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Arlequin46

L'étoile du sud

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325]-
C
omment on procède ?

Tout aussi extravertie soit-elle, je percevais parfaitement la petite nervosité de Federica. Bien qu’elle ait accepté cette séance photo sans la moindre hésitation, toujours avec cette bonne humeur qui la caractérisait tant, elle se trouvait, à présent qu’elle entrait dans l’action, quelque peu intimidé par l’objectif que je venais de monter sur mon boitier numérique…. Ou peut-être était-ce moi qui l’intimidais ?

325]-
Dans un premier temps, nous allons prendre une série de clichés pendant une dizaine de minutes,
lui expliquai-je en souriant.
Ils seront certainement bons à jeter, mais le but est de te mettre en confiance, de te faire oublier l’appareil photo… et aussi que je peaufine mes réglages en fonction de l’éclairage naturel que nous offre ton appartement.

325]-
Je dois faire des trucs particuliers ?

J’adorais entendre cette petite italienne parler en français. Son accent donnait une tonalité musicale à chacune de ses phrases, embellissant chaque mot.

325]-
Sois juste toi, la Federica que je connais depuis toujours !

Ses grands yeux noirs s’illuminèrent d’un petit éclat de joie, une humeur qui se propagea rapidement à l’ensemble de son visage si fin, si doux à regarder, presqu’apaisant.

La première fois que j’avais vu ce petit bout de femme, une véritable boule d’énergie, j’eus l’impression qu’un grand souffle d’air frais débarquait dans notre petite équipe. Au départ, mes collègues et moi-même avions pensé qu’elle était ainsi, si joviale, si percutante dans son travail, juste pour que nous validions la période d’essai de son CDD, mais en quelques jours, j’avais réalisé que Federica était vraiment quelqu’un de très particulier, une femme croquant la vie à pleines dents, toujours d’humeur égale.

Au fil des jours, je ne me lassais pas de découvrir ses nombreuses facettes. Moi, pourtant si fatigué de mon rôle de chef d’équipe, lassé de devoir sans cesse expliquer pourquoi les personnes devaient travailler, je retrouvais un certain goût à mes longues journées en écoutant les nombreuses facéties de cette petite étoile du sud.

A mesure que le temps passait, je m’apercevais que, malgré son jeune âge, Federica était très mature et avait aussi un penchant très marqué pour l’hédonisme : le sexe semblait tenir une part importante dans sa vie, mais sans pour autant lui donner un côté vulgaire. Je m’étais demandé jusqu’à quel point elle arrivait à assumer cette part d’elle-même et si elle savait vraiment jouer du doux parfum d’érotisme qui se dégageait de sa personne. Par certains côtés, elle me faisait penser à l’un de mes personnages de Piège libertin : Coralie.

A de nombreuses reprises, la tentation de me poser avec elle autour d’un café, afin d’avoir une discussion sur le sujet de l’hédonisme, m’avait taraudé l’esprit, mais je n’y avais pas succombé, me disant que cela n’aurait pas une bonne idée qu’un chef d’équipe parle de sexe, de libertinage, avec l’une de ses salariées.

Le premier évènement qui commença à faire basculer notre relation, fut justement mon roman. Par je ne sais plus quelle raison, Federica avait appris l’existence de mon livre et, un jour que nous étions ensemble à fumer une cigarette, elle m’en parla.

325]-
On m’a dit que tu as publié un livre ?

325]-
Publié est un bien grand mot
, avais-je répondu un peu surpris par la question.
Disons plutôt que je me suis autoédité. Il est en vente, au format numérique, sur un site marchand du Net.

325]-
C’est bien, quand même ?

325]-
Oui. Le seul hic, c’est que je ne bénéficie d’aucune publicité et qu’il est difficile de vendre correctement une chose dont on ignore l’existence.

325]-
Moi, j’aimerais beaucoup le lire !

325]-
Il faut que tu saches, avant tout, qu’il s’agit d’un roman entrant dans la catégorie des livres érotiques.

325]-
Mais j’adore ça ! Ca me donne encore plus envie de te lire !

Après un court instant d’hésitation, je lui avais demandé son adresse de courriel et, le soir venu, lui avait adressé le PDF de mon bouquin. Si l’une de mes collègues l’avait déjà lu, Federica devenait la première de mes subordonnés à découvrir les aventures de Coralie et Mélanie. Mais je ne m’en inquiétais pas plus que ça : comme je l’ai écrit un peu plus haut, je la savais assez mature pour faire la part des choses entre le chef d’équipe et l’écrivain.

La saison passa trop vite et Federica, n’ayant pu obtenir de CDI faute de places, s’en retourna en Italie. Toutefois, elle avait déjà signé un autre CDD pour les vacances scolaires de Noël.

Elle ne m’avait pas reparlé de mon livre et, par respect de ce silence, je ne lui avais posé aucune question.

Durant son absence, elle me retrouva sur un réseau social et m’envoya une invitation pour rejoindre son cercle d’amis, demande que je m’étais fait un plaisir d’accepter. C’est à ce moment qu’elle me reparla de Piège libertin, m’expliquant qu’elle n’avait pas eu le temps de lire avant de retourner en Italie, faute de connexion INTERNET. Elle m’avoua avoir raffolé de cette lecture et me posa quelques questions sur ma part de vécu concernant certaines scènes. J’avais trouvé cela touchant car, entre les lignes, j’avais pu noter une timidité dans ses interrogations.

Tout en restant assez vague, je donnai quelques précieuses indications sur mon propre côté hédoniste et lui proposa d’aller se perdre sur mon blog pour découvrir d’autres textes de moi, plus courts.

Les vacances de Noël arrivèrent et je ressentis un vif plaisir à l’idée de retrouver Federica. Malheureusement, en raison de nos horaires parfaitement décalées, nous ne fîmes que nous croiser très, trop brièvement.

Un matin où j’arrivais en salle de briefing, je surpris mon collègue parlant d’une autre de mes passions : la photo. En fait, l’équipe avait organisé une petite soirée, quelques semaines auparavant, où il m’avait été demandé si j’accepterai de faire un shooting, les photographes de la société ayant refusé de se déplacer pour si peu. Quelques-uns de mes clichés avaient été affichés dans la salle de briefing et mon collègue avait répondu à certaines questions posées par les CDD.

325]-
Maintenant, il cherche des modèles pour faire des photos de nu !
avait-il lancé sur le ton de la plaisanterie.

325]-
Moi je veux bien
, avait aussitôt répliqué Federica dont je n’avais pas remarqué tout de suite la présence.

J’avais ris avec le reste de l’assemblée et n’avais pas cherché à savoir si la petite étoile du sud était vraiment sérieuse ou pas du tout.

Les vacances se terminèrent et, une fois de plus, Federica repartit en Italie, pour revenir cinq semaines plus tard, toujours en CDD, mais qui allait la mener, cette fois, jusqu’à la fin septembre.

325]-
C
a fait bizarre.

325]-
Qu’est-ce qui fait bizarre ?
demandai-je tout en prenant un nouveau cliché.

Son regard perça le viseur de mon appareil et me pénétra jusqu’au plus profond de mon être, me faisant frissonner, me troublant subitement.

325]-
D’être ainsi l’objet d’intérêt d’un photographe !

Je ne savais pas combien de minutes s’étaient écoulées depuis que j’avais pris mon premier cliché, mais Federica s’était très vite détendue, comprenant rapidement comment flirter avec mon objectif. Son appartement, bien que petit, bénéficiait d’un très bon éclairage grâce à une immense baie vitrée s’ouvrant sur un balconnet. De plus, bénéficiant d’un ensoleillement parfait, la lumière en était encore plus accrue, me permettant, suivant les endroits et positions où se plaçait Federica, de pouvoir jouer avec les ombres et de ne pas à avoir à utiliser mon flash.

Je laissai pendre mon appareil autour du cou et m’approcha lentement de mon modèle si parfait. Je vis ses yeux se troubler et il me sembla entendre son cœur battre plus fort, à moins que ce ne fût le mien.

Federica était revenue la première semaine de février. Encore une fois, nous n’avions eu que très peu d’occasions de nous croiser et encore avaient-elles été très brèves. Un matin où je me trouvais en salle de briefing, attendant l’arrivée des employés, je lui avais adressé un petit message sur la boîte privée du réseau social.

« Moi qui espérait voir ton beau sourire aujourd’hui, c’est raté ! »

Une heure plus tard, je recevais une notification de réponse.

« Oui. Je suis de repos aujourd’hui et demain, mais je serai là samedi, à partir de 12h16.

« Moi, de repos samedi…

« Nooon… On n’arrive pas à se voir !

« Au moins, tu n’as pas à me supporter.

« Mais moi je t’adoooooreeeeee !!

« Je t’offre le souffle d’un baiser, au creux de ton oreille, pour te remercier.

« Waouuuuu ! Merci ! Le même pour toi !

« Tu échauffes mon cœur.

« Et tes histoires échauffent mon corps !... Il faudra qu’on fasse ces photos !

« Quelles photos ?

« Les photos de nu…

« Jeu dangereux, stellina. Je pourrais te prendre au mot.

« Il faut toujours me prendre au mot ! »

C’est ce que j’avais fini par faire : la prendre au mot. A présent, elle se trouvait devant moi, magnifique dans ce trouble qui s’emparait d’elle, vêtue d’une minijupe moulante et d’un chemisier blanc et montée sur de petites chaussures à talons hauts. Je me penchai à son oreille et lui murmura :

325]-
Tu es parfaite, stellina.

Je lui déposai un baiser sur le lobe de l’oreille, ce qui la fit aussitôt frissonner, puis me reculai de quelques pas. Portant à nouveau le viseur à mon œil, je la photographiai sous différents angles, avec la volonté absolue de rendre hommage à sa beauté. Son regard s’était allumé d’une nouvelle flamme ; elle devenait de plus en plus sensuelle, un tantinet provocatrice et ma gorge commença à s’assécher.

Sans que je le lui demande, elle alla se positionner près de la baie vitrée et commença à déboutonner son chemisier avec une lenteur qui semblait parfaitement calculée. J’enclenchai mon flash pour effacer le contre-jour et pressai mon déclencheur avec une nervosité grandissante.

Elle se tenait de profil lorsqu’elle laissa tomber son chemisier au sol et sa poitrine, enfermée dans un soutien-gorge noir, me parut bien ferme, appétissante. Mon index s’affola sur le déclencheur.

325]-
Tu m’aides à le dégrafer ?

Je mis mon appareil en bandoulière dans mon dos et m’approcha d’elle ; cette fois, c’était bien mon cœur que j’entendais battre très fort. Je retirai les deux attaches du soutien-gorge et le fis lentement glisser le long de ses épaules, en effleurant délicatement sa peau du bout des doigts. Elle frissonna. J’écartai ses cheveux pour dégager sa nuque, sur laquelle je promenai un instant mon souffle, avant d’y déposer un baiser qui lui arracha un soupir.

Oubliant un moment le shooting, je lui massai tendrement la nuque, puis le dos et un chant mélodieux s’échappa de sa gorge, tandis que sa peau se couvrait de chair de poule.

Après quelques minutes de massage, Federica se tourna vers moi et planta un regard chargé de désir dans le mien. Ses lèvres, légèrement humides, étaient entrouvertes. Je lui caressai la joue et elle ferma les yeux en soupirant. Je me reculai de quelques pas et pris de nouveaux clichés pour immortaliser l’incroyable érotisme qui se dégageait à présent d’elle.

Totalement prise au jeu, elle fit glisser sa jupe à ses chevilles et je pus l’admirer dans toute sa splendeur. Son string brésilien laissait deviner un pubis parfaitement dégagé. Ma tension monta d’un cran supplémentaire et mon ardeur masculine commença à doucement s’éveiller.

Je m’assis devant elle, à même le sol, et pris d’autres clichés en vue montante. Encore une fois sans que je le lui demande, elle écarta un peu plus les jambes, tout en me fixant comme si elle me défiait du regard. Je me décidai à poser mon appareil au sol et fis courir mes doigts le long de l’une de ses jambes. Elle ferma les yeux et laissa retomber sa tête en arrière en poussant un long et profond soupir. Lorsque mes doigts arrivèrent à son entrecuisse, je perçus la douche chaleur qui se dégageait de son intimité. J’effleurai le tissu de son string et constatai qu’il était humide.

Je quittai ma position assise, pour me mettre à genoux, puis je me penchai sur ses chevilles, les embrassant à tour de rôle, avant de faire courir mes lèvres le long de ses jambes, l’une après l’autre. Le souffle de Federica se fit plus bruyant, plus rapide, entrecoupé par de petits gémissements, et ses doigts se crispèrent dans mes cheveux lorsque je promenai la pointe de ma langue sur son aine.

Je m’arrêtai brusquement, me demandant si les choses n’allaient pas trop loin, trop vite. J’étais venu pour un shooting, particulier certes, mais en aucun cas dans l’esprit de faire l’amour à l’une de mes salariées ! Federica sembla deviner mon doute subit ; elle appuya un peu plus fort sur ma tête et passa une jambe par-dessus mon épaule, prenant appuie contre la baie vitrée. Je ne savais pas si les choses allaient trop loin, mais il était évident qu’elles avaient atteintes un point de non-retour.

J’écartai le string et approcha mes lèvres de cette intimité qui s’offrait à moi. Il en émanait un parfum délicat, cette fragrance d’excitation féminine qui m’enivrait à chaque fois.

Je promenai ma langue entre les grandes lèvres et en suivi le sillon jusqu’à rencontrer le clitoris, auquel je donnai plusieurs petits coups de langue, avant de l’aspirer entre mes dents et de le sucer comme un délicieux bonbon. Federica se crispa sur mon crane et commença à onduler du bassin en poussant des râles de plus en plus prononcés. Parfaitement à l’écoute de son corps et totalement libéré du moindre doute, je devinai le feu naissant au creux de ses reins, se propageant doucement dans toutes les parcelles de son être. Sans même la regarder, j’imaginai son visage se crisper sous la monté du plaisir.

Lorsque je la sentis arriver aux portes de l’orgasme, je relâchai son clitoris et perçus son soupir de frustration. Je lui décochai un sourire et porta deux doigts à sa fente. Je fis quelques mouvements à l’entrée de sa grotte, avant de la pénétrer totalement. Elle était trempée, chaude, accueillante, et j’y activai mes doigts avec ardeur, partant à l’exploration du moindre recoin, tandis que je massai le clitoris avec mon autre main.

325]-
E troppo buono !
lâcha-t-elle en même temps qu’un long gémissement.

Je portai mes doigts sur la partie ventrale de sa paroi, me demandant si j’allais arriver à ce que je voulais, si elle pourrait, oserait se lâcher jusqu’à ce point.

Je trouvai sans peine la petite rugosité que je me mis à masser de plus en plus fort, de plus en plus rapidement. Devenue le jouet de ma main, je sentais la vague se soulever peu à peu dans le corps de Federica. Sa jambe d’appuie tremblait de plus en plus, tandis que l’autre prenait mon épaule en étau. Brusquement, elle me dit un tas de mots en italien que je ne compris pas, puis poussa un cri très violent, parti du plus profond de sa gorge, et le liquide incolore vint frapper la paume de ma main. Son corps trembla de toute part, sans qu’elle puisse en reprendre le contrôle et elle se laissa glisser le long de la baie vitrée, jusqu’à se retrouver assise, le souffle court , le regard chargé du feu de l’explosion de son plaisir.

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J' espérais que Federica, bien que différente, plaise tout autant que Zsófia... Me voilà rassuré Merci

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Récit plein de sensualité et raconté avec beaucoup de talent. Très réussi et très excitant...^^^^

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On se laisse glisser avec plaisir tout le long du texte.

Bien agréable. :)

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Guest Draouch

Agreable à lire, une ambiance et des mots bein choisie.

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Invité

Heu ? Y a une suite là ? Il me semble qu'il manque des ptits krucs :P

De jolies images chaudes me viennent en te lisant donc "bravooooooo"

Une chose est sûre je ne ferais pas de photos avec toi :P

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Heu ? Y a une suite là ? Il me semble qu'il manque des ptits krucs :P

De jolies images chaudes me viennent en te lisant donc "bravooooooo"

Une chose est sûre je ne ferais pas de photos avec toi :P

Insinuerais-tu que je suis un mauvais photographe ?

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Invité

Hooooooo je n'insinue rien mais alors rien du tout ^^

Je ne connais pas tes photos :P

Mais au vu des mots ....* cherche l'émoticone bouche cousue*

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Invité

Magnifique, Arlequin...

J'aime le contraste en Federica et Zsofia, deux femmes au tempérament opposés.

L'érotisme est délicieusement enivrant.

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Magnifique, Arlequin...

J'aime le contraste en Federica et Zsofia, deux femmes au tempérament opposés.

L'érotisme est délicieusement enivrant.

Belle Luce, je suis ravi de voir que tu as très bien perçu ce qui caractérise ses deux personnes

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