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joliette

Nuit de folies

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J'avais vingt ans à peine quand j'ai rencontré T. dans un bal. Petit mais vigoureux il avait un charme un peu canaille, du bagou, une bonne dose d'arrogance. Toujours vêtu d'une veste de cuir et de santiags de cow boy comme c'était la mode à l'époque.

Petite brunette tendre, rebelle, insolente et sensuelle déjà, je séduisais à tour de bras, tombant amoureuse de tout mon cœur pour deux jours ou un mois, recherchant la tendresse dans des bras accueillants et découvrant avec bonheur la sexualité.

Je rencontrais donc T. et en tombait très vite amoureuse, au terme d'une soirée où défilait les slows. Ses lèvres sur mon cou, ses mains sur ma taille me brulaient. Il me raccompagna chez moi, et après un dernier verre, nous nous abattîmes dans mon lit. Tous deux plein d'enthousiasme, la nuit fut agitée. Nous faisions l'amour, somnolants dans les bras l'un de l'autre, avant de remettre le couvert. Nous nous quittâmes au matin après avoir échangé nos téléphones.

Commença alors l'attente, comme seules savent attendre les femmes amoureuses. Je ne quittais plus l'appartement, tressaillais quand sonnait le téléphone. Mais ce n'étais jamais lui.

Une semaine passa. Et un jour que le téléphone sonna, sur le coup de midi, et quand décrochant machinalement le combiné je reconnu sa voix mon cœur fit un bond !

-Salut, ça va?

-Oui, bredouillais-je

-On peut se voir aujourd’hui? On sortira un peu!

-D'acc-d'accord...

-Alors c est OK! Fais toi belle je passe te prendre ! Bisous!

-Bisous, murmurai-je

Je passais la journée à hésiter sur ma tenue. Je me maquillais, je me pomponnais. L'après-midi passa, dans l'attente. J'avais les nerfs tendus comme une corde de violon prête à casser. La soirée s'écoula. Je dinais d'une plaque de chocolat. Vers vingt trois heures, je finis par retirer mes atours, le moral au niveau de la moquette, et trop énervée pour pouvoir dormir. Je me mis au lit avec un bouquin.

Sonnette !!!

Je sursautais!!! Le réveil indiquait minuit !!! Tandis que j'hésitais sur la conduite à suivre, nouveau coup de sonnette !!! Le feu, les pompiers?

Cette fois je ne fis qu'un bon vers la porte, je l'ouvris, juste vêtu d'un long tee-shirt.

Deux silhouettes se détachaient sur le pas de la porte !!! Je reconnus T., me souriant largement, et dans la joie de le revoir j'oubliais tout, l'attente, son silence, mes griefs, pour me jeter à son cou !!! Je le fis entrer, l'autre homme suivit.

Il était petit, moustachu, sans doute plus âgé que nous. Il me fit un sourire, mais dans son attitude je cru sentir de l'hostilité. Ce n’était que de la timidité en fait. Il me tendit la main, et quand je la pris, je frissonnais, elle était glacée.

T. me le présenta comme son cousin. Et me poussant vers lui, me dit:

- C'est mon cousin, dit-il ; il s'appelle G. !!! Embrasse-le !!!

Docilement je me haussais sur la pointe des pieds, pour poser un bisou sur la joue de G. Ses lèvres glacées vinrent effleurer la mienne.

G était vêtu comme son cousin d'un jean et d une veste de cuir, mais il ne portait pas de santiag, et sa chemise était des plus classique, rayée.

Je me détournais très vite de G. me repaissant de la vue de T. Il était là, près de moi, plus rien d'autre ne comptait !!!

Mais il me toisa sévèrement.

-Tu n'es pas habillée? Je t'avais prévenue qu'on sortait !!!

Je me rebiffais, indignée

-Tu as vu l'heure?

-Et alors? me répliqua-t-il.

J'aperçu G, derrière T., baisser la tête pour réprimer un sourire.

Je me sentis légèrement désorientée. J'étais majeure et vaccinée, rien ne m'empêchais de sortir si je le souhaitais !

T. me mis une claque sur les fesses, je lui lançais un regard noir.

-Vas te faire belle et on y va !!!

Je récupérais mes affaires abandonnées sur l'unique fauteuil, et m'engouffrai dans la salle de bain. A travers la mince cloison j'entendis les garçons se servir une bière. Je me rafraichis, me remaquillais. Je ne sais plus ce que je portais ce soir là, mais quand je sorti de la salle de bain, je lu dans le regard des deux hommes que j'étais belle!

Nous partîmes dans la 205 de T., musique plein pot. J'étais sur la banquette arrière.

Nous passâmes la soirée en boite. Je dansais avec T., puis avec son cousin. Quand nous sortîmes du club, il faisait froid. Je me mis à grelotter. G. s'en aperçut et sans mot dire retira sa veste qu’il posa sur mes épaules. Je m'y enveloppais avec délice, savourant l'odeur du cuir, qui se mêlait aux effluves d'aftershave et de tabac.

Les garçons avaient faim. Nous remontâmes dans l'auto, et partiment en quête d'un truc d'ouvert. Après avoir pas mal cherché nous finîmes par trouver un resto de routier. Les garçons dévorèrent avec appétit, mais pour une fois je n'avais pas faim. Je chipotais. Des jambes frôlaient parfois les miennes sous la table. T ou G ? Je ne l’ai jamais su.

Nous repartîmes, roulant au hasard, et soudain se fut l'aube, déchirant les ténèbres. C'était si beau que T arrêta l'auto et nous restâmes là, a contempler ce jour naissant, se déployer, en se repassant une bière. J'avais posé mes bras sur les sièges, et je commençait a ressentir la fatigue.

-Tu veux rentrer ? me dit T.

-Je ne sais pas ...

Je n'arrivais plus a penser. Mais l'idée de quitter T me déchirait.

On reparti de nouveau. Je somnolais, la tête posée sur les bras.

T finit par stopper devant le pavillon qu’il partageait avec sa sœur. Nous nous glissâmes silencieusement dans la maison, juste éclairés par la lueur des briquets, et gagnèrent la chambre de T. Elle était assez grande, encombrée d'un fourbi invraisemblable, mais propre. Meublée d'un grand lit, d’une table encombrée, d'étagères qui couraient le long des murs, d'un placard entrebâillé laissant voir son contenu.

G s'empara de l'unique chaise, la retourna, et s'asseyant dessus à califourchon alluma une cigarette. Quand à moi je me posai sagement sur le lit, tandis que T mettai de la musique en sourdine et sorti des bières. Je ne touchai pas à la mienne:je commençais à ressentir les fatigues de la nuit, l'alcool m'aurait achevée !

T. vint s'assoir près de moi, fit glisser la veste de cuir, et la lança à son cousin qui l'attrapant au vol la posa sur le dos de sa chaise. T se mis à me regarder intensément et je sentis son désir. Ses lèvres s'emparèrent des miennes, les quittant pour butiner mon cou.

J'oubliais G, me laissant emporter par les caresses et les baisers de T. Ses mains s'infiltrèrent sous ma jupe, dans l'échancrure de mon corsage, firent sauter l'agrafe du soutien-gorge. Je retrouvais avec délice le corps nerveux de T, dont je finis par déboutonner la chemise et dégrafer la ceinture,puis fis glisser son jean étroit. Très vite nous fûmes nus l'un contre l'autre, enlacés sur le lit. Nos baisers devinrent progressivement plus ardents, nos gestes fébriles.

Une bouffée de Marlboro, venant soudain titiller mes narines, me rappela la présence de G. Je me redressais comme piquée par une épingle, nue, ébouriffée, en colère.

Je décochais un regard noir à G, qui me dévisagea tranquillement, ce qui me fit frémir de rage. Je regardais T. Allait-il demander à son cousin de sortir? Il se contenta de me sourire et de me caresser les cheveux pour m'apaiser. Puis se redressant, il lança à G :

-Viens avec nous !!!

Il se tourna vers moi:

-Tu veux bien?

Je fusillai T du regard, interdite !!! Quel humour, vraiment !!!

Mais G déclina de la tête, à mon grand soulagement, et se levant, alla s'intéresser à une pile de revues posées sur un rayonnage, nous tournant le dos.

-Pourquoi il ne s'en va pas? chuchotais-je à l'oreille de T.

Il sourit.

-On s'en fout, bébé !!! répondit-il avec cette autorité tranquille qui me faisait toujours craquer.

T recommença à me caresser et m'embrasser, et très vite j'oubliais tout ce qui n'était plus nous. Nous étions dans notre bulle.

Soudain G. fut là, près du lit, de l'autre coté du lit.

T. me pris doucement le menton dans sa main, plongeant ses yeux dans les miens pour une question muette.

Mon regard répondit pour moi je hochais légèrement la tête. Que faire d'autre? Je ne voulais pas déplaire à T et cette situation inédite pour moi me troublait confusément. Leurs regards brûlants qui me fixaient m'excitaient énormément.

G se déshabilla tranquillement. T et moi le regardâmes faire sans mots dire, blotti l'un contre l'autre. Il était beau, mince et vigoureux, avec une peau nacré. Il se glissa en slip dans le lit à coté de nous et resta immobile. Situation incongrue qui déclencha un fou-rire général, et qui brisa la glace entre nous. La proximité de G m'excitait de plus en plus.

Quand T recommença à m'embrasser et à me caresser avec une infinie douceur et je me laissais emporter par les sensations. Quand les lèvres et les mains de G se posèrent sur moi, je m'abandonnais à lui. Il embrassait super bien, et ses mains, tout à l’heure si froides, brûlaient à présent mon corps. T me caressait aussi et leurs mains se mêlaient sur moi en un ballet sensuel. Ils s'emparèrent chacun d'un de mes seins, les suçant, en mordillant les pointes dressées, me faisant gémir sous la double caresse, mes mains jouant dans leurs cheveux.

Très vite nous ne fûmes plus que trois corps emmêlés, s'étreignant fiévreusement, passionnément, avidement. Je me sentais bien entre eux deux, fleur butinée par deux bourdons empressés, gazelle dévorée par deux jeunes lions voraces. T me fis un cunni. C'était mon tout premier, et je jouis sous sa langue, découvrant avec ravissement ce plaisir nouveau. Je suçais avec gourmandise T, puis G. Quand je me détachai enfin de G, T me fit rouler sur le dos et se planter en moi, bougeant avec une lenteur étudiée, exaspérant avec malice mon désir, tandis que G m'embrassait passionnément. Quand G se redressa, T en profita pour me faire rouler sur le ventre et G m'investit à son tour, en levrette, me besognant vigoureusement, ses mains me caressant tendrement les seins, les épaules. T en profita pour investir ma bouche, me faisant découvrir le goût de mon jus. Je le sentais grossir encore dans ma bouche. C'était une quête acharnée de plaisir. Cela dura longtemps Je jouis d'ailleurs une seconde fois quand G déchargea sa semence en moi dans un grand râle et nous nous affalâmes, haletants et épuisés, tandis que T se retira de ma bouche et resta là à se branler doucement devant nous.

Quand il me demanda si j accepterai une sodomie, je refusai. Je ne savais même pas ce que c'était à l'époque, et par une prudence instinctive je n'y tenais pas. T insista, arguant tout le plaisir que j'y prendrais. Je tins bon, et quand G pris mon parti, T laissa tomber, se contenta de me prendre, là, encore couchée sur son cousin, qui m'embrassait et me caressait, sous les assauts furieux de T qui ne tarda pas à jouir à son tour, et nous nous endormîmes tous les trois emmêlés, épuisés. Nos bras, nos jambes se mêlaient, j'étais entre eux, un peu écrasée mais j’étais bien.

Nous fûmes éveillés par l'éclat de la lampe. La sœur de T et son copain nous contemplaient, hilares, au pied du lit. C'est vrai que nous devions offrir un beau spectacle, 2 gars et une fille dans un même lit, ébouriffés, encore abrutis de sommeil, dans cette chambre qui sentait la bière, le tabac et l'amour.

G pris cet air absent que je commençais à connaitre. T se redressa péniblement, l'air mauvais, et envoya sèchement sa sœur, préparer du café.

Nous nous levâmes, ressentant péniblement les fatigues de la nuit. T me pris par la main, et m'entraina sous la douche attenante à la chambre. Nous nous caressâmes et embrassâmes tendrement, longuement, sans chercher à aller plus loin: nous avions eu notre content de sexe durant la nuit.

Nous nous levâmes et nous séchâmes mutuellement. Quand nous revînmes dans la chambre G s'était rhabillé et s'éclipsa pour aller se rafraichir à son tour. T fila à la cuisine et en ramena de quoi déjeuner. G beurra une tartine qu'il m’offrit, tandis que T nous servit du café. J'avais faim, les garçons aussi.

Nous repartîmes dans la 205 et ils me déposèrent devant chez moi. T posa distraitement un baiser sur mes lèvres, déjà ailleurs. G descendit de l'auto et me raccompagna à la porte de l'appartement, et m'embrassa tendrement, en me murmurant "à bientôt". Je regardais la voiture disparaitre, tandis qu'ils me faisaient joyeusement des signes d'au revoir de la main.

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Une bien belle expérience que tu nous racontes là.

D'une sensualité à faire rêver et sans te l'imposer, en te laissant petit à petit l'accepter...

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Hasard coïncidence où express...peut importe j'ai lu ce texte avec un grand, très grand plaisir un sourir au coin....et un petit film dans un coin de la tête

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Merci à vous, Sagitter et Luciola

C'est un souvenir qui m'a marquée, et que j'ai mis beaucoup de temps à assumer. Parce que je m'étais un peu retrouvée là-dedans sans l'avoir vraiment voulu, et d'autre part, plus tard, je me suis rendu compte que ça aurait pu parfaitement déraper.

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Guest Titelilie

Je comprend pourquoi cela t'as marqué... Et oui, on se dit souvent qu'on est insouciant étant jeune hein ;)

Mais bon, quand on lit toute cette sensualité qui se dégage de ton texte, tu as eu raison d'en profiter :)

Merci pour ce doux moment Choupette :bisou:

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Je comprend pourquoi cela t'as marqué... Et oui, on se dit souvent qu'on est insouciant étant jeune hein ;)

Mais bon, quand on lit toute cette sensualité qui se dégage de ton texte, tu as eu raison d'en profiter :)

Merci pour ce doux moment Choupette :bisou:

:bisou:

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l'ayant lu en avant première , hier soir, des souvenirs sont remontés à a surface et pas queue........ mais le résultat n'a pas été à la hauteur escompté comme Lilie hier soir, j'ai eu droit à la même réponse.

Ton écriture est enjouée, pétillante, espiègle, en un mot du Joliette dans le texte

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Guest Tendre émoi

Joli récit Joliette !

Un moment plein de saveur même s'il fut improvisé...

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Guest jeanmimel

magnifique.......... joli moment merci pour ce partage..

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Merci Jean mi et Luce

:bisou:

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Waou, beau récit, agréable à lire et sensuel

Je te trouve quans même drôlement aventureuse pour avoir accepté ce genre de situation.

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Beau récit, je me suis facilement imaginer la scène, ce que tu as pu ressentir...Quel souvenir !

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