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Ladyvine

Bain de minuit

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"Les défis sont ouverts ! J'attends vos propositions...

- écrire en quatre mains avec Mariveau avant qu'il ne disparaisse

- Ladyvine relève ce défi. Ainsi que celui d'empêcher Mariveau de disparaître...

- alors Une nouvelle Muse va me défier à elle de décocher la première flèche et faire couler la première encre"

--------------------------------------

Elle frissonna.

Le souffle céleste, contrastant avec la chaleur estivale, avait pris la jeune fille en traître. Les ombres du bois laissèrent place à l'obscurité totale quand un nuage passa devant la lune. Elle attendit que la lumière revienne pour avancer vers le lac.

Alors qu'elle s'arrêtait, elle cru entendre un bruit. Elle regarda autour d'elle, scrutant l'obscurité, mais ne put distinguer du noir que les arbres les plus proches. Elle prêta une oreille attentive à ce qui l'entourait : seul le vent semblait briser le silence nocturne. Il souleva sa robe de quelques centimètres.

Le nuage s'écarta.

Une douce lumière argentée revint éclairer le chemin de la demoiselle, qui reprit son chemin. Arrivée devant le lac, à la fois sombre et lumineux, la demoiselle testa l'eau de sa main.

Elle était si fraîche...

Retirant sa robe, ôtant ses dessous, la jeune femme posa un pied sous la surface, puis un deuxième. Elle glissa ses jambes une à une dans cette nappe bleue que l'éclat lunaire faisait briller de mille éclats. Elle y entra ses hanches, et sentit le délicieux frisson tant attendu au creux de ses reins. Elle laissa échapper un soupir d'aise tandis que l'eau vint caresser son coup.

Elle se laissa flotter, et oublia complètement son sursaut de tantôt.

Le mois d'août tirait à sa fin, la canicule s'était installée dans la région, la nature souffrait le jour de la chaleur, la nuit il n'y avait aucun répit pour les corps.

L'homme avait du mal à trouver le sommeil, était ce la chaleur peut être, étaient ce ses tourments surement. Depuis qu'elle était partie pour toujours vers des havres de paix, lui il errait comme une âme en peine. Plus d'une fois il avait voulu la rejoindre, mais il se raccrochait à son souvenir.

Cette nuit là, il ne pouvait dormir, trop de souvenirs le hantaient. Il s'était installé dans une petite pension de famille sur le bord de ce magnifique lac.

Il ne sortait pratiquement pas se faisant servir ses repas dans sa chambre, lisant les lettres passionnées qu'il avait écrit à celle qu'il avait aimé et qu'il aimerait toujours au delà de l'éternité.

Il avait bien remarqué la présence de cette jeune femme, se laissant aller à admirer ses courbes gracieuses, sa démarche délicate, sa silhouette lui rappelait sa douce. Il chassa cette image et se referma. Oui, un instant, il avait senti rebattre son cœur et son âme se réveiller.

Elle était si belle, les hommes ne pouvaient s’empêcher de la regarder malgré le regard courroucé des épouses compagnes ou maitresses.

L'homme à l'âme tourmentée, meurtrie par la peine, portait les stigmates de son âge mûr.

Cette nuit il ne pouvait dormir, il avait décidé de la rejoindre, rejoindre sa douce.

Il mis en ordre ses affaires et posa sur la table de nuit une enveloppe avec une lettre.

Il sortit discrètement de la pension, sans voir la silhouette fine s'engouffrant dans le sentier rejoignant le lac.

L'obscurité, avait enveloppé la forêt, malgré la clarté de la voûte céleste, les ténèbres régnaient . Il pourrait ainsi partir sans regret.

Une branche craqua sous son pied, troublant la nuit.

Il prit un petit sentier et se dirigea vers une petite crique.

La lumière diaphane de la lune irisait les flots d'arabesques argentées.

Ce sera donc ce soir. Il ôta ses vêtements et s'avança dans l'eau si fraiche contrastant avec la chaleur de la nuit.

Son attention se porta vers une petite anse à l'opposé d'où il se trouvait.

Elle était là, la jeune femme de l'hôtel. Si belle, si fine. Il se surprit à s'amuser de la voir jouer avec les flots.

Il oublia ses idées noires pour la première fois depuis si longtemps.

Il se mit à nager, il sentait la fraicheur de l'eau glisser le long de son corps nu, imperceptiblement il s'approchait d'elle.

Une encre semblait se mêler au lac au fur et à mesure que l'on s'y enfonçait. Le contraste avec la surface n'en était que plus surprenant pour la demoiselle. La noirceur apparente dans laquelle ses doigts s'enfonçaient était inatteignable ; cette main avide de saisir les ténèbres en ressortait immanquablement un liquide transparent qui s'écoulait avant qu'elle n'ait pu fermer le poing. Lançant son bras vers la surface, elle dispersa l'objet de sa quête en une infinité de gouttes brillantes qui vinrent se fracasser sur le reflet de la lune. Elle rit. D'un mouvement de ses longues jambes sveltes, elle fit disparaître son corps dans les profondeurs ténébreuses, et réapparaître quelques secondes plus tard. Décidant de laisser l'astre nocturne déposer des éclats nacrés sur sa peau, elle exposa son corps de tout son long, et se laissa à nouveau bercer par les flots calmes de cette nuit paisible. L'air frais caressait son visage, ses jambes et sa poitrine.

Puis elle l'entendit.

Ce n'était pas un bruit effrayant en soi, car sa douceur à l'oreille suggérait un mouvement fluide, lent, et serein. Mais il était parfaitement reconnaissable : quelque chose se frayait un chemin dans les eaux du lac, proche de la jeune femme. Et ce n'était pas un animal : la tonalité du son était bien trop grave. Quelqu'un nageait à une dizaine de mètres de là.

Son souffle s'accéléra.

Un réflexe pudique poussa la baigneuse à engouffrer son corps dans les profondeurs aqueuses, ne laissant hors de l'eau qu'une tête désemparée. Elle n'avait pourtant aucun complexe quant-à son enveloppe charnelle, et était tout à fait encline à la montrer. Mais elle avait conscience que se baigner seule en pleine nuit n'était pas de la plus grande prudence. Il fallait localiser le nageur afin de déterminer qui il était et ce qu'il avait été susceptible de voir. Tournant la tête, elle vit approcher un homme, sans pour autant déceler son absence de vêtements.

S'assurant que les eaux ténébreuses masquaient sa nudité, elle pris le temps d'observer l'impromptu attentivement : ses gestes étaient pondérés, confiants, et dégageaient une certaine quiétude rassurante.

Leurs regards se croisèrent. Elle comprit qu'elle ne courait aucun risque.

Cet homme avait quelque chose de doux, de séduisant, de magnétique. Il semblait avoir une sorte d'aura bienfaisante, inspirant confiance instantanément. Son visage semblait marqué par les émotions humaines, preuve que c'était quelqu'un de sensible ayant vécu des choses intenses. Un sourire avenant respirant la sincérité vint confirmer à la jeune femme que son interlocuteur prochain n'avait aucune intention hostile.

Quand il arriva à sa hauteur, elle lui offrit son plus beau sourire, attendant que ce nouveau compagnon de baignade entame la conversation.

Lui qui, il y a peu de temps allait se livrer à jamais aux flots sombres de ce lac, le voyait sous un jour nouveau.

Il nageait lentement en direction de cette image qui lui semblait à la fois réelle et irréelle.

Était-elle Ondine, était-elle la Dame du Lac.

Une légère brise dissipa les nuages, laissant poindre le clair de lune. La lumière pâle se reflétait maintenant dans l'eau calme du lac simplement troublée par les mouvements des deux corps.

Il avait été troublé par la beauté nacrée de ce corps merveilleux qui s'offrait à la lumière diaphane de la demeure de Sélénée .

Elle nageait avec grâce, sensualité, il se dégageait un tel érotisme dans ses mouvements qui le troubla. Il vit qu'elle l'avait vu. Elle dissimula son corps au regard de cet intrus. Était il hostile, qui était cet homme nageant dans la nuit avec puissance, mais aussi douceur.

Il ne voulait pas lui faire peur. Il avait remarqué qu'elle dissimulait sa nudité, laissant sortir de l'eau son doux visage.

Il nageait avec lenteur, l'eau fraîche semblait glisser sur son corps comme des mains, il semblait ressentir les caresses de sa douce.

Il se rapprochait de cette nymphe de la nuit, leur regard se croisèrent.

Dans les yeux de la jeune femme brillaient comme deux joyaux, et elle lui sourit.

Il s'enhardit et lui adressa la parole.

Elle entendit pour la première fois, cette voix puissante, grave, chaude, douce.

«Belle Ondine, cette nuit est bien propice aux rêves, moi qui voulait m'abandonner aux flots sombres de ce lac, je me trouve en présence de la Dame du Lac »

Il vit le regard étonné de la jeune femme.

« Pardonnez moi, je ne suis qu'un sot, et je vois que je vous trouble, pardonnez moi. Je ne pensais rencontrer aucune âme dans ces eaux si fraiches, si profondes. Cet endroit est si sauvage, si sombre pour qu'une charmante et délicieuse personne offre son corps aux caresses des flots, seule avec le mystère de la nuit. »

La brise avait chassé les derniers nuages, maintenant la lune diffusait pleinement sa lumière.

Elle le regardait non avec peur mais étonnement. Elle ne disait rien.

« Vous plairait il de m'accompagner au grès des flots, j'aimerais vous faire découvrir ce lac comme quelqu'un me l'a fait découvrir jadis, une nuit identique à celle ci. »

Il entendit alors sa voix, douce, aussi limpide que cette eau issue des glaciers de la montagne environnant qui se détachaient sur l'horizon et dont l'ombre semblait plonger dans les flots profonds.

« Oui, faites-moi découvrir » dit elle .

« Suivez-moi. »

L'homme avec puissance tel un squale fendit l'eau de ses bras. Sans hésiter, elle le suivit.

« Que suis-je en train de faire, se dit elle, une folie c'est sûr, mais cet homme est si étrange, si mystérieux, mais si triste. Je ne peux le laisser ainsi. »

La jeune femme avait compris, elle se rappela une conversation avec le directeur de la pension, lorsqu'elle avait demandé qui était cet homme seul perdu dans ses pensées. Le tenancier à voix basse, comme pour ne pas troubler les Dieux, lui avait raconté son histoire.

Un homme ayant vécu dans la violence, un homme tourmenté, qui avait rencontré une nuit au bord de ce lac, l'amour, celle qu'il a aimé follement, passionnément, tendrement et qui lui a été enlevé par la maladie.

Cet homme était là, seul dans son passé, dans ses souvenirs, dans ses tourments maintenant ravivés par la douleur de cette perte.

Elle le suivit, le rattrapant et nageant maintenant à ses côtés.

Malgré son âge mûr, l'homme lui paraissait des plus séduisants, sa chevelure blanche se détachait de la noirceur des flots. Sa barbe grisonnante presque blanche en faisait un être irréel. Elle devinait à chaque mouvement une musculature puissante. Elle vit ses cicatrices, marquant sa chair, souvenirs de son passé guerrier.

Elle était fascinée par la puissance de ses jambes. Elle eut des pensées, qu'elle tenta de chasser de son esprit, mais elle était troublée par le magnétisme qu'il dégageait. Chaque mouvement de cet homme dans l'eau était pour elle pur érotisme.

L'homme s'arrêta devant une petite plage. Elle s'approcha. Elle ne voyait rien.

Elle n'entendait que le léger bruit de l'eau descendant un cascade un flanc de la montagne.

« Regardez... » dit il.

Les yeux de la jeune femme s'habituèrent à le noirceur des lieux.

Sans le courant de cette cascade, il y avait un couple, un cerf majestueux et une biche . Il buvaient de concert cette eau si fraiche en cette nuit encore étouffante.

Le cerf s'approcha de sa biche et commença à lécher délicatement le pelage de sa compagne.

La jeune femme les regardait avec attention, trouble et tendresse.

L'homme était à ses cotés, ils étaient en suspend dans l'eau.

« Regardez cet amour » lui dit il.

Le courant, engendré par la cascade dans les flots calmes du lac, firent que les deux corps se frôlèrent.

La jeune femme frémit au contact de cet homme. Lui n'osa bouger.

Les nuages masquèrent un instant l'astre de la nuit.

Dans la noirceur de la nuit, ils se faisait face, leur regard se croisèrent.

Et sans qu'on sache qui fit le premier pas, ils se trouvèrent l'un contre l'autre, se laissant emporter par le courant.

Elle ressentit la chaleur de cet homme, lui ressentit contre son torse les battements du cœur de la jeune femme qui s'emballaient.

La lune réapparut, les amants du lac s'embrassaient.

La splendeur du moment figea le temps.

Lovés dans les bras l'un de l'autre, nul n'osait bouger. Le désir qu'ils ressentaient pour l'autre, mêlé à la magie des lieux, était un envoûtement exquis. La chaleur de leur étreinte, qui contrastait délicieusement avec la fraîcheur du lac, se fit plus forte.

L'étincelle devint flamme.

La jeune femme prenait pleinement consciente de la nudité et du désir de son amant.

Lui pouvait désormais sentir les formes de la demoiselle contre sa peau.

Leur passion s'intensifia. Les doux baisers devinrent plus passionnés, leurs mains se firent plus caressantes. La jeune femme ressentait toute la tendresse des gestes de son amant. Lui devina la fougue contenue afin de ne pas brusquer un cœur brisé. Leur lèvres se séparèrent un instant. Leurs souffles se frôlèrent, lourds de désir.

Ils s'embrassèrent à nouveau, dans une ardeur nouvelle.

La lune éclairait à nouveau le lac, diffusant sa lumière douce, sublimant cet instant. Elle qui venait se baigner pour échapper à la chaleur caniculaire de cette nuit, éprouvait un désir passionnel d’aimer cet homme si en proie aux tourments. Elle aimait sentir sa puissance, cette force mêlée de douceur, et de tendresse. Elle aimait la délicatesse de ses caresses. Ce n’était plus la fraicheur de l’onde de cette cascade qui la faisait frissonner mais les effleurements délicats des doigts et des lèvres de cet amant improbable.

Leurs baisers de langoureux, devenaient fougueux, leurs lèvres s’entrouvraient, ils étaient amants.

Elle sentait le désir d'homme contre elle. Elle voulait s’abandonner à lui. Elle était fascinée par la profondeur de son regard vert, un regard qui avait tant de souffrance en lui, mais où une étincelle de vie venait de renaître.

Lui était ébloui, pas la beauté de cette femme, ce baiser réveillait en lui ce qu’il avait oublié, simplement l’envie de vivre.

Il lui semblait à nouveau sentir couler dans ses veines, l’envie, le désir, la passion, et l'amour.

Elle plaqua ses seins, les pointes dardées de ces deux si merveilleux fruits, aux aréoles si claires contre sa poitrine. Il plongea ses lèvres dans le cou de la jeune femme, lui arrachant un petit rire chatouilleux.

Le tension était maintenant à son comble, leurs bouches se retrouvèrent, et leurs langues se mêlèrent. Elle passa les bras autour du coup de son amant, et enserrant ses jambes autour de ses hanches, délicatement elle s’empala avec douceur sur son désir tendu.

Le vit de l'amant franchit le seuil de la jeune femme, déclenchant une puissante onde de plaisir au contact de toute chose gênant le passage.

L'homme sentit d'abord le bout de son être toucher le creux de son amante, puis dans la continuité de cette extrémité, le reste de sa masculinité progresser dans une antre chaude, douce et humide. L'antre de la jeune femme vibrait de plaisir tandis qu'elle glissait autour de ce membre vigoureux. Elle sentait chaque parcelle de cet homme en elle tandis qu'elle s'enfonçait vers lui.

Le trajet fut lent, doux, et immensément satisfaisant pour les deux amants. L'amante ne put réprimer un long soupir sonore. L'homme retint son souffle. Une fois pleinement en elle, il expira au creux de l'oreille de sa compagne, et inspira en admirant son visage. Elle finissait son murmure de plaisir, la bouche entrouverte, les yeux fermés.

Qu'elle était belle...

Commença alors une danse exquise dans les flots du lac, où chacun s'adonnait à des mouvements puissants, ralentis par les eaux. Ils se cambraient et s'épousaient à l'unisson, offrant à l'autre de précieux instants de volupté.

Les minutes s'écoulèrent tandis que leur plaisir s’intensifiait. Haletants, les deux amants sentirent la jouissance naître, croître... puis exploser.

Dans ce moment d'extase où le monde entier s'éclipsa pour laisser un peu d'intimité à ce couple de la nuit, les amants du lac de firent plus qu'un.

.

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Guest Tendre émoi

Et bien !

Ce défi est une réussite !

Le décor planté, la plume de Mariveau et Ladyvine qui virevoltent dans des délices si envoûtants...

Merci à vous ! Un très beau texte !

On peut pas mettre plusieurs j'aime, dommage !

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Encore un beau duo.

Beau texte :clap: un "j'aime" a vous deux

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Un récit tout en douceur comme je les aime.

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Splendide! On dirait que vois ne faites qu'un. Un texte plein de sensualité. Rien de brusque :). Juste la police en italique qui poque les yeux au bout d'un moment. Merci :)

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La nuit s’avançait, l’astre de la nuit brillait de ses mille feux.

Ils ne faisaient plus qu’un seul corps en une étreinte sublime, douceur du contact, puissance du désir, ainsi ils étaient devenus amants.

Ils tourbillonnaient dans cette eau si claire, si fraiche. Leurs bouches étaient soudées en un baiser interminable.

Le temps semblait s’être arrêté, la nature suspendait son souffle devant l’intensité de l’instant.

Leurs cœurs battaient si vite, certes le plaisir charnel y était pour beaucoup, mais un amour naissant allait emporter la mise.

Quel malicieux fauve l’avait conduite à se plonger dans ce lac, se disait-elle.

Quel signe du destin l’avait il conduit à vouloir rejoindre celle qu’il avait aimé et qui lui avait donné une nouvelle chance, une nouvelle vie.

Il resta en elle, elle le retenait, ils voulaient tout deux prolonger cet instant irréel, improbable.

Elle frissonna.

« Vous avez froid, Mademoiselle ? »

« Nathalie dit-elle, François répondit-il, regagnons l’hôtel avant que tout le monde se réveille.

« François, mes vêtements sont sur l’autre rive »

« Ne crains rien je vais te les chercher »

La prenant dans ses bras François allongea Nathalie sur la grève, il la recouvrit de sa chemise et elle enfila son jean.

François avec puissance retraversa le lac, pris la jolie robe de Nathalie et prenant soins de ne pas la mouiller revint vers elle.

Elle attendait assise, les pieds joints, les genoux repliés. Elle le regardait nager à nouveau vers elle. François dégageait une puissance qui la troublait, elle découvrit le corps de cet homme qui sortait maintenant de l’eau et qui se dirigeant vers elle.

Elle était fascinée par ce comme d’homme mûr sculpté par les épreuves de la vie. Il avait des jambes puissantes, il était un roc, il avait une démarche féline, il se dégageait de lui une sensualité des plus érotique.

Elle se leva, retirant les vêtements de François, s’approcha de lui, et se plaqua contre son corps déposant un baiser sur les lèvres de son amant.

Elle sentit contre son pubis son désir tendu, le baiser devint fougueux, les mains de François s’emparèrent avec délicatesse des fruits offerts de Nathalie.

Elle abandonna la bouche de son amant, et vint couvrir son torse de baiser tendres, mordillant les seins de François qui réagissaient comme ceux d’une femme.

Maintenant, elle embrassait son pubis, son nombril. Lui sentait les ongles de sa maitresse griffer son torse. Elle était maintenant à genoux, regardant dans les yeux cet homme si mystérieux et si doux. Ses mains s’emparèrent de la verge offerte, entamant de délicieuses caresses.

François ne quittait pas le regard de Nathalie. Elle s’empara avidement de son membre, il sentait la langue de Nathalie courir autour de son gland, ses lèvres l’enserrer. Elle accompagnait le ballet de ses lèvres et de sa langue avec ses doigts allant et venant sur la peau fine de ce merveilleux vît, si doux si puissant.

François était au bord de la jouissance, mais il se contrôlait, elle aimait cela.

Elle joua avec son glaive le plaquant contre son palais. Il sentait une vague de plaisir venir le submerger. Elle ne se retira pas, bien au contraire lorsque dans un râle qui troubla la quiétude de la forêt, il libéra son écume dans la bouche de Nathalie. Elle gémit recevant en son palais le nectar chaud de son amant qu’elle avala avec délectation. Elle garda en bouche le membre de cet homme pour ne perdre aucune goute de son fluide intime.

François tomba à genoux face à Nathalie.

La tension érotique était maintenant à son comble. Ils étaient en feu, ils s’embrassèrent avec passion, mélangeant leurs fluides. Délicatement il la fit s’allonger, abandonnant la bouche de sa maitresse, il s’attarda dans son cou, suçota à nouveau les pointes dardées des jolies seins de Nathalie.

Elle ouvrit le passage à la bouche de son amant lorsque quittant son pubis, il fit vagabonder sa langue sur son bourgeon gorgé de sang, sur les doux pétales de ses lèvres intimes.

Il était si délicat, elle avait eu du plaisir avec des hommes, parfois des femmes, mais elle ressentait de nouvelles sensations sous les caresses buccales de cet homme.

Il était si habile, si doux, si fougueux. Elle ressentait monter en elle des vagues de plaisirs de plus en plus puissantes, rapprochées. Elle se sentait partir, mais elle voulait prolonger ce plaisir. Elle maintenait la tête de son amant, caressait les cheveux blancs de cet homme.

Sa langue se faisait virile, surprenant Nathalie qui fut emportée par un maelstrom d’orgasmes aussi doux que puissants, libérant dans la bouche de François son nectar intime.

Elle voulait cet homme, elle avait eu des amants plus préoccupés par leurs performances que par la tendresse, mais lui il était si différent.

Il abandonna la corolle de la jeune femme, elle était allongée sur le dos les yeux mi-clos, la bouche entrouverte, son souffle rapide. Il l’embrasse avec douceur et tendresse.

Nathalie chuchota à son oreille

« François fais-moi encore l’amour »

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La sensualité , l'érotisme sont au rendez-vous pour une histoire très bien racontée :clap:Ladyvine

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Cette suite est de Mariveau, moi aussi j'en suis fan ;)

Alors :clap: Mariveau

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Tellement sensuelle, cette suite! Bravo à vous 2

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Merci Ladyvine, alors je n ai plus qu'a continuer alors

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Merci pour ces douces images dans ma tête à mon réveil :bisou:

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Je commence à etre fan de ta plume aussi Ladyvine. Une excellent idée que vous avez eu là tous deux,d'écrire ensemble.

C'est un beau cadeau que vous nous faites, De la tendresse, de la passion, de l'amour tout simplement.

Continuez, ça serait un gachis de vous arreter maintenant.

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Il manquait une suite, Ladyvine et je n'ai pas attendu, alors mon amie, là voilà

cette fois ci j'avais envie que tu la découvres en même temps que nos lecteurs.

François plongea son regard vers au plus profond des yeux de Nathalie, et déposa un baiser d’une puissance à la fois amoureuse et érotique, qui la fit frissonner de plaisir. Pour la première fois elle ressentit un vague de chaleur la prendre au ventre, remonter le long de sa colonne vertébrale. Elle était troublée de l’orgasme qu’avait provoqué en elle ce baiser.

« François aimez-moi »

François caressa la joue de Nathalie, passa sa main dans la longue chevelure de sa maitresse.

Puis il s’empare de sa bouche avec une infinie tendresse le dessus de son pied, le bout de ses orteils. Elle soupire, une mèche de cheveux barre son front cachant ses yeux maintenant mi-clos. Sa poitrine se soulève au rythme accéléré de ses respirations tandis qu’il continue à caresser ses petits pieds froids qui tiédissent maintenant sous la chaleur des mains de François.

Il aime ses petits seins haut placés, aux aréoles affichant une asymétrie amusant. Il masse maintenant ses seins avec ses paumes avec la délicatesse d’un joaillier. Sa bouche lui est devenue maintenant familière, et il apprécie la nouveauté moite qu’elle lui offre. Nathalie presse sa cuisse entre les jambes de son amant, elle lui dit des mots doux à l’oreille. Il lèche ses mamelons bruns presque féroces qui prennent dans sa bouche toute la place qui leur est requise.

A la lueur de la nuit, il voit briller une fine ligne, presque indiscernable d’un doux duvet reliant son pubis à sa vulve, comme si le chemin menant à son plaisir était balisé pour éviter qu’il s’égare en route.

Sa vulve à l’air d’une pêche duveteuse, un fruit débordant de jus, un délice sucré, qu’il avait gouté avec passion mais dont il voulait se délecter encore et encore, dont le nectar imbibe à nouveau ses lèvres affairées. Son goût est aussi exclusif que son charme.

Il la lèche avec un amour débordant, il aime sa douce corole avec ses lèvres, sa langue, son visage câlin.

Nathalie, les yeux demis fermés l’observe attentivement ne ratant rien des courbettes de la langue exploratrice de son amant sur les gardiennes charnelles du sexe offert de sa maitresse. Il écarte ses lèvres de sa langue et il exécute un plongeon vertigineux dans ses profondeurs obscures.

Nathalie l’enveloppe de sa chaleur, ses cuisses satinées serrant sa tête dans leur étau.

Elle jouit à nouveau, lorsqu’il enfonce ses doigts et va et vient délicatement dans son onctueux vagin.

François délicatement se glisse à nouveau en elle, elle tremble de tout son corps, les yeux fermés, avant de s’agripper à son amant comme une bouée de sauvetage.

Nathalie pose ses mains sur les reins de François enroulant ses jambes aux siennes, savourant pleinement leur communion.

Avec un mutin sourire, elle se dégage de cette étreinte et s’allonge. Etendue sur le ventre, elle lui offre la courbure de ses divines fesses. François replie alors ses jambes en pressant les talons sur ses fesses, n’oubliant pas de croquer ses jolies petits orteils.

Il s’allonge sur elle, et sa lance entre naturellement dans son antre accueillant comme s’il revenait à la maison après une longue absence. Il se sent le bienvenu, cet accueil chaud et enthousiaste l’enferme alors dans un carcan de plaisir inégalé.

Nathalie s’agenouille, François caresse son dos sculptural en la prenant ainsi. Il tend sa main vers son cou, dans ses cheveux et la tient finalement par les épaules pour mieux s’enfoncer plus loin en elle, en un signe ardent de la posséder avec fougue et puissance.

Nathalie pousse un sanglot, il essuie des larmes sur ses joues. Elle se retourne pour embrasser François. Il goûte sur ses lèvres les traces salées de ses larmes. Elle vibre, elle tremble, son front est fiévreux de passion .

Elle se hisse alors sur la verge de François et s’emploie de contracter ses muscles vaginaux sur sa tension.

Elle reste là à jouir, ses seins séquestrés dans les mains de son amant en lui offrant le spectacle saisissant de son regard s’ennuageant de l’orgasme montant en elle.

Elle s’effondre sur lui en le conservant en elle, posant sa tête sur la poitrine de François. Elle remue son bassin tout doucement en une tendresse étudiée qui vient à bout des forces de son amant.

En un gémissement puissant François, inonde à nouveau la matrice offerte de Nathalie, son écume chaude se repend avec chaleur en elle. Elle soupire de contentement les yeux fermés.

Blottis l’un contre l’autre épuisés par ce bain de minuit, il s’endorment, leurs corps nues offerts au regard de la nuit dont la lumière semble rosir de trouble.

Le jour commence à pointer, ils se réveillent, ils se regardent et s’embrasse avec amour.

Ils sont là le long de cette grève lacustre. Les premiers rayons du soleil naissant traversent les frondaisons, la journée s’annonce encore chaude.

En bas la vallée s’anime, alors que la forêt s’endort.

Ils restent encore là, l’un contre l’autre, puis ils décident de redescendre ensemble vers le petit hôtel.

En bas le patron s’anime auprès des gendarmes, ont a trouvé la lettre de François, et on s’inquiète de la disparition de Nathalie.

Tout le monde est troublé de leur apparition.

François en aparté dit quelques mots aux gendarmes qui le saluent et repartent.

Nathalie est radieuse.

« François j’ai faim, terriblement faim, ce bain m’a creusé l’appétit »

« Patron si vous nous prépariez un copieux petit déjeuner, une belle journée commence »

Nathalie sourit au clignement complice de François qui d’amant est devenu l’espace d’un bain nocturne l’amour de sa vie.

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J'ai plus de j'aime, dommage.

Mais c'est du grand Mariveau, que tu nous offre là.Ta plume est toujours aussi douce nous touchant comme le vent lèche les branches des arbes.

Une nouvelle complicité est née, qu'elle continue sur sa lançée!

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Envoutant,sensuel et romantique, ce final!

Bravo à vous 2

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Envoutant,sensuel et romantique, ce final!

Bravo à vous 2

Je suis tout à fait d'accord avec toi Joliette.

Bravo à vous deux.

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je me joins à ma partenaire littéraire, pour dire merci de vos comm

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Du très beau travail, c'est excellement écrit !

Le jour où j'arriverai à ce niveau d'écriture, je pourrais en écrire un livre! lol

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très joli texte, je l'ai littéralement dévoré, merci à vous 2 :)

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magnifique, un beau récit avec un bel échange de plume..

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