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Lambdales

Chroniques d'un employé modèle

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Il est 8h45, j'ai rendez-vous à 9h00. Je suis largement à l'heure.

Je me gare sur le parking de cette petite tour de bureaux de la banlieue parisienne où je dois passer mon dernier entretien, celui qui validera mon embauche. Madame Géraldine Leray, Chef de Département m'attend. Je réajuste mon nœud de cravate et je franchis la porte d'entrée. Face à moi, le comptoir d'accueil trône entre deux rangées de portillons qui ouvrent sur les cages d'ascenseur, pour peu que l'on ait le badge qui permet de les franchir. Les trois hôtesses sont de jolies femmes que je trouve particulièrement élégantes dans leur tailleur bleu marine. Ajoutez à cela le charmant sourire qui accompagne les instructions qui me sont données, et me voilà momentanément un peu moins tendu. "Voici votre badge, c'est au septième étage. Vous récupérerez votre pièce d'identité en sortant. Bonne journée".

Les portes s'ouvrent, j'entre dans la cabine et appuie sur le 7. A la façon d'un compte à rebours, les étages vont maintenant défiler. Les battements de mon cœur recommencent à s'accélérer, le moment fatidique approche. Un arrêt au premier étage suspend cependant le temps pour laisser entrer une charmante passagère. Plutôt grande, blonde aux cheveux longs attachés en queue de cheval. Tailleur jupe gris, talons assortis, et chemisier blanc. Sa mise classique et son allure distinguée me font d'autant plus d'effet que le léger parfum de patchouli qu'elle dégage me fait énormément d'effet. Les portes étant fermées, la gêne qui frappe si souvent les inconnus qui se retrouvent dans la promiscuité d'un ascenseur ne m'épargne pas. Et le coupable renflement de mon pantalon m'enfonce un peu plus. Elle appuie sur le 10. Dernier étage, et probablement celui de la direction, je suppose.

C'est elle qui engage la conversation. Je ne l'aurais pas fait de toute façon. "Vous êtes nouveau ici ? Nous ne nous sommes jamais rencontrés". "En fait, je viens passer un entretien". "Je vois, bonne chance, dans ce cas". Sourires. Silence. Je rougis et mon pantalon continue à essayer de me trahir. C'est lorsqu'elle touche la bosse à travers le tissu de la braguette que je réalise que sa main s'est mise en devoir, certes avec douceur, de tenter de me mettre en confiance. Je suis pétrifié, mon cœur monte en régime. J'ai une dernière pensée pour mon entretien, et lorsque la porte s'ouvre au septième étage je l'ai déjà oublié. La jolie main aux doigts fins et agiles caresse maintenant plus fermement. Elle a même réussi à libérer mon pauvre sexe comprimé au moment où nous reprenons notre ascension. L'élégante personne me branle. Ici. J'ai de toute façon oublié où je suis.

Deux hommes en costume cravate attendent au dixième. Lorsque l'ascenseur ouvre ses portes, ma bienfaitrice est accroupie. Sa jupe est retroussée autour de sa taille. Ses si jolis doigts s'occupent maintenant de son sexe à elle, avec un léger bruit de clapotis qui en dit long sur le plaisir qu'elle a à m'engloutir dans sa bouche. Les deux hommes restent immobiles. Je les regarde avec un sourire crispé. Le spectacle ne dure que quelques secondes. Notre course reprend, vers le bas cette fois, abandonnant à leur hébétude nos deux spectateurs. Lorsque nous arrivons au quatrième étage, où notre cabine a apparemment été appelée, la dame s'est relevée et a repris mon membre en main. J'ai dû défaire quelques boutons de son chemisier pour accéder à sa poitrine. Mes lèvres rencontrent les siennes, mes mains glissent sur ses seins. Nos langues se mêlent, ses tétons roulent entre mes doigts. La porte s'ouvre sur deux nouveaux cadres tirés à quatre épingles, mais l'un d'eux est cette fois une femme. La créature est blonde platine et ses longues boucles tombent sur un chemisier de soie noir avec lequel elles contrastent admirablement. Elle porte un pantalon gris qui met en valeur un tour de taille inversement proportionnel à celui de son exceptionnelle poitrine. A nouveau, nous reprenons notre course sans que ces braves gens n'aient pu embarquer.

Nos gémissements sont étouffés par ce long baiser gourmand qui n'en finit pas. Il ne s'interrompt même pas quand je pars à l'assaut de son vagin, délaissant un instant l'un de ses sein pour guider mon sexe dans le sien. Il est chaud, humide et grand ouvert. Lorsque les portes s’écartent, je reconnais mes deux cadres, supérieurs ne serait-ce que parce qu'ils résident au dixième étage où ils nous ont à l'évidence rappelés. Ils n'ont pas bougé depuis que nous les avons laissés quelques instants plus tôt, mais sont en train de se masturber avec ferveur devant le nouveau spectacle particulièrement indécent que nous leur offrons. J'ai la honteuse mais bien agréable impression d'être l'acteur d'un peep-show improvisé. Nous redescendons. Ma belle partenaire plaque ses mains de part et d'autre de la porte et se cabre de façon à m'offrir son superbe postérieur. Quelques caresses, et je la réinvestis alors que nous arrivons au quatrième où j'imagine que deux autres personnes sont restées sur leur faim. La plantureuse blonde et son compagnon sont toujours là et nous font miroir, le hasard ayant voulu qu'ils adoptent la même position que nous. Les deux imposantes mamelles blanches se balancent frénétiquement hors du chemisier noir. Malgré les coups de boutoirs qui les agitent, les deux femmes parviennent à se saluer à pleine bouche, couvrant de salive leurs mentons et le rouge de leurs lèvres dans la violence de ce baiser furieux.

La cabine nous emporte à nouveau et s'ouvre pour la troisième fois sur nos admirateurs du dixième. Ma compagne de voyage, maintenant agenouillée, m'a vivement reprise en bouche afin d'obtenir son dû en liquide. Les deux hommes s'avancent dans l'encadrement et l'un d'eux arrache la jeune femme à son ouvrage en la tirant par sa queue de cheval. Les deux pénis gonflés, nerveusement secoués par leurs propriétaires, expulsent presque simultanément leur abondante semence sur son impeccable tailleur et son chemisier qui n'a désormais plus rien d'immaculé. A peine troublée, la goulue reprend notre tête à tête alors que l'ascenseur se referme sur notre duo en sonnant, contrarié d'avoir été maintenu ouvert un peu trop longtemps. Le voyage continue, et le spectacle qui nous apparaît au quatrième étage l'inspire : tout contre la porte qui finit de s'ouvrir, la blonde platine a glissé ses mains sous ses seins, les offrant comme sur un plateau à son partenaire. Ce dernier se masturbe en annonçant qu'il est prêt à en finir. Ma belle m'attire sur le seuil, se place entre lui et moi face à sa collègue, et se saisit de nos deux membres. Haletante, elle fixe ses deux belles mains en train de nous branler, entrechoquant parfois nos deux glands. L'homme explose le premier ; je le suis après quelques secondes. La généreuse agenouillée masse ses seins, inondés de sperme blanc et poisseux. D'insolentes trainées se détachent sur son élégant chemisier noir. L'ascenseur, qui n'ose refermer ses portes sur moi, laisse retentir sa sonnerie.

J'appuie sur le 7. Ma bienfaitrice de ce début de matinée réajuste sa tenue, apparemment peu embarrassée par les pourtant très visibles tâches blanchâtres qui sont en train de sécher. Alors que la cabine s'ouvre une dernière fois pour me laisser définitivement sortir, elle me tend sa jolie main pour me saluer. "Vous allez voir, tout va bien se passer. Et je suis sûre que vous vous plairez ici"...

Il est 9h30, et je suis en retard.

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après une telle détente avant l'entretien, tu n'a pu que le réussir...

une petite suite de prévu pour cette entretien...

J'adore cette ascenseur facétieux qui nous fait fantasmer déjà en temps normal, mais avant de te lire c'était souvent après l'appui sur le bouton stop,

maintenant je le révérais différemment

:pardon: :pardon: :pardon:

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Invité

Je n'ai qu'un mot : SUBLIME

Pourtant, j'ai la phobie des ascenseurs, mais là, c'est juste, intense, diaboliquement sensuel, érotique...

J'espère que tu nous livreras la suite très bientôt, s'il y en a une ;)

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"Madame Leray va vous recevoir". L’assistante de la directrice du Département des Ressources Humaines se lève et m’invite à faire de même. Son rouge à lèvre carmin, seule touche de couleur se détachant de cette charmante personne toute en noir et blanc, habille son rayonnant sourire en sensuelle invitation. Ses interminables jambes gainées de nylon noir reposent sur de non moins interminables et non moins noirs talons aiguilles vernis. Une épaisse chevelure, noire également, tombe en larges boucles sur ses épaules. Les rayures noires et blanches de son chemisier allongent encore sa fine silhouette, bien équilibrée toutefois par la généreuse poitrine qui tend le tissu soyeux et par le ferme derrière moulé par sa jupe, noire toujours, qu’elle offre à mon regard en se retournant pour gagner la porte. Elle s’efface pour me laisser entrer et m’abandonne à mon sort.

"Asseyez-vous, je vous en prie". Madame Leray se tient debout à côté de son bureau. Elle est blonde, les cheveux courts et coiffés en arrière. Elle porte un tailleur pantalon noir à fines rayures grises et une chemise blanche dont le col boutonné s’ouvre sur un carré Hermès. Un geste de la main complète ses brèves paroles de bienvenue, m’indiquant un confortable fauteuil. Je m’assois et l’élégante bourgeoise quinquagénaire m’imite, s’installant face à moi de l’autre côté de la table basse en verre sur laquelle repose un dossier que j’imagine être le mien. Elle croise les jambes, me fixe intensément quelques secondes avec ses grands yeux bleus, et chausse une paire de lunettes à monture métallique pour examiner de plus près les quelques pages qui résument mes références professionnelles. On frappe à la porte.

"Le livreur de la teinturerie, madame". L’assistante introduit un homme athlétique, vêtu d’un jean et d’un polo blanc. Il porte sept ou huit cintres métalliques auxquels sont pendus des tailleurs ou des chemisiers protégés par des housses plastiques transparentes. Il s’avance dans la pièce, passe derrière le bureau de la directrice et ouvre un placard qu’il connaît à l’évidence déjà. Il y range précautionneusement les élégantes tenues qu’il transporte, referme la penderie et vient se placer aux côtés de mon interlocutrice dont l’attention reste toute acquise aux pages qu’elle feuillette. Sans détourner le regard, elle lève sa main libre dont l’index autoritaire s’agite nerveusement de haut en bas pour signifier que la fermeture éclair qu’il pointe ne devrait pas rester fermée. L’homme s’exécute, ouvre sa braguette, et en extrait un sexe énorme qu’il se contente de laisser pendre. Les doigts de la directrice glissent dessus comme sur la tête d’un chat qu’on caresse machinalement.

"Bien". Ce mot marque la fin de la lecture. Les yeux bleus se fixent à nouveau sur moi. Si l’attention de Géraldine Leray semble maintenant entièrement portée sur ma personne, la réciproque n’est pas complètement vraie. Mon regard est attiré par le va et vient régulier de son avant bras. La souplesse de son joli poignet permet d’imprimer un léger mouvement rotatif dans cet exercice de masturbation que j’imagine des plus agréables. Madame a du doigté, et le membre du livreur présente désormais une raideur lui permettant de tenir seul à l’horizontale. Les questions sur mon CV et mes motivations s’enchaînent de façon très classique, et je me dois de faire quelques efforts pour tenter de demeurer impassible devant le surréaliste de la situation. Mon cœur bat la chamade sous mon costume, et le renflement de mon entrejambe prend malgré toute ma bonne volonté un volume aussi important que gênant. Comme il est impoli et, il faut bien le dire, peu pratique de parler la bouche pleine et les mâchoires grandes ouvertes, l’entreprenante directrice profite des instants que je consacre à lui répondre pour engloutir l’objet disproportionné de son travail manuel.

"Excusez-moi un instant". Elle dépose ses feuillets sur la table et abandonne un instant l’indécent pénis qui reste au garde à vous pour baisser sa propre braguette. Son tailleur doit avoir un intéressant sens pratique, car la fermeture semble courir inhabituellement loin entre ses jambes. Ses genoux s’écartent pour se caler sur les accoudoirs du fauteuil, offrant à mon regard hébété un superbe abricot duveteux et moite semblant reposer sur le tissu noir du pantalon qui habille ses cuisses grandes ouvertes. Elle dépose ses lunettes sur mon dossier et pointe une nouvelle fois son index autoritaire, cette fois dans ma direction. Je m’exécute. Pour la deuxième fois depuis que j’ai pénétré dans cette société ce matin, mon sexe bondit, fier et droit hors de son nid. Lui aussi veut faire bonne impression, et je ne peux faire autrement que de le prendre en main devant le spectacle qui s’offre à moi : la dame est toujours dans la même position, mais elle a profité des quelques secondes nécessaires à l’extraction et à l’exposition de mes attributs pour laisser le serviable teinturier s’installer entre elle et le fauteuil. Vautré dans le cuir luxueux, l’heureux homme la laisse guider son membre dans un vagin luisant d’humidité. Elle assure sa position assise confortablement pour reprendre l’entretien, comme si de rien n’était.

"J’aime mener ce genre de discussion sous pression. Je dois dire que j’apprécie votre capacité à garder votre sang froid et à vous concentrer sur notre conversation". Elle ajoute, avec un petit sourire gourmand : "Notez que la façon que vous avez de vous occuper de votre beau pénis laisse présager une excellente intégration dans notre organisation". L’entretien continue, à bâtons rompus. Dans sa position, je peux seulement distinguer les bras et les jambes du livreur zélé. Il prend à l’évidence un certain plaisir à s’acquitter de sa tâche, à en juger par la nervosité avec laquelle ses mains, passées sous les aisselles de sa partenaire, agrippent et malaxent la poitrine managériale à travers la veste de son tailleur et son chemisier. L’énorme piston va et vient sur toute sa longueur, déposant en écumes blanches sur les lèvres qui l’enfournent le trop plein de lubrifiant féminin naturel. Je me surprends à travailler mon propre engin sur le rythme régulier qu’il impose. Alors que l’entrevue se conclue, le teinturier interrompt grossièrement notre discussion en gémissant. D’un geste rapide et maladroit, il a tout juste le temps de s’extraire pour expulser dans les airs, à la manière d’un geyser, d’impressionnants jets de sperme qui retombent en éclaboussures sur l’élégante mise de sa cliente. L’assistante entre alors, un document à la main.

"Il manque un paraphe sur votre contrat. Si vous voulez bien"... Elle a posé le dit contrat sur le bureau, et je dois me lever pour m’approcher. Mon sexe reste à l’air libre ; il n’a de toute façon ni l’envie ni les moyens de rentrer dans son étroit logis. L’entretien s’arrête donc là. Madame Leray s’est levée. De nouvelles rayures, épaisses et blanches, se sont ajoutées à celle de son tailleur. De larges tâches luisantes maculent son chemisier, et une grosse goutte blanchâtre s’étire en tombant de son carré Hermès. J’ai à peine le temps de constater que mon contrat est déjà dûment signé que la charmante secrétaire qui se tient à mon côté empoigne le gros stylo toujours à disposition hors de ma braguette. Il lui suffit de le remonter trois ou quatre fois pour qu’il expulse à son tour son encre sur le papier. La responsable du Département des Ressources Humaines est en sous-vêtements. Le teinturier jette un dernier regard à l’élégante femme, à ses dessous de dentelle beige, ses bas couleur chair et ses talons hauts noirs, puis prend congé, emportant en professionnel consciencieux les vêtements qu’il a lui-même souillés. Mes dernières gouttes tombent sur le précieux document. Je mets quelques secondes à reprendre mes esprits, et émergeant de la douce torpeur qui suit la jouissance, je me rhabille en rougissant. L’assistante semble satisfaite de la volumineuse et poisseuse signature qui s’étale sur le papier. Elle me sourit et s’éclipse.

Ma désormais supérieure hiérarchique ne s’est à aucun moment déparée de son allure distinguée, et j’admire autant en mon for intérieur sa fougue perverse que son professionnalisme. En boutonnant la veste croisée du tailleur jupe gris qu’elle vient d’enfiler, elle me sert la main. "Soyez le bienvenu parmi nous. Je pense que nous ferons de l’excellent travail ensemble"...

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oui c'est signé ....imparable signature

waouh quel entretien... il fait chaud non !!!

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Extraordinaire, l'entreprise de rêve.

Comme j'ai lu ce texte dans le train, j'ai du me concentrer pour garder mon sang froid.

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J'ai jamais eu de tel entretien d'embauche...

Magnifiquement raconté.

Je suis au garde-à-vous devant ton art de la plume.

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Invité

Ton récit est une merveille.

Une plume légère, délicate, sensuelle, d'un érotisme affolant.

Le plaisir est au rendez-vous. Mes sens sont en émois.

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Guest Eva96

Décidemment les ascenseuts et les entretiens d'embauche sont de vraies sources d'inspiration en ce momen ! En tout cas, bravo, c'est très bien écrit et so... hot ! ;-)

Merci pour cette petite merveille.

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Un homme entre. Les pas résonnent sur le carrelage.

Il s’arrête à côté de moi, face au mur de faïence blanche. Mes yeux se baissent vers l’urinoir dans lequel je suis en train de me soulager, gêné comme on peut l’être quand un inconnu vient interrompre votre confortable solitude dans une cabine d’ascenseur. Il ouvre sa braguette. Du coin de l’œil, je le devine de taille moyenne, plutôt élancé, blond. Il porte un costume gris, une chemise blanche et une cravate bordeaux. Il fait un pas en arrière. Je n’ai pas le temps de me dire qu’il en a bien vite terminé qu’il fait un second pas, sur le côté cette fois. Il est juste derrière moi. Un léger frisson me parcourt, et je me fige. Il est tout près. Très près. Je le sens, je l’entends respirer. Les pans de sa veste frôlent la mienne. Son bras gauche passe le long de mon flanc, et le léger bruit de frôlement du tissu vient se superposer dans mes oreilles à celui, sourd, des battements de mon cœur.

Une main fine aux longs doigts se pose délicatement sur mon sexe. Il se presse contre moi, allonge encore le bras pour mieux se saisir de ma virilité timidement flétrie en ces circonstances. La sienne est beaucoup plus forte. Je la sens s’écraser contre ma cuisse, puis se caler entre mes fesses. Je déglutis. Des sentiments mélangés m’envahissent et m’étourdissent. Peur, curiosité, honte, excitation… Excitation… La main me saisit avec fermeté et commence son va et vient, me faisant grandir et durcir petit à petit à la force du poignet. Son corps bouge imperceptiblement contre le mien au rythme de la masturbation, langoureux. Mon cœur accélère encore. Une douce chaleur m’envahit, anesthésiant l’angoisse. Brutalement, ses deux mains agrippent mon pantalon et le baissent sèchement sur mes chevilles. La ceinture défaite n’offre aucune résistance.

Il me saisit la nuque, me force à baisser la tête. Je perds l’équilibre, fais un petit pas en arrière et plaque mes deux paumes contre le mur pour me rattraper. L’étreinte reste ferme. Quelque chose de froid et de visqueux s’insinue dans la raie de mon derrière. La pression est désagréable. Il cherche et trouve le petit orifice dans lequel il semble vouloir faire son nid. Je sens le gel dégouliner. Il se fige un instant puis me déchire. La douleur est si soudaine et si forte que je ne puis réprimer un cri, prolongé en long râle. Il se retire doucement. J’ai la désagréable sensation que mes intestins vont se vider à sa suite, à travers mon anus écartelé. Il entre à nouveau, plus doucement cette fois, m’arrachant un nouveau gémissement. Il me saisit fermement par les hanches pour trouver son rythme de croisière. Le tissu de son pantalon vient effleurer la peau délicate de mes testicules à chaque coup asséné. La douleur persiste mais se mêle de plaisir. Il ralentit. Le baroud d’honneur est le plus violent, me choque. Je ne résiste pas à la main ferme qui s’abat à nouveau sur ma nuque et me jette au sol.

A quatre pattes sur le carrelage, je tente de reprendre mes esprits. Toujours derrière moi, sans me laisser la moindre seconde de répit, il m’empoigne par les cheveux. Je ferme les yeux, serre les mâchoires, redresse la tête. Je le sens se baisser, son torse plaqué contre mon dos. Je sens sa poitrine se mouvoir contre moi. Sa main libre se saisit de ma main droite et la porte au sexe encore dur qui pointe entre mes jambes, ne la lâchant qu’une fois le mouvement de masturbation amorcé. Je m’exécute, obéissant. J’accompagne la ferme traction qu’il exerce ensuite sur mon cuir chevelu pour me redresser sur mes genoux. Fièrement dressé hors de la braguette du pantalon de costume gris, son sexe me fait face. Un énorme gode noir et luisant sur lequel il m’empale. J’ai un haut le cœur lorsque le pieu de plastique effleure ma luette. Ses deux mains plaquées sur mes tempes imposent petit à petit un rythme que ma main branleuse tente de suivre. Le bout de sa cravate bat la mesure en venant chatouiller mon front à chaque temps.

J’essaye de lever les yeux sur mon agresseur, mais ne puis en apercevoir que la poitrine : deux magnifiques seins aux formes généreuses encadrés par la chemise blanche et la veste grise, et entre lesquels tombe le métronome bordeaux. J’explose littéralement. Les mains humiliatrices accélèrent leur mouvement et celui du piston noir qui envahit ma bouche, alors que mon sperme se répand à gros jets. La dernière goutte de ma jouissance expulsée, elles rejettent ma tête en arrière pour mieux reprendre leur emprise sur ma nuque et me jeter à nouveau à terre. Le nez dans ma propre semence. La pression s’intensifie, écrasant mon visage contre le sol. Se relâche. S’intensifie à nouveau. Jusqu’à ce que mes lèvres s’entrouvrent. J’aspire et déglutis avec peine. La pression cesse. Le calme semble étrangement revenir en moi. Les battements de mon cœur ralentissent. Et pourtant je ne bouge pas. Je respire.

Les pas résonnent sur le carrelage. Une femme sort.

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bravo ce suspense !

Et j'aime bien quand on découvre lentement comment la fin se profile.

Merci

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Invité

Une suite des plus haletante...

J'ai frémis, puis je me suis laissé emporté par le récit.

Un suspens,troublant

J'ai adoré

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Un grand merci à vous, mesdames, et merci à tous pour vos encouragements.

Le fait que mes galopineries grivoises puissent vous emporter me touche énormément ! :)

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Je ne peux pas dire que j'aime beaucoup le coté domination un peu rude du texte, mais je me suis laissé emporter par le récit

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Ce bout de texte a été une véritable expérience pour moi, dans un domaine que je connais mal : la domination n'est pas mon truc. J'envisage les choses de façon consentie, heureuse et agréable... Ici, j'aimais bien l'idée de me laisser guider dans la découverte d'un plaisir imposé mais que l'on fait sien. Un peu ambigu et dérangeant, je le reconnais. Et pour le coup, j'aurais bien du mal à me glisser dans la peau du dominateur de peur de faire souffrir l'autre ! :)

Conclusion chers amis : je vais peut être revenir, après ce petit exercice, à des polissonneries plus futiles et taquines. Si ça vous va ! :D

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Parfois les écrits nous emmènent vers des travers ou l'on ne se reconnait pas

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Conclusion chers amis : je vais peut être revenir, après ce petit exercice, à des polissonneries plus futiles et taquines. Si ça vous va ! :D

Merci de ton explication.

Ta conclusion me va bien

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Guest jeanmimel

et tu travailles où au juste ? j'irais pas me plaindre au syndicats ;)

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Guest Titelilie

J'avais un peu de retard et j'ai donc tout lu d'un coup... C'est une pure merveille qui ne laisse pas de glace... :good:

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Guest jeanmimel

J'avais un peu de retard et j'ai donc tout lu d'un coup... C'est une pure merveille qui ne laisse pas de glace... :good:

oui Lilie, on sait que tu es en retard, à quand ta suite ?.... hihi :D ;)

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Mon regard s’égare quelques secondes dans son profond décolleté, dans la gorge formée entre ses deux seins fermes. On les devine sous le tailleur noir et le chemisier blanc que l’insolente caissière brune a déboutonné jusqu’au niveau de son nombril. Je me surprends à imaginer ma main répondant à l’invitation et se frayant un chemin entre les deux globes bronzés. Je la vois prenant le soleil, nue sur la plage. Elle me sourit. Je rougis. Derrière moi, la longue fille de mes collègues s’impatiente. Le jour du repas de Noël, tout le monde se précipite à la même heure au restaurant d’entreprise, à l’appel du foie gras et de la bûche crémeuse. Je me saisis de mon plateau, rend son sourire à la coquine, et balaye la salle du regard à la recherche de mes collègues.

Ils sont déjà assis tous les quatre autour d’une table ronde. Géraldine porte un tailleur pantalon bordeaux assorti, par un amusant hasard, à la cravate de mon collègue Patrick qui se tient à sa gauche dans son costume noir. Face à la directrice, Anne, la jeune femme qui partage mon bureau, et Aurélie, notre assistante, discutent en riant. Je viens m’installer entre Géraldine et Aurélie, fermant ainsi le cercle de notre petit Département des Ressources Humaines. Ils ont déjà bien entamé leur foie gras et je me mets en devoir de les rattraper. Mes deux voisines de droite semblent de plus en plus s’amuser. Leur conversation bat son plein lorsque je remarque que Patrick se fige. Il lève les yeux vers moi, me regarde avec un pâle sourire interrogateur. Je le fixe, curieux, comme si une explication devait arriver. Je sens alors quelque chose remonter le long de ma cuisse droite. Une jambe armée d’un talon aiguille, si j’en juge par la petite douleur qui envahit brutalement mon entrejambe sous ses pressions répétée. Me voilà à mon tour figé et interrogateur.

Aurélie est cambrée, les mains cramponnées à sa chaise, afin de diriger au mieux les mouvements de son pied taquin. Sa poitrine s’en trouve avantageusement bombée, dessinant la pointe de ses tétons dressés sous l’étoffe tendue de son chemisier de soie bleu roi. A sa droite, Anne se tient à peu de chose près dans la même position dans son tailleur noir, se concentrant sur Patrick. Les deux canailles pouffent. Le bruit des escarpins qui tombent sur le sol me laisse penser que ces dames viennent de se déchausser. Les deux talons d’Aurélie reprennent leur travail de massage sur mon intimité. La secrétaire rit en me sentant durcir. J’ouvre fébrilement ma braguette pour laisser mon sexe se dresser entre les habiles pieds gainés de bas. Ils glissent de haut en bas. Le doux contact du nylon me fait trembler, m’excite. Agrippée à son siège, Aurélie se concentre pour assurer une masturbation régulière. Son visage s’est fermé, et son sourire a laissé place à une moue déterminée. Mon regard se déplace sur Anne, à l’évidence elle aussi très appliquée, puis sur Patrick, haletant, et enfin sur Géraldine. Les battements de mon cœur s’accélèrent : la veste de son élégant tailleur est ouverte, et elle masse au dessus de son plateau repas ses deux superbes seins dégagés de leur soutien-gorge blanc.

Géraldine semble apprécier ce qui se déroule sous la table et qu’elle doit se contenter d’imaginer à travers l’expression de ses collaborateurs. En revanche, le spectacle de sa poitrine dénudée paraît attirer l’attention des tables voisines. Elle est si tentante. Offerte. Je me tourne et avance la main vers elle. La directrice se laisse faire. Je soupèse la lourde mamelle qui se déforme sous la pression de ma paume. La soulève légèrement. Mes doigts se referment et s’enfoncent, se rouvrent et la caressent, glissent autour du mamelon sans oser le toucher. Patrick se laisse aller et entreprend à son tour le sein gauche entièrement laissé à sa disposition. Je devine derrière moi les deux allumeuses en train de nous observer, probablement fières de ce qu’elles ont déclenché maintenant que nos pénis ont échappé à leur emprise. Elles gloussent alors que les deux messieurs avec lesquels elles travaillent tous les jours se penchent, tels des nourrissons affamés pour saisir entre leurs les lèvres les tétons de madame Leray. Ma langue glisse autour de la petite pointe, mes dents la tirent tout doucement puis la relâchent. J’aspire, j’avale ce sein de toute ma bouche.

"Allons messieurs, il est tard, mangez vos desserts et finissons en". Elle se dégage, attrape le gâteau à la crème en forme de bûche qui reste sur son plateau et le coupe avec ses doigts en deux parts vaguement égales. Pousse son siège en arrière et écrase les deux morceaux de pâtisserie sur sa poitrine. La rumeur s’intensifie autour de nous, mais ni Patrick ni moi ne semblons l’entendre. Ce que nous avons à faire ne se discute pas. Nous abandonnons nos chaises pour tomber à genou et reprendre la dégustation de ces seins délicieux. Des morceaux de génoise couverts de crème tombent sur le pantalon de Géraldine. Mon menton et mon nez se couvrent de dessert. Je suce, j’avale encore. Ma main pétrit la chair généreuse, mes doigts glissent sur la peau luisante de cette femme élégante souillée par la bûche massacrée. D’un geste, la directrice me fait comprendre que je dois me relever : son index passe sous mon menton poisseux et cherche à me faire lever la tête par petites tapes impérieuses. Une fois redressé, je fais face à Patrick. Nos sexes pointent, fiers hors de nos pantalons sombres, vers le visage de Géraldine.

Je regarde ses seins sur lesquels les restes du gâteau s’étalent en miettes et traînées de chocolat mêlées de salive. Ses mains nous empoignent. Nul doute qu’elle souhaite elle aussi déguster un peu de crème avant de quitter le restaurant. Ses doigts délicats nous branlent en rythme. Je regarde, hypnotisé, les ongles dont la couleur est assortie au tailleur aller et venir en dansant sur ma verge. Nos glands s’entrechoquent, sa langue mutine et gourmande les titille. Le mouvement s’accélère. Elle nous enfourne goulument l’un après l’autre. Des gémissements s’étouffent dans sa gorge obstruée. Elle s’affaire avec vigueur, passant de lui à moi, de moi à lui. Patrick serre les dents mais n’y tient plus. Il jouit le premier dans la bouche grande ouverte. Je me dis que la blondeur des cheveux de notre chef tranche avec le rouge de ses lèvres, et avec le blanc qui coule maintenant dessus. La décharge de mon collègue achève de retourner mes sens et je ne puis retenir la mienne. Nos semences se mélangent en un nectar qu’elle semble apprécier. Sur sa poitrine, quelques jets s’égarent en traces blanchâtres. Le dessert de Noël était un peu trop sucré à mon goût, et des lèvres se posant à cet instant sur ces seins plantureux apprécieraient peut-être la petite touche d’amertume que nous venons d’y déposer…

La pression de mon sang chute dans mes tempes. Mon cœur se calme un peu. Mon regard balaye la salle dans laquelle ne bruissent plus que quelques chuchotements. Tous les yeux sont tournés vers nous. Je crois apercevoir par ci, mal caché sous un pan de veste, un pénis dressé que des doigts charitables flattent, et par là une main baladeuse occupée sous un chemisier. La brune Aurélie et la blonde Anne se sont levées. Un sourire glorieux toujours aux lèvres, elles tirent sur leur jupe. Auraient-elles donné à Géraldine une démonstration de l’agilité de leurs doigts entre leurs jambes alors que Patrick et moi avions le dos tourné ? A la caisse, en tout cas, la brune au décolleté ravageur offre maintenant sans équivoque à la longue queue de ses clients des lèvres humides que sa jupe noire bien trop courte n’a aucune envie de cacher.

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