Aller au contenu
Mariveau

L'Etudiante en Histoire et la Jeune résistante

Messages recommandés

AMIENS Mai 2004

Coraline est une jeune étudiante en histoire, c'est une jeune femme très belle, ses yeux marrons font fondre bien des hommes qui la croisent.

Elle prépare sa thèse, une thèse portant sur la période de la Libération en France. Elle a toujours été attirée par cette période troublée et intense de notre histoire.

Coraline a une affection particulière pour cette période. Par moment il lui semble qu'elle était là, en ces jours glorieux. E lle ne peut expliquer c e qu'elle ressent. Elle s'imagine être une des ces femmes courageuses de la résistance préparant le débarquement des alliés. Elle sourit de cette situation. Tu es trop rêveuse se dit elle.

Elle a décidé de se rendre en Normandie pour assister aux célébrations du 64° anniversaire du débarquement.

Son ami peu enjouer à l'idé de parcourir les plages du débarquement et il lui fait savoir avec véhémence. Qu'à cela ne tienne elle ira seule.

Elle a loué une petite chambre dans un gîte rural entre Bayeux et Caen. Elle a une idée derrière la tête , mais il n'est pas encore temps de la découvrir.

CAEN 1° juin 2004

Coraline s'est installé dans sa petite chambre, elle a pris immédiatement la route du Mémorial de Caen, ville martyrisée et bombardée de juin à juillet 1944, puis elle se rend sur les cites des cimetières militaires où dans la mort sont enfin réunis en pays tant de jeunes hommes qui avaient à peine son âge.

Sa quête d'histoire la conduit à la Pointe du Hoc célèbre pour ses Rangers, à Ste Mère l'Eglise et son clocher immortalisé par Cornélius Ryan et Drryl Zanuck, Omaha la sanglante chère à Tom Hanks.

Puis vint Arromanche et son port artificiel , les plages de Sword, Gold et Juno et le fameux pont de Benouville .

Un après midi elle décide de s'accorder une pause, et prend la bicyclette qu'elle a amené avec elle.

Elle parcourt les chemins creux de ce bocage qui fut fatal à bien de jeunes GI. Au détour d'un chemin, elle rencontre un groupe de passionnés accompagnés d 'un guide.

L'homme une quarantaine d'année, avait une assurance que l'on retrouve chez les militaires. Sa voix était chaude, douce, posée. Il racontait l'histoire de ces hommes parachutés les mois ou les semaines précédent le jour J afin de coordonner les opérations des maquis, l'opération Jedburgh.

Deux officiers accompagnés d'un radio, opérant en uniforme parachutés en territoire ennemi.

Coraline n'arrivait pas à voir cet homme qui semblait fuir son regard, elle se dit encore un coup de mes yeux, je les fais tous fondre sourit elle. Elle écouta le récit de cette équipe dont l'officier tomba amoureux d'une jeune resistante, amour tragique car jamais ils ne se retrouvèrent après le conflit.

Coraline reprit son vélo et regagna son gîte.

Ce soir là, elle ne se mit pas à son clavier pour retranscrire les sensations de sa journée. Elle mangea rapidement et alla se coucher écoutant les Andrews Sisters

Aux alentours de BAYEUX 15 mai 1944

C'est une jeune institutrice de 22 ans qui ce soir se prépare pour sortir, non elle ne va pas à un bal, ni rejoindre un amoureux ou un amant. Elle va rejoindre un groupe de resistant dont elle fait partie. Ce soir un parachutage doit avoir lieu. Encore des armes se dit elle, mais quand viendront ils nous libérérer.

jedburgh-2.jpg

Cora c'est son prénom, se trouve maintenant à la lisière d'un bois, avec sa lampe à éclats elle signale la zone de largage .

A bord du quadrimoteur Short Stirling, le Capitaine Claude Langlois du BRCA se prépare à sauter au signal, il est accompagné du Lieutenant Estienne et du radio anglais Tom Wallas.

La lampe de saut passe du rouge au vert.

Au sol Cora voit descendre les parachutes des containers, puis surprises trois autres parachutes, des hommes.

Elle court en direction du premier homme. Elle s'approche, il dégrafe la sangle qui le retient à son parachute.

Cora a un choc, sur l'épaule de cet homme, un petit drapeau, bleu blanc rouge surmonté d'une croix de Lorraine au dessus France Libre. La jeune femme est transporté de bonheur et fond en larme en se jetant au coup de cet officier.

Claude Langlois a une quarantaine d'année, il s'est battu aux cotés des Républicains Espagnols , puis refusant la défaite, il a parcouru les aroyos de l'Oubangui, les sables de Kouffra de Bir Hakeim.

Il aurait pu vu son âge renoncer à la bataille pour se consacrer à former les hommes, mais l'approche de la libération de son pays la conduit à se porter à nouveau volontaire.

Il observe Cora, une jeune femme au caractère trempé se dit il, mais quel yeux et quelle beauté. Il se surprend en remarquant le joli chemisier bleu de la jeune femme. Même au combat les femmes françaises sont d'une indicible beauté pense t il.

Claude présente son adjoint et son radio qui ne sont pas insensibles au charme de Cora.

Cora a été désignée comme agent de liaison avec l'équipe.

Les sabotages prennent une ampleur, chaque nuit une nouvelle cible.

Ce soir du 1° juin, Cora qui aime passer du temps avec Claude, vient rejoindre l'équipe. Elle est surprise par une patrouille de la Wermarch . La jeune femme ne laisse pas insensible les trois feldgrau qui se jettent sur elle, lui soulevant sa jupe, lui arrachant son corsage, ils vont la violer, elle crie . Elle ferme les yeux sentant l'haleine alcoolisée de l'allemand qui cherche à l'embrasser le pantalon baissé le sexe tendu vers l'intimité de la belle. Soudain elle sent que l'homme se retire, un râle. Claude vient de trancher la gorge de l'agresseur, avant que les deux comparses ne réagissent ils reçoivent chacun une balle dans le front.

Claude s'approche de Cora qui s'est réfugiée dans une grange, elle sanglote, elle tremble. Claude la prend dans ses bras et l'amène dans le grenier. Avec délicatesse, il couvre son corps en partie dénudée par sa « Denissson Smoke », « Cora vous êtes aussi courageuse que téméraire ». Claude je ne peux me résoudre à ne pas vous voir, je vous aime Claude, je suis à vous » Cora dépose un baiser sur les lèvres de son sauveur, Claude lui rend. Ce baiser devient si langoureux, intense. Claude sent vibrer cette jeune femme. Elle déboutonne la chemise de Claude, embrasse son torse parsemé de cicatrices autant de souvenir de ses combats. Cora laisse glisser son corsage, ses seins libres de toutes contraintes pointent , Claude les embrasse, les suçote. La jeune résistante, offre la nudité de son corps de déesse à son amant. Cet homme qui vient de tuer à mains nues un ennemi, prodigue avec douceur de subtiles caresses à sa maitresse, ses doigts glissent comme la plume de l'ecrivain sur le fin vélin d'une feuille de parchemin. N'a t il pas été écrivain avant d'être emporté par le malström de cette guerre.

Cora se cambre, frissonne, gémit son plaisir sous les doigts de Claude, il joue de ses lèvres de sa langue, s 'attardant sur le pubis soyeux de la belle, glissant vers le sexe épilé de la jeune femme.

Ses doigts, ses lèvres, sa langue se veulent explorateurs.

Cora est transportée par la sensualité de cet homme, il s'approche précédé de son désir et lentement doucement avec tendresse, il ne fait qu'un seul corps avec elle. Elle se cambre. Il glisse lentement, l'embrassant, lui caressant le visage, les cheveux. Puis ses mains puissantes prennent les seins de Cora les malaxent avec force et douceur. Puis elles glissent vers les hanches de son amante et avec délicatesse entreprend d'aller et venir en elle de plus en plus vite. Cora crie son plaisir sentant son ventre envahit par le liquide chaud de Claude. Claude embrasse Cora , ils roulent dans la paille, elle le chevauche, elle lui fait l'amour. Elle lui rend le plaisir qu'elle a reçu. Sa bouche, ses lèvres, sa langue sont toutes aussi vagabondes que celle de Claude. Épuisés, sereins, ils s'endorment.

Au petit matin, le radio arrive avec un message. Cora voit le visage de son aimé se crisper. Cora nous devons partir, dans quatre jours, nous débarquons, je dois accomplir une mission importante dont je ne peux te parler. Nous partons demain matin. Dans la nuit du 5 au 6 reste caché dans ta cave. Cora reste fière malgré sa détresse. Celui qu'elle aime part pour peut être ne plus revenir, elle le sent. La nuit suivante, le temps s'est arrêté pour les deux amants. Ils se sont aimés et ils se sont quittés au petit matin. Elle est restée le plus longtemps possible à regarder sa silhoeuette disparaître à l'orée d'un bois. Des larmes coulent le long de ses joues.

Normandie 6 juin 1944 1 heure du matin

Cora n'a pu se résoudre à rester terrer dans sa cave, elle est dehors, elle regarde le ciel constellé d'obus éclairant de la DCA allemande, des centaines d'avions parcoure les cieux, des corolles de parachutes, le roulement des bombardement vers Caen. Puis au petit matin le roulement de l'artillerie navale.

Quelques jours plus tard, à Bayeux, elle est là sur la place pour écouter le discours du Général De Gaulle, elle pleure, mais elle ce n'est pas pour la liberté retrouvée mais elle a appris que Claude était porté disparu.

Normandie 6 juin 2004

Coraline a passé une nuit difficile, faite de rêves et de cauchemars, « décidément, je m'implique trop dans mes rêves »

Elle a décidé à sa façon de participer aux commémorations, elle enfile une jupe en vichy rouge et blanc et un petit chemisier bleu sa couleur préférée. « Bleu blanc Rouge ». Elle enfourche sa bicyclette bleue un petit clin d’œil au livre de Régine Desforges.

Elle se dirige pédalant avec vigueur vers les plages du débarquement, elle double des cars de touristes, puis un convoi de véhicules militaires montés par des GI d'opérette.

Il est très tôt ce matin, au détour d'un virage un banc de brume.Elle entend le bruit caractéristique d'une jeep. Elle se met sur le bas coté, le véhicule freine, un homme en descend, il porte un uniforme des parachutiste britannique, elle devine sur l'épaule le petit drapeau tricolore à la croix de Lorraine, elle est troublée. Elle ne distingue pas le visage de cet homme. Mademoiselle dit il vous n'avez rien.

Son trouble grandit, cette voix, celle du guide, mais aussi celle de Claude dans ce rêve.

L'homme lui apparaît enfin, elle se sent défaillir, Cora dit il enfin je te retrouve.

Elle s'évanouit, l'homme la prend dans ses bras, l'amène à sa jeep, charge la bicyclette.

Il roule, elle reprend connaissance, elle ne dit rien, son trouble est immense.

La jeep s'arrête au bord d'une falaise, elle regarde, au dessous une fourmilière en guerre, c'est le port artificiel d'Arromanche, des colonnes d'hommes montent vers l'intérieur des terres, des chalands effectuent des norias entre les loourds LST et les jetées. Au large les navires de ligne, les croiseurs tirent leurs bordées vers l'intérieur des terres. Des nuées d'avions aux bandes noires et blanches les survolent

-aq--Arromanche--1-.jpg

L'homme s'approche de Coraline, la prend dans ses bras, l'embrasse. Je t'aime Cora, je t'aime Claude.

A la radio des Forces Armées Glenn Miller officie

Modifié par mariveau8182
  • Like 4

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

quelle douceur et quelle tendresse !! mon cher mariveau tu sais comment jouer avec les mots !!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

j aime , jadore

je suis fan de tes textes , de la douceur de tes mots !!!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Mariveau tu es passé Maitre pour mélanger mystère et histoire!

Dans chacun de tes textes tu me fais voyager à travers le temps, tel un voyageur qui traverserait les époques.

Continue surtout, l'ami

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité

Un récit d'une délicieuse douceur.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Superbe, mon cher Mariveau, encore une fois, du grand art! :clap: :clap: :clap:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité

bon là , y en a marre . C'est quand que tu écris un récit bien pourri ?Parceque , touver des coms à la hauteur de tes textes et ne pas se répéter ........ben c'est pas

simple . Alors juste un nouveau :clap: à toi mon F'Rôdeurr .

  • Like 1

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

×

Information importante

En poursuivant votre navigation sur Forum-Intime.com, vous acceptez l'utilisation de cookies ainsi que nos Conditions d’utilisation.