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Mariveau

La jetée

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Le soir, sous la galerie de l’auberge, nous attendons la tombée de la nuit pour rejoindre notre chambre.

Sur l’obscur amas de feuillages, vers l’occident, les derniers reflets du ciel s’étalent en fond de décor.

Au déclin de la lumière, le nacarat et le blond doré s’effacent derrière une brume mauve qui couvre l’horizon et qui imprègne de rose l’azur pâli raréfié par l’obscurité naissante .

Tu es là, devant moi regardant la mer, tu es si belle , sous ta robe je devine tes formes, la courbure de tes reins, tes hanches aux lignes si douce, tes seins dont les pointes se dardent sous l’effet conjoint de la fraicheur de ce mois de septembre et du frottement du tissu.

Tu as enlevé tes talons haut et pieds nus, tu fais des pas de danses sur la jetée, ton corps ondule, tu es sublime.

Les souffles du soir circulent entre le littoral et l’eau ; ils propagent les parfums des bruyères en fleurs , l’émanation de la résine que la fraicheur nocturne condense au sein de la forêt et abandonne aux reflux aériens.

Tu reviens vers moi, tu m’embrasses avec fougue, je te prends dans mes bras, te serre contre mon torse, nos bouches s’entrouvrent, nous langues se mêlent . Mes mains effleurent chaque parcelle de ton corps. Tu me repousse et tu avance sur la jetée.

« Viens ! »

Je te suis, tu danses devant moi. J’ai envie de toi.

Puis la nuit s’allonge graduellement son voile sombre et enveloppe peu à peu tout le ciel ; elle couvre les objets de sa pénétrante immobilité, et semble combler les vides qui les séparent. Et bientôt une dernière lueur cendrée subsiste seule au couchant.

Tu laisses glisser ta robe, offrant ta sublime nudité aux rayons de l’astre de la nuit, diffusant sur les flots sa lumière diaphane. Au loin le phare du Cap Ferret projette ses éclats lumineux , plus loin on vois les lueurs d’Arcachon.

Tu sembles faire l’amour à la nuit, j’ai envie de toi.

Nous aspirons les vapeurs végétales exhalées par la douce atmosphère du soir, tandis qu’autour de nous, l’ombre devenue opaque assombrît les voûtes de feuillages, le dessous de la toiture, et nous maintenant à peine nous apercevoir à quelques pas l’un de l’autre.

« Allons nager »

Je retire mes vêtements et nous nous glissons dans les flots.

Tu t’approches de moi, tourne autour de moi, tu nages lascivement, je suis jaloux des flots qui te caressent. Je m'approche et nous nous embrassons bouche contre bouche tournoyant dans les vagues.

Tu sens mon désir, entoure tes bras autour de mon cou et vient empaler ton divin sexe sur mon glaive. Tes jambes enserrent mes hanches. Ton sexe humide et chaud enserre le mien tout en jouant des vagues pour aller et venir sur moi.

Je te prends dans mes bras et toujours enlacé en un seul corps je sors de l'eau, et je l'étends sur le sable, m'enfonçant plus profondément en elle. Je vais et viens en elle, lui arrachant des gémissements.

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Je me retire délicatement, Tes genoux sont légèrement remontés, Tes cuisses s'ouvrent , Tes mains commencent un balai ton sexe. Je plonge mon visage et mes lèvres, ma langue t’accompagnent dans cette danse. Tu gémis, ton souffle s'accélère.

Tu te cambres, tu es possédée par un orgasme profond. Je m'allonge à tes cotés et entreprend de te caresser, tu te redresse et tes mains s'emparent de mon sexe et tu entames un va et vient qui me met au supplice. Puis ton visage s'approche de ma lance et de ses lèvres , tu déposes un baiser sur mon gland. Puis comme un fourreau ta bouche s'empare de mon membre, tu joue au rythme des vagues .

Tu sens mon envie, et tu en joues. Tes lèvres enserrent la base de mon gland. Ta langue glisse sur LA fine peau de mon membre parvenu à la limite de l'explosion.

Tu me repousse, et vient à nouveau t’empaler sur moi, ta croupe danse sur mon sexe, je caresse tes seins, je me redresse pour les suçoter, tu gémis. Tu te retires une nouvelle fois pour t'empaler à nouveau me présentant ton dos. Tu danses sur moi offrant ton corps à la Lune.

Tu te retires encore une et me présente ta croupe, appuyée sur les coudes, tu me laisse prendre tes hanches, puis j'introduis ma lance dans ton vagin chaud. Des gouttes de sueur, mêlées aux gouttelettes salées de la mer brillent sous l'action des rayons lunaires, dans le creux de tes reins.

J'entame une sarabande endiablée allant et venant en toi. Je vois tes seins fermes ballotés par mes mouvements de plus en plus rapides , tu cambres encore plus ses reins.

Tu sens que je n'en puis plus, tu te redresses, plaques ton dos contre mon torse, tournes la tête, je comprime tes seins, nos lèvres se cherchent se trouvent et en un orgasme commun, nous crions notre jouissance, face au Bassin s'étalant devant nous.

Mon écume se répand en toi avec la puissance des vagues de l’océan.

Le grondement lointain de ce dernier parcourt l’ombre sereine du ciel, c’est le vague murmure de quelque conque énorme, ou bien la sourde rumeur qui se répand au loin.

Nous nous affalons. Nous restons encore l'un contre l'autre quelques instants. Je sens ton sexe se comprimer comme pour me retenir en toi.

Nous allons, à nouveau nous baigner et nous retournons à l'hôtel car nous avons tellement à partager

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