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Mariveau

Julia et le Sieur de Charry

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Il est parfois dans l'Histoire des personnages, que l'on aime à faire revivre, pas qu'ils soient célèbres, mais simplement dont le parcours ou la personnalité en font des héros pour romanciers.

Je n'aurai pas ici l’outrecuidance de me qualifier de ce titre, mais il me plait de leur redonner consistance.

Un de mes postes me permit un jour de découvrir dans la campagne Quercynoise chanté par Nino Ferrer , un château magnifique en parfait état. La propriétaire, d'ailleurs une femme très racée et accueillante, me fit découvrir outre ses trésors personnels, très agréable certes , l'histoire de ce château.

Cette bâtisse de pure style Renaissance avait été donné au garde du corps de Catherine de Médicis, le sieur de Charry. Dans la chambre de cette dame face au lit, je pouvais voir par intermittence...... le portrait de cet homme, dont le regard semblait me sourire.

Quel était cet homme.

Alors pourquoi pas lui inventer une histoire, lui dont le portrait me souriait alors que je me trouvais en charmante compagnie de la propriétaire du château.

Florence septembre 1533

Je ne me nomme Antoine de Charry, je suis français, mercenaire au service de la famille Médicis .

Demain nous embarquons sur une galère papale pour la France, j'ai été choisi comme garde du corps de la jeune Catherine, fille de Laurent II de Médicis, c 'est une jeune fille au caractère bien trempé que je vais devoir protéger, elle va devenir la femme du Dauphin de France Henri fils de François 1°.

Mon histoire familiale se cale avec celle de la France et celle de l'Italie.

Mon père avait 15 ans lorsqu'il suivit le sien avec 3000 autres gascons, accompagnant le roi de France Charles VIII en Italie pour revendiquer quelques droits ancestraux . Durant la retraite et la débandade qui suivit cette expédition, mon grand père mourant confia mon père à une famille noble proche des Médicis. Nous sommes gascons dans l'âme et mon père eut maille à partir avec bien des pères et des maris avant de découvrir l'amour auprès d'une belle Florentine, une dame de la cour des Médicis. Je suis l'année de ce nouveau siècle . Mon père était devenu mercenaire au service de cette grande famille protectrice des arts et redoutable en politique. J'appris de lui les armes, le goût des femmes, ma mère m'apprit les arts la peinture, les lettres, j'appris outre mes deux langues natales l'allemand et l'Espagnol.

J'aimais les combats les bagarres, les étreintes amoureuses, parcourant l'Europe à la recherche d'un maitre. Mais chaque fois que je revenais à Florence je ne pouvais me lasser d'admirer les oeuvres de Botticelli, du Titien de Raphaël, Donatello et tant d'autre. Lire les amours platoniques de Prétarque et Laure ou ceux de Dante avec Béatrice m'offrit cet instant de tendresse et de douceur que je ne trouvait pas dans mes étreintes, qui n'étaient qu'un assouvissement de pulsions certes agréables mais aussi animales.

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Château de Fontainebleau août 1539

Le mariage de Catherine fut fastueux et la remontée vers le nord des plus agréable malgré l'automne naissant.

La découverte du palais royal, fut saisissante, ce n'était une simple résidence mais une ode aux arts, je me croyais à nouveau en Italie.

L'espiègle Catherine me donnait du fil à retordre, elle était autant téméraire que son jeune mari.

Catherine et Henri étaient amoureux, et ils employèrent tous les stratagèmes pour me jeter dans les bras d'une belle femme de la cour pour parfaire leur parfait amour.

Je l'avoue c'était bien agréable de goûter à la douce peau de lait de ces femmes, l'immensité du palais permettait tant de dissimuler des étreintes avec ces femmes à l'abri du regard d'un mari plus obnubilé à plaire au Grand Roi François 1°.

J'aimais aussi passer des heures dans les ateliers des grands maitres , leurs modèles étaient d'une telle indécente beauté. Je vouais ainsi mon âme au Diable pour le plaisir d'une nuit.

Paris Palais du Louvre mai 1540

Je suis convoqué par la Dauphine , elle a 21 ans , j'en ai 40.

Elle est là au coté de son mari le Dauphin Henri. Je m'incline.

Mon ami me dit elle, voilà près de 7 ans que vous êtes mon garde du corps et jamais vous n'avez pris femme, je sais que vous vous dévouez à mon service, mais il est temps que vous cessiez de bruler votre vie, que je sais fort trépidante sourit elle.

Madame je ne suis qu'à votre service,

Le Dauphin se leva s'approcha me prenant le bras, venait marcher un peu avec moi.

Je suivais le futur souverain « Je connais vos origines, certes vos terres sont revenus à vos cousins, mais mon père le Roi m'autorise à faire de vous un Chevalier et à vous redonner les terres de votre famille en Quercy.

Catherine souriait.

Ce soir vous ne serrez plus le garde du corps de mon épouse, mais le notre. Mais ce soir vous ferrez votre entrée à la Cour en tant de Sieur de Charry, Chevalier de Monplan. Mon épouse désire que vous portiez votre tunique d'apparat, apparemment celle avec laquelle vous l'avait tant impressionné lorsqu'elle n'était qu'encore une enfant.

Le soir je me présentais à la porte de la grande salle de bal du Louvre.

Autour de moi il n'y avait que des belles dames et beaux messieurs aux costumes des plus raffinés.

Un silence ce fit dans l'assistance lorsque je rentrais dans la salle. Mes bottes cavalières claquaient sur le marbre, je sentais le regard apeuré des membres de la Cour. L'épée à la hanche, ma fraise et mes manchettes blanches contrasté avec le noir de mon costume.

Un Hérault annonça, Le sieur Antoine de Charry, Chevalier de Monplan, Commandant la garde de Monsieur le Dauphin et de madame la Dauphine.

Je m'inclinais devant le grand François 1° et devant Henri et Catherine.

Le bal commença .

Je n'avais pas envie de danser, je remarquais les regards de certaines de mes maitresses ou de celle qui auraient aimé l'être .

De l'autre coté de la salle je remarquais une silhouette. Une silhouette féminine, elle aussi toute de noir vêtue, elle me regardait, son regard d'un bleu intense me fascinait, je devinais sous sa coiffe des cheveux d'un noir d'une nuit sans lune. Son corps était une ode à l'art.

Catherine s'approcha de moi, Chevalier dit elle, venait que je vous présente. Elle me conduisit à cette sublime femme, d'une beauté irréelle. Chevalier, je vous présente la Comtesse Sforza, une amie d'enfance. Je me souvenais de cette jeune fille plus âgée que ma protégée, qui était tout aussi téméraire que son amie, aimant croiser le fer avec la rapière de son père me défiant à chaqque fois que je la rabrouais.

Monsieur me dit elle vous me devez un combat.

A vos ordres madame, demain dans la salle d'arme du château.

Elle rejoint sa suite et le bal se termina.

La nuit qui suivit je fût hanter par cette femme, hanter par des rêves d'étreintes érotiques, mais aussi de sentiments platoniques.

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Le matin j'attendais dans la salle d'arme, j'avais mis mes bottes et je n'avais que pour protection une chemise de lin blanc lacée sur mon torse.

Julia entra, j'eus un léger choc, elle était vêtu comme moi, des bottes cavalières et une chemise qui laisser deviner une poitrine magnifique libérée de toutes contrainte.

Sans attendre elle se mis en garde et lança l'assaut. Le combat, car s'en était un fut intense, elle savait se battre. Je ne pouvais me détacher de son corps la sueur dessinait sur sa chemise la ligne sublime de ses seins.

Un assaut fut plus violent et la pointe de son épée traça dans ma chair un sanglant sillon au niveau de mon torse.

Je réagissais immédiatement en coupant les lacets de la chemise de Julia libérant à ma vue ses seins.

Nous étions ainsi fac à face et nous fûmes pris d'un fou rire. Jetant son épée , elle se précipité vers moi et m'embrassa avec une telle fougue. Puis elle entreprit de lécher ma plaie, puis descendant le long de mon corps elle délaça ma culotte de peau libérant mon désir pour elle. Elle entreprit de l'honorer de ses lèvres de sa langue . Elle remonta à nouveau le long de mon corps, je sentais la peau douce de ses seins caresser ma lance . Puis sa bouche se colla contre la mienne.

D'une main je délaçais sa culotte, elle ne portait rien d'autre, je glissais mes doigts dans son antre humide et chaude, lui arrachant un gémissement profond. Elle mit ses bras autour de mon cou, puis prenant appui su ma nuque elle enserra mes hanches avec se cuisses, s'empalant d'un seul mouvement sur mon sexe. Je la plaquais contre une colonne de la salle d'arme. Elle se cambra pour mieux me recevoir, elle cria son plaisir. L'assaut d'escrime se transforma en combat charnel. Me poussant sur le sol, elle me chevaucha avec fougue . Je guidais sa croupe magnifique en un mouvement vertical soutenant ses fesses. Mes lèvres dévoraient ses seins. Je me redressais la soulevais et la basculais sur une table la pourfendant, elle planta ses ongles dans mon dos qu'elle me lacera . A nouveau elle me repoussa puis prenant appui sur une colonne elle me présenta sa sublime croupe . Je m'enfonçais sans attendre allant et venant en elle. Mais nous entendirent des pas venant du fond de la galerie. Nous eûmes le temps de nous rhabiller et de nous éclipser.

Julia me pris la main, et se mis à courir, avec son rire, ce rire d'enfant espiègle jadis à Florence.

Nous étions dans ses appartements. Elle se mit totalement nue devant moi, s'étendit sur sa couche et avec son petit accent florentin, elle me dit il est tant que nous fassions enfin l'amour.

Nous nous sommes aimés toutes la nuit et même toute la vie qui nous reste à vitre.

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Château de Charry 1545

Nous avons été unis devant Dieu il y a cinq ans devant le futur Roi et ma protégée.

Nous avons eu deux beaux enfants, les maternités n'ont aucunement altéré la beauté de Julia, nous aimons encore après une chevauchée endiablée sur nos terres du Quercy, entamé un assaut d'escrime qui se termine toujours par une passionnelle puis douce étreinte .

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Nous nous aimons.

J'ai été libéré de mes charges auprès du Dauphin, mais je répondrai toujours à son appel et à celui de cette espiègle et machiavélique Catherine.

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héhé a moi l'honneur de poser le premier com sur l'un de tes textes.

De belles images pour illustrer une histoire toujours aussi bien contée.

Une plume magistrale que tu possèdes Mariveau,Un grand écrivain parmis les belles plumes de CI!

Respect une fois de plus.

Modifié par snaga
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merci mon ami des Terres Sombres

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Je m'incline face à tant de beauté !!!!!

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:clap: A mon tour, je viens saluer ton talent !!! Très joli texte. Tout en douceur !! En gros j'adore :aime:

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