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Mariveau

Orage au Cap Ferret

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L’été tirait à sa fin, en ce moi de septembre, Christine venait passer quelques jours au Cap Ferret, rejoindre son amant. Elle avait découvert la Côte d’Argent à travers les poèmes, les textes, les photos de cet homme.

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Elle lui avait dit vouloir découvrir cette région où « Les petits mouchoirs » avaient été tournés.

Christine était une superbe femme d’une quarantaine d’années, les tourments de sa vie n’avaient aucunement altéré sa beauté. Ses yeux étaient le prolongement des flots du Bassin d’Arcachon, au détour d’un banc de sable, d’une conche, d'une baïne, telles les eaux turquoise d’un lagon d’une ile des mers du Sud.

Ils s’étaient rencontrés au détour d’un tchat, puis dans un petit hôtel normand, où l’amour et la passion avaient tout emporté, se donnant l’un à l’autre.

Elle et lui avaient eu des parcours identiques, elles des amants, lui des maitresses, mais là tout était différent.

Il l’avait attendu sur le quai de la gare d’Arcachon, à la descente du TGV . Ils s’embrassèrent avec passion, ils montèrent dans un taxi et se dirigèrent vers le quartier du Moulleau.

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Là à la jetée chantée par Obispo, ils prirent une pinasse, traversant ainsi cette étendue marine, parsemée de bancs de sable, de parc à huitres. Ils laissèrent à leur droite l’Ile aux Oiseaux et débarquèrent à la Jetée de Bélisaire.

Il avait loué une petite maison traditionnelle de résinier d’où l’on pouvait voir le majestueux phare. C’était d’ailleurs une des passions de Christine, les phares.

Ils montèrent par un sentier bordés de Yuccas. Sur la Dune, entre pins droits ou penchés, ils avançaient selon les détours du chemin frayé pour les piétons. Plusieurs fois ils s’arrêtèrent pour admirer l’étendue marine, le havre du Bassin d’un coté et de l’autre la violence de l’Océan.

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La pente parsemée de pins et d’arbrisseaux dévalaient à leurs pieds ; et dans le bas étaient campées les toitures à doubles versants de tuile.

A mesure que la course du soleil se faisait plus haute, ma mate rutilante de l’argile s’affirmait au gai contraste de quelques frais feuillages dont les sommets étaient éclairés d’un jaune doré. Et la muraille de sable culminait tout au bord du village, comme une haute enceinte d’où s’épanche la sombre verdoyance des pins.

Tout près d’eux, le sable semé d’herbes plates, filandreuse, se renflait au pied des arbres branlants, sur les souches décrépites, tenaces comme des griffes ; et les branches de pins s’inclinaient devant eux en forme d’arcades grêles, qui faisaient des parasols naturels pour le spectateur, et un ramage rustique pour encadrer les perspectives marines. Et sur la nappe plane du grand Courant mirant le bleu de l’atmosphère, voguaient les voiles multicolores, depuis la plage courbe de l’Herbe jusqu’aux dunes fuyantes d’Arcachon et du Pyla.

Elle était heureuse de toutes les attentions de son amant. Ils étaient arrivés, Vincent posa sur la terrasse de caillebotis la valise de Christine. La tension était là, elle se libéra en un baiser passionné, sans attendre leurs bouches, leurs lèvres, leurs langues avaient décidaient de faire l’amour.

Ils ne se dirent rien, il défit le chemisier de Christine lui libérant sa poitrine, avec fougue ses lèvres s’emparèrent de ses pointes déjà dardée. Elle gémît son plaisir et lui soufflant dans l’oreille.

« Fais-moi l’amour, mon cœur, cela fait si longtemps »

Elle-même retira la chemise de son amant et lui dégrafa son jean alors que lui-même glissait sa main dans le short en jean de Christine. Elle ne portait aucun sous vêtements et il immisça en elle ses doigts lui arrachant un cri de plaisir. Elle lui mordit la commissure des lèvres et de ses ongles lui laboura de plaisir son dos.

Ils tombèrent au sol oubliant la dureté du bois et avec une sensuelle indécence, elle ouvrit ses jambes, offrant son sexe trempé aux assauts linguales et liptiques de son amant . Mais elle voulait plus, elle voulait le ressentir en elle et de sa main elle s’empara de sa verge tendue qu’elle conduisit à sa coupe.

« Prends moi, mon amour »

Il la pénétra avec douceur, ils furent emportés par ce tourbillon qu’ils avaient connu dans ce petit hôtel. Elle était heureuse, ils étaient réunis leurs corps ne faisant qu’un.

En contre bas dans les dunes, il y avait un petit village de pêcheurs, les bâtisses de même forme, à parois de planches, étaient alignées le long de ruelles tracés en ligne droite et larges de trois enjambées. Elles étaient édifiées sur un terre-plein bordé de sable, avec une ceinture de clayonnages battus par l’eau de marée haute.

Au rythme des flots, il allait et venait en elle. Leurs bouches s’aimaient autant que leurs corps, leurs cœurs leurs âmes.

Et comme la vague achevant la course sur la grève, en un râle puissant, il libéra son écume en elle, alors qu’elle cria sa jouissance de sentir à nouveau en elle, se répandre le liquide chaud de leur passion.

Ils restèrent longtemps enlacés.

Ils refirent encore et encore l’amour, ne s’interrompant que pour déguster des huitres, arrosée un Pessac-Léognan blanc du Domaine de Carbonieux.

La nuit fut une nuit de passion, de tendresse de sensualité.

Le matin elle fut réveillée par les baisers de son amant, et les caresses d’une rose. Sur la terrasse sur une petite table un petit déjeuner était dressé, face à la Pointe au Chevaux.

Il l’amena au phare, et lui fit découvrir sa région natale. Ils regagnèrent leur petit nid dans l’après midi.

Vincent ce mit à écrire sur la terrasse.

Comme ces journées de septembre, celle-ci avait été chaude et humide. C’était une de ces journées où l’on a envie que de se prélasser au soleil. Christine s’étendit sur une serviette de bain face à Vincent, laissant les rayons de soleil traversant la canopée des pins maritime lui faire l’amour.

Elle ne vit pas le ciel s’assombrir. D’épais nuages noirs s’amoncelaient envahissant sournoisement le ciel. Elle sentit soudain une brise chaude se lever annonciatrice de l’orage.

Elle respira à plein poumons pour se délecter de cet air parfumé. Elle aimait les orages et l’énergie qui s’en dégageait.

La brise forcit, le ciel se parsemait d’éclair, mais ils étaient encore loin sur l’océan.

Vincent regarda Christine, elle semblait vouloir rester dehors.

Les première gouttes de pluie se mire à tomber, et très vite, il plut avec force, rafraichissant l’air et mouillant son paréo, ses cheveux sa peau. Les pointes de ses seins, réveillées par cette fraicheur se durcirent. Lorsque le premier éclair fendit le ciel, elle était déjà trempée ses vêtements lui collant à la peau. L’odeur de pluie, d’herbe et de sable humide se mélangeaient.

Christine retira son paréo et commença à se rouler sur le sol comme enivrée par une excitation qui ne faisait que grandir.

Son amant la regardait avec envie, mais il voulait gouter du spectacle en voyeur, Christine ne le quittait pas du regard.

L’orage devenait de plus en plus fort, la pluie était une pluie presque tropicale, elle semblait envoutée par l’énergie que l’orage dispensait. Ses mains se mirent à parcourir son corps, avide de caresse et de douces tortures. Ses doigts s’arrêtèrent sur ses seins, pinçant leurs pointes dressées, mais ces caresses ne semblaient pas à nourrir son envie de plaisir. N’y tenant plus elle laissa ses mains s’aventurer jusqu’à son sexe avide de plaisir.

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Son excitation était si grande que le simple fait d’effleurer ses lèvres humide la fit vibrer. Ses doigts fouillèrent son sexe ruisselant et torturèrent son bourgeon d’amour. Elle fut envahie par une vague de plaisir fort, intense mais trop court.

L’orage devenait violent, elle était trempée, elle avait maintenant froid.

Vincent, était descendu la rejoindre et la couvrir d’une grande serviette.

Il l’amena à l’intérieur et l’entraina dans la salle de bains. Il ouvrit le robinet de la douche, l’eau chaude vint à couler sur le corps.

Vincent vint la rejoindre, avec des gestes doux, aimants, tendres, il lui lava son corps, ses cheveux. Ses caresses réveillèrent son excitation, et son sexe redevint moite. Elle entreprit de la laver ; Après l’avoir savonné et rincé, elle parcourut son corps de ses lèvres de sa langue. Le sexe dressé de son amant semblait appeler la bouche chaude et accueillante de Christine. S’agenouillant devant lui, elle agaça le bout de son membre avec sa langue, ce qui le fit frémir.

Elle reprit ses caresses, prenant le sexe de son amant maintenant à pleine bouche. Elle le fit aller et venir entre ses lèvres, le caressant avec sa langue et s’aidant de sa main.

Le souffle de son amant s’accélérait et son excitation montait alors qu’il lui caressait les cheveux.

Il allait atteindre le point de non retour, elle s’arrêta une nouvelle fois, le laissant sur sa faim.

Elle sortit de la douche, elle lui dit de faire attention de ne pas prendre la porte dans la figure comme lors de leur première rencontre. Ils rirent en s’essuyant mutuellement et se dirigèrent vars la chambre. Par la fenêtre on pouvait entendre et voir les éléments se déchainer.

Elle le poussa sur le lit étendant son corps sur lui. Ils s’embrassaient avec passion et gourmandises.

Christine faisait onduler son bassin, elle fit lentement entrer le sexe de son amant en elle, emplissant son ventre affamé.

Se redressant, elle accéléra le mouvement de va et vient de son sexe autour du sien. Les mains puissantes de Vincent enserraient ses hanches, dirigeant son bassin. Le plaisir de Christine montait de plus en plus vite. Elle gémit alors de plaisir s’effondrant sur son amant, parcouru de frissons.

Vincent l’embrassa doucement, comme pour la calmer, il l’a fit s’allonger sur le ventre, s’empara d’une fiole d’huile d’argan à la rose et commença un massage des plus sensuel, comme elle aimait tant recevoir de lui.

Il était assis sur ses cuisses, elle sentait la dureté de son désir.

Il l’a ramena à lui, elle était maintenant à quatre pattes, ses mains parcouraient son corps caressant ses seins, ses fesses, ses cuisses, ses hanches, sa nuque. Leurs souffles s’accélèrent, suivant une même progression. Puis le plaisir lui arracha un cri, lorsqu’ il la pénétra avec puissance, la foudre frappa.

« Prends-moi »

Dehors c’était le déluge, les éclairs parsemaient le ciel, elle aimait ses assauts, l’orage et leur étreinte atteignaient le paroxysme.

Elle hurla sa jouissance lorsqu’il ouvrit les porte de Sodome, elle adorait sentir la largeur de son pieu s’enfonçant en son intimité. La foudre frappa encore s’abattant sur un pin proche, elle cria son plaisir alors que dans un râle sourd il se répandit en son délicieux céans.

Épuisés, ils retombèrent sur le lit, et s’endormirent dans les bras l’un de l’autre.

Dehors la pluie avait cessé, l’orage s’éloignait vers Bordeaux. La nature avait repris son tintamarre nocturne.

Coté bassin on pouvait entendre le ressac des flots maintenant apaisés, coté océan, les flots grondaient encore.

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L’odeur de l’humus embaumait.

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Superbe voyage où tu nous convie, Mariveau!:) Et c'est joliment illustré.

Du résinier, c'est du pin? :???:

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le résinier est le nom local du gemmeur, celui qui récoltait la gemme(la résine du pin maritime)

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