aucune barrière l'espace d'un instant.

Ce que j'y vois me capte et me bouleverse.

L'angoisse. Poignante. Dessinée dans les reflets fauve de son être.

Ignorée, réfutée, tue, elle vibre dans ses yeux sombres. Hier, demain, aujourd'hui. Les tresses du passée, l'inconnu de l'avenir en collision dans ce présent funambule. Et ces enjeux. Et ces craintes.

S'interroge-t-elle comme moi en pleine nuit ? Sur toutes ces barres placées trop haut ?

L'émotion serre ma poitrine, j'ai presque les larmes aux yeux quand je caresse doucement son visage et que je souris

« Ca ira... Je t'assure. »

Elle écoute mes paroles, ses yeux se froncent puis se troublent et elle plonge son visage plus loin dans notre étreinte.

Est-ce que ça pourrait être plus simple ? La vie est-elle plus simple ?

Je ferme les paupières. J'en sais rien. Surement pas.

***

Quelques minutes miraculeuses plus tard mon souffle finit par se transformer en soupir.

Il me reste à trouver quoi écrire sur ces foutues 30 pages à rendre pour demain.

Fin

*****

Évidemment, je ne pouvais pas conclure sans remercier la femme qui est la substance et l'âme de ces textes. Merci chérie. Merci pour ces épreuves qui m'ont fait découvrir qui je suis et ce que je ne suis pas. Merci d'aimer mes faiblesses aussi fort que mes forces. Malgré tout. Malgré moi. Merci aujourd'hui d'apaiser mon âme et mes blessures sans un mot.

Je suis fière de toi, de ton courage, de cette force que tu ne vois pas toujours même quand elle déplace des montagnes. Je t'ai connue perdue et indisciplinée sur les banc du lycée, aujourd'hui, lorsque je regarde mes élèves... je pense à nous. Chacun d'entre eux mérite autant de chance.

Je t'aime. Et oui, dépêche toi de revenir...

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Invité

Pffiouu .. quelle émotion .. quelle force .. un texte très touchant. Bravo. J'adore !

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Un talent dans l'écriture qui te fais passer les émotions, les sensations, à travers tes mots ...

Comme à chaque fois après la lecture d'un de tes textes, j'ai cette impression étrange d'ivresse des sens ...

Et c'est délicieux ... :oops:

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Les mots me fuient tellement c'est fort...

Je dirai donc simplement, Bravo !!

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Difficile de commenter tes textes, ils sont comme toi, passionnés, indomptables et intenses, terriblement intenses... Ces moments que tu as capturés sont époustouflants de réalité, ma réalité, mon rêve à tes côtés chaque jour bébé. Tu embrases mes sens, bouscules mon âme et fais battre la passion dans tout mon être. Je suis suspendue à l'idée de nouveau brûler dans tes bras, de partager ce feu qui n'appartient qu'à nous et que tu allumes d'un regard.

Merci pour ton talent, pour cette personne indescriptible que tu es. Merci de me rendre aussi heureuse.

Clara.

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Un commentaire qui respire l'objectivité chérie :grin: Merci :oops:

Merci aussi aux autres :)

Bonne journée à tous :)

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oh en effet difficile de commenter tellement les émotions ce bousculent.

Encore une fois je résumerai par un merci.

Merci pour toutes ces sensations que tu nous offres. De l'émotion, du déchirement, et une tension sexuelle au milieu de tout ça qui nous prend aussi corps et âme.

Merci jolie Naughty

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oh mais tout le plaisir est pour moi ;) hihi

et désolé, vraiment pour la faute énorme dans mon message, j'espère que ça n'a pas trop froissé l'moureuse de la langue que tu es (sans aucune arrière pensée bien sûr...^^)

En tout cas un gros :bisou: et dans une autre vie un :bisou5: hihi

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Magnifique suite pleine de tension.

J'ai lu ton texte d'une traite, comme crispée, aux aguets... difficile en fait de décrire les émotions ressentis à sa lecture.

Ce qui, sous la plume d'un autre, aurait pu n'être qu'un écrit sur un moment très sexe, devient bien plus sous la tienne. Tu y mets tant de choses, tant de ressentis et puis, cet amour toujours, dont tu parles si bien.

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Merci pour ton commentaire Fanie.

Je dois avouer avoir attendu tes mots, une mauvaise habitude sans doute. Merci pour cette sérénité qui peut me faire envisager d'autres pages :)

:bisou:

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Si ça peut vraiment te faire envisager d'autres pages, j'en suis ravie :)

:bisou:

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