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mllecigarettes

Le sommeil lourd et profond des animaux.

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Ma première histoire publiée ici. Soyez indulgents. C'est la première partie, en espérant que ça vous plaise. Bonne lecture à tous et toutes.

PARTIE 1

Il est 22h30. J'ai 32 ans et je suis avec des collègues de travail dans un bar. La musique se fait entendre mais on arrive à s'écouter sans devoir hurler. On discute “l'après-travail”, les verres se vident, les cigarettes se consument. Ils savent qui je suis, mon caractère. Un caractère trempé qui tranche avec le physique fragile, fin, élancé. Blonde, des manières parfois délicates qui se conjuguent avec d'autres qui manquent de tact. Tour à tour, fragile ou forte. Un iceberg ou un volcan. Des grands yeux pouvant être tristes, doux ou instinctifs. Qui scrutent, vous percent.

En discutant, je parcours les visages dans ce bar. Sans faire attention. Il fait sombre, les lumières tournent. Je continue de discuter, calmement. Puis je le vois. Là, tout au loin, tournant le dos au comptoir parlant vaguement avec un ami qui, lui, est accoudé. Je le vois et pourtant ce sont ses yeux plantés dans les miens et moi qui le fixe. J'en reviens pas. J'ai juste lâché la conversation et je reste médusée. Sans voix, feu aux joues. J'ai l'impression qu'on se sonde l'âme mutuellement. Le monde s'écroule. J'en ai la tête qui tourne vaguement. Un coup de foudre ? Une envie suprême ? Evidente, incontournable, irrémédiable. Il est là, il continue de me regarder droit dans les yeux sans plus adresser un seul mot à son ami. Moi, je sais juste que je le veux.

Je balance mon regard vers la sortie, lui faire comprendre qu'on a sans doute deux mots à se dire. Il a compris.

Entre temps, mes collègues me demandent si tout va bien. Je répond furtivement, de façon floue. "Oui, ça va, j'ai un truc à faire, j'arrive."

Je me lève, j'ai le pas décidé. En pilote automatique. Je marche avec assurance vers la sortie, je sors, il est là. Il fait froid, je suis en robe mais je ne sens rien. Je vois juste la buée du souffle quand je respire. Et ses yeux, comme de l'eau. De fer. Une couleur bleue et glaciale qui contraste avec son regard doux, presque triste. Je regarde ses yeux comme si j'avais 5 ans devant un sapin de noël dont on vient d'allumer les lampions.

J'entame la conversation :

- "Je ne sais pas ce qui me prend, je me reconnais pas."

- "Je ne sais pas non plus ce que j'ai." Il sourit légèrement, de façon un peu amusée. Il a le souffle irrégulier. Celui qu'on essaye vainement de contrôler quand on se sent submergé et qu'on a un peu froid. Il continue de me regarder dans les yeux, j'en fais de même. Il a l'air de s'attendre à tout et disponible. Prêt.

- "Vous avez une copine ? Oui, vous avez une copine, je parie." Je suis stressée, je fais les questions-réponses, ne pas trop vite s'emballer. ça me semble trop beau pour être vrai.

- "Pas pour l'instant, non." Je note. Grave dans ma mémoire. Belle nouvelle.

Cela dit, je reste convaincue d'une chose affreuse qui doit être découverte au plus vite. Je me sens toujours un peu maudite. J'aime pas rêver sans voir le mur vers lequel je fonce. Je continue, sans réserve, à poser les questions les plus affreuses qui me viennent à l'esprit... Sûre qu'il répondra oui à l'une d'entre elles. Que je pourrai, dès lors, tranquillement retourner auprès de mes collègues et noyer la triste réalité devenue quasi habituelle. Eternelle insatisfaite.

-"Vous vous shootez ?" -Non.

-"Vous frappez les femmes ?" - Non. Il sourit vraiment. Il cerne l'angoisse, la fille qui n'y croit pas, tellement elle a peur qu'on lui foute sa suprise en l'air.

- "Vous jouez au poker en ligne toute la nuit, hein, c'est ça ?" - Non. Il rit. Il me regarde, fille pétrie d'angoisse et d'envie, qui ne sait plus se mesurer. Où tout sort de sa bouche, de façon incontrôlable.

- "Pas possible". Je le regarde pendant qu'il rigole, mi sourire mi-honteuse, je lui dis que ce n'est pas très drôle.

Je tente la dernière question la douteuse possible, la plus idiote et de mauvais goût au monde. Autant y aller à fond :

- "Bon alors, vous aimez les trucs sexuels avec les animaux, c'est ça ?"

Il continue de me regarder, de me bouffer des yeux, esquisse un très léger sourire rapide, puis reste quasi impassible et me sort avec tout son aplomb :

- "Non, non non. Mais je peux aimer certaines choses un peu animales ou bestiales mais seulement dans certaines circonstances et avec certaines personnes."

Voila, il s'arrête net. Son regard toujours planté dans le mien, mesurant tout son effet. Implacable, pas gêné, assumé. Ni trop, ni trop peu. Qui dirait presque: "Envoyé dans le mille. A toi de savourer, chérie. Vas-y, je te regarde." Mais pas un mot. Un silence de dingue, qui hurle dans les entrailles.

Moi ? Moi je me dis qu'un shoot d'héroïne ne peut pas faire mieux ou doit ressembler à ça. Il explose juste dans le milieu de ma tête, prend tout l'espace, se déploie dans de longues vagues voluptueuses. J'ai le regard qui se trouble, mon point fixe, c'est lui.

-"Je prend ma veste et on s'en va?"

-"Va prendre ta veste, je prend la mienne."

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Guest jeanmimel

Alors vivement la suite, j'adore le début...

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Guest Tendre émoi

Très réussi pour un premier récit !

L'ambiance y est, le décor est posé...

La suite !

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Guest Titelilie

Un joli début qui promet une belle suite... Pas besoin d'indulgence hein ;)

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Guest Maitresteeve

Et bien pour une 1ere c est un coup de Maître.(ok elle était facile). Bienvenue dans la lumière de ce forum. Ne restez plus caché, on attend la suite ...de suite....au plaisir.

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Wow. Merci pour les compliments, vraiment !

PARTIE 2

On rentre, on part chacun de son côté, rassembler nos affaires. J'arrive à ma table. Les collègues me demandent ce que je fabrique. Je dis que j'en sais rien, qu'ils ne s'inquiètent surtout pas, que je dois partir. Le tout en mettant ma veste sur mes épaules. J'embrasse tout le monde. Une collègue qui a tout compris me glisse à l'oreille: "Fonce. Il te dévorait des yeux au bar."

Je sors, il est là. Il attrape ma main. Je dis rien. On marche, je ne demande rien. Je le regarde, j'adapte mon pas sur le sien qui est pressé. Il regarde les cafés, il en cherche un qui est calme. Ses cheveux sont noirs, bouclent un peu. Sa main, c'est une vraie main. Elle est rassurante et douce mais empoigne toute la mienne, si frêle. Il me fait presque courir. Il a quelques grains de beauté sur le visage. On entre dans un café, on fonce sur une banquette. Assis l'un à côté de l'autre, tournés face à face. Presque tout contre, déjà. Le serveur arrive, on demande deux verres de vin rouge. Le serveur repart avec notre commande. Trêve.

Je le regarde. Tout son visage est sensuel. Des lèvres pleines, rosées. Ces grains de beauté, sur les joues. Ses joues qui ne sont pas creuses. Un visage doux. La peau laiteuse. Le vif de ses yeux. Il y a quelque chose de féminin dans ses traits, son aspect du visage. Il n'y a que ses yeux qui tranchent du reste. Ou peut être que ce sont eux, ces cils noirs qui donnent du velour.

Il a un pull ample, laine, grosse maille. Le genre de pull qui donne envie de se blottir tout contre. Plus que le pull, j'aime le fait qu'il ait choisi celui-là. Les verres arrivent. On ne dit rien, on ne trinque pas, on boit notre gorgée en se regardant. On prend le temps, on essaye d'atterir, de profiter.

Je touche son pull du bout des doigts. Une de ses mains me carresse doucement les cheveux, près de l'oreille. Il est près de moi, face à moi, je sens son regard fixe et j'entends sa respiration. Moi, je suis entrain de fondre comme neige au soleil. Il me demande mon nom et le répète pour lui même. Je lui demande le sien et il me répond. Ses doigts finissent par effleurer ma joue. Je ferme les yeux, mon coeur va rendre l'âme. Je sens sa paume. Toute sa paume chaude qui enveloppe ma joue. Passe sa main derrière ma nuque en m'attirant vers lui et pose ma tête sur son torse, contre son pull. J'enfouis mon nez dedans, entre ses bras. En fait, je m'enivre. L'ivresse, je la respire. Le vin, en comparaison, fait office de grenadine. Et c'est chaud, calme, doux. Son odeur me tue, doucement. Je la respire à pleine narine comme d'autres respirent de l'essence pour se brouiller l'esprit. Moi, je sens son nez dans mes cheveux. Je m'agrippe doucement à son pull, relève légèrement la tête. Il me regarde. Je dois avoir un regard qui implore ou embué d'amour. Mes petits poings sont serrés à son pull. Il me regarde, il a compris. . Il pose ses deux paumes sur mes joues, porte littéralement tout mon visage entre ses mains et dépose un baiser, lentement. La définition de la douceur est au bord des lèvres. Un baiser humide, doux mais plein. Moi, je sens mon âme qui se fend en deux. La moitié doit sans doute s'évaporer dans l'air et partir le rejoindre.

Il me dit qu'il n'habite pas loin. On vide nos verres, on prend nos affaires, on s'en va. On monte dans sa voiture, il fait froid. On ne parle pas beaucoup, on n'en ressent pas le besoin. Ne reste que ce silence entendu entre nous, un accord qui s'affranchit des mots. Pendant le trajet, je le regarde furtivement en me demandant à quoi il pense. Il semble sûr de lui, fonçant tout droit vers un objectif. Moi, je sens le désir présent comme si une troisième personne était avec nous. Il met sa main près de ma cuisse, ne me brusque pas. Je la prend, je comprend ce qu'il veut. Je la pose sur ma cuisse. Il me jette un regard dans le fond de mes yeux tout en appuiant son geste. Je garde ma main sur la sienne qui me caresse doucement. C'est une main pesante, qui existe sans trop en faire. Je suis à lui.

On arrive devant chez lui. Un immeuble, il a un appartement. On entre. Habite au deuxième. Volée d'escaliers. On monte, je le précède. Je sens sa main dans mon dos, posée. Ce garçon n'est pas très bavard mais il sait se rendre présent, ne se fait jamais oublier. On arrive devant sa porte, trouve les clés. Il ouvre. Il me fait rentrer la première en m'attrapant par la hanche. Son souffle dans mon cou. Sa main se pose sur mon ventre. Il est derrière moi, on avance dans le petit hall, on arrive dans le salon. Il me laisse pour allumer les lampes, bouge comme un félin, avec grâce. Lumières douces. Chez lui, c'est chaleureux, simple, pas de saloperies pour prouver quoi que ce soit. Il allume la dernière lampe, me regarde plantée au milieu de la pièce. Franchement, sans détour, il me déshabille du regard. Il prend le temps de bien me regarder. Puis, il marche vers moi et m'enlace fermement. Se colle contre moi, me colle contre lui. Sa main dans le bas de mon dos qui appuie délicieusement, l'autre sur ma nuque. Il m'embrasse, c'est langoureux, lent, profond, joueur, dominant. Mes jambes vont me lâcher. Je m'accroche au col de son pull. Il appuie son bassin contre le mien et son désir contre mon bas ventre. On arrête de s'embrasser, il a son front posé contre le mien, me regarde, me dévore des yeux et son souffle me fait perdre le mien. Un souffle animal. Le fauve se présente.

Il se remet à m'embrasser, à pleine bouche. En profondeur, goûte tout l'intérieur. Sa langue se fait furie, fouilleuse, comme si il allait chercher un truc au fond de moi. Un truc dont je n'ai pas vraiment conscience moi-même, que lui seul soupçonne et qu'il faut me révéler au plus vite. Je me sers contre lui, je veux que sa peau devienne la mienne, qu'elle fonde sur moi. Sa bouche descend dans mon cou. Sa langue, ses lèvres, ses dents, son souffle chaud, tout le long. Mes mains sont dans ses cheveux, mes ongles dans sa nuque. Je veux qu'il me mange.

Sa main qui passe sur le tissu de ma robe, pince le bout du sein. Avoir des petits seins et ne pas être obligée de porter un soutien gorge, ça a ses avantages. Je m'en félicite dans le pincement, tellement c'est bon, suprême. Son autre main est descendue, par dessous la robe, agrippe une fesse. Il la pétri avec sa force d'homme, doucement, à lui, me serrant un peu plus autant que possible contre lui. Volupté. Un homme qui n'a pas peur des femmes, qui les aime, qui les dévore. Les fait sienne.

Il me porte un peu, me guide vers la table à manger. Pose mes fesses dessus. S'allonge presque sur moi en me roulant une pelle mémorable. Mes jambes sont jetées autour de sa taille. Sa main dans mon dos, descend la tirette de ma robe, abaisse le tissu et empoigne mes seins, là. Grandes mains, petits seins, mon bonheur est immense. Il pince chaque téton entre l'index et le pouce. Je sens ma cambrure qui s'accentue, dans le prolongement du réflexe, je m'allonge. Lui, il vient me manger. Fait ripaille de toute ma poitrine. Mordre, sucer, coups de langue. Empoigne toujours, respire entre les seins, renifle. Si je sens comme il me veut ? Oui.

Moi, allongée, j'en fini pas de me cambrer. De creuser l'espace entre la table et le bas de mon dos. Je me fais chatte, féline, littéralement. De la pointe des cheveux jusqu'au bout de mes orteils, mes hormones circulent à toute vitesse, transpirent dans l'air. Mes jambes qui se frottent contre lui. L'amour avec des pâquerettes, de la douceur jusqu'à l'écoeurement, ça n'a jamais vraiment été mon style. Faut poivrer tout ça, griffer, se sentir en vie et bouillonant. Mon moi profond, il est sur cette table, je ne sais plus comment je m'appelle.

Je me relève un peu, attrape sa nuque, l'embrasse, glisse ma langue dans sa bouche. M'enroule autour de sa langue, caresse la sienne, mordille ses lèvres, y retourne, lappe ses lèvres du bout de la langue, encore, dévore. Pendant ce temps, j'enlève son pull. Mes mains qui entourent son cou, j'y colle ma bouche. En bas du cou, remonte de mes lèvres et de ma langue jusque la pomme d'Adam. Oui, comme si c'était son sexe. Mord dans ses trapèzes. Mordille doucement, tète, mes mains dans son dos. Je me colle contre lui, me love, le nez sur son torse. J'embrasse, lèche, je goûte la peau, je le tiens à moi. J'attrappe ses tétons à lui. Chacun à leur tour. Je prend le temps de déguster. Ses mains dans mes cheveux, mes cheveux qui deviennent pagaille. Mes jambes serrées autour de lui. Mes mains qui descendent, défont la ceinture, font glisser tous les tissus d'en bas. Ses fesses que je presse à pleines mains. Oui, je veux le sentir contre moi, je veux la sentir tendue contre mon antre. Sentir toute sa droiture et sa chaleur. Son envie infaillible devant moi. La prendre dans ma main, effleurer du bout des doigts, des papillons qui virevoltent tout le long, empoigner tout son désir. Monter descendre, comme mon coeur qui bat. Qui s'emballe.

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Guest Tendre émoi

C'est très sensuel, animal, on retrouve bien le titre du sujet...

Bref, j'aime !

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Que dire ?

Une écriture fluide, agréable à lire, érotique.

Et un style qui me plaît beaucoup.

Bravo !!

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PARTIE 3 (FIN)

Ecouter les gémissements, les grognements, son bassin qui bouge tout seul pour venir dans le creux de ma main. Devenir humide. Pendant que je l'embrasse, ma bouche soudée à la sienne. Il se retire, fais un pas en arrière, fini d'enlever ses fringues. Nu, devant moi. Souffle irrégulier, féroce. M'attrape les hanches, les bords de la petite culotte qu'il fait glisser le long de mes jambes. Passe une main sur le bas de mon ventre. Regarde, admire ce qu'il va prendre, ce qui lui est dû. Enlève ma robe, qui tombe aussi sec. Il prend une chaise, s'assoit, le visage devant mon intimité humide, hume l' odeur de désir plein les narines.

M'écarte amplement les cuisses comme on se met à table, prêt à dîner. Passe du bout des doigts tout le long, furtivement, comme un vol de feuilles mortes. Donne un baiser sur le duvet et ouvre franchement de ses doigts, colle sa bouche dans mes plis, fait rouler ma chair tendre sur sa langue. Râle de plaisir, je me laisse tomber sur le dos, ma main dans ses cheveux. Mange, aspire, lape, suce le clitoris, mordille, fouille l'intérieur, bruits de succion, de mouillé. Moi, je me dandine, gigote du bassin, lui continue de plaquer sa bouche en me maintenant bien les cuisses dans ses mains. La pression de ses mains, sa force dans les paumes, fermement. La douceur, la chaleur de sa bouche, sa langue qui valse. Il boit, liqueur féminine dans la gorge du mâle.

Ses doigts viennent à l'entrée, tournent autour, prêts à s'enfoncer. Titille le clitoris du bout de la langue, aspire et enfonce ses doigts. Brûlure de plaisir. Il me tient, là, dans sa main. Se redresse, goûte encore les noisettes de mes seins, mord dans mon cou. Cambrée, il accélère son mouvement, virile, son pouce qui agace un peu le bourgeon. Je mouille, trempée, la pose doit être assez obscène. En fait, la scène entière. Incontrôlable vertige, saut de haute voltige, il va me faire voler. Haut, très haut. Je mets ma main sur celle qui me fait décoller, l'embrasse avec fureur, le chaud d'en bas doit s'exprimer dans le fond de ma bouche. Gémissements, grognements primitifs. Je retire sa main, me jette à son cou. Je le veux en moi. Je veux qu'il me fasse l'amour, je veux qu'il me baise, qu'il me prenne. Qu'il fasse ce que bon lui semble mais je veux sentir toute sa vigueur en moi, sans ménagement, sans retenue. Qu'il m'aime jusqu'à s'oublier, se donne dans mes tréfonds. Clairement, qu'il tapisse mon âme comme on marque son territoire.

Me prend dans ses bras, me porte. Sexes chauds, mouillés, qui se frottent. Font connaissance, s'apprécient. Contre un mur, il bouge sur moi, je coule sur lui. Nos langues qui se touchent furtivement, par à-coups, on plonge dans le bestiale. Fin des politesses en tout genre, de bienséance. On s'oublie. Le cerveau atteint le stade nul de la civilité. Nous redevenons aussi animal que l'on peut être. Mâle et femelle se cherchent, s'apprivoisent. Se donnent. C'est cru, sensuel. Les codes bon chic bon genre à la poubelle.

Me transporte jusqu'au lit, je m'allonge sur le dos, les cuisses écartées, relevées. Offerte pour lui, je l'attends. Lui, agenouillé devant moi, sa queue bien droite, forte. Ses mains sur mes genoux qui me maintiennent écartelée, béante. Me fixe droit dans les yeux, lueur sauvage. S'enfonce d'un coup de rein, profondément, tape presque dans le fond. Je grogne. Reste cambré en moi, m'habitue. Se retire doucement presque jusqu'au bout, attend un instant, revient au fond de moi dans un mouvement ample, profond et doux. Me possède, je gémis. S'affale sur moi, un bras sous ma nuque, une main sous mon épaule qui s'agrippe. Sa bouche près de mon oreille, commence ses ondulations, lentes et profondes vagues d'amour. Investi les lieux, emménage. Au dehors, au dedans. Mes mains dans ses cheveux.

Me susurre dans le creux de l'oreille : « Je bande pour toi. Prend tout ce que je te donne. »

Sa langue qui s'engouffre dans ma bouche, accélère son mouvement, se redresse sur ses deux bras, mes mains descendent sur ses fesses et empoignent, il y va généreusement. Les sons qui habitent mes entrailles sortent de la tombe de ma bouche, féminins, vulgaires, bruits de claquements. Ses râles graves, à lui, surgissent de sa gorge. Se calme, mouvements circulaires de son bassin écrasé contre moi. Je crois crever de bonheur sur place. Son pubis contre le mien, qui s'y frotte, ses testicules écrasées, pleines contre mes fesses. Le monde des hommes qui rentre en moi. J'inonde.

Il ressort, s'agenouille, son visage plonge entre mes cuisses. Me bouffe. Ses mains qui compressent mes seins à la limite de la douleur, pincent. On dirait un petit chat affamé qui tète, pétri, s'abreuve du plaisir de l'autre. Ronronne, gémis. Moi, j'en peux plus de me donner, bras ouverts, jambes ouvertes. A ma mort, je veux me réincarner dans un plat qu'on aime manger. Il remonte tout le long de mon corps avec sa langue, mord un de mes seins avec tendresse, m'embrasse. Je me goûte, communion.

Je le retourne, me mets sur lui, ma chatte contre sa queue, je me frotte avec frénésie. Il me tient fermement les hanches. Passent ses mains sur mon visage, je mord et lèche ses doigts, je ne sais plus ce que je préfère. Me roule encore une pelle, s'enfonce en moi. Je glisse, me tiens droite sur lui, le laisse aller aussi loin que possible. Tourne en rond, droite, gauche. Monte, descend. Les yeux clos, je le sens en moi. Tète mes seins, je bouge plus vite, écrase sa bouche contre ma poitrine. Je me cramponne, j'accélère. Son bassin me rejoint dans le rythme, m'appuie sur les pectoraux, ça claque dans la pièce. En bas, c'est trempé. Ça monte, ça monte, ça monte. Je perd le contrôle.

- « Baise-moi, prend-moi fort. Ne me ménage plus. » Suppliante, faussement autoritaire.

Empoigne mes hanches, lève son bassin, je me cambre et il y va à grands coups. Grogne un savoureux « salope » entre ses dents, cogne à toute vitesse. Il me baise royalement. Mon orgasme grimpe, fait de l'escalade. Atteint point de non retour, me crispe, dernier cambrement de l'enfer, mon cri est rauque. Encore quelques grands coups, et fini par me marquer brutalement au fer rouge au plus profond de moi. Se déverse, râle masculin, chaleur qui se répand. Plénitude. On s'effondre.

Ventre contre ventre, spasmes, sueurs. Les corps chauds, alanguis qui s'épousent, rosée de la peau. Baiser de tendresse, de fatigue, en nage. D'amour.

Le sommeil lourd et profond des animaux.

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Je confirme ce que j'ai dit plus haut !

Et J'aime (comme je ne peux plus liker !!!)

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Pour un premier récit, c'est vraiment très réussi. Ce texte est parfaitement bien écrit. Cela sonne vrai, du vécu. C'est à la fois précis et très sensuel. Félicitation...

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Guest Maitresteeve

C est beau, c est bien écrit, y a du rythme, et tu nous emportes au cœur de l action, là où elle est la plus intime.....(et l utilisation du présent y est pour beaucoup)

Au plaisir de vous lire à nouveau

MS

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Guest Tendre émoi

Je confirme ce qui est déjà écrit !

C'est vraiment très sensuel, riche en détail, vivant, intense...

J'aime beaucoup, et gourmand j'en redemande !

Tu peux nous resservir de tels mets délicieux !

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Merci, merci, merci pour tous ces beaux compliments ! Je trouve mon plaisir dans le vôtre !

Si mes récits vous en apportent, alors vraiment, c'est parfait !

MERCI à tous !

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J'aime ton style percutant.

Ton récit garde une empreinte de douceur ,de sensualité et de partage...même dans les mots les plus directs.

J'ai aimé te lire...et te relire! :)

Merci.

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J'ai été captivé par ce que tu écris.

Jattends la suite avec impatience

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Ces phrases trés courtes, alternées à celles un peu plus longues, un vrai délice.

Ton style rythmé et entrainant rend certains mots directs, avec lesquels j'ai un peu de mal,plus accessibles. Du coup, ça passe mieux.

T'es vraiment douée, je confirme, et tu sais manier les mots.

Bravo, une fois de plus.

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J'ai beaucoup aimé !!!

Pour un premier essai, vraiment bravo !!! Surtout n'hésite pas, continue sur ta lancée !!

Merci !!

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Ton récit haché, brûlant, puissant, nous emporte dans ton plaisir.

Merci pour toute cette émotion, qui ne peux que culminer dans un puissant orgasme à la mesure de cet abandon total et bestial. Mais si bon...

Bravo.

Je vais cesser d'écrire, la concurrence devient trop rude...

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