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Ainulindalë

"Je peux te regarder ?"

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Elle a la peau douce et les lèvres gourmandes. Aveugles dans le noir, nous touchons du bout des doigts nos corps inconnus. Nous devinons, les courbes, les vallons et les os. Je l'embrasse dans le cou, elle est chaude. Je descends lentement, elle se laisse faire. Je goûte à ses petits seins, fermes et pointant. Je ralentis à son nombril, et parcoure les derniers centimètres qui me séparent de son sexe avec ma langue. Elle frissonne.

Je glisse sur ses lèvres, mordillant quelques fois le bord de ses cuisses. Son odeur est subtile, délicate. Je chéris quelques temps son clitoris avant d'enfourner, sans prévenir, ma langue toute entière. Je sens la cyprine sur mes lèvres, ses abords tous gonflés contre ma peau. Puis, quand elle commence à gémir, j'y glisse doucement mon index. Sa réaction ne se fait pas attendre. J'ajoute un doigt à son plaisir, et commence de lents va-et-vient. Elle jouit, très vite. Trop vite.

Surpris, je continue tout de même. Elle m'arrache de son sexe, m'embrasse, colle son corps contre le mien. Elle goûte aux relents de ses lèvres affamées sur les miennes. Je la pénètre doucement, la laissant savourer les premiers instants. Ils sont si grisants. Nous voilà libres à présent, de souffler à l'oreille de l'autre nos plaisirs les plus tendres. Mais, non. Non, c'est trop facile.

Je me retire brusquement. Sa silhouette me réclame, elle ne comprend pas. Alors, m'allongeant tout près d'elle, je lui offre ma verge et requiert ses deux trous. Je plonge mon index et mon annulaire dans son val inondé. Je frotte contre sa paroi, guettant ses réactions. Il est là, le noeud de tous les plaisirs. Je la sens succomber. Mon majeur lui caresse l'anus, et s'y jette tout entier. Elle gémit, plus fort encore. Elle tente vainement de me lécher le gland, mais ne peut pas. Son plaisir l'en empêche. Elle est toute engourdie par mes doigts attentifs. Elle finit par gober mon membre, le mordille, le lèche, s'évertuant à partager alors même qu'elle n'en est plus capable. Je la rends coupable de sa propre jouissance. Elle se pâme encore, se tordant sous l'afflux d'un plaisir répété.

Je me lève et m'étire. J'entends son souffle saccadé, elle tente de parler, je vais l'embrasser. Dans un sursaut, elle me saisit les bourses. Elle me lèche, calmement, tout en tâchant de reprendre ses esprits. Elle glisse sa langue sur toute la longueur de ma verge, elle me caresse, elle sait que j'y suis très sensible. Pourtant, nous ne nous connaissons pas. Je touche ses cheveux, l'embrasse à nouveau, et vais pour allumer la lumière. Je détecte un miroir. Parfait.

Aveuglée par la soudaine clarté, elle ferme les yeux, et reprend son assaut. Me masturbant, elle fourre mon sexe dans sa bouche. J'appuie sur sa tête, mais elle ne peut pas aller plus loin : il est trop grand pour elle. Elle se contente alors de me gober le gland, gonflé au possible, et de déposer quelques tendres baisers sur le long de mon membre. Je regarde nos reflets. Je suis debout, le dos droit, le sexe encore davantage. Elle est presque allongée, appuyée sur un bras tandis que l'autre, de sa main, me caresse les bourses. Je me masturbe au-dessus d'elle, tandis qu'elle avale un de mes testicules. Elle tire, je gémis, ses cheveux auburn flambent sous l'effet du désir.

Ses lèvres pulpeuses goûtent à mon ventre musclé, et je décide de la faire à nouveau voyager.

Cette fois-ci est brutale. Je lui attrape les jambes, et lui fourre sans prévenir mes trois doigts dans le sexe. Elle hurle, me demande ce que je fais. Je n'écoute pas. Toute ma vigueur passe à présent dans mes trois appendices, soucieux de pilonner la belle jusqu'à son troisième orgasme. Elle crie, se mord, me griffe, me laboure la chair. Pas longtemps. Elle n'a plus de force, ni de raison. Elle s'oublie tout à fait.

Nous nous couchons, collés l'un à l'autre. Elle me regarde, rougie par la honte, le plaisir et la déception. Elle me parle, elle s'excuse. Elle veut que je me finisse.

"Je peux regarder ?"

Nous voilà plongés chacun dans les yeux de l'autre, ma contenance se perd, mes pupilles se dilatent dans les siens, mon cœur s'accélère. Elle cligne à peine, elle ne veut pas en manquer une goutte. Elle attend, patiemment. Et je jouis à mon tour, nu comme je ne l'ai jamais été. Calmement, elle vient nettoyer mon torse de petits coups de langue.

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Guest garetha

"violence", douceur, tendresse, mystère...

énormément de mystère...

des hauts, des bas, texte en dents de scie. De l'excitation, puis une baisse puis une hausse puis une baisse.

Tu sais manier un style qui plait

enfin, du moins, un signe qui me plait.

Merci.

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Guest kenshi

joli recit, meme si ça demarre un peu brutalement

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voilà un jeune homme qui manie bien la langue... de Molière... et dont la dextérité... au clavier... nous laisse présager d'heureux moments en sa compagnie... à le lire...

:)

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Très joli texte, merci monsieur heu ... un peu compliqué ce pdeudo !

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Superbe texte.... Bravo.

Un joli et doux partage. On sent la tension de la situation.

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c'est de la passion!!!!    mmmmmm

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