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Mariveau

Madeleine

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Paris avril 1925,

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Le traité de Versailles a été signé depuis six ans, mettant fin à six ans de malheurs et de tueries.

L’ Europe est exsangue. Pour toutes et tous, cette guerre sera la der des der, et après bien des privations, les femmes et les hommes n'aspirent qu'à la liberté.

Paris durant cette période, est resté un lieu de plaisir où l'on s'amuse, mais aujourd'hui Paris est la capitale de la libération des mœurs , de la revendication des libertés individuelles.

C'est à Paris que l'effervescence se fait le plus ressentir, ville ouverte aux influences venues de toutes parts.

Les années folles, dit on, oui folle émancipation de la condition féminine, la guerre a changé la place de la femme dans la société. Elles ont appris à vivre en fonction de leurs aspirations, et en assument la responsabilité. La femme ne se considère plus comme la mère, la femme au foyer, mais une femme indépendante et active, animée par un désir de libération et de mise en scène de soi. Elle veut se sentir femme et exubérante, garçonne ou femme fatale, portant des robes courtes, chaussures à talon et jambes nues.

Madeleine est une jeune femme d'une trentaine d'années, veuve d'un officier, elle s'est remarié avec un petit bourgeois. Sa vie provinciale lui pèse. Son mari a vingt de plus qu'elle, qui ne pense qu'à ses affaires et à s'encanailler avec des femmes de petites vertus .

Madeleine étouffe , elle n'a plus ressenti le souffle chaud d'un homme amoureux, cet homme, son mari, cette dernière nuit de permission avant de repartir au front. Ils s'étaient donnés l'un à l'autre dans une dernière étreinte, avec amour, fougue, tendresse. Le temps s'était arrêté, elle cria son amour, quand il rependit sa semence dans la matrice de son aimée. Leurs mains restèrent liées, leurs bouches soudées. Il ne vit pas l'adorable petite fille qui neuf mois plus tard vit le jour, lui il était parti à jamais dans les flammes de son SPAD.

Pour élever son enfant, sous la pression de ses parents, elle avait épousé cet industriel, sans charme, pervers, libidineux, profiteur de guerre. Mais pour son père, elle accepta cette union pour préserver l'héritage d'Aurore.

Le soir du mariage il l'a pris de force, la viola à plusieurs reprise. Elle tenta de se défendre, mais il lui faisait trop mal, alors elle accepta les outrages. Elle avait envie de vomir, en sentant cette odeur acre de sueur, son haleine puant l'alcool. Il ne semblait bander que sous l'effet de l'alcool.

Puis il s'en alla sa pulsion bassement assouvi, il rejoignit alors le bordel de cette petite ville de province pour finir la nuit.

Elle pleura toute la nuit, elle se sentait sale, elle voulait mourir, mais il y avait Aurore.

Elle subit les outrages de cet homme durant les mois et les années qui suivirent.

Un matin arriva au château, une jeune femme d'une trentaine d'années, elle avait été engagée par le marie de Madeleine pour s'occuper d'Aurore. Madeleine la reçu avec fraicheur, était elle une de ces créatures dont son époux aimait la compagnie.

Le soir même, le libidineux mari, viola Madeleine, l'outrageant, l'insultant, l'humiliant. Puis il regagna son bordel. Madeleine à demi nue sur son lit, pleurait.

Marie entra dans la chambre, et vint s'assoir à coté de Madeleine. Elle déposa sur ses épaule une robe de chambre et pris la main de Madeleine. Elle lui caressa le visage, sécha ses larmes et déposé un baiser sur le front de Madeleine.

Madeleine avait les bras meurtris, ses sanglots faisant remonter sa douce poirtine, au seins ronds aux pointes tendues et à la peau de porcelaine.

Marie déposa un baiser sur les lèvres de Madeleine, sans comprendre, elle se laissa faire aimant le goût de vanille des lèvres de Marie. Elle sentit la langue de Marie qui avec douceur, tentait de forcer le passage des lèvres de Madeleine. Elle entrouvrit sa bouche, et laissa la langue de celle qui devenait son amante , faire l'amour à la sienne. Ce baiser était si langoureux, elles basculèrent sur le lit. Madeleine se laissa aller aux caresses douces et délicates que lui prodiguait la jeune femme des ses mains, de ses doigts, de sa bouche.

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Madeleine ressenti cette puissance qui l'avait submergée lors de sa dernière étreinte avec Jacques cette nuit de 1917. Elle se cambra, et cria « Fais moi l'amour, prends moi Marie »

Marie n'attendait que ce moment, la jeune femme s'empara de Madeleine, elle était sous l'emprise de la fougue de sa maitresse. Madeleine connut des orgasmes profonds violents, sous les assauts des lèvres, de la langue de la bouche des mains des doigts de Marie. Madeleine fur prise d'une série d'orgasmes, puissants profonds, qui la laissa exsangue. Marie la couvrait de baiser, de caresses

Madeleine d'abord troublée par le plaisir qu'elle avait recu, se retournant, regardant le corps de Marie nue sur ce lit, elle s'empara d'elle. Elle lui rendit le plaisir qu'elle avait eu, avec fougue, puissance, se plaquant contre la jeune femme, jouant aussi de sa bouche de ses mains, Marie surprise se lâcha.

Puis les deux femmes firent l'amour tendrement, pubis contre pubis,sexe contre sexe bouche contre bouche seins contre seins.

Le lendemain, Madeleine, sa fille et Marie quittaient ce château maudit et partaient pour Paris.

Cela faisait maintenant deux ans que Madeleine avait quitté sa vie . Marie n'était plus là, elles s'étaient aimées l'instant d'un feu de paille . Marie était une femme libre , elle avait initiée Madeleine à la liberté et aux plaisirs. Durant quelques moi elles avaient partagé amants et maitresses, dans les folles soirées de Montmartre, Jazz et Charleston peuplaient leurs nuits.

Madeleine était belle, elle offrait son corps aux peintres de la Butte.

Aurore grandissait, Madeleine avait divorcé, elle n'était pas dans le besoin. Elle était libre.

Elle portait toujours autour de son cou un médaille avec la photo de la seule personne qu'elle avait aimé Jacques.

En ce mois de mai 1925, l' Exposition Internationale des Arts Décoratifs venait d'ouvrir.

Madeleine passait ses journées à parcourir les allées, visitant les pavillons, partageant ses nuits avec un peintre au talent grandissant, un journaliste à la notoriété avérée, un écrivain à la mode, une femme du monde, une danseuse. Le champagne coulait à flot, le plaisir étant présent à chaque instant de sa vie.

Un après midi, alors qu'elle se trouvait à la terrasse d'un restaurant avec un écrivain, amant de la nuit passée et peut être amant de la nuit à venir, son attention se porta sur une exhibition aérienne.

L'assistance criait de stupeur devant la témérité de ce pilote. Les évolutions de ce pilote raviva d'un coup cette blessure qui n'avait jamais cicatrisé, qui saignait encore. Le pilote semblait à la fois jouer avec la mort et faire l'amour avec le ciel. Chaque figure avait pour elle une forme érotique.

Elle se sentait perdu, cette avion noir était celui de l'Ange de la Mort, et le pilote volait comme son Jacques, elle allait défaillir. Elle quitta son compagnon et regagna son hôtel particulier, se précipita sur son lit et pleura toute la nuit.

Le matin suivant elle avait peu dormi, les larmes avaient laissé la place aux cauchemars. Elle donna quelques coups de fils, à des personnes qui ne pouvaient rien lui refuser.

Elle sut que ce mystérieux pilote avait pris quartier à l'aérodrome de Toussus le Noble.

Madeleine choisit une robe courte de couleur noire de chez Jean Patou, jeta autour de son cou une étole de Zibeline, et pris une capeline assorti à la couleur de sa robe. Elle prit son cabriolet Duesenberg 1925 et fila en direction de Toussus le Noble. Durant la route des images défilaient dans sa tête.

Elle arriva à l'aérodrome, elle vit l'avion évoluant au dessus du terrain. Les mécaniciens, les pilotes semblaient hypnotisés par les évolutions de ce pilote. Madeleine stoppa son cabriolet, descendit du véhicule quand le Spad finissait son roulage sur l'herbe il stoppa le moteur. Il se trouvait à la hauteur de Madeleine.

Le pilote sauta de l'avion et retira son casque de cuir. Madeleine resta figé et s'évanouit.

Madeleine se réveilla, ses yeux brillaient. Devant elle se tenait Jacques, son visage portait les stigmates des blessures reçues au combat.

« Toi Jacques, tu es mort, pourquoi ? Pourquoi tu m'a laissé seule avec Aurore.

Jacques se tût, puis il lui parla :

Madeleine, j'ai été descendu en flammes, mais j'ai pu me poser mais pas du bon coté du Front, j ai perdu un temps la mémoire, je me suis échappé et je me suis retrouvé à me battre entre les bolchevik et les russes blancs. J'ai pu revenir en France, mais tu étais marié. Je t ai perdu de vue.

Un soir j'ai rencontré, une femme, très belle, qui m'a parlé d'une belle femme qui aurait pu partager mes nuits, elle m'a parlé d'elle longuement et j'ai su que c'était toi.

J'ai appris que tu irais hier à l'exposition avec cet écrivain, et j'étais là. Je savais que tu me reviendrais.

Jacques embrassa Madeleine, ils regagnèrent Paris.

Ils étaient maintenant seuls dans le salon .

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Fais moi l'amour lui dit elle, ils se mirent nus et s'allongèrent sur le tapis , il entreprit de réveiller ses sens par une délicieuse sensation, sa langue dessinait des figures abstraites sur son dos, et descendait aux creux de ses reins, chatouillant tendrement ses fesses. Doucement, il la fit se retourner sur le dos afin de pouvoir lécher le devant de son corps. Des oreilles , il descendis le long de son cou, s'attardant à chacun des seins avant d'attendre enfin son ventre.

Il lui embrassait les cuisses, les genoux, les chevilles, les pieds. Il lui fit des baisers furtifs, elle gisait immobile profitant pleinement de ses caresses.

Quand il se mit à lui écarter les jambes et insinuer sa langue en elle, elle sursauta avant de céder au plaisir.

Il la mordillait avec douceur, heureux de l'entendre soupirer sous ma bouche.

D'un geste tendre il écarta délicatement les lèvres gonflées de son sexe pour pouvoir accéder plus facilement à l'endroit le plus vulnérable de son corps.

Il darda ensuite sa langue pointue, agaçant la chaire légèrement meurtrie de ma belle. Elle nageait en pleine jouissance corps et esprit emprunt de rêverie.

Il la sentais vibrer. Ses doigts remplacèrent Sa langue , s'insinuant plus profondément en elle, la faisant haleter de douleur et de plaisir. Sa langue revint se joindre à nouveau à ses doigts . Il sentait le sexe de son aimée palpiter sous les coups de ses doigts.

Il se décida enfin de se glisser sur elle, en elle , s'enfonçant aisément dans le sexe humide de sa femme, prolongeant la caresse d'un frottement précis entre ses lèvres ouvertes qui lui arrachèrent de nouveaux gémissements.

Il l'emplissait, Il m'insinuait lentement et profondément laissant mon membre couler de lui même au tréfonds de son corps.

Leur souffle s’accéléra quand ils se mirent à entamer une danse lascive entre leur corps .

Il la fit ensuite s'asseoir sur lui , ramenant ses seins à ses lèvres ouvertes.

Son corps se cadençait sur sa verge raidie, sa main se remit à fouiller entre les cuisses de son amour, agaçant, torturant son bourgeon lui arrachant de nouveaux gémissement .

Il allait exploser en elle quand d'un mouvement de ruade, elle se retira et s'agenouilla devant lui.

Ses yeux brûlaient de désirs, elle approcha ses fines lèvres de sa verge durcie par le plaisir puis d'un coup elle l a mis directement en bouche , serrant son vît fortement de ses lèvres. J'arrachais un gémissement qui ne fit que serrer encore plus l'emprise de sa bouche comme une gaine enserrant un glaive. Puis sa langue s'est mise en mouvement tournant autour de son gland meurtri. Elle se mis à faire des va et viens tout en jouant de ses mains fines de sa hampe et de ses testicules .

Son rythme s'est accélérait lui arrachant des gémissements de plus en plus fort il était à la limite de l'extase amoureuse .

Elle se leva et lui tourna le dos pour offrir son corps nu à la chaleur des rayons du soleil traversant les fenêtres du salon.

En un instant il fut derrière elle soupesant le doux volume des ses seins d'une main et explorant son entrejambe de l'autre. Elle resta comme elle était dès le début, il se laissa tomber à genou derrière elle. Elle plia un peu les jambes et écarta ses fesses afin qu'il puisse la lécher à nouveau.

Le parfum de son corps était intense et le goût de son sexe écarlate évoqué un fruit mur éclaté.

Ensuite il se leva et introduisit son pénis en feu là où sa langue s'était glissée. Elle poussa un long gémissement. Alors que il la soutenait en elle, elle se mit à genou. La labourant désormais avec frénésie , il ne cessa plus ses mouvements de va et vient .

Il se retira, ils s allongèrent sur le tapis , leur corps s’emmêlèrent, leur bouches s'unirent, leurs langues se trouvèrent, des goûts sucrés salés se mêlaient à leur salive, excitant encore plus leur sens .

Elle senti la turgescence de son sexe se présentant à la porte de son intimité, elle ne le repoussa pas, elle s'enserra alors ses hanches fortement se cambra pour mieux lui présenter ses secrets intimes . D'une main assurée, elle empoigna sa verge dont la pointe frémissante butta contre son anus et trouva sans tarder l'entrée de cet orifice hospitalier qui se dilatait pour la faire pénétrer.

Il poussa un peu et le gland s'engouffra tout entier enserré aussitôt par ses muscles intimes avec une telle force qu'il n'aurait pu se retirer sans effort.

Il la pénétrait lentement pour prolonger autant que possible l’ineffable sensation qui l'envahissait

Il donna un nouvel assaut s'enfonçant en elle un peu plus lui arrachant un cri de plaisir, Il se retira alors pour mieux s'enfoncer à nouveau en elle. Elle haletait son plaisir, nos sueurs se mêlaient.

Elle serra ses cuisse contre lui encore plus fort, bouche contre bouche . Il entreprit un léger va et vient qui devint plus intense à chacun des appels de son bassin jusqu'à ce que son écume ardente et dense jaillisse longuement de lui et se répande en elle . Oui oui oui, me retenant alors très fort extirpant les dernières gouttes de l'essence de sa virilité.

Ils s' endormirent dans les bras l'un de l'autre, lui, lui caressant sa longue chevelure soyeuse elle suçotant la pointe de ses seins . Elle lui sourit .

Il était tard, ils eurent juste le temps de se rhabiller, Aurore et sa préceptrice rentre du parc .

Elle entre dans la pièce regarde l'homme qui tient dans ses bras sa maman, elle se précipite sans rien dire vers lui. Il a les larmes aux yeux.

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Plus de j'aime mais le coeur y est!

Très beau et émouvant, ce superbe texte. Un peu triste aussi, cette histoire, mais si touchante. :clap: mariveau!

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De belles retrouvailles... et Marie pourrait peut être les rejoindre un de ces quatre ;)

J'aime beaucoup le 1er tableau (les deux femmes allongée), de qui est-ce ?

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très belle histoire, avec un super rebondissement, j'adore, toujours une aussi belle plume qui nous ravis

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