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Miel Manara

Conte de Noël

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Repris de mon blog et mis en forme pour une lecture d'un seul tenant (plus la peine de le lire en 24 morceaux, l'avent c'est fini ! ;) )

J'entre dans le bureau de mon collègue un dossier à la main : pas de collègue !

Mais un homme que je ne connais pas... très beau, très sexy... qui a l'air aussi étonné que moi de me trouver là.

« Excusez-moi, Vincent n'est pas là ? »

« Il est parti porter un document au chef, il va revenir »

« Ok, je repasserai, merci »

« Attendez »

Il se dirige vers la porte, la referme et s'approchant de moi me prend dans ses bras

« Je sais, c'est n'importe quoi mais quand je vous ai vu entrer, j'ai eu une grande émotion et... j'ai très envie de vous, là, tout de suite. »

Je le regarde totalement interloquée, puis je me dégage, ressors et m'éloigne...

Plus tard je téléphone à Vincent : « j'ai ton doc, tu peux passer le prendre ? »

Je n'ai pas envie de recroiser cet homme qui m'a fortement troublée, certes... mais tout de même agressée sauvagement !!

Pause de midi, je suis dos à ma porte, je cherche mes clefs de voiture dans mon sac...

« Je peux vous inviter à déjeuner ? »

Je me retourne et le vois dans l'encadrement

« S'il vous plait ...» me supplie-t-il avec un regard et un sourire craquants

«J'avais déjà prévu quelque chose » ai-je répondu un peu sèchement

Il s'approche et m'enlace « je suis sûr que mon programme est plus intéressant »

Il avance une jambe entre les miennes, me prend par la nuque et m'embrasse.

Je suis comme un pantin, totalement perdue et je savoure le plus tendre des baisers jamais reçus.

Je me dégage « non, mais non ! Arrêtez maintenant ! »

« Non, je n'arrêterai pas, vous occupez tout mon esprit, je vous veux... »

Il se colle à moi à nouveau

« Oui, c'est n'importe quoi, je ne vous connais pas, vous ne me connaissez pas, vous avez peur de passer pour une salope si vous sortez avec un inconnu juste parce que vous en avez envie autant que lui, mais ne réfléchissez pas... suivez votre envie...la mienne... je vous en prie, venez manger avec moi, je voudrais vous accorder quelques heures de bonheur total... »

« Je vous trouve bien prétentieux et je n'ai que 45mn de pause... dont vous venez déjà de me supprimer 10 bonnes minutes. »

Je sors de mon bureau presque en courant et me précipite à ma voiture.

L'après-midi se passe sans accroc, je suis débordée, réunion sur réunion, je cours partout et je n'y pense même plus.

À 19h je peux enfin ranger mes affaires et je sens qu'il est là, à m'attendre. Je ne me retourne pas

« Et ce soir ? Vous avez un programme chargé ? Vous n'avez que 45mn de pause ? Ou vous acceptez que je vous invite à dîner ? »

« Vous ne me ficherez pas la paix tant que vous ne m'aurez pas sautée, c'est ça ? »

Il s'est approché, il est tout près de mon dos, je sens son souffle. J'ai entendu la porte de mon bureau se fermer, nous sommes seuls.

Je le laisse se placer tout près moi, sa bouche effleure mon cou et il ne bouge plus...

Son corps est resté à quelques millimètres du mien, je sens sa respiration, sa présence me brûle le dos...

Je me rend compte que mon corps attend ses mains avec impatience, que ma bouche a soif déjà de la sienne et que cette attente m'est insupportable, mais je résiste... Je veux que ce soit lui qui craque.

L'attente est longue, longue...

je ferme les yeux et mon corps bascule un peu vers l'arrière, je suis bien contre lui maintenant...

et je penche ma tête en arrière sur son épaule, lui laissant libre accès à mon cou.

Il croise ses bras autour de moi et m'embrasse le cou en le mordillant, le léchant...

je sens que mon slip est déjà trempé... c'est vrai, j'ai très envie de lui, très envie.

C'en est déraisonnable.

Je me laisse aller dans ses bras, le laisse passer une main sous ma robe et caresser mon sexe, j'écarte même mes cuisses...

Il se tourne légèrement, saisit une chaise visiteur et s’assoit.

Je vois son sexe dressé, il a ouvert son pantalon sans que je m'en aperçoive...

alors je me mets face à lui, retire ma culotte et la pose dans sa poche de poitrine...

et je m'empale sans plus attendre sur cette verge tendue.

Je le chevauche longuement, tantôt vite, tantôt lentement et je me retiens de jouir deux fois, trop fière pour lui accorder cela...

Je me penche sur lui, l'embrasse longuement et lui dit « viens, laisse-toi aller, viens... »

« pas sans toi ».. je crois qu'à cet instant je lui ai lancé un regard très dur

« tu ne veux pas jouir avec moi ? Je ne veux pas que tu m'écartes tes cuisses juste pour te débarrasser de moi, je te veux totalement, abandon compris... je veux te voir jouir avec moi du plaisir partagé »

Je me dégage de lui, assez colère et contrariée, je rebaisse ma robe et lui tourne le dos, vers mon bureau.

Mais il a tôt fait de me reprendre, me retourner, m'asseoir au bord de mon bureau et, s'agenouillant, plonger son visage sur mon sexe mouillé.

Je voudrais résister à ces assauts de langue, aux fouillements de ses doigts ...

mais je n'y parviens pas, et je finis par jouir avec la tête de cet inconnu coincée entre mes cuisses.

Il se redresse, un sourire aux lèvres, et s'approche de moi, sexe en main.

Je lui écarte mes cuisses, avance mon bassin et reçois avec plaisir tout son sexe au plus profond de moi.

Je me renverse sur le dos sur mon bureau, il me tient fermement par les cuisses et me pénètre profondément...

par moment il caresse doucement mon clitoris mais ses coups de bassin réguliers et puissants ne cessent jamais...

je sens le plaisir à nouveau monter en moi et lorsqu'il s'aperçoit que mon ventre se contracte, il accélère légèrement le mouvement

et c'est dans un même cri que nous jouissons tous les deux.

Il met du temps avant de se retirer mais je ne bouge pas, je reste sur le dos, interdite et meurtrie.

Une larme commence à couler, je ferme les yeux.

Je sens ses mains qui caressent mes cuisses, rebaissent ma robe...

et j'entends ses pas s'éloigner, la porte se refermer. Je suis seule.

Je pleure tout mon saoûl !

Comment ai-je pu me donner ainsi à un inconnu ? Que va penser cet homme de moi ?

Est-il un ami de Vincent ? Va-t-il le raconter à tout le monde ?

Quelle réputation vais-je avoir ?

Je ne sais pas combien de temps je suis restée à pleurer en silence mais je suis arrivée tard chez moi le soir.

Le lendemain je mets un tailleur pantalon assez strict, des petits talons discrets, pas de décolleté, peu de maquillage, peu de bijoux, je veux passer inaperçue.

Lorsque j'arrive dans mon bureau, ma gorge se resserre, je me revois avec ce comportement de pute au milieu de mon lieu de travail. Je ne sais même pas comment il s'appelle, d'où il vient, qui il est et ce qu'il faisait là !

Par contre je vois très bien l'énorme bouquet posé sur mon bureau.

« A la plus délicieuse des femmes de ce lieu. Merci Isabelle. Patrick » Je ne sais pas si je dois être en colère, en pleurs, en joie en... voilà ma secrétaire qui arrive !

La journée démarre sur les chapeaux de roue et toutes les femmes qui entrent lorgnent mon bouquet jalousement... si elles savaient...

Dans deux jours a lieu une grande réunion où je dois faire la présentation de notre département. Il y aura tous les directeurs du groupe qui, cette année, viennent dans notre bâtiment. Je n'ai vraiment pas la tête à penser à autre chose et je cours du matin au soir et du soir au matin, laissant le bouquet se fâner sur mon bureau. Je ne l'ai pas bougé d'un millimètre, comme s'il était dangereux pour moi !

Voilà, jour J, le grand raout va commencer, je dois me retrouver à la tribune pour un long discours.

Angoisse totale.

Avant de monter, je suis dans une petite salle à côté et je ferme les yeux un instant, essayant de faire battre moins vite mon cœur. Vincent me rejoint

« Ca va aller ? Tu es la plus forte à ce jeu là, t'en fais pas Isabelle, ils vont boire tes paroles »

J'aimerais le croire, mais je suis morte de trouille tout de même

Voilà, j'ai fini, j'ai été applaudie, certains debout même, merci les collègues !

Et puis j'ai souri, répondu pas trop mal aux questions, et j'ai laissé la parole à un autre chef de département, ou son assistant, comme moi...

Mon chef ne sait pas parler en public et j'ai toujours été son porte-parole. On forme une drôle d'équipe très soudée et complémentaire avec Vincent, le chef et moi.. .On nous appelle le Triumvirat ! Ils sont là tous deux, à me féliciter et me remercier, et je suis sur mon petit nuage. Jusqu'à ce qu'il s'approche, souriant, me tendant la main...

« Vous êtes divine, chère Isabelle. Vous permettez que je l'appelle Isabelle ? Vous avez la plus formidable des assistantes, mon cher Pierre. »

« Isabelle, je te présente Partick L, notre directeur général. C'est la première fois que vous venez à un congrès des directoires, nous sommes très touchés de vous accueillir. »

« Tout le plaisir est pour moi. Si j'avais su les années passées ce que je loupais, je serais venu plus vite. Vous permettez ? Je vous vole votre assistante pour ce soir. »

« Je vous en prie, Isabelle est libre de faire ce qu'elle veut sans mon consentement... Isabelle ? »

« Je suis navrée, Monsieur L, mais cette intervention m'a épuisée, j'aurais voulu me retirer un instant. Je vous retrouverai au cocktail ».

Je le fuis presque tellement mon attirance pour lui me fait peur !

Le directeur général, rien que ça ! Ah ben je me suis mise dans de beaux draps...

Je passe aux sanitaires puis retourne dans mon bureau.

Je referme la porte derrière moi et d'un coup je sens une présence.

Il est là, souriant, il m'attendait...

Avant que je ne dise un mot il a plaqué sa bouche sur la mienne et je ne lui résiste pas longtemps...

Son baiser est passionné et fougueux, il m'envahit, me dévore.. ses mains avides parcourent mon corps...

Je suis parcourue de frissons mais je redescend vite sur terre... le directeur général, je ne peux pas !!

« Monsieur, il faut qu'on arrête tout de suite, on ne doit pas avoir de liaisons entre collègues et je tiens trop à mon travail pour le perdre avec des bêtises. »

« Je suis désolé, je n'arrive pas à vous résister. Je suis sur le départ, ma visite est l'occasion de l'annoncer au groupe. Je change de boutique avant la fin de l'année. Promettez-moi de ne plus me repousser quand je reviendrai vous chercher alors... »

«Je ne peux rien vous promettre ! Je ne vous connais pas ! »

« Avant de repartir là-bas et faire mon annonce, je voudrais une dernière fois vous voir...

Je voudrais vous voir nue ! »

Je rougis à cette demande et me récris... mais il est sur moi et commence à me déshabiller, insensible à mes refus...

Ses gestes sont fous, sauvages, puissants... j'ai peur qu'il déchire mes habits, je n'ai pas de quoi me changer...

et je n'ai pas tant envie de lui résister que cela...

Il m'a retiré mon haut, mon soutien a valsé... mon pantalon n'oppose guère de résistance et la culotte le suit aussitôt...

bref, en quelques attaques savantes je me retrouve nue dans ses bras. Il s'écarte de moi et je me sens gauche, gênée, je me cache un peu, comme je peux...

Il sourit « ne te cache pas, tu es si belle, mon Isabelle... Montre-moi tes trésors que je les dévore... » et le voilà devant moi me happant les seins dans sa bouche, parcourant mon corps de ses mains... l'une d'elle se glissant dans mon intimité déjà humide... je pousse un petit cri de surprise et refus mêlés mais il en a cure... il me pénètre de ses doigts tout en léchant mes seins, son autre main me plaquant contre lui... cette fougue, cette bestialité et en même temps cette tendresse ont raison de moi, je commence à gémir et onduler du bassin, j'ai envie de le sentir en moi tout de suite, là...

Pourtant dans un dernier effort de volonté je parviens à lui échapper et je me dirige, idiote, vers ma porte quand il me rattrape par la taille et plaque mes fesses contre lui.

Je sens sa queue dure contre mes fesses, s'est-il déshabillé ?

Il me tire à lui avec une force tranquille puis je sens qu'il me pénètre ah... le voilà en moi...

Il me tient fermement par les hanches et il entreprend de me labourer savamment, méthodiquement...

Je sens son sexe qui va et vient en moi, frénétiquement et je suis comme un pantin désarticulé.

De fatigue, j' agrippe un fauteuil devant moi, il me soulève les jambes à chaque coup qu'il me met, me voilà affalée sur mon bureau, mes seins au contact froid de la surface lisse, je sens qu'il accélère et je commence à sentir un plaisir fort et incontrôlable monter en moi...

enfin dans un dernier coup plus profond encore, je sens qu'il jouit puissamment et me remplit l'intérieur de son sperme.

Je pousse un cri de jouissance à l'unisson du sien. Il reste un long moment collé à mes fesses, caressant délicatement mon dos, mes reins et le départ de mes cuisses.

Puis il se détache et je l'entends se rhabiller et sortir, sans un mot.

Je suis pétrifiée de honte. Je reste un moment sur mon bureau à pleurer puis je me rhabille rapidement.. je m’assois derrière mon bureau, à l'abri des regards, les genoux contre moi et je reste là, interdite, les yeux rouges.

Je suis restée là tout l'après-midi, me fichant d'entendre des personnes me chercher, parfois. Maintenant la nuit est tombée et je suis toujours là, prostrée.

Peut-on avoir du plaisir lors d'un viol ? Non ce n'était pas un viol.... si je n'ai pas totalement résisté, c'est que j'étais consentante ? Ce n'est pas un viol. Pourtant non, je ne voulais pas... Il ne fallait pas en tous cas...

J'aurais du lui résister mieux, j'aurais du me battre. Non, je suis une vraie salope qui aime qu'un inconnu abuse d'elle dans son bureau. Que pense-t-il de moi ? Une fille facile de plus dans sa vie de tombeur, sans doute...

Pourquoi je le laisse faire et j'y prend plaisir alors que non, je ne voulais pas... Il abuse de son charme, de son pouvoir sur moi... Ce n'était pas un viol sous la menace d'une arme, ou la contrainte de chaîne... non, un viol par envoûtement ! Tu parles ... aucune crédibilité...

Je suis juste une salope, c'est tout... Je me déteste.

Toutes ces questions tournent dans ma tête. Je me sens à la fois souillée, à la fois comblée.. je le hais et je sens que je l'aime déjà … pourquoi l'ai-je rencontré ?

Je n'entends pas la porte s'ouvrir et il fait nuit noire maintenant dans mon bureau.

Tout à coup je sens une présence et quelqu'un s’assoit près de moi.

C'est lui

Il est revenu et mon souffle se fait court.

Il me prend dans ses bras puissants :

« Je t'ai attendu au cocktail, et tout le monde te cherche partout...

Tu es restée là tout ce temps ?

Tu as pleuré... c'est de ma faute...

Je te demande sincèrement pardon, je pensais que tu en avais autant envie que moi.

Je suis désolé, et je ferai tout ce que tu veux pour réparer ce que j'ai fait.

Je ne comporterai plus jamais avec toi ainsi. »

Alors je sens la colère sortir de moi et je me tourne vers lui et me met à le bourrer de coups en le traitant de salaud ! « Salaud ! Salaud ! Je ne veux plus jamais te voir ! Jamais, tu m'entends ? Jamais !! »

Je hurle, je crie, je me bats, je le frappe sans cesse.

Il m'enlace, ne se protège pas, accuse les coups et peu à peu me contient alors j'éclate en sanglots contre lui....

il me serre fort dans ses bras, il a la tête dans mon cou et me murmure « je t'aime Isabelle, je suis désolé, je t'aime sincèrement. »

j'ai l'impression d'être un animal brisé mais je veux qu'il s'occupe de moi...

Lentement il me lève, je sens qu'il me passe mon gilet sur les épaules, il attrape mon sac et il m'entraîne dehors, collée à lui, indifférente à ce qui m'entoure...

Nous descendons par l'escalier plus discret, nous débouchons sur le parking et il m'ouvre sa voiture « Non, s'il vous plait, je voudrais rentrer chez moi »

« Fais moi confiance, s'il te plait »

« Confiance ? Non, je ne peux pas vous faire confiance !!! »

« Tu n'es pas en état de conduire, monte donc dans ma voiture »

Il a ouvert la portière et me pousse doucement, résignée et parce que je ne pourrais conduire, je monte à l'avant.

Je me colle à la portière, le front sur le vitre, mon corps en boule et je lui tourne au maximum le dos.

Il ne dit pas un mot, je vois bien qu'il ne m'emmène pas chez moi mais je ne dis rien. En fait je ne veux pas qu'il sache où j'habite.

Parking d'hôtel de luxe, je suppose qu'il m'emmène dans son chez lui provisoire... j'ai peur.

Mais je ne dis rien.

Il m'ouvre la portière, m'aide à descendre et... il me soulève dans ses bras musclés et m'emmène telle une princesse jusqu'à sa suite.

Il me dépose délicatement sur lit, je ne bouge pas, totalement anesthésiée.

Il s'éloigne, je l'entends faire couler de l'eau... mmm... un bain chaud pour laver ce corps de ces souillures.

Il revient, me déshabille tendrement comme une mère avec son enfant, aucun geste équivoque.

Puis il me reprend dans ses bras et me porte jusqu'au bain moussant et chaud où je glisse avec plaisir. Je m'allonge et ferme les yeux.

Peu de temps après il me rejoint et je vais pour protester vivement quand il est déjà installé derrière moi, à me masser les épaules et le dos, divinement... finalement je m'appuie contre lui, il m'enserre de ses bras et nous ne bougeons plus

Je crois que je me suis endormie.

Nous sommes toujours dans le bain, je le trouve un peu froid et frissonne.

Aussitôt il se lève et sort du bain, me tend rapidement un peignoir à l'effigie de l'hôtel, m'aide à l'enfiler, et me prend à nouveau dans ses bras pour me porter.

Cette fois je ne suis pas un sac, un poids, non, je suis bien droite les bras autour de son cou et je rigole.

Je vois un faible sourire sur son visage, et ça me fait craquer.. mais je résiste !

Il me dépose sur le lit, s'absente un moment et je l'entends parler au téléphone, puis il vient tout contre moi et m'enlace. Je suis bien contre lui, je dois le reconnaître...

Un service d'étage arrive et un dîner nous est servi en chambre.

« Tu as faim ? »

« Je crois que j'ai très faim même ! »

Je m’assois au bord du lit avec lui et nous pique-niquons ainsi, à même la table de service.

Puis je m'allonge à nouveau, serrant mon peignoir fermé sur mon corps.

Il s'allonge à son tour, à moitié couché sur moi et je panique un peu.

Il le lit dans mon regard et me rassure.

« Je te promets de ne plus rien faire que tu ne me demandes expressément ! »

« Je me sens sale, je me sens souillée, malgré le bain, j'ai besoin que tu me nettoies de ce viol, tu veux bien me masser ? » le mot viol l'a fait tiquer et j'ai vu une lueur de tristesse profonde passer dans ses yeux

« Tu as vécu cela comme un viol ? »

« Oui, je crois que oui, avec en prime la culpabilité de ne pas avoir résisté et d'avoir joui avec toi »

Je n'ai jamais vu quelqu'un aussi profondément peiné et démonté, il ne sait plus que dire, que faire...

alors j'ouvre et retire mon peignoir, me rallonge sur le lit

« Il vaut mieux commencer côté pile ou côté face, un massage ? »

Il me retourne telle une crêpe sur le ventre et commence à parcourir mon corps de ses mains délicatement huilée. Je m'abandonne à ses caresses et m'assoupis à nouveau.

Je me réveille nue, certes, mais sous les draps. Les lumières sont presque éteintes et je ne le vois plus.

Je me lève et le trouve un peu plus loin, sur une petite table, son ordi ouvert et les yeux collés dessus par manque de lumière

« Que fais-tu ? »

« Je lis les comptes-rendus de la journée »

Je me place derrière lui et passe mes bras autour de son cou

« Viens avec moi te coucher »

« J'arrive »

Je passe volontairement très près de lui, il a une vue imprenable sur mes fesses et mes reins que j'ondule légèrement pour l'aguicher.

Je le vois se lever presque d'un bond... me suivre haletant, je l'ai attrapé, aimanté ! C'est plaisant !!!

Je m'allonge de dos sur le lit et le regarde, puis je lui ouvre les bras

« Viens, si tu sais être tendre et délicat »

Il s'allonge sur moi et je l'embrasse en signe de pardon. Mon corps a déjà pardonné et mon cœur le réclame trop fort.

Nos bouches sont soudées dans un baiser sans fin, dès qu'il se recule un peu, je me tends pour rattraper ses lèvres si douces, sa langue si chaude...

Ses mains caressent mes épaules et descendent le long de mes bras, il prend mes mains et nos doigts se mêlent... il remonte mes bras mais ne me lâche pas... je veux m'offrir à lui totalement et j'aime sentir sa poigne m'immobiliser un instant...

Nos corps ondulent l'un contre l'autre, comme pour se caresser... je sens son sexe dur sur mon pubis et j'écarte progressivement mes jambes pour le sentir s'appuyer sur mon sexe déjà très humide...

Son bassin se frotte sur le mien, il écrase et masse mon sexe et je sens que je coule, je coule... j'ai envie de lui comme j'ai rarement eu envie de qui que ce soit...

Dans un dernier mouvement savant, il place son sexe sur le mien et je sens qu'il me pénètre doucement, mon bassin accompagnant son mouvement pour que la pénétration soit totale...

Je gémis de plaisir de le sentir ainsi m'envahir...

Maintenant il va et vient en moi, avec une douceur infinie, et chaque pénétration m'envoie une onde de plaisir à travers le corps...

J'appuie mes pieds fermement sur le lit et je monte mon bassin vers lui, ouverte, donnée, affamée...

Ils lâchent mes mains pour les glisser sous mes fesses, sur mes reins..

Il s'agenouille en me maintenant ainsi plaquée à lui, nos sexes délicieusement emboîtés.

Le voilà genoux pliés, sexe levé, torse en arrière il prend appui sur ses bras, et moi je le chevauche avec plaisir...

Mon corps monte et descend contre lui, j'aime masser tout mon sexe ainsi sur lui...

Puis je monte et descend sur cette magnifique hampe dressée...

accélérant jusqu'à le sentir trembler puis ralentissant soudain pour faire durer son plaisir

Je prends mes seins à pleines mains et les lui présente, gonflés de désir...

Il les prend en bouche alternativement, me glissant des regards où brillent un plaisir fou...

Je le pousse en arrière, l'allongeant sur le lit, ses jambes toujours pliées sous lui, il fait une légère grimace qui me fait sourire...

Je suis accroupie au-dessus de lui, penchée en arrière et mes seins tendus devant moi, mes bras en arrière en appui sur ses genoux et je monte et descend de plus en plus vite, impressionnée par l'intensité du plaisir que je ressens...

Il parvient à déplier ses jambes et, me tenant par les hanches, m'immobilise au-dessus de lui... c'est lui qui donne le rythme, maintenant, me pénétrant d'un coup de reins musclé et se laissant retomber sur le lit...

Je sais qu'il ne tiendra pas longtemps cette position sportive, aussi je profite au maximum de chacun de ses mouvements avant qu'il ne s'épuise...

Je me redresse enfin, m'affalant sur lui pour l'embrasser et lui permettre de souffler un peu... Il est en nage, fébrile, tremblant, je sens que son plaisir est aussi fort que le mien... je voudrais que cela dure éternellement...

Je lui adresse un petit sourire en coin qui l'interpelle puis je me dégage légèrement de son étreinte et me tourne, dos à lui...

Il est là, nu, abandonné sur le lit, attendant mon corps que je positionne au-dessus de sa verge...

Je sens ses mains caresser mes reins et mes fesses, se saisir de ma taille...

Alors je le fais entrer en moi lentement mais infiniment... il lève son bassin et j'en profite pour le sentir au plus profond de moi...

Ses mains sur mes hanches m'imposent un rythme lent mais profond qui me donne des frissons...

Le sentant au bord de l'orgasme et voulant lui donner un plaisir plus fort encore, je me lève légèrement, saisi son sexe trempée de mon plaisir et le tenant fermement, je le présente à mon petit trou qui s'ouvre avidement...

J'engloutis aussitôt son gland et commence quelques mouvements pour habituer mes chairs...

Peu à peu je descend et le voilà tout en moi...

Alors il me tient à nouveau fermement le bassin pour que nos corps ne se séparent pas et me faisant basculer à quatre pattes, il vient se placer derrière moi...

Dans des gestes lents et de grande ampleur il va et vient entre mes fesses. Ses mains sont posées sur moi et m'écartent doucement tandis que je l'entend gémir de plaisir....

oh oui... qu'il vienne maintenant...

Ses coups se sont accélérés et je sens que je vais jouir... je place une main sur mon sexe en feu, masse un peu mon clitoris et le plaisir me submerge d'un coup... Je me tends, pousse un long cri qui déforme mon visage et mon corps est parcouru de tremblements... Je l'ai entendu crier aussi et surtout senti me mettre trois coups de bassin plus violents, plus profonds... Il a joui en moi et s'écroule sur le lit, le regard perdu.

Je viens me coller à lui et nous nous endormons ainsi...

Je ne vous raconte pas le week-end qui a suivi, il était trop intense et fou !!!

Je ne sais combien de fois on a joui de concert, ni séparément, du reste...

Le garçon d'étage nous apportait régulièrement un repas et le temps filait dans un délire total.

Nous n'étions que débauche, baisers, caresses, volupté, sexe et tendresse.

Je ne me refusais jamais à lui et j'avais l'impression que sa soif de moi ne tarissait jamais...

Je le raccompagnais douloureusement à l'aéroport, nous nous quittâmes sans un mot.

Je repris mon boulot, lui le sien et je ne cherchais pas à l'appeler. Je voulais l'oublier tant il me troublait.

6 mois passèrent ainsi et un jour, alors que je revenais de réunion, je me précipitais chez Vincent pour lui faire un breafing

et je le vis,

là,

assis en équilibre sur le bureau de Vincent,

si beau, si beau... bien plus que dans mes souvenirs.

J'ai cru manquer d'air et entendis à peine Vincent :

« Isabelle, je ne sais si tu te souviens de notre directeur général, Patrick L. Il a quitté notre groupe mais le voici maintenant à la tête de... »

il n'acheva pas sa phrase, Patrick était à ma tête à moi !

Il s'était levé presque d'un bond, m'avait pris le visage dans ses mains et m'embrassait tendrement

« je suis venue te chercher, comme promis. Veux-tu encore de moi ? »

« Je t'attendais»

et nous sortîmes enlacés, sous le regard médusé de Vincent et des collègues présents.

Tant pis pour le reste du boulot, nous avions 6 mois d'attente à rattraper...

et nous avons commencé dès le taxi qui nous ramenait chez moi en pleine journée...

- FIN DE MON CONTE DE NOEL -

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Guest ALAIN54

J'ai adoré , un vrai regal pour l'esprit....

bises

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Magnifique. Plus vrai que vrai... on dirait du vécu. Merci pour cet émouvant conte de Noël.^^

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Il y a une part de vrai ;) mais il ne s'agit pas de moi ! :)

Je me suis fortement inspirée de ce qu'on a bien voulu me raconter... :P

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Très joli oui on sent du vécu là comme dans d'autres textes ailleurs !

Bravo et merci pour cette bonne et agréable lecture que tu nous offres

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Ce fut un merveilleux conte de Noël

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je n'ai pas aimé du tout!!!

j'ai adoré car captivant à souhait.

Le début m'a rebuter un peu car le viol et le rapport de supérorité sont rétrogradant mais l'envie prend bien le dessus.

bravo miel

sam

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Guest Draouch

Long et captivant :P

pas comme moi :(

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