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Lolita-X

Siegfried

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Je suis prête à tout pour faire partager ce que j'aime en art, et je mettais mis en tête d'emmener ce garçon à l'opéra.

Voici les quelques lignes écrites pour le convaincre.

Rendez-vous quelques minutes avant le début, devant les marches de l’Opéra.

Tu sais bien que pour ce genre d’occasion, je tiens à être habillée de façon particulièrement élégante. Peu importe le fait que plus personne ne soigne sa tenue pour aller à l’opéra, et que les places destinées aux étudiants soient au fin fond de la salle, je viendrais en tenue de soirée. Perchée sur des escarpins, gainée de fins bas noirs et vêtue, sous un long manteau entrouvert, d’une robe de dentelle, je t’attends, billets en main.

En te voyant traverser la foule, je souris. Tu as joué mon jeu, tu porte ton unique costume ! Comme à ton habitude tu t’approches de moi les yeux plantés dans les miens, sans un sourire et alors que nos corps se touchent presque, tu glisse une main dans mon manteau, enserre ma taille et me porte à tes lèvres pour un baiser trop langoureux pour n’être qu’un bonjour. Quand ton étreinte se relâche, je prends conscience du regard des autre spectateurs sur nous, petit couple d’étudiants trop bien habillés pour l’occasion et, comme toujours, bien trop démonstratifs. Tu lis mes pensées et me dis « tu es sublime ce soir, prépare toi à être regardée. » Je rougis, et détourne la conversation en te remerciant de m’accompagner : un opéra de 5h, en allemand, à des places tarifées super réduits, c’est une belle preuve d’amour quand on ne connait pas Wagner. Secrètement, j’espère que tu comprendras pourquoi c’est Siegfried que j’ai tenu à te faire écouter, l’histoire du valeureux imbécile qui découvre la peur en même temps que l’amour.

Une cigarette est grillée, partagée, puis tu prends mon bras pour me faire monter les marches. A l’intérieur, tu tiens ton rôle de gentleman et me débarrasse de mon manteau. Je sens ton regard vriller à la vue du décolleté de ma robe, dans mon dos. Je sais que tes yeux ont noté la courbe de mes fesses, mon absence de soutien-gorge et le satin de ma peau. Tes yeux noisette sont déjà plus foncés, teinte chocolat. J’ai fait mouche. Un regard mutin et un demi-sourire, puis je me tourne vers l’ouvreur pour lui donner nos billets. Nous sommes tout au fond du balcon, au paradis, pour l’instant seuls sur la toute dernière rangée. Impossible d’être plus loin de la scène dans cette salle, de vraies places d’étudiants fauchés !

Assise près toi, je remarque tes traits tirés, conséquence probable de notre dernière nuit, et ta barbe rasée spécialement pour cette soirée. Putain, ce que tu peux être beau !

La salle s’emplit dans un doux brouhaha, la place à ma gauche reste libre. Dans la fosse d’orchestre, les musiciens commencent à accorder leurs instruments. C’est ta première fois à l’opéra, et je repense à la mienne quelques années plutôt et à mes sanglots incontrôlables devant la Tosca de Verdi.

Le noir se fait, le silence le suit. Applaudissement du chef d’orchestre et la musique s’élève. Je serre ta main, j’espère que ça va te plaire et que tu comprendras pourquoi depuis que je t’aime, Siegfried est mon héros favoris. Je me laisse happer par les chants, profitant de ma connaissance avancée du livret pour ne pas lire les surtitres. Je sais bien que tu ne peux pas en faire autant. Ta tête tombe sur mon épaule, premier bâillement.

Merde, on a pas fini le premier mouvement et tu t’ennuis déjà !

Quelques minutes, après ton souffle s’est ralenti et ta tête est lourde contre moi. Dors mon amour, sinon les 4h45 restantes vont être une véritable torture.

Tu t’éveilles au bruit du marteau de Siegfried sur l’enclume. Tu as raté plus des trois-quarts du premier acte, mais maintenant que tu es éveillé et en forme, je sais que tu vas pouvoir apprécier la suite. Moi je suis, une fois encore, happée par le spectacle. Ce n’est qu’après de longues minutes que je m’aperçois que tu caresses la paume de ma main du bout de tes doigts, geste que j’ai appris à reconnaitre comme extrêmement suggestif. Caresse d’ouverture, prélude habituel à des heures de plaisir. Mais pas ce soir mon doux, mon beau ! Ce soir, le plaisir se tire de la scène, est accueilli par les yeux et les oreilles et monte sans contact physique !

Les caresses se durcissent, se transforment en massage. Je refuse de t’accorder mon attention, concentrée sur le chant final de l’acte. Lumières. Je récupère ma main pour applaudir, et tu pauses tes lèvres sur mon épaule nue, complètement indifférent à ce qu’il se passe sur scène. Frisson.

« On sort ? On boit du champ’ à l’Opéra, non ? » Je proteste, démens, t’assures que ce n’est pas dans nos moyens. Mais quelques secondes plus tard, nous trinquons au champagne. Je te raconte ce que tu as manqué, te donne mon avis sur la mise en scène, et te prépare à la suite de l’histoire. Tu ne m’écoutes pas, tu bouffes mes lèvres des yeux.

Sous ton regard, je rougis. Le rappel en salle sonne, je me tourne pour regagner notre porte mais tu me retiens par le bras. Tu m’attires vers toi, et me pousse contre le bar. Mes seins s’écrasent contre toi, ta bouche avale la mienne, tes mains sur mon dos nus, ta cuisse se fraye rapidement un chemin entre les miennes. Un grand frisson me parcours, mon ventre se noue. Le souffle coupé par la violence de ton baiser.

Puis soudainement tu me repousses, te dirige vers la porte. « On y retourne ? » dans un sourire. Tout le monde nous regarde. Je regagne ma place, la tête baissée et les joues rouges.

Noir, musique, levé de rideau. Je rate la première réplique. Merde, le deuxième acte a commencé et j’ai la tête ailleurs.

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Prélude intéressant, qui appelle un deuxième acte.

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D'abord je suis haureux d'apprendre que vous aimez Wagner et que vous connaissez Siegfried, opera que j'ai écouté des dizaines de fois quand j'étais adolescent. Le duo d'amour entre Siegfried et Brunhilde est une pure merveille...

Le contraste avec ce qui se passe sur scène et l'attitude de votre ami qui n'a d'yeux que pour vous est saisissant... Ce début est très réussi. Merci.

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Invité

N'aime pas trop Wagner mais j'aime beaucoup ce récit . La musique je la choisis et je réve avec tes mots . Merci à toi ça me manquait .

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Oh, mais merci beaucoup ! :)

C'est ma première publication, je suis un peu intimidée...

Je vous raconte le deuxième acte ?

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Invité

*M'installe , croise les bras et attends *

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C'est ma première publication, je suis un peu intimidée...

Je vous raconte le deuxième acte ?

Ne sois pas intimidée, ce que tu écris est très bien.

Et oui le deuxième acte serait bienvenu

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Je suis impatient de lire le second acte... La suite donc.

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Bien sûr !!

Moi, je suis prête pour le deuxième acte :)

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Deuxième acte, même face au dragon, Siefried continue de ne pas connaitre la peur.

Je m’agite sur mon siège. Je te regarde, tu fixes la scène mais tu affiches un grand sourire, fier. Tu connais bien l’effet que me font ces baisers fougueux et soudains. Tu sais ma frustration. Mais je ne jouerais pas ce soir, du moins pas dans cette salle. Je peux m’épargner quelques plaisirs volés pour du Wagner !

Je me penche, coudes sur les genoux et menton dans les mains. Je ferme les yeux quelques secondes, me concentre sur ma musique et la voix du baryton. Je chasse ton baiser de mon esprit. Je frissonne quand les violoncelles s’élèvent. Et pourtant, la chaleur qui se repend dans mon corps ne vient pas de mes oreilles mais du bas de mon dos, nu, où tes doigts glissent. Après quelques arabesques, en rythme avec le premier violon, tes doigts se perdent dans ma nuque. Frôlement délicieux. Je ferme les yeux, tout mon corps est à l’écoute de tes doigts, et je tente de maintenir ma tête à celle de l’orchestre. Tes doigts se glissent dans mes cheveux, savamment relevé en chignon. Tu me connais si bien, c’est de la triche !

Retour contre le dossier de mon fauteuil, je te refuse l’accès à mon dos. Sans aucune hésitation, tu pose ta main sur ma cuisse, contre l’ourlet de ma robe. La pression de tes doigts me fait frémir. Ta main glisse vers l’intérieure de ma cuisse et imperceptiblement, remonte. Ton mouvement est si lent que plusieurs mesures s’égrainent avant que tu attiennes la jarretière de mes bas. Alors que la voix de basse de Fafner résonne dans la salle, je sens tes doigts suivre cette jarretière, la pénétrer de quelques millimètres, comme interrogatifs : est-ce bien des bas de nous sentons la ? Je suis perdue, j’adore te troubler, mais j’aime tant cet opéra...

Un « Laisse-moi voir tes bas » presque plaintif est murmuré dans mon oreille. « Non idiot, regarde la scène ! ». Tu fais peu de cas de ma réponse et tu remonte doucement ma robe jusqu’à laisser apparaitre ma culotte de dentelle noire. Il fait si sombre, je suis certaine que tu ne vois rien. Et pourtant je sens ton souffle, une longue expiration contre mon cou. Sur scène, le combat entre Siegfried et le dragon s’engage.

Tu rabaisses ma jupe, laisse sagement une main sur mon genoux et t’enfonce dans ton siège. Vas-tu t’intéresser aux chants ?

«- Je te déconcentre, tu m’en veux ?

-… non. Mais tu devrais écouter, c’est si beau ! ».

Des coulisses s’élèvent une voix de soprano. Merde, déjà le chant de l’oiseau ! Le dragon est mort, je n’en ai rien vu. Oui, tu me déconcentre… Mais le contraste entre de la voix de basse, encore imprimée dans mes tympans et ce gazouillis féminin fonctionne à merveille. Je ferme les yeux pour me laisser porter, encore une fois, par la musique. Et brusquement, sans prévenir et dans un mouvement rapide, tu places tes doigts contre mon sexe, la dentelle comme mince dernier rempart contre tes assauts. Je sursaute et murmure « Qu’est-ce que tu fou ? » « Fait moi confiance, et concentre toi sur la musique ».

Les cercles légers de tes doigts contre mon clitoris ont déjà commencés, faisant mourir une autre protestation sur mes lèvres. Mon ventre se noue, et déjà mon souffle s’accélère.

Je suis crispée, des gens nous entourent, nous sommes à l’Opéra !

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Pas très sensible à l'opéra cet ami à ce que je vois, mais à d'autres charmes plus concrets... Dommage pour la musique et toi aussi tu vas succomber ?...

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Invité

Hé hé il compte les mesures . Tend les cordes sensibles ^^

Merci c'est trés brrrrrrrr .

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Deux très beaux actes

Vivement l'acte 3

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"Je suis crispée, des gens nous entourent, nous sommes à l’Opéra !"

Mmmm !!!

Plus qu'à attendre le dernier acte !!

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Guest jeanmimel

si je fais confiance à ce que je pense, dans quelques instand, ton corps va vibrer sous l'influence de la musique et la chaleur de ses caresses ....

trés sensuel tout ça, j'adore..

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un vrai plaisir, cette dualité entre 2 plaisirs...

vivement le 3e acte !!

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Pas de suite ?

Pourtant, Hagen trépigne d'impatience de monter sur scène...

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Pas de suite ?

Pourtant, Hagen trépigne d'impatience de monter sur scène...

 

Et puis deux actes, ça laisse toujours une impression d'inachevé ;)

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