Aller au contenu

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

Lambdales

L'initiation de Marie-Chantal

Recommended Posts

Marie-Chantal au restaurant

Ecrit à quatre mains par Fangy et Lambdales

Cliquez sur l'image pour l'agrandir...

Marie-Chantal de Fangy vient d'être nommée Directrice Marketing de la branche Audio & Video que j'ai l'honneur de diriger au sein du groupe FI Electronics. Brillante et dynamique, cette jeune cadre supérieure a eu une carrière fulgurante. Une certaine rigidité trahit son éducation bourgeoise et élitiste ; elle lui donne aussi cette élégance naturelle qui caractérise les grands de ce monde. Battante, ambitieuse et pleine de grands principes, elle vante avec le plus grand sérieux les valeurs du travail et sa foi en l'homme. Entrepreneuse et humaniste. C'est pour le moins l'image qu'elle a imprimé dans l'esprit de nos collaborateurs cet après-midi, à l'occasion du pot d'arrivée donné en son honneur par l'entreprise. Je me tenais à ses côtés lors de son discours, trop concentré probablement sur la coupe parfaite de son tailleur gris sur mesure, son enivrant quoique discret parfum ou sa voix douce et assurée. J'en ai oublié ses paroles.

Je me remémore ces dernières heures, ainsi que la conversation que nous avons eue en entretien ce matin, alors que je l'attends sur le perron. A l'abri des rumeurs urbaines, dans un écrin de verdure, cet établissement huppé abrite un restaurant étoilé doublé d'un club aussi réputé que fermé... Que je me prépare à lui faire découvrir avec délectation. Nous avions rendez-vous à 20h30 ; elle est à l'heure. Son taxi s'arrête à ma hauteur. Elle descend, divine apparition, vêtue d'une longue robe bustier, d'un boléro et d'escarpins noirs. Son rouge à lèvres vif et un triple rang de perles à son cou rehaussent la sombre et magnifique tenue. Le baisemain s'impose ; je la salue donc.

Un garçon nous guide à notre table. La salle est décorée à la manière d'une brasserie du début du siècle. Boiseries, cuivres, plancher ciré et tapis. Madame de Fangy s'installe sur la banquette. A son côté, un homme d'une cinquantaine d'années en smoking, fringant et distingué. Au mien, celle que je devine être son épouse, mûre et épanouie dans un élégant tailleur jupe blanc. Comble du raffinement, elle porte des gants de soie, blancs également. Je salue d'un mouvement de tête nos voisins de table, et nous nous plongeons dans la lecture de l'appétissante carte.

***

Somptueux ! Ce pot d'accueil donné en mon honneur était somptueux ! Les petits fours et le champagne, tout simplement exquis ! Et tous ces gens, là, autour de moi... Ça virevoltait, ça piaillait à qui mieux mieux. C'est si bon de se sentir enfin reconnue. Ici ça va être facile, personne ne sait rien de ma vie d'avant. Je veux changer, et j'en ai enfin la possibilité avec ce nouveau job.

Oh, j'ai encore beaucoup de choses à apprendre, certes ! Mais j'apprends vite !

Charmant ! Ce petit jeune homme. Comment déjà ? Ah oui, le bel Aurèle, au visage d'ange. Des boucles blondes adoucissent ses traits. Il a pris soin de moi tout l'après midi. C'était tellement agréable d'être à son côté. Si jeune et déjà Directeur Général Adjoint... Il a de la conversation en plus d'être beau, drôle et gentil. Je suis ravie de passer du temps avec lui ce soir. Il m'a invitée.

Fabuleux ! Ce restaurant où nous avons fini la soirée. Le décor est époustouflant... Mais pas autant qu'Aurèle, beau à couper le souffle. Dès que nous entrons, les regards se tournent vers nous et des chuchotements s'élèvent. Ce doit être un habitué des lieux. Un serveur nous conduit à notre table. Un couple est installé à nos côtés. Le regard complice entre l'homme et Aurèle ne m'a pas échappé. Qui sont donc ces gens ? Cet homme à côté de moi, sur la banquette, qui ne cesse de jouer avec la télécommande de sa voiture... Je trouve cela d'un vulgaire... Et cette femme magnifique dans son tailleur blanc... Elle semble radieuse. Ses joues sont roses. Elle pose sur l'homme un regard empli d'amour. L'espace d'un instant, je l'envie. Mais Aurèle me ramène à la réalité et nous nous plongeons dans la lecture de la carte.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci mon juju !! :bisou:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je guide ma charmante invitée à travers un menu que je connais bien. Entrées, plats, vins… Le garçon fait venir le sommelier afin de choisir au mieux les grands crus adaptés au repas que nous venons de commander. Le regard de Marie-Chantal s’arrête régulièrement sur le porte-clefs avec lequel son voisin de banquette, le comte de Stiffcock, ne cesse de jouer depuis que nous sommes arrivés. Son épouse et lui-même sont, comme moi, des habitués de l’endroit. Nous avons eu l’occasion, disons, « d’échanger » à de multiples reprises. « Vous êtes d’une élégance rare, ce soir, madame la comtesse, et, il me semble, particulièrement enjouée. Votre sourire éclaire littéralement la salle. » Puis, m’adressant au couple : « permettez-moi de vous présenter madame de Fangy, notre nouvelle Directrice Marketing. Une personne exquise et pleine de talent ». Mon regard se pose sur le visage de ma digne collègue pour voir ses joues rosir alors qu’elle salue d’un aimable signe de tête nos distingués voisins. « Madame la comtesse, peut-être pourriez-vous guider Marie-Chantal jusqu’aux toilettes, afin qu’elle puisse se rafraîchir avant le repas ? » Le comte acquiesce en silence, et son épouse se lève, bienveillante : « avec plaisir, je vous en prie chère amie, suivez-moi ».

Le comte et moi n’échangeons que quelques politesses pendant l’absence de nos compagnes respectives. Je suis à peu près certain que le sac à main de grand couturier de son épouse contient tout ce dont une femme du monde peut avoir besoin lorsqu’elle sort. En particulier ce petit objet dont elle ne peut se passer, et dont Marie-Chantal n’est très certainement pas pourvue. Le comte me regarde amicalement en tripotant son porte-clefs. Nul doute qu’ils sont réglés sur la même fréquence… Ces dames reviennent au bout d’une quinzaine de minutes. Elles devisent gaiement. Le visage de mon invitée s’empourpre quelque peu lorsqu’elle se rassoit, et son regard est un peu fuyant. La discussion reprend agréablement, alors que le garçon dépose devant nous le foie gras d’Alsace que nous avons commandé. Accompagné d’un somptueux Riesling.

***

Aurèle m'aide dans le choix des mets. Il semble qu'il soit habitué à ce lieu, tout lui paraît familier et il est à l'aise, comme s'il était chez lui.

Mon regard ne peut s'empêcher de se poser régulièrement sur les mains de mon voisin qui triture sans cesse cette télécommande. Je trouve cela un peu inconvenant par rapport à cette si jolie femme qui l'accompagne. Je me dis qu'il ferait mieux de prendre ses mains dans les siennes, par exemple... Enfin... c'est un homme... et les hommes... Oh, je préfère penser à autre chose sinon je vais encore m’énerver...

Aurèle et moi nous mettons finalement d'accord sur le menu et en attendant que le serveur vienne prendre les commandes, il propose à la comtesse de m'emmener me rafraîchir.

Je la suis, gênée à l'idée de me retrouver avec cette femme que je ne connais pas. Mais elle me met à l'aise très rapidement.

- Je vous en prie Marie-Chantal, appelez-moi donc Flora.

Flora pose son grand sac Lady D à côté de la vasque en marbre, en sort une pochette de maquillage et un petit objet s'en échappe. Elle se précipite pour le ramasser et le ranger dans son sac. Je n'ai pas eu le temps de voir de quoi il s'agissait, mais les joues de la comtesse sont toutes rouges et on dirait qu'elle va s'évanouir. Elle s'appuie sur le rebord de la vasque et ferme les yeux.

- Flora ? Tout va bien ?

- Euh... Oui, oui, Marie-Chantal... Répond-elle d'un ton évasif.

Je ne me préoccupe plus de ma nouvelle amie et me remet une touche de rouge à lèvres, me lave les mains et attend Flora qui n'a pas l'air décidé à bouger de là.

Soudain elle pose son regard sur moi. Elle paraît troublée.

- Marie-Chantal, tu es resplendissante, me dit-elle.

Interloquée, je note le tutoiement...

- Vous.... vous... êtes ravissante vous aussi, Flora.

D'une main elle attrape la mienne, pendant que l'autre glisse sur ma joue.

- Non, non, nous pouvons nous tutoyer, voyons.

Je me souviens la première fois que le comte m'a amenée ici, j'étais aussi perdue que toi. J'aurais aimé rencontrer quelqu'un qui m'aurait initié... Mais non j'étais seule, livrée à moi-même et à ces gens que je ne connaissais pas....

Mais bon sang, de quoi parle-t-elle ?? Je ne suis pas seule, je suis avec Aurèle... Et à quels gens fait-elle allusion ?!

La main qui caressait ma joue est maintenant sur ma hanche. Flora me rapproche d'elle et contre toute attente dépose un baiser sur mes lèvres. Je la repousse.

- Mais enfin, Flora...

- Marie-Chantal, tu es si désirable, laisse-moi t'embrasser, te caresser ! J'ai envie de découvrir les courbes de ton corps, j'ai envie de te donner du plaisir...

J'ai l'impression de rêver... Je sais bien qu'en ce moment les hommes ont tendance à m'énerver... Mais de là à me laisser caresser par une femme !?! Je suis tellement choquée que je reste plantée là, à ne rien dire.

- Marie-Chantal, viens.

Elle me prend par la main et me plaque contre le mur. Je suis prise entre la fraîcheur et la dureté de la pierre d'un côté et la chaleur et la douceur de ses mains de l'autre. Mon corps tressaille. Les lèvres de Flora courent sur mon visage, dans mon cou. Une main s'est faufilée sous ma robe et a trouvé la lisière de mes bas. Mon corps aime les caresses de cette femme ! Je frémis, je m'abandonne... Sa main se fraye un chemin sous le shorty en dentelle. Flora n'a désormais plus aucun doute sur le fait que ses caresses m'excitent... je suis trempée. Elle ressort ses doigts et les porte à mes lèvres. Je ne dis rien, je suis pétrifiée, mais j'obtempère. J'aurais vraiment fait des choses que jamais je n'aurais imaginées, ce soir ! Mais le pire, c'est que je réalise combien tout cela me plaît ! Je lèche désormais ses doigts avec plaisir et la regarde dans les yeux. Elle me sourit et soudain s'éloigne de moi.

Elle farfouille dans son Lady D et revient avec une petite pochette de soie noire ! Je la reconnais ! C'est ce qui est tombé de son sac tout à l'heure ! Elle défait les liens et en retire un petit objet rose et noir de forme oblongue.

- Les portes du Palais des mille et une sensations me dit-elle.

- Mais qu'es-ce donc, Flora ?

- Marie-Chantal ! Ne me dis pas que tu ne connais pas cette petite merveille ?!

- Euh non...

Et voilà Flora en train de m'expliquer à quoi sert cet objet magique. La façon dont elle en parle me procure déjà de douces sensations....

- Veux-tu l'essayer ? me demande-t-elle.

Rouge comme une pivoine, je hoche la tête...

- Viens, laisse-toi faire.

Et la voilà qui de nouveau faufile sa main sous mon shorty en tenant le petit objet avec précaution. Elle le fait aller et venir entre mes lèvres. Je sens ma grotte qui s'ouvre, prête à l'accueillir. Je me dis qu'Aurèle m'a emmenée dans un lieu de perdition. Mais jusqu'à présent je n'ai connu que de merveilleuses sensations. Mes jambes s'écartent un peu plus et je sens la pression des doigts de Flora.

- Voilà, me dit-elle, nous sommes prêtes pour un aller simple au pays de la jouissance ! Allez, rejoignons nos hommes, ils vont se demander ce que nous faisons !

Enfin nous sortons de cet endroit dont les murs, s'ils pouvaient parler, auraient bien des choses à raconter et rejoignons nos tables respectives et nos compagnons. Comme nous arrivons, le serveur dépose nos assiettes. Je n'ose croiser le regard d'Aurèle. Je crois que j'aurais bien besoin de me rafraîchir de nouveau, mes yeux me piquent, mes joues doivent être rouges, et je me sens bouillante ! Maintenant que Flora a partagé son secret avec moi, je me dis que je ne verrai jamais plus une télécommande de voiture de la même façon...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Vers quelles aventures nous entrainez-vous ?

j'attends la suite avec impatience

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Vers quelles aventures nous entrainez-vous ?

j'attends la suite avec impatience

Ça va être donnant donnant !! Je t'échange un épisode de Ségolène contre un de Marie-Chantal !! :D

:bisou:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Est-ce que le fait que j'ai des chapitres d'avance, peut rentrer en ligne de compte ?

Parce que sinon, cela va être dûr : vous avez 4 mains, moi je n'en ai que 2 et encore tous les doigts ne fonctionnent pas vraiment ensemble.

Je vous trouve bien taquine Marie-Chantal.

Je vous prie, très chère, d'agréer l'expression de mes hommages respectueux. (el légèrement libidineux)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Mdrrrrrrrr !!!! :D

Mon cher RTX,

Dois-je vous rappeler que mes bras sont relativement handicapés en ce moment... et qu'une partie de mon cerveau est bien atteinte aussi... :P

Donc, non, point de favoritisme !!!

Et au point où le bel Aurèle m'a entraînée, je peux accepter vos fromages libidineux !!! :crazy:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Cher ami,

Quand je vois sur quels chemins de perversion vous entrainez cette douce et délicate créature, qu'est Marie-Chantal, je pense qu'un peu de déconcentration lui fera le plus grand bien...

Chère Marie-Chantal

Vous me trouvez bien marri, d'aprendre les déboires, qui vous accablent.

Pour vos bras, soyez simple : employez un scribe, que diable! Douzaine de manants seraient prêts à tout pour recueillir les mots tombants de vos lèvres carmines.

Pour le cerveau, vous êtes décidément trop modeste. Comment une personne de de votre stature intellectuelle peut elle se dire "bien atteinte" ?

Quoiqu'en y repensant, peut être que la zone qui est atteinte est celle de l'imaginaire sexuel, auquel cas nous ne pouvons que nous en réjouir.

Puis-je encore implorer votre mansuétude à égard.

Je dépose à vos pieds mes hommages (et quelques pensées un salaces)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci à tous les deux, je suis pliée de rire et c'était vraiment pas gagné pour aujourd'hui !!! :D

:bisou:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je suis ravi de constater, que mes saillies aient l'heure de vous amuser à ce point.

S'il vous sied de me considérer comme votre bouffon, je saurais vous régaler d'autres saillies de mon cru, que je réserve à des moments intimes.

Je baise cette main que vous m'abandonnez langoureusement (sans commentaire)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Un début bien merveilleux

J'ai hâte de vous lire encore...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci Piewy!! Bisous doux. :bisou:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Guest jeanmimel

un mot : aaaaaaawwwwwwaaaahhhooouuuuuuuuuuuu.....

la suite la suite...

j'adooooore le début :diablo:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Guest Titelilie

Je plussoieeeeee... Oui je réclame donc aussi la suite, c'est une évidence ^^

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

J'avais pas encore pris le temps de lire cette initiation (ou ce début d'initiation).... et je ne suis pas déçue !!!!

J'attends donc la suite :D

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci pour vos messages...

Entre Lambdales qui se la joue vacancier éternel et moi en panne d'inspiration... la Marie-Chantal risque de garder son oeuf encore quelques semaines !!!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Elle va finir par faire un poussin, à force de le couver

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

C'est vrai que je ne me connecte pas autant que je le voudrais en ce moment, mais ma partie attend la tienne, Fangy, pour publier la suite ! Allez courage, moi aussi j'aimerais aller au bout ! En toute perversion... ;)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Guest jeanmimel

Ça va être donnant donnant !! Je t'échange un épisode de Ségolène contre un de Marie-Chantal !! :D

:bisou:

Bon alors, ma chére Fangy, tu n'as plus d'excuse car rtx avance avec Ségoléne (et nous sommes complices sur ce coup là...)...

Maintenant, au boulot sinon, ça va barder pour toi, je descend moi même à Marseille pour une puntion dont tu te souviendras !! Namèo !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

il sait mettre la pression JeanMi... ouhlala ! ça rigole plus !!!

Courage, Fangy !! mais dépêche-toi ! :P

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

La comtesse lance régulièrement au comte des regards teintés à la fois d’amour et d’envie. Nous dégustons nos entrées respectives en silence, concentrés comme il se doit sur les chefs d’œuvre culinaires qui nous ont été servis. Le comte termine le premier, concluant : « c’était un régal ». Marie-Chantal marque un temps d’arrêt, se fige. Sa fourchette s’immobilise à mi-chemin entre son assiette et sa bouche, ses yeux se ferment. Son voisin relâche le bouton de la télécommande qu’il venait de presser. Les paupières de ma compagne battent un instant, elle lâche un discret soupir puis se remet à manger.

- Tout va bien, très chère ?

- Euh… Oui, bien sûr. C’est… C’est vraiment exquis, me répond-elle alors que ses jolies joues rosissent à nouveau.

Le visage de la comtesse s’éclaire d’un sourire coquin, et nous continuons à manger. Le comte, dont l’assiette est déjà vide, a apparemment décidé de s’amuser un peu. Marie-Chantal sursaute et ne peut réprimer un petit cri. Elle rougit littéralement, cette fois, portant sa main à ses lèvres telle une enfant venant de faire une bêtise. Je ne dis rien, la laissant, avec un plaisir peu charitable, seule dans sa gêne. Ma voisine s’est arrêtée de manger, bien droite sur son siège et les mains de part et d’autre de son assiette. Elle regarde le comte fixement d’un air béat. Il va sans dire que je finis mon plat bien plus rapidement que ces dames, qui semblent savourer l’instant d’une façon toute particulière au rythme des clics de la télécommande…

Le garçon se présente pour débarrasser. « Ces messieurs dames ont-ils terminé » ? Nous répondons tour à tour : d’un discret signe de tête affirmatif pour ces messieurs, d’un oui traînant et étouffé pour ces dames dont la posture s’est décontractée au cours des dernières minutes. Marie-Chantal s’est quelque peu enfoncée dans la moelleuse banquette, et sa nouvelle amie s’est avancée sur sa chaise pour écarter légèrement ses jambes. Leurs mains ne sont plus visibles au dessus de la table, comme la bienséance l’exige pourtant en ces circonstances… Les clics s’enchaînent dans un silence à peine troublé par d’imperceptibles sursauts et de discrets soupirs que Flora et Marie-Chantal essaient de refreiner du mieux qu’elles peuvent. Cette retenue honore leur éducation, ne sauvant, j’en ai bien peur, que les apparences…

Le garçon revient avec deux grandes assiettes clochées. Il les dépose, puis les découvre en annonçant leur contenu. Nos amis ont pris la même chose, il s’agit d’une spécialité qui a fait la réputation du restaurant : un filet de bar grillé servi avec une sauce blanche au goût unique. Le comte précise à Marie-Chantal : « la chef la prépare avec une délicieuse crème qu’elle produit elle-même, vous verrez, c’est tout simplement divin ». Je souris en pensant à la préparation de la dite sauce, à laquelle j’ai eu l’occasion de participer lors d’une « master class » un peu particulière… Marie-Chantal goûte le poisson, semble intriguée, marque un temps d’arrêt les sourcils froncés à la manière d’un connaisseur en plein jugement, puis reprend sa dégustation apparemment satisfaite. Le garçon emplit nos verres avec la bouteille de Meursault que j’ai sélectionnée et se retire.

Une fois encore le comte délaisse son jouet le temps d’avaler son plat. Le répit de ces dames aura été de courte durée : à peine s’est-il tamponné les lèvres avec sa serviette qu’il enfonce à nouveau le petit bouton. Sursauts féminins. Marie-Chantal, surprise, ne peut réprimer un gémissement sourd étouffé par sa bouche pleine. Elle rougit. De multiples clics se font entendre pendant que je finis tranquillement mon assiette, profitant de chacune de ses sublimes bouchées. En l’espace de quelques minutes, Flora et sa nouvelle complice se sont nettement avachies. Leurs mains ont à nouveau délaissé leurs couverts laissant le bar à l’abandon. Les yeux se ferment. Les lèvres rouges s’entrouvrent pour laisser passer leur souffle de plus en plus fort. Marie-Chantal tressaute lorsque ma voix rompt le silence.

- Tout se passe bien ?

- Euh… Oui… Tout à fait. C’est… C’est un vrai régal.

Elle rougit encore et se redresse. Les yeux du comte sont rivés sur la banquette ; j’en déduis que de bien belles choses échappent à mon regard. Et devoir les imaginer m’émoustille au plus haut point.

- Détendez-vous ma chère… Nous sommes ici pour passer une agréable soirée. Il faut vous laisser emporter par ce divin repas… N’est ce pas, madame la comtesse ?

Ma main gauche se pose délicatement sur l’épaule de ma voisine, puis descend le long du col de son tailleur blanc. « Vous permettez, monsieur le comte » ? Il porte son verre à ses lèvres en acquiesçant. Munis de cette autorisation, mes doigts défont le premier puis le second bouton de la veste. Celle-ci s’ouvre sur une élégante guêpière sans bonnets, tout aussi blanche que le reste de l’ensemble. Je glisse ma paume sous le sein droit ainsi dégagé. Il est ferme et rond, le téton fièrement dressé. Je le soulève légèrement en regardant mon invitée. Flora soupire en fermant les yeux, et répond dans un souffle :

- Certes oui. Mets-toi à l’aise Marie-Chantal…

***

Je me délecte des mets délicieux choisis par Aurèle, tout en repensant à ce qui vient de se passer dans les toilettes avec Flora. Soudain une décharge fulgurante me ramène à la réalité. Je me fige, ferme les yeux et laisse échapper un soupir. Incapable de porter ma fourchette à mes lèvres ma main reste en suspens dans les airs... Au lieu de me concentrer sur cet étrange plaisir qui vient de me foudroyer je me dis que je dois avoir l’air complètement stupide.

J’ose un coup d’œil vers la comtesse qui continue à déguster son plat comme si de rien n’était… Elle sent mon regard sur elle et me gratifie d’un clin d’œil signe qu’elle a bien compris mon émoi pour avoir probablement subi la même décharge au même instant…

Aurèle s’enquiert de mon état : « Tout va bien très chère » ? Je dois passer pour la cruche que je suis… Plus jamais cet homme ne me fera l’honneur de m’inviter… Décidément, je n’en rate pas une ! Je n’ai pas le temps de me remettre de mes émotions que le comte appuie de nouveau sur la télécommande ! Je tressaille de nouveau, porte ma serviette à mes lèvres afin d’étouffer le cri que je ne peux refréner, mais je suis certaine que tout le restaurant m’a entendue glousser !

Quelle honte ! Pourquoi ai-je donc cédé à Flora ? Je la regarde de nouveau et vois avec stupeur son air satisfait. L’air de quelqu’un qui laisse son plaisir grandir, sans aucune gêne, sans se poser de question. Je suis tentée d’en faire autant. Après tout… Je serais bien bête de ne pas en profiter aussi… Je ferme de nouveau les yeux et savoure cette idée qui vient de germer en moi. Au diable les convenances et le qu’en dira-t-on ! Comme dirait Flora, il n’y a pas de mal à se faire du bien !

J’ouvre mes yeux. Aurèle, qui a fini son assiette, me regarde d’un air bizarre… Tant pis si je suis discréditée aux yeux du plus beau Directeur Général Adjoint, mais ce que je découvre vaut plus encore que ma place toute récente dans cette société !

Le garçon vient débarrasser nos assiettes. Si les hommes ont fait honneur à l’entrée, on ne peut pas en dire autant de Flora et moi. D’ailleurs que fait-elle ? Non ! Elle n’oserait pas ? Je me sens rougir comme une pivoine ! Flora a compris que j’ai compris et m’intime de faire de même. Je secoue la tête subrepticement. Le regard de Flora se fait insistant. Je n’ose la contrarier, je ne voudrais pas que nos mimiques attirent l’attention d’Aurèle !

Je glisse ma main sous la table et découvre sans surprise à quel point je suis trempée. C’est le moment que choisit le comte pour actionner de nouveau la télécommande. Cette fois-ci, je savoure l’effet que produit sur moi la décharge. Je soupire d’aise et reste attentive à mon plaisir. Mon index a débusqué mon clito, en fait le tour, le caresse tout doucement. Le comte ne cesse de jouer avec les boutons de la télécommande. Il change le rythme des décharges, leur intensité… Je ne vais pas pouvoir tenir bien longtemps à ce régime-là ! Flora, droite comme un i sur sa chaise, semble paralysée par les vibrations. Je crois que la comtesse vient de jouir. Non… vu le regard qu’elle me lance, j’en suis sûre !

Le garçon apporte le plat suivant. Nous avons choisis tous quatre la même chose : filet de bar grillé. Il est accompagné d’une onctueuse sauce blanche qui ne m’inspire pas. Pourquoi le comte prend-il la peine de me préciser que « la chef la prépare avec une délicieuse crème qu’elle produit elle-même, vous verrez, c’est tout simplement divin » ?

Et pourquoi Aurèle sourit-il à cette évocation ?

Bon, il faut que je me calme, je deviens complètement parano ! Cet œuf vibrant ne m’apporte pas que du plaisir !

Alors que le garçon vient remplir nos verres, je goûte au bar et à sa fameuse sauce. Bizarre… ce goût légèrement acide… Je fais une moue dubitative, puis finalement me laisse convaincre et savoure le poisson choisi par Aurèle. Mon compagnon ne dit plus grand-chose, il se contente de m’observer et parfois de sourire, ce qui a le don de me troubler d’avantage. Je profite de cette trêve, pendant que le comte mange son bar de bon appétit. Je me doute que les festivités vont reprendre sitôt son plat englouti !

Je ne pensais pas qu’il irait si vite. Le voilà qui se saisit déjà de la télécommande.

Flora me jette un coup d’œil, elle est complètement hilare alors que je deviens rouge comme une pivoine. Je ne peux retenir mes gémissements. Ma main a retrouvé le chemin de mon intimité et je me doute que Flora fait de même.

Un gémissement un peu plus fort que les autres m’échappe.

Aurèle s’inquiète de savoir si tout me convient et je le rassure en lui bafouillant que c’est un vrai régal. Si seulement il pouvait se douter…

- Détendez-vous ma chère, me dit-il… Nous sommes ici pour passer une agréable soirée. Il faut vous laisser emporter par ce divin repas… N’est-ce pas, madame la comtesse ?

Mais que se passe-t-il ? Que fait donc Aurèle ? Non, je ne rêve pas : il déboutonne la veste de Flora après avoir demandé son consentement au comte ! Flora soupire en fermant les yeux, et répond dans un souffle :

- Certes oui. Mets-toi à l’aise Marie-Chantal…

C’en est trop pour moi. Aurèle n’était donc pas dupe… Le comte active de nouveau la télécommande. Je reçois les décharges en rafale. Je m’abandonne, glissant sur la banquette, Aurèle et Flora m’enjoignant de me laisser aller… Et je laisse monter un feulement que je ne peux maîtriser…

Oui… Pour le plus grand bonheur de mes trois complices, je viens de jouir bruyamment devant tous les clients du restaurant.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Et pour notre plus grand bonheur, vous avez tous les deux repris votre plume

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.