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Guest Corto Maltese

le soleil flirte avec...

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Guest Corto Maltese

longue nouvelle, qui commence très soft et evolue lentement vers.... deux couples d'amis en vacances se decouvrent des passions...

Le soleil flirte avec l’horizon et la brise marine apporte enfin un peu de fraîcheur. À cet endroit, la côte est rocheuse, rocailleuse, une végétation relativement dense recouvre en fouillis les alentours, maquis heureusement assez épars pour être parcouru sans trop de soucis. Le sentier, de la maison à la petite bande de sable qui sert de plage, est émaillé de roches calcaires qui affleurent sur le sable doré. Dans la crique, si petite qu’un seul voilier de taille modeste suffit à la combler, les vagues viennent paresseusement lécher le sable encore chaud à cette heure. La marée est étale, le clapotis des vaguelettes murmure une chansonnette apaisante, ponctuée par les cris espacés d’oiseaux marins qui jouent dans le couchant.

Assises sur des rochers, les pieds dans l’eau, Julie et Magali discutent tranquillement en observant leurs hommes qui s’ébattent comme des jeunes chiens un peu fous. En ce début de soirée, après le dîner, les quatre amis ont voulu profiter encore de la mer avant que la nuit ne tombe. Le coucher de soleil de la veille avait été superbe mais aperçut trop tard pour être apprécié à sa juste valeur, alors autant ne pas rater ceux à venir. Sitôt le repas terminé, avant même le café, la pétillante Julie avait donc bousculé son petit monde pour redescendre sur la plage, position stratégique idéale, selon elle pour bénéficier au mieux et jusqu’au bout du spectacle. Toujours très romantiques, les hommes ont visiblement oublié le but premier de la ballade : comme des enfants, Marc et Philippe tracent des canaux dans le sable, creusent des bassins et des ports miniatures que l’eau envahit rapidement, adoucissant les contours des excavations avant de les amollir, les avachir pour les effondrer ensuite. Les deux hommes continuent pourtant avec frénésie leurs constructions éphémères, recréant en désordre le port du Pirée, les Jardins suspendus de Babylone, le Dédale du Minotaure et le Phare d’Alexandrie : Alexandrie - J’ai plus d’appétit - qu’un barracuda - BA-RRA-CU-DA ! Ces deux idiots braillent l’inévitable refrain en jerkant sur le sable ! Ridicules ! Les deux jeunes femmes s’amusent de leurs bêtises et leur sourient, maternelles et attendries par leur délire juvénile.

Les deux couples ont débarqués la veille dans ce petit paradis croate. Arrivés par la mer à bord du petit voilier loué la semaine précédente à Zadar, ils avaient connu quelques hésitations maritimes lorsqu’il s’était agit de dénicher cette petite crique minuscule et la maison. Avec le seul secours de cartes marines, ils seraient certainement encore entrain de dériver à mille miles, mais, vive la technique, le G.P.S. les avait guidé aussi précisément que le chien guide l’aveugle. Et il fallait bien ça pour ces marins d’opérettes, champions interclasses (CM1-CM2 !) de Dériveurs sur plan d’eau artificiel. Depuis huit jours qu’ils tiraient des bords en Mer Égée, ils ont, certes, acquis un peu d’expérience, pris un peu d’assurance, il n’empêche que les îles visitées, magnifiques au demeurant, non pas toujours été celles qu’on croyait ! Le capitaine Philippe a plusieurs fois été surpris en découvrant le véritable nom de l’île où il venait de débarquer. Mais, en définitive, le programme prévu a été respecté et l’enchantement total.

Après cette semaine passée en mer, les deux passagères n’ont pourtant pas caché leur joie de retrouver de façon plus définitive la terre ferme et le confort, spartiate mais acceptable, de la villa louée. La douche, à l’eau douce, leur a permis de dessaler les chevelures, d’en démêler les nœuds, de reprendre figures plus féminines. D’un commun accord, les deux femmes ont convenu que si les hommes voulaient encore régater, pêcher, jouer aux petits marins, ils le feraient sans elles, qui désormais consacreraient leur énergie à … s’étaler sur la plage.

Julie avait craint un moment, au début du séjour, que la timide Magali et son Marc somme toute un peu apathique, ne manquent singulièrement de fantaisie et de tonus. De leur groupe d’amis, ces deux-là n’étaient pas leurs préférés, ceux dont ils se sentaient, Philippe et elle, les plus proches. Julie aurait largement opté a priori pour Béatrice et Christophe ou Sophie et Marc. Surtout Marc et Sophie, vu les récents événements ! Mais ça n’avait pas pu se faire. Et tout compte fait, les choses se passaient plutôt bien avec Magali : la jeune femme s’était révélée moins coincée, moins chipoteuse que ne l’avait craint Julie. Malgré l’exiguïté des lieux, le manque d’intimité, la liberté bornée, la semaine à bord du catamaran n’avait provoqué aucun heurt, aucune fâcherie, chacun s’était accommodé des circonstances, avait jonglé avec l’humeur des autres. Tacitement, les corvées d’approvisionnements avaient été assurées en alternance par chaque couple, histoire de ménager une petite heure de liberté à l’autre tandem. Quelques sourires entendus, des réflexions amusées avaient, dès la première fois, entériné la pratique et instauré le roulement. De son côté, Marc s’était révélé nettement plus dynamique et disert qu’à son habitude : derrière le jeune homme discret des soirées du groupe était apparu un compagnon drôle et toujours disponible. En bref, Julie appréciait l’ambiance bon enfant de l’aventure. Elle aurait préféré qu’un petit brin de folie vienne à l’occasion pimenter le séjour, mais appréciait en définitive le farniente indolent de cette croisière balkanique. Et pour ce qui est du piment, je n’ai pas dit mon dernier mot, pensait-elle.

— Tu sais, déclare Magali, je suis bien contente qu’on ait eu cette idée de louer une maison sur la côte. Huit jours en mer, c’était génial, mieux, beaucoup mieux que je ne l’aurai imaginé, mais ça suffisait !

— Tout à fait d’accord avec toi ! Le bateau est sympa, mais on finit quand même par tourner en rond.

— Pouvoir prendre une vraie douche, laisser couler l’eau sans être rationnée, c’est un vrai plaisir.

— Tu imagines pour moi, avec mes cheveux longs ! Je ne t’explique pas comme j’ai apprécié de pouvoir les bichonner un peu ! Et puis bon, la maison est rustique, mais j’aime bien sa terrasse avec cette tonnelle ombragée.

— Un minimum de confort, c’est autre chose ! Et puis dormir dans un vrai lit !

Magali adresse à sa voisine un clin d’œil chargé de sous-entendus. L’occasion est trop belle pour que Julie laisse passer l’occasion.

— Ah, parce que vous avez dormi ! La taquine Julie.

— Oui, un peu quand même ! Plaisante Magali. Cela dit, pour être tout à fait franche, je dois reconnaître que j’en avais assez des papouilles dans la couchette. Je ne sais pas si tu es comme moi, mais les petites … récrées sur le bateau, ce n’est pas trop mon truc !

— Ah bon, quelque chose te gênait ? demande Julie, à la fois intriguée et surprise de voir son amie aborder tout à coup un sujet intime. Jusque là, la jeune femme a fait preuve d’une grande pudeur, une pudeur telle que Julie n’avait jamais osé bronzer seins nus sur le bateau ou sur la plage ! Quand les navigateurs avaient croisé au large d’une plage naturiste, Magali avait refusé énergiquement qu’on s’approche de trop près et encore moins qu’on aborde, de peur sûrement d’avoir à adopter la tenue de rigueur. Aussi, qu’elle aborde le sujet sexe à présent …

— À vrai dire, je n’ai jamais réussi à prendre vraiment mon pied à bord. Faire ça, à quai, dans le port … C’est idiot, mais j’avais toujours peur que le bateau tangue et que les promeneurs ne remarquent quelque chose. Et je craignais toujours que vous ne reveniez trop tôt …

— Ça, c’est bien toi ! On n’en avait jamais parlé, mais on savait bien qu’en allant faire les courses, on laissait le champ libre aux autres. Pourquoi crois-tu qu’on avait insisté pour que vous preniez votre temps lorsque vous avez débarqué la première fois !

— Oui, bien sûr, je le savais bien, mais bon, je n’étais pas tout à fait à mon aise !

— Dans ce cas, je ne vais certainement pas te dire qu’on vous a entendu hier soir ! Non, je ne dirai rien, sinon tu vas être gênée ! Compte sur moi, je ne te dirai pas qu’on a bien rigolé Philippe et moi !

Magali est toute embarrassée, rougit, tortille ses doigts comme une gamine prise en flagrant délit de gourmandise.

— Tu exagères, parce que nous aussi dans ce cas, on vous aurait entendu !

— Vous n’avez rien entendu parce que vous étiez dans le feu de l’action, mais il faut croire qu’on a fini avant vous !

Sur son rocher, Magali ne sait plus quelle contenance adopter. Elle triture l’ourlet de sa courte robe de plage blanche, baisse chastement les yeux :

— Oh je suis désolée ! Avoue-t-elle péniblement, toute contrite.

— Mais arrête ton char, ma Chérie ! Oh ! Y a rien d’anormal ou d’extraordinaire dans tout ça ! Non mais, si à nos âges, on ne s’envoie pas en l’air avec enthousiasme, on le fera quand ? Et ne va pas, maintenant que je t’ai dit çà, te bloquer, te retenir ! On est en vacances ! Je peux te dire que nous, on se gênera pas, sous prétexte que vous puissiez entendre quelque chose ! On est comme vous, on a un peu de retard à rattraper !

— Oh toi alors ! Tu n’y vas pas par quatre chemins !

— Quatre ? Quatre chemins ? Un, deux, … trois, mais le quatrième, je ne vois pas !

Décontenancée, Magali ne répond pas d’abord, puis réalisant l’allusion, elle éclate de rire. Un rire cristallin, débridé, franc et clair qui attire l’attention des deux hommes :

— Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que vous vous racontez les nanas ? demande Philippe intéressé. On peut en profiter ?

— Non, c’est des trucs de filles ! Lui répond sa femme. Allez, les gosses, fini les pâtés de sables, on se lave les mains et on rentre !

— Oui Maman ! Répondent en cœur et en riant les grands dadais.

Dans le salon, Philippe, assis sur le canapé, a installé son ordinateur portable et vient de transférer les photos prises dans la journée.

— Oh les filles, appelle-t-il, vous voulez voir les photos ?

De la cuisine où elles finissent de remplir le lave-vaisselle, les deux jeunes femmes lui demandent deux minutes de patience. Marc, alerté par l’appel, rejoint Philippe, bientôt suivi par Julie et Magali qui s’installent à gauche et à droite de Philippe ; Marc lui reste debout et se glisse derrière le trio, derrière le canapé.

— Superbe, s’exclame Magali en découvrant sur l’écran une magnifique pris de vue de la plage. L’eau est vraiment d’une couleur incroyable !

Les clichés se suivent, succession de paysages paradisiaques d’une netteté et d’un rendu étonnants qui provoquent les compliments ravis des spectateurs.

— C’est vraiment génial cet appareil, quelle qualité, s’exclame Marc

Sur l’écran apparaît alors une photo de Magali. Prise en contre-plongée, cette photo volée présente la jeune femme en buste, debout, discutant visiblement avec le photographe indiscret qui a déclenché à l’insu de son modèle, l’appareil vraisemblablement plaqué sur la hanche. Le volume de la poitrine est largement mis en valeur par l’angle de visée et la netteté du cliché est telle que l’on voit parfaitement ses tétons poindre sous le tissu immaculé de son maillot de bain blanc.

— Oh mon dieu, s’exclame l’intéressée, non, tu ne vas pas garder cette photo ? Vire-moi ça !

— Mais non, sûrement pas, elle est superbe, répond Philippe qui déjà passe à la suivante.

Quelques clichés anodins suivent avant que l’écran n’affiche en gros plan cette fois la plastique irréprochable de Julie : alanguie sur le sable, les yeux clos, elle profite visiblement avec délice des rayons solaires sans se douter de la présence du photographe indiscret. La chaleur, l’indolence, la somnolence ont relâché son corps et ses seins orgueilleux sont très légèrement affaissés. Les pans de soutien-gorge du maillot noir ont été rétrécis au maximum, et le tissu ne couvre à peine que les aréoles, histoire de laisser les rayons du soleil lécher les globes clairs de ces seins dont la rondeur étonnante est ainsi révélée.

— Waouh, s’exclame Marc, magnifique.

Alors que Julie sourit sans rien dire, Magali feint la colère et se retournant vers son ami, fait mine de vouloir le battre.

— Évidement, toi, toujours le nez sur les seins des autres ! Veux-tu bien regarder ailleurs !

Déjà le diaporama présente d’autres clichés, plus anodins qui ramènent un calme précaire, ne suscitant que des remarques tranquilles sur la qualité des prises de vue. L’accalmie est de courte durée : les deux jeunes femmes réapparaissent en effet bien vite, toujours étendues sur le sable, toujours endormies. L’implacable objectif ne cache aucun détail, ni la finesse du grain de leurs peaux, ni les petites gouttes de sueur qui perlent sur leurs ventres dorés.

Mais c’est pas vrai, quel obsédé ton mec, déclare mi-figue mi-raisin Magali en décochant une petite bourrade à Philippe. Il n’en rate pas une !

— Dis donc, il est sexy ton maillot, fait remarquer Philippe.

Magali rougit : elle a bien entendu remarqué, comme les autres, la précision de la photo qui dévoile en premier plan les reliefs de son mont de Vénus sous le tissu trop fin de son maillot blanc. "Trop moulant, c’est le cas de le dire" pense-t-elle sans oser prononcer à voix haute cette remarque trop explicite.

— Plus jamais, je ne mettrai ce maillot, déclare-t-elle, péremptoire.

— Mais allons, il est très bien ton petit maillot, enchaîne Julie.

Le défilé des images continue, un papillon délicat aux couleurs chatoyantes inonde de lumière l’écran de l’ordinateur, puis, l’émeraude de la mer et une nuée de petits poissons, à peine flous sous la surface de l’eau, des rochers aux formes inattendues, ou encore le panorama idyllique de la côte … Les compliments se succèdent, les exclamations fusent. Tous apprécient l’extraordinaire luminosité des clichés. La dernière photo de la série est annoncée par Philippe : il s’agit à nouveau des jeunes femmes, debout, et de dos cette fois, remontant de la plage, leurs sacs en bandoulières. Le cliché est charmant, amusant même puisqu’on y voit Julie aidant Magali à grimper la pente. Pour ce faire, la coquine la pousse d’une main secourable … gentiment placée sur la fesse droite de son amie que l’on aperçoit riant aux éclats.

— Évidement, tu ne pouvais pas rater çà ! L’enfoiré ! Enfin, tout de même, c’est génial ces photos ! Et pouvoir le regarder tout de suite …, admet Magali.

— Quand je te dis qu’il faut qu’on s’en achète un numérique, déclare Marc.

— Oui oh, je sais parfaitement pourquoi tu en veux un, toi ! Comme je te connais, ce n’est pas pour prendre des photos de paysages ! T’as d’autres idées en tête !

— Et tu crois que je suis le seul dans ce cas ? Si les numériques se vendent si bien, ce n’est pas pour rien !

— Absolument, enchaîne Philippe, avec ces petits joujoux, on fait ce qu’on veut, n’importe où, tout de suite et … sans passer par un labo !

— Ah oui, c’est bien çà l’avantage, pas de censure à craindre, pas de photographe pour lorgner les clichés. Si vous croyez que je n’ai pas compris ! Et toi, ajoute-t-elle à l’adresse de Julie, tu en dis quoi ?

— Moi, j’en dis que c’est génial ! Pour une exhibitionniste comme moi, c’est super !

Magali est estomaquée par la franchise de son amie. Elle n’imaginait que celle-ci avouerait pareille chose ! Et de façon si … décontractée, comme si c’était naturel !

— Ah parce que …

— Et alors, où est le mal, répond sa copine, très à l’aise. Julie est bien décidée à ne pas se cacher derrière une fausse pudeur. Bien au contraire ! Son récent dévergondage avec Sophie a semble-t-il réveillé ses sens, ouvert des horizons libertins insoupçonnés.

— Alors comme çà, tu es exhibitionniste ? Tu te laisses photographier …

— Bien sûr, c’est très excitant ! Des petites séances un peu chaudes, un peu olé-olé. Çà ne te plairait à toi ? T’en as jamais eu envie ?

— Ben euh … Je ne sais pas … Enfin, bon, … oui, pourquoi pas ? Mais … tu … vas jusqu’où, … çà ne te gène pas de t’exposer … nue ?

— Oh tu sais, faut que je t’avoue un truc, … Philippe m’a souvent vue toute nue, réplique Julie, moqueuse.

— Oui bien sûr, c’est pas ce que je voulais dire, tu m’as comprise non ?

— Évidement que j’ai pigé ! Mais non, non, çà ne me gène pas, et même, je dirais que j’aime çà ! Surtout les petites exhib à l’extérieur, ou dans des magasins.

— Qu’est-ce que tu entends par exhib dans les magasins, demande Magali ahurie.

— Ben, des petites photos coquines, discrètes, dans des boutiques, des magasins, au supermarché, …

— Quoi, mais comment ?

— Oh, simple, explique Julie, je me ballade sans rien sous ma minijupe et je m’arrange pour la soulever pendant qu’on fait les courses. L’autre jour, à Auchan, par exemple, un moment, je me suis accroupie pour "examiner" de plus près un produit. Philippe en a profité pour prendre une photo.

— Mais, il avait du monde ?

— Tu as déjà vu un hyper vide le vendredi soir ? bien sûr qu’il y avait du monde, mais il suffit de bien choisir le moment !

— Mais vous faites çà souvent, s’étonne Magali.

— Assez souvent, oui !

— Et vous ne vous êtes jamais fait prendre ?

— Oh, il est arrivé qu’un type … ou une femme regarde … au bon moment. Et alors !

— Et alors ?

— Personne ne s’est jamais plaint !

— Mais, il y a quoi comme réaction ?

— Les types rigolent, mais n’osent pas s’approcher. Une fois, une mémère était visiblement choquée mais n’a pas moufté, peut être qu’elle n’était pas sûre d’avoir bien vu; mais le mieux, c’a été une petite gonzesse, dix huit/vingt ans, chez Connectic, elle m’a vue alors que j’étais debout, jupe relevée et Philippe en face, qui discrètement, l’air de rien, prenait la photo. Elle s’est approchée, s’est plantée à côté de moi, m’a fait un grand sourire, un clin d’œil et un petit coup de tête, et elle a remonté sa jupe elle aussi, pour que Philippe nous prenne en photo ensemble.

— Oh je le crois pas, s’exclame Marc. Et alors ?

— Alors, elle non plus, n’avait pas de culotte ! Ensuite, elle m’a collé un bisou sur la joue, et elle a fait demi-tour en nous souhaitant "Bon amusement".

— Et vous ne l’avez jamais revue ?

— Jamais !

— Ouah, incroyable ! Et vous avez toujours la photo, demande Marc ?

— Bien sûr, on vous la montrera !

— Waouh ! s’exclame Marc, vivement intéressé.

Si lui ne se pose pas davantage de questions, il n’en va pas de même pour sa compagne : Magali est ahurie par la tournure des événements, ce déballage impudique la choque, ou tout au moins la surprend, la sidère.

— Attends, réalise Magali, non mais tu te rends compte de ce que tu dis ! Tu parles de nous montrer une photo où on vous voit, toi et cette fille, jupes relevées et … sexes à l’air !

— Oh oui, et pourquoi pas ? C’est rien qu’une photo ! Et pour ce qu’on voit ! C’est pas du gros plan, rassure-toi ! Et puis, vous ne seriez pas les premiers !

Cette fois, c’en est trop pour Magali qui se lève et se place debout, face aux trois autres. Marc ne sait pas quelle contenance adopter : si Magali est choquée, il aurait intérêt à se ranger de son côté, mais la situation l’excite, il sent la soirée déraper, ce qui n’est pas pour lui déplaire.

— Comment ça "on serait pas les premiers" ? Vous les montrez souvent vos photos ?

Le petit sourire qui flotte sur ses lèvres et le ton, plus enjoué que fâché, rassurent quelque peu les autres participants : ainsi, elle est plus intéressée que choquée. Julie répond donc tranquillement :

— À vrai dire, celle-ci et quelques autres, Philippe les a envoyé sur un site exhib d’Internet. Visages masqués bien sûr !

— Waouh, s’exclame Magali, vous balancez vos photos sur Voyeur.com !

Cette remarque est parfaitement calculée : en dévoilant sa connaissance des sites d’exhibitions amateurs, la petite rusée sait parfaitement ce qu’elle fait !

— Ah tiens, tu connais ! Tiens, tiens, tiens ! Finaude Julie qui enregistre la réflexion de son amie. Ainsi donc la demoiselle surfe sur des sites olé-olé ! Se dit-elle.

— Oui oh, tu penses bien, avec Marc ! … Quand je disais tout à l’heure que je savais pourquoi il voulait un appareil photo numérique, ce n’était pas pour rien

— Mais dis donc petite hypocrite, quand tu me demandais ce que je faisais dans les magasins, tu savais parfaitement de quoi il retournait ! Des exhib magasins, t’as dû en voir un paquet sur Internet.

— Oui c’est vrai, reconnaît Magali avec un petit air satisfait de coquine heureuse d’avoir joué un bon tour à ses compères. S’asseyant tranquillement dans un gros fauteuil club face à autres, elle explique :

— Pour être franche, c’est même celles que je préfère, parce qu’il y a un petit côté défi qui est assez émoustillant ! Braver l’interdit, c’est excitant ! Les autres rubriques sont moins intéressantes, même s’il y a parfois des séries de photos très jolies, gentiment érotiques, pas vulgaires. Mais bon, il y en a d’autres, beuh ! Le porno, c’est pas mon truc ! Et de plus, il n’y a pas que des canons qui osent se présenter, il y en a même un paquet qui ferait bien de s’abstenir !

— Il en faut pour tous les goûts ! Mais nous sommes d’accord avec toi, ce sont les exhib publiques qui sont les plus intéressantes, convient Philippe.

— Allez, racontez-nous, qu’est-ce que vous avez envoyé comme photos, demande Magali très intéressée, le buste penché en avant. Une des fines bretelles de sa robe légère a glissé sur son épaule, et la position de la jeune femme offre un panorama plongeant sur ses seins rebondis. Derrière le canapé, Marc a enregistré le changement d’attitude de sa compagne et histoire de resserrer l’intimité du groupe, il décide de s’installer confortablement sur le canapé, à côté de la belle Julie, dont il attend les confidences avec gourmandise.

— Il y a eu une série Ikéa, c’est pas très original je sais, parce qu’il y en a souvent sur le Web, explique Julie. Les surveillants de ces magasins doivent passer de bons moments ! Mais bon, moi je m’en souviens parce que c’était notre première exhib magasin. J’étais excitée comme une puce ! Un moment, j’étais à califourchon sur l’accoudoir d’un divan, eh ben, quand je me suis relevée, y avait une trace humide, tellement je mouillais ! S’ils ont encore ce fauteuil en magasin, vous devriez y aller, vous aurez un bon prix expo ! A part çà, il y a eu aussi une série Mac Do et une autre prise dans différentes boutiques du centre-ville.

— Mais, personne ne dit rien en te voyant entrer dans les magasins avec ton appareil photo, demande Marc à Philippe. Tu dois être repéré immédiatement.

— Non, parce que je n’utilise pas ce gros reflex, explique Philippe en désignant le gros appareil posé sur la table basse. J’en ai un autre, tout petit, qui tient dans la main. Et je ne cadre pas les photos, je les prends au jugé, l’appareil dans ma main, le long de la hanche, mine de rien ! Ni vu, ni connu ! Quelques fois, bien sûr, la photo est ratée, mal cadrée, mais dans l’ensemble, je ne m’en tire pas trop mal !

— Il y a eu aussi des photos prises à la maison, une séance bricolage, reprend Julie. C’est d’ailleurs la première série de photos qu’on ait envoyé, c’était … il y a pas mal de temps, début d’année ?

— Et si quelqu’un avait reconnu votre appart ? Vous courez le risque ? S’inquiète Magali.

— Non, tu vois, on avait fait ces photos au moment où on repeignait le salon : tous les meubles étaient recouverts de draps, les tableaux décrochés, forcément, les luminaires démontés, impossible donc de reconnaître quoi que ce soit !

— En plus, ajoute Philippe, sur l’ordi, j’ai retouché les photos : les murs bleus sont devenus vert d’eau, la salopette bleue de Julie est devenue rouge, et de plus, j’ai inversé les photos, en miroir. Ensuite, histoire d’éviter tout rapprochement, on transmet tous nos mails avec des commentaires en italien !

— Attends, s’exclame Marc, italienne, salopette rouge ? Avec une casquette rouge aussi ? Mais je les ai copiées ces photos ! On voit la fille sur un escabeau, les seins nus sous la salopette, un pinceau à la main ? Oui ? … Je les avais repérées ces photos, magnifiques soit dit en passant, mais vraiment, je n’aurai jamais imaginé que c’était Julie ! Waouh ! Super strip-tease ! S’adressant à sa petite amie : Tu vois de quelles photos je parle Magali ?

— Oui, oui, je m’en souviens ! Bon, super jolies ces photos, c’est vrai ! Marc les a mis dans sa petite collection et il est difficile vous savez. Il n’y met pas n’importe quoi. D’ailleurs, on a revu ces photos il n’y a pas longtemps, puisqu’il en avait mis une en fond d’écran. La première justement, quand tu es sur l’escabeau et qu’on aperçoit juste la rondeur des seins. Dis donc, t’imagine, si vous vous étiez pointés chez nous à l’époque où il avait cette photo en fond d’écran, çà vous aurait fait drôle non ?

— Ça aurait été amusant, reconnaît Julie.

— Mais dis donc Julie, … dans cette série, … tu as fini complètement nue !

— Ben oui ! C’est le but non ? Ça te choque ?

— Nnnnon. C’est vrai que ces photos étaient jolies. Érotiques, suggestives, mais pas pornos ! Mais quand même, ça me fait drôle de savoir qu’on a des photos de toi, toute nue ! On a regardé ces photos, on les a commentées et si Marc les a copiées, c’est qu’elles nous ont plu. Ça ne te fait rien à toi Philippe de savoir qu’on a vu ta femme … nue ? Vous ne regrettez pas maintenant que vous savez qu’on a vu ces photos, parce que nous, on est pas des inconnus, on est pas à douze milles kilomètres de chez vous. Ça ne vous embarrasse pas de savoir qu’on a pu faire des commentaires sur son corps, ses seins, ses postures, enfin je sais plus ce qu’on a pu dire, mais bon …

— Franchement, j’avoue que … ça me trouble, ça m’amuse et quelque part aussi, ça m’excite d’imaginer que vous vous êtes peut être excités en les regardant ! Et toi Chérie, ça te gène ?

— Pas vraiment, ça m’excite moi aussi, j’en suis toute chose ! Et j’aimerais bien savoir quels commentaires vous avez pu faire …

Gêné, Marc, qui sait pourtant bien de quoi il retourne, se tait et lance un regard circonspect à Magali qui comprend son embarras et répond à sa place :

— Il me parait évident que nous avons parlé des seins, des commentaires très positifs t’imagine, mais ce qu’on a dit exactement …

— Et c’est tout ?

Magali rougit :

— Je sais qu’on a fait des commentaires sur … euh … sur le, comment dire, sur la forme de ton … enfin … du petit buisson

— Sois pas timide comme ça, tu peux dire "TES seins", "TON buisson", c’est bien des miens qu’il s’agit ! Alors, qu’est-ce qu’il avait "mon" buisson, il avait quelle forme d’ailleurs à l’époque ?

— Il était … parfaitement … triangulaire, impeccable, tout petit, et …

— Et quoi ?

— Non rien !

— Comment ça "non rien", qu’est-ce tu voulais dire encore ?

— Ben, non, enfin …, je voulais dire, … juste un petit buisson … bien net et rien d’autre, …, tout le reste bien propre, impeccable !

— Ah, tu veux dire, les lèvres bien propres, sans poil, épilées ?

— Oui, répond en rougissant Magali d’une petite voix un peu étranglée.

— Et ça vous a plu ?

— Ben oui, surtout à Marc, il n’aime pas beaucoup les … les poils.

— Ah oui ? Mais toi alors ?

— Moi ! Magali n’en peut plus de rougir. Son visage est en feu, elle se tortille, mal à l’aise, dans son fauteuil, tire sur sa courte robe de plage, histoire de couvrir un minimum ses cuisses exposées qu’elle serre instinctivement.

— Ben moi, … je ne suis pas très poilue, naturellement, et …

— Et quoi ?

— Ben à force d’insister, de montrer des photos d’amatrices épilées, j’ai … j’ai fini par me laisser convaincre, j’ai … nettoyé, avoue-t-elle timidement.

— Ah oui ? Complètement ou tu en as gardé un peu, insiste l’indiscrète Julie qui s’amuse follement de la gêne de sa copine.

— Je … j’ai gardé juste … une petite … bande !

— Oh mais çà doit être mignon çà, commente Philippe avec un air gourmand.

— Je suis sûre que Marc doit adorer, ajoute Julie en cherchant un assentiment dans le regard de l’intéressé.

— Oh ben lui, il s’est rasé complètement, enchaîne Magali avec comme un petit ton de vengeance dans la voix.

— Ah bon carrément, s’exclame Julie avec un grand sourire.

Tentant désespérément d’afficher un air désinvolte, Marc répond du tac au tac :

— C’est parce que TU as insisté, et d’ailleurs je laisse repousser depuis … et je ne me raserai plus à l’avenir !

— Et pourquoi donc, demande Julie étonnée. Ah c’est bien les mecs, nous on doit obéir à leurs caprices, se peler l’abricot, mais vous, non ?

— Non, il y a simplement que … Enfin, pour nous, c’est pas très … confortable. Rasé, j’avais les … les bonbons qui collaient au papier, si vous voyez ce que je veux dire. Mais bon, je l’avais fait quand Magali s’était épilée. De toute façon, c’était donnant-donnant ! C’était sûrement d’ailleurs un petit fantasme de Mademoiselle !

— Ah non, ce n’était pas du tout un fantasme, c’était juste pour voir, et pour t’embêter aussi ! Mais non, mes fantasmes, c’est autre chose quand même !

— Ah oui, finaude Philippe, et c’est quoi alors tes fantasmes ?

— Oh je ne sais pas !

— Si si si, allez, raconte un peu !

— Que je raconte ? Mais qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

— Raconte-nous un de tes fantasmes, insiste Philippe.

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Guest Corto Maltese

la suite.....

Magali est partagée : formidablement excitée par toute cette conversation et ces aveux, elle sent depuis un moment déjà une douce chaleur sourdre au creux de ses reins, humidifiant sa fente qui gonfle, mais elle n’ose pas trop se dévoiler. Son cœur bat la chamade, des flots d’adrénaline se déversent dans ses veines, l’excitation grandissante abattant un à un les remparts de sa pudeur.

— Je ne sais pas moi ! Pfff ! Euh … par exemple, je m’imagine, sur une table, le corps recouvert de chocolat. Et autour de moi, plein de gens, des hommes et des femmes et qui viennent me lécher, juste me lécher hein !

— Waouh, ça c’est un dessert comme je les aime, s’exclame Philippe, gourmand. Chocolat et crème Chantilly !

— Non, c’est pas con comme idée, mais moi, j’améliorerais encore !

— Ah oui ? Tu penses à quoi Julie, demande Magali très intéressée. Malgré sa gêne, la jeune femme ne peut se cacher qu’elle est émoustillée et voudrait bien connaître les perfectionnements imaginés par sa perverse copine.

— Il faut faire durer le plaisir, alors pourquoi pas imaginer faire tout le repas sur ton corps ? On commencera par des crudités, émincées et assaisonnées, réparties sur tes seins, des lamelles de viandes froides, avec de la mayonnaise, sur ton ventre, et effectivement Banana Split pour finir…

— Joli programme, s’amuse franchement Magali. Mais, et moi alors, qu’est-ce que je mangerais ?

— C’est à nous de te nourrir ! Comme on aura juste le droit de se servir de nos bouches, interdiction de te toucher avec les mains, on viendra te donner la becquée, de bouche à bouche !

Finaude, Julie s’ingénie à parler au futur pour contrer le conditionnel de Magali. Une manière habile d’ancrer les événements dans un possible proche.

— Waouh, dommage qu’on ait déjà dîné ! Mais on peut faire çà demain midi ou demain soir, s’emporte Marc.

— Plutôt le soir, propose Julie, parce qu’à midi, on sera sur la plage !

— Hey ! Dites, j’ai mon mot à dire là-dedans, demande Magali faussement ahurie.

— Non ! Toi, tu es le plat dans cette histoire, alors, je vous le demande, déclare Marc en prenant les autres à témoin, depuis quand les plats parlent ?

— Les plats parlent ! Non mais oh, vous êtes tout simplement entrain de vous programmer une partouze ! J’ai quand même mon mot à dire !

— Un seul : "OUI", rétorque Julie.

— Ah, parce … Ah ça y est, pour vous, c’est une affaire qui roule ! Non mais regardez-les tous les trois, mais c’est une coalition !

Installée dans son fauteuil face aux autres, Magali a l’impression passée du rôle d’interviewer retors à celui d’accusée face à des juges implacablement déterminés. Et tout plaidoyer se retrouve inutile, la sentence est inéluctable : « Vous êtes condamnée à écarter les cuisses et à subir les derniers outrages ». Les battements de son cœur emballé résonnent jusque dans sa tête, embrouillent ses pensées. Vaincues par un désir ravageur, ses dernières défenses s’effondrent et la victime n’est plus très loin d’être consentante.

— Une coalition, demande Julie qui fait la bête. Bon, tu appelles çà comme tu veux, mais moi je dirais plutôt : partie carrée !

— Hey, mais vous êtes une sérieuse bande d’enfoirés. On dit un truc, et tout suite ça dérape !

— Oui, et quand ça dérape, le tête-à-queue est au bout, complète Philippe.

— Oh non ! Dégueulasse, s’exclame Magali avec une moue exagérément dégoûtée.

Personne n’est dupe, et surtout pas Julie qui entre dans son jeu (Ah, elle veut se faire charrier, elle va être servie) :

— Non mais attendez, écoutez-la la sainte-nitouche ! Mademoiselle fait sa dégoûtée. Parce que bien entendu, elle n’a jamais posé ses lèvres purpurines sur aucun champignon vénéneux ! Mon pauvre Marc, tu dois pas t’amuser tous les jours avec un cul-gelé pareil ! Fausse vierge va ! Vraie blonde !

— Ah, vraie blonde, c’est à prouver, tu confirmes Marc ?

— Je confirme Philippe, mais pour pouvoir le prouver, ça va être dur, avec le peu qui reste…

— Non mais la donzelle, reprend Julie, on joue les mijaurées, les vierges vertueuses ! Mais tu t’es vue, là, avec ta petite robe ras la touffe et tes seins nus qui pointent sous le tissu, que t’as l’impression qu’ils vont nous exploser à la figure au premier mouvement que tu vas faire ! Tu parles d’une pauvre biche effarouchée !

— Oh tu pousses, se défend l’accusée, c’est une robe de plage, une robe de bain de soleil, tu as déjà vu une robe comme ça descendre jusqu’aux genoux ? Et puis, j’ai peut-être pas de soutif, mais j’ai mon slip de maillot de bain en dessous, donc, y a rien de choquant !

— Oui ? Ton slip moule moule ? Celui qu’on a vu sur les photos ? Autant dire que c’est pire que si tu n’avais rien ! Petite vicieuse va, t’es pire que moi !

— Oh que non, réplique Magali sur le même ton mi-agressif, mi-amusé, t’as une sacrée avance sur moi. Je ne me ballade pas cul nu dans les magasins moi, je ne fais pas flasher à poil, je n’ai jamais partouzé !

— D’abord, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et ensuite, tu affabules ma Petite Chérie, je n’ai jamais dit avoir partouzé !

— Oh t’as pas besoin de le dire, c’est parfaitement clair ! Allez, ose dire le contraire !

— Une fois, une seule fois ! Avoue Julie, malgré tout un peu embarrassée par l’aveu.

— Ha ben tu vois, s’exclame Magali triomphante. Alors vas-y, raconte, explique, où, quand, comment ?

— Ben ….

— Ah non, tu ne vas pas te défiler maintenant ! C’est à toi de parler ! Chacun son tour !

— Oh si tu crois me faire peur ! J’assume, moi, rétorque Julie, un éclair de défi dans le regard. C’était cet hiver, dans les Vosges

— Dans les Vosges, répète Magali qui fouille dans ses souvenirs.

— On avait loué un chalet.

— Avec Marc et Sophie, l’interrompt Magali qui se souvient tout à coup d’avoir entendu parler de ces vacances de neige des deux couples.

— Oui, avec Marc et Sophie, répète Julie sans y prêter d’attention

— Avec Marc et Sophie, répète alors Magali, sidérée, en articulant chaque syllabe.

Julie réalise alors l’amalgame qui s’est fait dans l’esprit de son amie et explique rapidement :

— Non, on avait loué le chalet avec Marc et Sophie, mais j’ai pas dit qu’on avait … Oh et puis zut, laisse-moi parler.

— D’accord, je me tais. Continue

— Oui, donc, on avait loué ce chalet pour huit jours avec Marc et Sophie, mais nous, on y était arrivé le samedi après-midi alors qu’eux ne pouvaient nous rejoindre que le lundi matin. Il ne s’est rien passé avec eux ! C’était avant !

— Le samedi donc, une tempête s’était levée, raconte Philippe. On était bien au chaud près du poêle, quand tout à coup, on entend frapper à la porte. On s’est regardé surpris, il faisait déjà nuit, le chalet était à l’écart du village, on n’attendait personne ! Intrigué, vaguement inquiet, je suis allé ouvrir : devant moi, un couple de randonneurs, frigorifiés, congelés. Je les ai fait entrer et ils nous ont expliqués qu’ils s’étaient perdus dans le blizzard, qu’ils n’arrivaient pas à redescendre jusqu’à leur hôtel … En bref, ils nous ont demandés l’hospitalité. Evidement, on les a accueillis, on a téléphoné à leur hôtel pour prévenir, on les a réchauffés, on leur a donnés des vêtements de rechange, enfin ce qu’on a pu parce qu’on avait encore les trois quarts de nos affaires dans le coffre de la voiture qui était garée deux cents mètres au-dessus du chalet. Bref, on a dîné ensemble, et on a passé une excellente soirée avec eux. C’était un petit couple charmant, marié depuis peu, et a discuté d’un tas de choses. On a même, c’est vrai, abordé des aspects assez intimes.

— Faut dire que Caroline était assez sexy : comme on avait pas grand-chose à leur donner en vêtements de rechange, elle portait juste en fait un de mes gros collants en laine que je mets pour skier et un gros pull de Philippe qui lui descendait juste sous les fesses. Et au cours de la soirée, dans cette pièce commune du chalet, avec cet énorme poêle, il faisait une chaleur incroyable. Alors, je ne vous dis pas, mais quand Caro a finalement enlevé le gros pull sous lequel elle portait juste une petite chemisette en coton à fines mailles élastiques qui moulait délicieusement ses seins, les remarques et les petites blagues ont fusées. La conversation a pris un tour plus intime, confidences et déconnades ! Mais bon, c’est tout de même resté correct. Et puis, à l’heure de se coucher, nous les avons installés dans la chambre prévue pour Marc et Sophie, juste à côté de la nôtre. Nos discussions nous avaient émoustillés, et nous avons fait l’amour, discrètement, chaque couple de son côté. Enfin … discrètement ! Comme on avait laissé les portes des chambres ouvertes pour bénéficier de la chaleur du rez-de-chaussée et qu’en plus, les cloisons en bois n’étaient pas très isolantes du point de vue phonique … Bon, le vent déchaîné, la tempête qui faisait craquer le chalet, ça faisait un bruit de fond assez élevé. Mais tout de même, on entendait plus ou moins ce qui passait chez eux, et inversement, ce qui, il faut bien le reconnaître, ajoutait du piquant à la situation.

Les quatre amis échangent des regards complices et entendus. Marc et Magali ne bougent plus, attentifs qu’ils sont au récit :

— Après nos galipettes, continue Julie, j’ai voulu descendre à la salle de bain. Je suis sortie très discrètement de la chambre, dans le noir. Et quand je dis dans le noir ! Imaginez, dans ce chalet totalement calfeutré, le noir est tellement dense qu’il en est presque palpable. Même après un moment d’accoutumance, t’as vraiment du mal à voir où tu mets les pieds ! Au moment où j’atteignais l’escalier, je me suis trouvée nez à nez avec Caroline : elle avait la même intention que moi ! Elle était toute aussi nue que moi, et quand nous nous sommes vues, nous avons eu le même réflexe idiot : chacune a caché ses seins dans ses mains !

— Incroyable, c’est vraiment un réflexe féminin, remarque Philippe, cacher des seins qu’on hésite pas à l’occase à étaler aux yeux de tous sur la plage et oublier la vulve qui pourtant …

— Oui, ben, c’est comme çà ! Sur le coup, on a faillit faire demi-tour l’une et l’autre. Et puis, nous nous sommes regardées dans la pénombre, et nous avons éclaté de rire ! Du coup, nous sommes descendues ensemble au rez-de-chaussée. Dans la salle de bains, lumière allumée pendant que nous faisions nos petites affaires, nous rigolions encore de notre bêtise, on s’amusait aussi de cette coïncidence, cette concordance de temps, ce timing précis qui nous avait fait nous retrouver en même temps dans le couloir. Vous pouvez imaginer les réflexions qu’on s’est échangées. Et puis, nous sommes remontées, toujours dans le noir. Dans l’escalier, on a trébuchées toutes les deux, on s’est raccroché l’une à l’autre, ce qui a fait repartir notre fou rire. Et arrivées en haut des marches, moi, j’ai voulu tourner à droite pour retourner à ma chambre, et Caro a voulu prendre à gauche : on s’est cognées. Après les excuses, les "Vas-y", "Non, toi d’abord", "Je t’en prie", on a repris la manœuvre et … on s’est à nouveau rentrées dedans. Re fou rire, nouvelle tentative et nouvel échec ! Caro alors me dit "On y arrivera pas, tant pis, on a qu’à échanger !". Du coup, j’ai bien vu qu’elle ne riait plus vraiment, qu’elle était sérieuse ! Je l’ai regardée droit dans les yeux, il y a eu un grand blanc entre nous, et puis, on a commencé à se sourire, complices, on s’est fait un clin d’œil et hop … on est entré chacune dans la chambre de l’autre !

— Waouh, comme çà !

— Oui, ça c’est décidé en une fraction de seconde ! Rien de prémédité ! On ne se serait pas bousculées dans le couloir, il ne serait rien arrivé !

— Et les mecs bien sûr ne se sont pas plaints !

— Tu penses bien ! Ils nous avaient entendues dans le couloir, alors quand on s’est pointées dans les piaules, ils ont tout de suite compris qu’on était d’accord entre nous, et tu penses bien qu’ils n’ont rien demandé de plus !

— Et alors, demande Marc.

— Et alors, c’était super, n’est-ce pas mon Chéri ?

— Ah c’était génial ! Et là, on ne se gênait plus pour faire du bruit !

— Hé ben mes cochons, vous vous en payez de belles vous ! Mais enfin, là, c’était pas une partouze, c’était de l’échangisme.

— Exact, mais ça ne s’est pas arrêté là. Le lendemain matin, quand Bruno et moi, nous nous sommes réveillés, nous avons décidés de rejoindre Philippe et Caroline. On les a découverts endormis, tout mignons, serrés l’un contre l’autre, en chiens de fusil. Je me suis penchée pour réveiller Philippe avec des petits bisous et Bruno a grimpé sur le lit pour faire de même avec Caro. Après quelques petits bisous, tu penses bien que les mecs ont commencé à nous papouiller grave ! Les mecs, au réveil, il n’y a pas besoin de les pousser longtemps. Mais Caro et moi étions d’accord sur un point, petit déjeuner d’abord. Du coup, on est donc tous descendus, habillés très sommairement. Ç’a été un petit dèj très sympa ! Vu nos tenues aux uns et aux autres, ça a vite dérapé, et après le café, il y a eu … sucettes et langues fourrées. Résultat, c’était reparti, sur la table, sur le canapé, etc., etc. Là, c’était vraiment partouze, enfin, partie carrée. Très, très, très agréable ! … Et puis, plus tard, en fin de matinée, ils sont repartis.

— Vous avez gardé des contacts, vous vous êtes revus, demande Marc.

— On a échangé nos adresses et nos téléphones, mais on ne s’est pas revus, explique Philippe. Ils habitent à l’autre bout de la France; on se téléphone de temps en temps, enfin les filles se téléphonent !

— Et quand Sophie et Marc sont arrivés, vous leur avez raconté, demande Magali.

— Non, on a rien dit, on leur a parlé de Caro et Bruno, de la soirée, mais pas de ce qui s’est passé APRES la soirée.

— Là, vous m’étonnez, déclare Magali, j’aurais imaginé que …

— Pour être franche, avoue Julie, c’était pas … la peine d’en parler… Le moment n’était plus très favorable, si vous voyez ce que je veux dire ! Pour Sophie non plus d’ailleurs : on a passé la semaine à se prêter des Tampax et des serviettes !

— Ouais d’accord, je comprends mieux là ! Parce que sinon …

— Sinon, c’est vrai que … on aurait peut être essayé de …

— Tu m’étonnes !

— Oh ben écoute … euh… on y avait goûté, on avait apprécié, c’est sûr qu’on aurait tenté de prolonger si …

— Et maintenant, votre fantasme à tous les deux serait de remettre le couvert !

— Le couvert et surtout, le PLAT, plaisante Philippe.

— Et toi, grand dadais, apostrophe Magali, tu ne dis rien Monsieur Marc ! Tu laisses faire, trop content ! Non mais toi, tu accepterais !

— Ben euh, oui, hasarde l’intéressé. Pourquoi pas !

— Mais bien sûr, s’emporte Magali, alors donc, je vous dis OUI, et puis hop, on se fait un scrabble, on va se coucher comme si de rien n’était et demain, en fin d’après-midi, en rentrant de la plage, je me fous à poil, je m’allonge sur la table et c’est parti ! Bousti-baise-party !

— Présenté comme çà, c’est sûr que c’est spécial, reconnaît Julie, mais si tu veux un apéritif, on est pas obligé de jouer au scrabble ce soir !

— Bien sûr, les mecs préfèreraient jouer aux dames !

Le ton emporté de Magali décontenance le trio. Sa colère, si elle est feinte, est bien imitée en tous cas. Marc adopte un profil bas, tout comme Philippe. Une fois encore, c’est Julie qui prend la parole :

— Non mais attends, c’est ton fantasme ! Si tu ne veux pas le réaliser, on oublie, on passe à autre chose, on en reste là. Y a pas de lézard ! Et on change de sujet, on parle surtout plus de sexe ! Mais bon, … dommage, ça aurait pu être sympa !

L’atmosphère s’est brutalement refroidie. La colère soudaine de Magali, son regard incendiaire à l’adresse de Marc, son ton sec, ont lézardé l’ambiance. Sur le canapé, les trois complices ne savent plus très bien quelle position tenir. Marc s’enfonce dans les coussins, la mine renfrognée, vaguement inquiet (et déçu), Julie boude et Philippe, qui manipulait son appareil photo depuis quelques minutes, le repose, ostensiblement, sur la table, avec une moue désabusée.

En face d’eux, Magali les considère et s’amuse de leur attitude embarrassée. Ce baroud d’honneur, car c’est bien de cela qu’il s’agit, sa décision est prise, son acceptation est totale, ce baroud d’honneur donc était sa dernière cartouche, l’ultime salve avant l’armistice. Reddition serait d’ailleurs plus approprié qu’armistice. Magali sait qu’elle ne désire plus maintenant que se laisser glisser sur la pente délictueuse. Elle va payer les dommages de guerre, tous les dommages, elle va s’offrir en victime consentante et dépravée. Son corps lui réclame avec trop d’insistance une libération salvatrice, son ventre brûle de désir, son sexe épanoui par le désir réclame caresses, brutalité, offrande, ouverture, pénétration, folie. Le cap est passé, la frontière explosée, les tabous anéantis par ce désir qui la fait trembler des pieds à la tête, la parcourt de frissons impérieux. La jeune femme n’y tient plus, ils la veulent, ils l’auront, bien au-delà de ce qu’ils avaient imaginé.

— Qu’est-ce qu’il y a Philippe, demande Magali, d’une voix radoucie, féline.

— Non rien !

— Ben si, tu voulais faire quoi avec ton appareil que tu tripotais depuis cinq minutes ?

— Mais non, rien, répète Philippe. Mais comme Magali continue à l’interroger du regard, il précise :

— Rien, mais t’es trop mignonne dans ton fauteuil, avec ta petite robe blanche; je voulais prendre une photo. Mais bon, c’est tout, ne le prend pas mal.

— Mais je ne le prends pas mal, tu as le droit de prendre des photos si tu veux.

— Non, c’est bon, laisse !

— Mais puisque je te le dis, insiste Magali qui adopte une attitude de star dans son fauteuil. Ça te va comme ça, vas-y !

— Oh arrête !

— Mais non, vas-y, vraiment ! Et comme ça ?

Le ton de la voix a baissé d’une octave. Magali vient de retrousser légèrement sa robe, quelques centimètres carrés du tissu blanc de son string de bain apparaissent. Le petit sourire qui flotte sur son visage, le regard adouci qu’elle pose sur ses vis-à-vis, la petite lueur trouble de ses yeux rassure le trio. Un peu hésitant, Philippe saisit son numérique, règle la focale et prend un cliché. Magali pose alors sa main droite sur son sein droit et se caresse doucement pendant que sa main gauche glisse entre ses cuisses. Un deuxième éclair jaillit. La robe remonte encore, dévoile le triangle du slip, nouvelle photo. Magali écarte largement les cuisses, glisse deux doigts sur l’étoffe, histoire de lisser le tissu pour marquer davantage les reliefs du sexe.

Ça vous va comme çà ? Ça vous plait ? demande-t-elle d’une voix rauque.

En guise de réponse, un nouvel éclair jaillit alors que Philippe s’accroupit pour faire des gros plans. Magali, le regard rivé dans celui de Julie cherche un encouragement qui ne tarde pas.

Tu ne vas pas t’arrêter là, lui souffle son amie.

Du coup, Magali s’enhardit, ses doigts se glissent sous l’étoffe, disparaissent sous le tissu. Les flashes se succèdent, et des sourires apparaissent timidement sur les visages de Julie et Marc.

— Julie, si tu venais me rejoindre, propose Magali qui a découvert son sein droit qu’elle pétrit. La jeune femme ne se fait pas prier et vient s’installer sur l’accoudoir du fauteuil dans lequel Magali se contorsionne pour enlever son slip. Abandonnant son sein, sa main droite se plaque entre ses cuisses ouvertes alors que la gauche se pose sur le ventre dénudé de Julie.

— Allez, enlève ton tee-shirt et ton soutif, laisse-nous profiter de ces seins qui font tellement fantasmer mon mec.

Julie s’exécute sans se faire prier davantage, et Magali se tourne vers elle, attrape les deux seins offerts, pose une bouche avide sur un mamelon tendu par l’excitation. Sa bouche suce le téton dur, sa langue dessine des cercles concentriques. Se mettant à genoux sur l’assise du fauteuil, sans oublier de trousser sa robe, histoire de présenter ses petites fesses au photographe, elle quitte un instant le téton distendu et approche ses lèvres de la bouche de son amie : quelques petits frôlements des lèvres, quelques touchettes rapides, et les deux bouches se collent, pour un baiser passionné accompagné de caresses appuyées sur le corps de Julie. Celle-ci est surprise, elle ne s’attendait pas à cette fougue de la part de son amie. Bien sûr, la colère était feinte, mais Julie n’aurait jamais imaginé que la douce Magali puisse basculer si rapidement, qu’elle puisse franchir aussi allègrement la limite, oublier complexes et retenue. Ces caresses presque violentes sur ses seins, ses baisers sur sa peau, cette indécence provocatrice la sidèrent. Mais par-dessus tout, Julie est surprise par ses baisers passionnés, ces patins dévastateurs. Elle ne s’attendait pas à ce que Magali vienne l’embrasser sur la bouche, en tous cas, pas si vite, plus tard pourquoi pas, après quelques jeux enflammés, après avoir exploré son corps, après s’être saoulées mutuellement de caresses, enivrées de parfums, après peut être même avoir dépassé les limites du plaisir. Qu’elle vienne alors lui poser doucement sur les lèvres un baiser de bonheur, un poutou tendre et reconnaissant, un bécot complice et attendri. Mais pas aussi soudainement, pas aussi rapidement, à peine leurs ébats entamés. Cette langue qui la fouille, pointue comme un couteau brûlant qui incise sa bouche dès qu’elle la referme, découpe son passage, se glisse entre ses lèvres, cette langue indiscrète et sauvage l’étonne. Ces lèvres qu’elle sent tremblantes, hésitantes mais pourtant impérieuses, cette bouche qui la force, témoignent d’un désir d’une violence qu’elle ne soupçonnait pas. Lorsque les deux femmes se séparent enfin pour reprendre leur souffle, Julie ne peut s’empêcher de remarquer :

— Ben dis donc ma Chérie, quand tu t’y mets, ce n’est pas à moitié.

La voix est rauque, basse, un peu essoufflée. Déjà, sa complice déchaînée a replongé vers ses seins, et elle sent une main indiscrète caresser ses cuisses, s’insinuer entre elles. Cette caresse, du bout des doigts, l’électrise, et soumise, elle écarte légèrement les jambes, ouvre le chemin vers son sexe qui s’échauffe et se mouille. Elle sent le bout des doigts musarder sur sa peau, vers l’intérieur des cuisses, là où la peau est plus douce, plus réceptive, presque aussi sensible que le sexe. Julie attend avec une certaine impatience le moment où ces doigts aborderont l’étoffe de son short léger, elle appelle cette main qu’elle imagine se poser en cuillère sur son sexe pour l’enfermer dans une conque protégée, et elle est heureusement surprise de sentir les phalanges gourmandes glisser directement sous le tissu du vêtement. Comme elle porte rien sous cet ample short au tissu souple, les doigts abordent directement les lèvres de son sexe impatient, glissent dans la fente lubrifiée, remontent la vallée inondée, escaladent sur les reliefs ciselés des berges du canyon, avant de s’arrêter au pied du petit rocher de l’ange, pour repartir en sens inverse explorer encore les reliefs délicats de son intimité. Elle sent cet index inquisiteur se promener doucement dans ses chairs excitées, dessiner l’ouverture de la grotte submergée par des flots impétueux, des frissons parcourent la totalité de son corps, naissant au centre écartelé de ses cuisses offertes pour se propager en ondes délicieuses au creux de son ventre chaud, au travers de ses seins et jusque dans sa nuque.

— Attends, pas trop vite, râle Julie qui se dégage, se lève pour faire glisser son short. Magali l’imite, faisant voler sa robe légère. Debout l’une à côté de l’autre, les deux jeunes femmes présentent leurs corps nus, magnifiques, absolument parfaits, chacun dans son genre. Leurs deux pubis se ressemblent, ponctués par une fine bande de poils, presque noirs pour l’une, clairs et légèrement roux pour l’autre. Le bronzage intense qui épargne leurs seins trace aussi un triangle contrasté autour de leurs sexes. Les flashes pleuvent, le photographe excité a libéré son sexe distendu et se caresse d’une main, alors que son voisin finit de se dévêtir.

— Si on passait dans la chambre, propose Magali en prenant son amie par la main et en l’entraînant sans attendre une réponse qu’elle connaît de toutes façons.

Suivies par leurs deux hommes, les gazelles se jettent sur le vaste lit de Julie et Philippe. Allongées l’une contre l’autre, elles soudent à nouveau leurs bouches, se perdent dans des baisers passionnés, couvrent leurs corps de caresses mutines. Julie s’abandonne, s’allonge sur le dos, s’offre. Son esprit amalgame les caresses présentes à celles connues quelques jours auparavant avec Sophie, et elle réalise le revirement de situation : de maîtresse initiatrice, elle se trouve à son tour élève docile, soumise et consentante aux caprices d’une maîtresse experte. Elle aime cette situation nouvelle, cette passivité relative, cet esclavage consenti, pimenté par la présence indiscrète des hommes, voyeurs ravis qui se régalent de leurs jeux interdits, de leurs débordements coupables. Des hommes qui viendront d’ici peu se mêler à leurs jeux impudiques pour conclure ces douces bacchanales par le plaisir brutal de leur désir exacerbé.

Pour l’heure, écartelée, elle s’abandonne aux folies de Magali, goûte cette douceur infinie des doigts mutins qui parcourent à nouveau son sexe, plus impatients qu’auparavant, plus effrontés. Lorsqu’enfin, elle sent deux doigts glisser dans l’entrée béante de sa chatte, elle a envie d’hurler sa joie, voudrait les sentir plonger jusqu’aux confins de son intimité et même temps, elle apprécie cette exploration retenue de ses chairs, les caresses appuyées sur la voûte granuleuse de son vagin, deux doigts qui la griffent presque alors que le pouce de cette main scandaleuse débusque enfin (enfin !) avec une délicatesse toute féminine, le petit champignon distendu de son clitoris impatient. Elle se délecte de ces attouchements furtifs qui déclenchent à chaque fois un feu d’artifice de sensations, une onde circulaire qui irradie son ventre, explosion lumineuse qui s’estompe à peine lorsqu’une nouvelle caresse vient déclencher la suivante, toujours plus puissante, à chaque fois plus envahissante, dans un rythme parfait que seule une femme peut en cadencer si précisément le décalage progressif. Julie bloque les muscles de son bas-ventre, bascule son bassin et tend son sexe vers cette main experte, elle voudrait ouvrir plus encore ses deux cuisses, s’écarteler encore pour offrir plus avant sa petite chatte affamée à cette fouille minutieuse. Elle est au bord de l’explosion ultime lorsque Magali interrompt son manège, retire sa main et abandonne en même temps ses seins qu’elle suçait avidement pour passer à quatre pattes, en travers, sur le lit : elle laisse glisser sa langue sur le ventre doré, descend avec une lenteur exaspérante vers la corolle offerte. Julie se délecte du spectacle charmant des seins tendus de son amie, ces seins qui affirment leur rondeur dans cette position lubrique, elle observe leur douce oscillation, les mamelons contractés, les tétons qui pointent et viennent frôler sa hanche. Elle porte alors sa main vers ces seins, en dessine la forme, enferme un instant l’un des globes en prenant soin de juste titiller le téton, puis part à la découverte du corps, promène ses doigts sur les flancs, les hanches avant d’atteindre du bout des doigts les salières à la naissance des fesses. Magali bouge alors, toujours à quatre pattes, se rapproche de sa victime consentante, mouvement qui offre ses fesses au regard et aux caresses de Julie et lui permet à elle de plonger son visage entre les cuisses ouvertes. Sa langue s’insinue, contourne la motte et les lèvres gonflées, en dessinant l’ovale de ce fruit charnu, puis se glisse dans la fente irriguée de l’abricot bien mûr. Julie continue elle d’explorer les fesses de sa compagne, insinue à son tour ses doigts entre les globes fermes, et aborde en douceur le sexe béant offert à ses regards. Impatiente, elle exerce une douce pression sur la cuisse pour inviter sa partenaire à l’enjamber. Une invitation sensuelle à laquelle obtempère volontiers Magali. Maintenant têtes bêches, les deux femmes poursuivent leurs petits jeux interdits, Julie ne supporte presque plus désormais les caresses buccales sur sexe enflammé, et redressant la tête, elle lance une langue gourmande à l’assaut de la moule inondée qui la surplombe. Elle goûte sa compagne, découvre ces parfums délicats que distille le plaisir féminin, apprécie la saveur du nectar, jalousant par là même la faculté des hommes qui accèdent si facilement à cette liqueur dont elle avait si longtemps oublié le goût, jusqu’à Sophie. Elle s’enivre de ces parfums subtils, de cette douceur délectable et sent au creux de sa propre intimité les flots de mouille redoubler. Les deux femmes se lèchent, se sucent, s’aspirent, elles se déchaînent maintenant, oubliant la douceur exaspérante pour une brutalité libératrice. Julie lape le sexe, tente de le pénétrer, rêve d’une langue si longue qu’elle pourrait envahir ce vagin distendu, elle plante jusqu’à son nez entre le fin corail des petites lèvres ourlées, tout en pétrissant les globes suspendus des seins durcis par le plaisir. Mais aussi excitée qu’elle soit, alors qu’elle est au bord du précipice, à l’instant de basculer dans le ravin, juste avant la chute ascensionnelle, elle refuse de se laisser emporter, pour ne pas succomber et rater tout à l’heure la réalisation de son fantasme le plus intime. Alors, resserrant brutalement ses cuisses, elle ferme le passage vers son intimité, empêche son amie d’accéder à sa chatte, la rejette. De toutes façons, Magali était entrain de perdre l’expertise de ses caresses buccales, ses mouvements devenaient trop brutaux, désordonnés, emportée qu’elle était par la brusque montée de son propre plaisir qui ne résiste plus aux assauts redoublés de ces mains qui la noient, des lèvres qui la submergent, de la langue indiscrète qui force son sexe épanoui et agace l’anneau sombre de son cul. Il n’est plus temps pour elle de s’occuper de quiconque, elle est battue sur le fil, l’élève docile a bien pris le dessus. Julie sent parfaitement les signes infaillibles de l’orgasme en approche, cette respiration précipitée, les petits tremblements des cuisses écartées, la chaleur incroyable du sexe qui se plaque sur sa bouche. Et lorsque enfin, elle sent les oscillations des hanches de Magali s’arrêter brutalement, les muscles de son corps se tétaniser, la respiration se bloquer, elle sait que le plaisir éclate, elle ressent l’énergie libératrice dégagée par l’orgasme parcourir le corps de son amie, en vagues successives, raz-de-marée si communicatif qu’elle a elle-même l’impression que ces ondes l’atteignent. Malgré les soubresauts brutaux, elle maintient sa posture, accentue, implacable, les allées et venues de sa langue entre les lèvres gonflées, sur le clito exacerbé, aspire et souffle dans le vagin distendu, alors que ses mains, jusque là si brutales, effleurent à peine désormais les seins gonflés de sève et les tétons proéminents. Qui peut dire combien de temps s’écoule avant que les vagues de bonheur ne commencent à refluer, que la tête de Magali, tendue vers l’infini, ne retombe, pantelante. Julie sait parfaitement sa compagne n’en peut plus désormais de cette position, que ses bras n’arrivent plus à la soutenir, que ces cuisses tétanisées appellent au repos. Abandonnant la chatte repue devenue trop sensible, elle laisse sa victime anéantie s’allonger sur son corps, reposer sa tête sur l’oreiller confortable de ses cuisses. Après le déchaînement, elle la laisse glisser dans une douce torpeur. Elle sent sur elle le corps de son amie se détendre peu à peu, s’abandonner dans la douceur indicible qui suit le séisme ravageur du plaisir.

Mais ses propres sens la tiraillent, l’exaspèrent, elle veut reprendre la marche triomphale vers son propre plaisir et c’est avec reconnaissance qu’elle accepte la verge tendue de Marc qui s’est approché, à genoux sur le lit. Elle flaire l’appareil érigé, jauge ce membre inconnu, apprécie le gland congestionné où perle un goutte de liqueur. Elle se redresse un peu, approche une langue gourmande de la queue impatiente, alors que Magali roule sur le côté, la libère pour s’allonger pantelante en travers de la couche. Julie, toujours experte et raffinée, pose délicatement sa langue sous la hampe de verge, escalade doucement le membre par le dessous, recueille, délicieusement gourmande, la perle de rosée. Elle revient à la base de la queue, lèche d’une large langue râpeuse les couilles contractées, remonte sous la bite, darde sa langue en stylet qu’elle promène sur le dessin des veines saillantes. Prodigieusement sadique, elle s’arrête à chaque fois juste avant d’atteindre enfin le gland, et reprend son manège, au grand bonheur désespéré de Marc qui se sent succomber. Dessous, d’un côté puis de l’autre, elle prodigue en alternance au membre distendu, des caresses légères et des coups de langue enveloppants. Ce manège affole, transporte le pauvre Marc qui n’en peut plus de toutes ces agaceries. Et lorsqu’elle se décide enfin à gratifier le gland d’un tout petit coup de langue, l’homme manifeste bruyamment l’impatience jusque là contenue. Les lèvres ravissantes se posent enfin sur le gland congestionné, l’avale brutalement, l’enferment dans la bouche, l’y maintiennent avant que de le relâcher pour mieux avaler ensuite la bite toute entière, presque dans la gorge : un coup d’estoc prodigieux, qui tend le corps de Marc dont elle maintient les fesses pour qu’il ne s’échappe pas. Elle va-et-vient sur le membre tendu, l’inonde de sa salive, l’étourdit avec sa langue enveloppante. Tout occupée et concentrée qu’elle soit, elle n’oublie pas pourtant de faire signe au photographe qui continue toujours de la mitrailler. Ses yeux lui intiment l’ordre de cesser, qu’il est temps désormais de passer à autre chose. Philippe décode le message, et s’approche à genoux lui aussi, sexe en l’air, impatient. Tout en continuant de sucer avidement le membre tendu de Marc, Julie attrape le sexe de son homme, le branle dans sa main, le caresse, le viole. Elle observe, vicieuse, les expressions de bonheurs douloureux des deux hommes réunis pour elle, décide de leur accorder encore quelques instants d’attentions expertes. Mais elle sait bien qu’ils ne pourront plus tenir très longtemps sous ce régime, que les discussions et les jeux du salon les ont bien excités, que le spectacle offert avec Magali leur a déjà été douloureusement excitant à force d’impatience. Elle leur est redevable de cette sourde patience et ne veux gâcher ni leur plaisir, ni le sien. Marc est proche de la rupture, elle le libère alors et lui abandonne son corps. Il s’allonge contre elle et comme elle s’y attendait, il se jette sur ces seins, mais avec une délicatesse surprenante, couvre ces fruits épanouis de baisers alternativement furtifs et passionnés, de caresses enveloppantes et légères. Et comme son autre main est partie à la découverte d’autres trésors, elle lui ouvre ses cuisses pour qu’il puisse à son tour accéder aux délices de sa chatte. Les caresses pourtant délicates lui sont difficilement supportables, sa chatte n’a déjà été que trop manipulée. Et son besoin de jouissance est trop fort pour être contenu. Julie prend le dessus, fait rouler cet amant impatient sur le dos, et se redressant, le chevauche en amazone déterminée. Avant d’enfourner la queue distendue, elle prend le temps encore de jouer avec le gland gonflé de sève. Elle le laisse glisser entre ses lèvres douloureusement gonflées, l’appuie sur son bouton d’amour, se branle consciencieusement sur la bite dressée, accepte les mains de ses deux amants sur ses seins excités. Julie aperçoit les prémisses du bonheur, elle sent la chaleur sourdre tout au creux de ses reins et décide de trancher dans le vif. Cette bite magnifique, cet épieux vénéneux, elle va se l’avaler, se l’engloutir dans sa moule inondée. Elle se penche en avant, vient gourmander les lèvres de l’homme qui résiste de toutes ses forces à la tentation de lâcher son plaisir, elle laisse enfin la bite s’enfoncer dans ses chairs brûlantes, doucement, presque millimètre après millimètre, pour ne pas submerger le gland de sensations irrésistibles. Julie se délecte de cette queue puissante qui emplit son vagin, vient finalement buter au fond de la caverne. Bien penchée en avant, plantée sur ses genoux, elle contrôle en expert les moindres mouvements, résiste au désir de Marc de précipiter les choses et présente de fait à son pauvre Philippe abandonné, la vision de son cul accessible. Elle ne veut rien dire, rien indiquer, elle ne veut surtout pas dévoiler son attente mais redoute en même temps que Philippe n’accède à son désir secret. Aussi, lorsqu’elle le sent se glisser derrière elle, lorsque sa queue enfin s’insinue entre les globes charnus de ses fesses qu’il écarte, elle relâche ses muscles, laisse son corps s’épanouir, sa mouille coulant à flots inondant les pubis soudés. La queue pénètre doucement le cercle étroit de son cul relâché, s’enfonce dans l’anneau qui l’étrangle. Julie sent enfin comme elle l’espérait les deux membres virils se rejoindre au travers de ses chairs, se chevaucher, comme se superposer. Elle entame un très lent va-et-vient sur la bite de Marc, prenant le soin de laisser à Philippe le temps de se calquer sur le mouvement des hanches. Comblée, son fantasme se réalisant, elle se délecte du mouvement asymétrique des deux sexes qui la bourrent, deux queues en même temps, deux queues pour lui bourrer et le cul et le con, deux hommes pour la prendre, s’emparer de ses sens, la mener vers l’orgasme. Elle se sent chienne, impudique, humiliée, et pourtant triomphante de contrôler ces deux membres assassins qui la fouillent :

— Oh oui, défonce-moi, plus fort, crie-t-elle, explose-moi le cul, bourre-moi, vas-y, encore !

Les mouvements s’accélèrent, Julie grimpe sur l’échelle fragile du plaisir, au rythme qu’elle impose, maîtresse débordée, échevelée, haletante, partagée entre douleur et plaisir.

— Vas-y, baise-moi comme une chienne que je suis, oui je suis une salope, oui je suis votre pute ! Hurle-t-elle hagarde.

Et les mouvements s’emballent, les pistons se dérèglent, les va-et-vient s’affolent, mais peu importe alors, le bonheur est bien là, à portée, elle n’attend que l’explosion qu’elle souhaite simultanée des deux bites en elle. Et le foutre jaillit, lui brûle et le cul et la moule, des jets puissants, ravageurs, qui la propulsent enfin dans l’éther infini, la jettent dans l’orgasme, la ballottent comme un fétu de paille dans une monstrueuse tempête libératrice, la plonge dans un océan de douleur bienfaisante, extatique. Elle hurle son bonheur, mêle ses cris aux grognements satisfaits des deux hommes qu’elle baise, elle est secouée par des myriades de tremblements irrépressibles, des séismes de bonheurs atroces la poussent dans l’azur aveuglant, elle crie, crie encore et toujours, elle rit, rit et pleure à la fois, encaisse, appréhende et recherche les coups de butoirs puissants qui défoncent son fondement et ravagent son vagin. Le bonheur la submerge, la honte la magnifie, l’orgasme la transfigure, le bonheur la transcende. À bout de forces, épuisée par l’effort, disloquée par ces queues assassines, elle perd ses dernières forces et s’abat sur le torse de son baiseur en sentant tout le poids de son enculeur. Elle réalise combien, oui ô combien, elle souhaiterait à cet instant pouvoir plaquer ses lèvres sur celles de son amant, combien elle voudrait pouvoir le remercier de ce bonheur, lui couvrir le visage de petits baisers tendres, à quel point elle aimerait s’abandonner sur son torse poilu; mais elle sait parfaitement que jamais, au grand jamais, elle n’aurait accepté, elle n’accepterait jamais de laisser un autre homme que lui la posséder ainsi, l’humilier si délicieusement par l’entrée interdite. Son bonheur est intense, malgré cette petite frustration.

Toujours amarrée à Marc, elle glisse sur le côté, enfouit son visage dans les draps. Elle sent dans son vagin, la queue qui se dégonfle, perd de sa superbe, s’amollit entre ses chairs à vif. Elle sent entre ses fesses, l’autre verge qui s’en va, la libère à regret. Philippe s’écarte d’elle et s’étend sur les draps, enferme ses épaules dans un bras protecteur et s’en vient déposer sur sa joue un tendre et long baiser d’amour. Julie se tourne alors vers lui et leurs lèvres se joignent, se soudent et s’abandonnent.

Des larmes de reconnaissance inondent son visage et noient son regard perdu.

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Dès que je trouve assez de temps, je lis !! (juste pour te dire que ton texte n'est pas passé entre les mailles de mon filet ;) bisous !)

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Guest jeanmimel

pas le t"emps de finir la lecture.... mais j'adore, quel style !

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pas le t"emps de finir la lecture.... mais j'adore, quel style !

vous n'êtes pas les seuls à ne pas avoir le temps de finir la lecture.

Mais à n'en pas douter je reviens finir

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Magnifique histoire très excitante et très bien raconté.

Je trouve que la progression des dialogues est enivrante.

Si je peux me permettre une petite critique la deuxieme partie est un peu dense.

Mais l'ensemble est très agréable à lire!

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    • Par Doucerêverie
      -Ahhhhh

      Un gémissement lui échappa. Elle ne se rendit compte du fait qu'elle avait gémi que lorsqu’elle entendit ce son presque venu d’ailleurs… Doux, délicat… C’était comme si sa bouche avait voulu exprimer à sa manière ce qu’elle-même n’aurait pu expliquer, commenter…

      A cet instant précis tout ce qu’elle aurait pu dire c’était qu’elle se sentait bien… Toute bien… Un tel bien être… Une sorte de paix…

      -Chéri… S’il te plaît… Reste encore un moment comme ça… Ne bouge pas… Me délecte… , dit-elle en l’enveloppant d’un regard à la fois empli de paix et de joie mais où s’ajoutait aussi une petite once de crainte… Car elle voulait le garder… Là. En elle… Prisonnier de la chaleur et de l’humidité de son intimité… C’était tellement bon de le sentir comme ça en elle… Elle aurait voulu que cela dure une éternité… Cela faisait un moment qu’il n’avait pas été en elle et le manque s’était fait de plus en plus grand, l’envie était devenue de plus en plus irrépressible et intense…

      Elle se tortilla doucement, tourna légèrement la tête pour embrasser son avant bras… Il avait une main enfouie dans ses petites boucles, lui caressait les cheveux, l’apaisait et de l’autre main il maintenait fermement sa hanche en place… Mmmmh… Elle était toute heureuse… Profitait de cet instant pour laisser diffuser en elle cette sorte de plénitude que l’on peut ressentir lorsqu’on arrive à enfin avoir quelque chose que l’on a beaucoup et longtemps désiré…

      Il la regardait, ne la quittait pas des yeux, guettait le moindre de ses gestes et la moindre de ses réactions… Elle lui sourit se contorsionna presque pour venir déposer un doux baiser sur ses lèvres et lui fit oui de la tête… Oui, elle était prête… Oui, il pouvait bouger en elle… Oui, il pouvait maintenant la prendre comme il voulait… Et oui elle était à lui, rien qu’à lui toute à lui…

      -Ahhhh

      C’était irrépressible… Le sentir en elle comme ça l’excitait au plus haut point, la rendait toute chose, toute bien, toute touchée, toute émue, toute fière… Il s’était presque totalement retiré. Une petite moue prit vite la place de son sourire. Ow… Il suffisait qu’elle dise oui pour que l’instant d’après cherche à se retirer d’elle… Grr… Non…

      -Ahhhhhhh

      Il revint en elle fermement presque durement… Elle sentit ses pieds se tordre et pointer immédiatement en réaction à cet assaut… Elle avait l’impression que tout son corps était tendu, avide, en attente de lui… Il vint déposer un doux baiser sur son front et commença à faire des vas et viens amples qui lui arrachaient chaque fois un son… Mmmh… Elle savait qu'il aimait lui faire ça... Faire sortir de sa bouche de doux sons... Il alternait les vas et viens entre lents, puissants et rapides, forts et elle se tortillait, ondulait, se laissait aller à suivre ce rythme qu'il lui imposait et à gémir, ronronner, haleter pour lui... Une douce mélodie lui avait-il une fois dit...
    • Guest Calista
      Par Guest Calista
      C'était un soir d'été, la nuit était tombée et il faisait encore très chaud. Je venais de mettre mes enfants au lit et me retrouvais enfin seule, au calme. Je décidai de me faire couler un bain frais dans mon jacuzzi. J'ouvris le Velux qui se trouvait au-dessus de la baignoire et laissai ainsi entrer la douce brise mêlée au chant des cigales entrer dans la pièce. Quelle merveille pensai-je, j'aimais cette douce mélodie nocturne où tous les bruits sont plus exacerbés et les insectes inspirés. De là, je pouvais admirer le magnifique ciel étoilé. J'allumai une grosse bougie à la vanille et fit couler l'eau tempérée en y ajoutant des sels parfumés au Jasmin. En quelques secondes, j'eus l'impression d'être transportée sur une île des Caraïbes. Je descendis au salon, choisi un CD et avant de remonter, me servis une coupe de champagne. Voilà qui me tiendrait agréablement compagnie sous la voute étoilée. Je traversai ma chambre, déposai son peignoir et entrai dans la salle de bain. Je plaçai le CD dans la chaîne HI-FI et aussitôt la voix suave de Gloria Estefan s’éleva dans la pièce. J'avais une passion pour la musique et les rythmes cubains en particulier. Sans plus attendre, je me glissai dans l'eau parfumée.
      Je fermai les yeux et bu une gorgée de champagne, que je laissai couler lentement, me délectant de ses petites bulles fraîches et pétillantes. A tâtons, j'appuyai sur le bouton qui commandait les jets du jacuzzi et l'eau se mit à bouillonner. Mes muscles commençaient à se relâcher quand la sonnerie stridente de la porte d’entrée se fit entendre, déchirant ainsi la douceur paisible de la nuit.
       
      Qui pouvait bien sonner à une heure aussi tardive me demandai-je. J'espérais secrètement que ce n’était pas un policier venant m'annoncer une mauvaise nouvelle. Mon mari était en voyage d’affaires et bien qu'il ne m'eut pas donné de nouvelles de la journée, je ne voulais pas penser au pire.
      A contrecœur, je sortis de la baignoire et enfilai en vitesse mon peignoir de soie resté sur le lit. Je descendis le grand escalier et ouvris la double porte.
      Un homme d’une cinquantaine d’années, de stature imposante se tenait sur le perron.
      Il se présenta rapidement et s’excusa du dérangement quelque peu tardif.
      Tout en resserrant mon peignoir contre mon corps nu et trempé, J'articulai un timide et presque inaudible « bonsoir ». Je ne me sentais pas vraiment à l’aise face à cet homme taillé comme un GI, pourtant quelque chose en lui, me provoqua quelques délicieux frissons.
      Il sentit ma gêne et mon désarroi, aussi il recula d’un pas, pensant m'avoir effrayée 
       
      - Je suis agent de sécurité, voici ma carte, me lança-t-il. Votre alarme a émis un signal à la centrale, avez-vous un problème me demanda-t-il tout en me détaillant des pieds à la tête.
       
      Je fis un signe négatif de la tête, mais devant la carte et l’uniforme de l’employé, je m'effaçai et l'invitai à entrer.
       
      - Suivez-moi, je vais vous montrer où se trouve le système d’alarme central.
       
      Nous traversâmes le sous-sol en direction du local de chauffage. Je pouvais sentir son regard s’attarder sur mes courbes et une certaine moiteur s'infiltra au milieu de mes cuisses.
      Il entra dans le local, lampe torche à la main et commença à manipuler l'appareil en marmonnant des propos incompréhensibles pour moi, restée à quelques mètres en retrait.
      Je le vis saisir son téléphone portable et appeler la centrale pour faire un test.
      Quand il eut raccroché, il se tourna vers moi et me dit :
      -  Rien de grave madame, il y a simplement un problème avec un des détecteurs de mouvement qui semble défectueux. Il va falloir que je fasse le tour de la maison et que je cherche d'où provient le signal. Pouvez-vous m’indiquer leurs emplacements, ainsi le dérangement sera moindre. Etiez-vous sur le point de vous coucher? ajouta-t-il en désignant mon peignoir du regard.

      -  Non…non, je prenais un bain lui répondis-je un peu gênée et troublée.
      -  Je vous en prie, retournez dans votre bain pendant que je cherche d’où vient le problème et que je le résolve. Je vous tiendrai informée de mes conclusions.
      J'acquiesçai et lui indiquai rapidement les endroits où se trouvaient les détecteurs, puis le plantai là et remontai me prélasser dans mon bain. Tout en gravissant les marches, je me demandai si c’était réellement une bonne idée que je me trouve nue alors que l’employé de la sécurité se baladait dans ma maison. Je dus cependant admettre que la vue de ce beau mâle d'âge mûr m'avait quelque peu émoustillée. En me replongeant dans les bulles, je ne pus m'empêcher d'imaginer avec envie, ses mains légèrement calleuses et poussiéreuses me caresser dans l'eau tiède. Soudain, je me rendis compte que ma main avait glissée d’elle-même jusqu'à mon sexe palpitant et que mon index titillait déjà mon clitoris durci par un désir croissant. Cette délicate caresse sur mon sexe épilé était exquise, délicieusement inappropriée au vu de l’intrus dans la maison, mais qu’importe. Pour l'heure, seul mon propre plaisir comptait.
      L'idée qu'il puisse entrer et assister à mes caresses m'excita encore d'avantage et mon cœur se mit à battre plus vite dans ma poitrine. Mes seins se durcirent et mes tétons pointèrent hors de l'eau, tel de petites framboises roses et bien mûres.
       
      Sous l'effet de l'atmosphère tropicale et musicale ambiante et des buses qui me massaient vigoureusement le corps et les fesses, mes doigts se firent plus pressants et partirent en expédition dans mon sexe offert.
       
      "Quel délice !"
      L'odeur de la vanille et du jasmin, mêlée à la douce brise qui entrait toujours par le velux ouvert et la voix suave de Gloria me firent perdre la tête. Mes doigts entraient plus profondément, fouillant mes entrailles secrètes.
      J'étais sur le point de m’abandonner à une jouissance puissante et salvatrice quand un léger toussotement me fit ouvrir les yeux. Dans les vapeurs du jacuzzi et du champagne qui commençaient déjà doucement à m’enivrer, je m'aperçu que l'employé d’ADT se tenait dans l'encadrement de la porte, gêné, mais ne perdant pas une miette du spectacle que je lui offrais sans le savoir. Sa main maladroite tentait de cacher la bosse qui déformait la braguette de son pantalon de coton.
      Je remarquai son air malicieux et son regard aussi troublé que le mien. Nous étions dans une situation des plus cocasses, lui ne pouvait s’empêcher d’admirer ce corps nu, offert à son regard et je ne pouvais détourner le mien du sexe dressé sous la toile foncée de son uniforme.
      Le premier, il rompit le silence pesant qui régnait maintenant dans la pièce qui s’emblait de plus en plus exigüe. Il se racla la gorge et passa ses doigts dans l'échancrure de son col pour se donner un peu de contenance et d’oxygène.
       
      - Désolé M’dame de vous surprendre, euh de vous interrompre…, enfin de vous déranger, j’étais simplement venu vous avertir que j'avais identifié la panne et trouvé d'où provenait le signal que la centrale avait reçu à plusieurs reprises dans le courant de la soirée. Par contre, je vais devoir rester dans le coin et attendre qu’un livreur m'apporte le module à changer pour pouvoir remettre l'alarme en service et ainsi sécuriser à nouveau votre maison correctement. Cela ne prendra que peu de temps et pour ne pas vous importuner d'avantage, je vais attendre dans la camionnette. Je voulais juste vous informer que je repasserai d’ici une petite heure environ.
       
      Ses mots n’étaient pas très convainquant et je m’en aperçus immédiatement.
      - Ne pensez-vous pas qu’il y ait un moyen plus agréable de passer le temps ? Ne me dites pas que vous n’avez pas envie de venir me rejoindre dans l’eau et boire une coupe de champagne avec moi.
      Je me surpris de mon audace et mis cela sur le compte du breuvage ambré qui pétillait dans ma tête ainsi que sur le changement climatique dû à mon récent déménagement et qui provoquait en moi des envies coquines des plus diverses à assouvir prestement.
       
      Avec un dernier zeste de lucidité, je me demandai comment j'avais pu faire des avances aussi directes  à cet homme d’âge mûr qui sans sa tenue de travail ressemblait plus à un prêtre austère qu’à un homme attiré par une femme aussi peu vêtue que je ne l'étais.
      Je le fixai droit dans les yeux et du bout de l'index, lui fit signe de s'approcher.
      - Je pense que nous allons pouvoir patienter une petite heure de manière plus agréable, vous ne pensez pas ? Champagne ?
      - Cela aurait été avec plaisir, mais n’oubliez pas que je suis en service.
      - Allons, lui répétai-je. Cela restera entre vous et moi, personne n'en saura rien, détendez-vous, vous êtes au bord de l’asphyxie.
      - Ok alors juste une gorgée pour vous accompagner et pour me faire pardonner de vous avoir déranger en plein….
       
      Sa phrase resta en suspend.
      - Ne vous faites pas de soucis, c’est plutôt moi qui devrait m’excuser et me sentir gênée non ? Pourtant, voyez-vous, je savais que vous pourriez me surprendre et cette idée mettait un peu de piment à mes caresses. Le spectacle vous a plut ? Ajoutai-je avec un clin d’œil moqueur.
      - Oui, bien évidement, ce n’est pas tous les jours que nous avons des dépannages aussi… agréables oserais-je dire.
       
      Je lui tendis le verre et me levai, faisant ruisseler l’eau et la mousse sur mon corps légèrement hâlé.
      Je tendis le bras  et l’attirai doucement vers moi en le tirant par la ceinture en cuir marron de son pantalon. Une fois à ma portée, je commençai à déboutonner sa chemise de service sur laquelle était brodé son prénom. Arrivée au dernier bouton, j'en écartai les pans et remontai le long de son torse en le caressant du bout des ongles.
       
      Il avait la peau douce et très peu de poils, un torse un peu musclé, juste comme je les aimais. Arrivée sur ses épaules, mes mains firent glisser la chemise qui tomba sans bruit sur le tapis de bain moelleux. Je me mis à le caresser doucement, délicatement, dessinant des arabesques invisibles. J'approchai ma bouche vers le creux de sa clavicule et commençai à le mordiller, remontant le long de son cou. Quelques râles rauques s’échappèrent de sa bouche qui se transformèrent très vite en gémissements d’impatience. Il dégrafa son pantalon qui tomba à ses chevilles et rejoignit la chemise froissée. Je baissai les yeux et admirai son sexe encore prisonnier de son caleçon noir. Le misérable bandait et ne demandait qu'à sortir.
       
      Je laissai mes doigts manucurés, palper et soupeser l'objet de ma convoitise et je ne pu que constater le plaisir que la vision de mon corps nu provoquait en lui. Je l'aidai à finir de se dévêtir puis l'attirai lentement dans l'eau contre moi. Nos corps étaient proches mais ne se touchaient pas encore.
       Il me dépassait d’une bonne tête et sa stature ainsi nue, en imposait. Il me regarda, puis ses yeux se fixèrent sur ma bouche agréablement ourlée et s'en empara avec empressement. Sa langue impatiente explorait ma bouche avec une avidité presque brutale, ce qui me fit penser qu'il n'avait pas touché une femme depuis quelques temps déjà. Il me serra contre lui et je pouvais sentir les battements rapides et désordonnés de mon cœur. Il plaqua ses mains sur mes fesses callipyges et je sentis son érection contre mon ventre.
      Il me poussa doucement en arrière en appuyant sur mes épaules ; en quelques secondes, je me retrouvai assise dans le jacuzzi, Earl se glissant entre mes jambes pour me les écarter et avoir enfin une vue plus détaillée de mon sexe dont les lèvres imberbes invitaient aux caresses buccales les plus coquines. Il m'avoua que c'était la première fois qu'il était sur le point de baiser une fille aussi jeune au sexe complètement épilé. Son gland turgescent trahissait son envie de passer à l’acte sans plus attendre mais visiblement, il avait envie de découvrir, de jouer avec cette chair fraîche que je lui offrais sans retenue.
       
      Il se conduisait comme un petit garçon devant un sapin de Noël sous lequel il a déjà repéré le cadeau de ses rêves. Ses yeux pétillaient de malices, de désirs et ses gestes trahissaient son impatience grandissantes, mais également un certain stress de ne pas paraître ridicule à mes yeux. Il devait se dire qu'il fallait assurer maintenant qu'il s'était laissé entraîner.
      Il m’agrippa à nouveau sous les fesses pour faire apparaître hors de l'eau mon sexe qui ressemblait à un abricot mûr et juteux. Il s'avança en direction de mon clitoris et le saisit à pleine bouche. Il me mordillait doucement et déjà j'haletais de plaisir.
      Il avait l'air d'avoir déjà bien roulé sa bosse en matière de sexe, pensai-je, car ses caresses buccales étaient expertes et il savait titiller mon intimité avec précision et avidité. Il s’en délectait comme un affamé, passant le bout de sa langue dans le moindre repli, débusquant le petit bout de chair rose qui semblait déjà prêt à exploser de plaisir. J'étais trempée et ma liqueur commençait de ruisseler sur le menton d’Earl. Il me pénétrait de son index, avant d’y ajouter un deuxième puis un troisième doigt qui vint rapidement rejoindre les deux précédents. Mes gémissements se firent de plus en plus sonores, j'aimais cette intrusion musclée. Mes seins dressaient fièrement hors de l'eau comme deux torpilles prêtent au lancement et mon ventre ondulait au rythme des entrées et sorties des doigts puissants qui me labouraient le sexe. Dieu que c’était bon pensai-je en appuyant sur la tête de l’employé pour qu’il s’empare d’un de mes tétons bandés à l’extrême. Les aréoles étaient froncées et me faisaient presque mal. Il ne se fit pas prier et mordilla ce minuscule bout de chair rosé, le faisant rouler sous sa langue, l’aspirant et le suçotant. Mes seins étaient ronds et lourds et visiblement, il aimait les voir réagir sous ses caresses.
       
      Soudain, il saisit une coupe de champagne et la versa sur mon sexe qui tressaillit. Les picotements que produisirent le liquide me firent frissonner et Earl reprit son lapement de plus belle, dévorant littéralement mon sexe doux et alcoolisé.
       
      Je me mis à jouir et il continua à déguster ce liquide ambré mêlé de liqueur intime.  C'était si bon que je désirais moi aussi le faire jouir à son tour.
      Du bout de mon index, je le repoussai pour qu'il s'appuie contre la baignoire, puis m'emparai de ce sexe qui attendait lui aussi sa part de jouissance. Lentement, je le fis glisser entre mes seins blancs avant de le prendre à pleine bouche. Mes lèvres glissaient le long de son membre, en exerçant des va et vient lents puis plus rapides. Il était déjà sur le point d'exploser et il me demanda de remettre sa queue entre mes seins. Il explosa sur ma poitrine, se rependant sur ma gorge tendue.
      Il m'attira contre lui et s'empara de ma bouche dans un long baiser tendre. Comme s’il voulait me remercier pour le moment que nous venions de passer tous les deux.
      Nos lèvres restaient soudées et ne semblaient pas vouloir se séparer. Ils devenaient de plus en plus profonds, plus passionnés et plus violents. Nos dents s'entrechoquaient et nos langues dansaient une véritable sarabande endiablée. L’alchimie opéra et au bout de quelques instants seulement, le sexe du quinquagénaire reprit de la force et de la vigueur ; Je le regardai se dresser avec envie. L’envie de m'empaler sur lui fut la plus forte. Je pris appui sur le rebord de la baignoire et me mis à califourchon sur lui, laissant cette longue tige épaisse me pénétrer toujours plus profondément. Je lui imposai  mon rythme et à le voir la tête rejetée en arrière les yeux fermés, il appréciait lui aussi le traitement que je lui infligeais. Je resserrais les muscles de mon vagin, je voulais le sentir me pénétrer jusqu’au fond de mes entrailles, je voulais garder son empreinte au fond de ma chatte à nouveau trempée.
       
      Il n’allait pas tarder à jouir pour la seconde fois. Il s’agrippa à mes seins et en les malaxant, les pétrissant, il en dessina les courbes tout en agaçant de ses pouces, les tétons encore érigés.
      Il partit si violemment au fond de moi qu’une vague de frissons semblait le parcourir le long de la colonne, Il cherchait son air et serrait les dents comme si des petites décharges électriques les agaçaient.
      “Ding dong” un son strident déchira la magie de l’instant.
      - Merde mon collègue !! S’exclama Earl.
      On l'avait complètement oublié celui-là. Nos yeux se croisèrent et après un dernier baiser,  je fus la première à sortir de l’eau. J'enfilai mon peignoir, laissant ainsi le temps à mon nouvel amant de se sécher, de se vêtir et de redescendre sur terre.
       
      Quand Earl arriva près de la porte, son regard trahissait le moment qu’il venait de passer au premier étage. Son collègue fit mine de ne s’apercevoir de rien et ensemble, ils descendirent réparer l’alarme.
      Moi, je remontai et passai un short en jeans et j'entrai dans la salle de bain, je fus surprise de trouver un numéro de téléphone inscrit sur le miroir embué. Je reconnus le ton brun de mon rouge à lèvres. Je le rentrai immédiatement dans mon téléphone portable et nettoyai le miroir pour ne laisser aucune trace de ce délicieux passage.
       
      Quand je redescendis, je croisai Earl dans l’entrée. Il était appuyé contre la porte de la buanderie et me regardait à la dérobée.
      Je dois partir, mais n’hésite pas à m’appeler en cas de panne ou pour toute autre raison ajouta-t-il en me lançant un clin d’œil.
       
      Un dernier et presque chaste baiser et il disparut dans la nuit. Je regardai les phares s’éloigner dans la rue et refermai la porte. Ce moment avait été intense et très agréable, je ne l’oublierais pas de si tôt. Dans ma tête, germait déjà des scénar pour le faire revenir au plus vite.
       
       
       
       
       
       
       
    • Guest sonny08
      Par Guest sonny08
      Tu es là, lascivement allongée sur ce lit. Entre ombre et lumière ton corps m’apparaît comme la sensualité même.
      Tu me regardes, tu me défies.. Tu m'attends.
      Alors je m'approche, je glisse sur ta peau pour venir poser un baiser dans ton cou.. puis à la naissance de tes lèvres.. Avant de t'embrasser langoureusement.
      Tu mets tes mains dans mes cheveux et délicatement me fais glisser sur le haut de tes seins, puis ton ventre, puis tu laisses ma bouche en tête a tête avec ta jolie dentelle, masquant a peine le joli sexe que tu m'offres.
      Je fais glisser le tissu et te regarde dans les yeux.. Je croise un regard plein de défi, de désir et d'envie.
      Mes lèvres parcourent tes cuisses puis viennent embrasser ton aine. La pointe de ma langue ondule langoureusement jusqu'à la naissance de ton sexe.
      Je te regarde quelques secondes et mordille ma lèvre. Je vais te dévorer, tu le sais.
      Ma langue remonte lentement sur la longueur de ton sexe, avant de couvrir ton clitoris d'un baiser langoureux.
      La pointe de ma langue glisse sur ton petit bouton de plaisir, elle ondule, dessine de petits cercles de 'l’extérieur vers l’intérieur. Puis, le coiffe d'un rapide baiser.
      Ma langue descend pour lécher ton sexe de haut en bas, de bas en haut, j'ondule sur tes petites lèvres puis mes caresses linguales se font plus appuyées, plus entreprenantes..
      J'avance doucement vers l’intérieur et ma langue fouette tes petites lèvres. Elle s'ouvrent timidement et ma langue te pénètre.
      Je te dévore encore quelques instants, puis mes lèvres se referment sur ton clitoris, pendant que mon majeur viens se glisser en toi. Ton gémissement timide et ton regard provocateur m'indiquent que c'est la bonne voie.
      Mon doigt disparaît en toi. Je replie la dernière phalange et masse doucement tes parois, en revenant en arriéré, puis en avançant. Tes soupirs me guident vers l'endroit de ton plaisir.
      Mon index entre à son tour dans ton sexe de plus en plus épanoui. Ton excitation facilite son entrée et il vient rejoindre mon majeur pour titiller les endroits les plus sensibles, leurs gestes sont coordonnées. Tantôt collés, tantôt opposés, ils sont les instruments de ton plaisir.
      Ma langue se concentre toujours sur ton clitoris, elle le fouette, elle ondule, elle dessine de petits cercles..Mon souffle chaud et humide glisse sur lui.
      Mes yeux fixent les tiens, je cherche ton plaisir... En en prenant beaucoup.
      Mes caresses sont précises et passionnées. J'aime voir cette émotion si intense au fond de tes yeux.Tes mains se crispent sur mes cheveux. Tu n'as jamais été aussi belle.
      Tu prends mes épaules et accompagne mon visage jusqu'au tien. Nous nous embrassons, ton regard est intense. Je te sens bouillante, mais inassouvie.
      Nos regards sont l'un dans l'autre, ta peau contre ma peau, tes seins contre mon torse. Mon sexe collé au tien durcit.. J'ai envie d’être en toi, j'ai envie d’être à toi..
      Tu mets tes mains sur mes fesses et dans un soupir nous fusionnons.
      Mon sexe franchit les portes de ton paradis.
      Mes mains sont folles de ton corps, je caresse tes hanches, ton ventre et tes seins.. Ma bouche se perd sur ton joli téton et je l'embrasse fougueusement a chaque fois que tu te cambres. Ma langue s'enroule enfin autour de lui et je le suce avec gourmandise..
      Nos mouvements sont liés, nos corps sont collés l'un a l'autre, dans une danse de plaisir. Jusque là esclave de mon désir, me voilà maître de mon plaisir. Et en quête du tien.
      Nous faisons l'amour comme des fous, mes pénétrations s’accélèrent, elles sont plus longues, plus puissantes, plus précises au fur et a mesure de nos échanges de regards, de tes soupirs de plaisir.
      Nous continuons jusqu'au plaisir ultime, jusqu'à la jouissance finale. Je sens mon désir monter, je sent ton plaisir arriver à son summum. Nous nous laissons aller a un dernier gémissement, à un dernier geste, au plaisir.. Tes pupilles se dilatent et ton regard se perd, envahi de plaisir. Nous restons quelques instants suspendus par le plaisir, ailleurs, au 7eme ciel. Notre plaisir commun comme nirvana. Enlacés nos corps s'effondrent sur le lit. Et dans un sourire, nous nous embrassons.
       
       
      Je sais que ce récit manque peut être un peu de mise en scène, d'intro ou de conclusion, mais j’espère qu'il vous a plu.
      N’hésitez pas à me laisser vos commentaires... 
      Et merci de la lecture !
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