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Tout un chapitre vous rendrait le sourire ? Alors voici, avec une scène d’amour qui vous ravira j’espère. Même si j’ai fondu plusieurs textes déjà écrits en un.

La bataille du Thermodon

La quinzaine d’éclaireuses formant sa garde personnelle à déchiffrer les signes d’une éventuelle présence, Thémis porta son cheval à hauteur de celui de sa sœur. Le soleil brillait de sa superbe dans un ciel dégagé, tranchant avec l’interminable grisaille humide de la montagne. Cent-vingt Amazones des mieux formées chevauchaient tandis que Lysippé repensait les mots d’Aphrodite devant le feu entretenu avec vigilance au centre du campement.

Son regard erra sur la nappe de brouillard humide formant la frontière entre le massif Pontique et la plaine en contrebas, dans laquelle venaient de disparaître deux de ses trois filles. Quelle pouvait donc être cette « dernière épreuve » selon les propres termes de la Déesse ? Lysippé devait-elle achever ici sa course qui, une année durant, l’avait conduite si loin de sa terre natale ? La perception d’une présence interrompit le fil de sa pensée.

– Prends place près de moi Orina. Pourquoi ce matin ton sourire n’éclaire-t-il pas ton esprit ?

– Une étrange sensation ma reine. L’inquiétude me ronge de savoir Thémis exposée.

– Allons, réconforta Lysippé peu certaine de se convaincre elle-même. Ma cadette sous son apparence juvénile possède une force et une intelligence remarquables. Et ses Amazones sont les mieux entraînées de nous toutes. Crois-tu que j’aurai envoyé à la mort deux de mes filles en restant à l’abri ?

– Ô ma reine ! Non bien sûr. C’est que… vous savez que je suis proche de Thémis.

– Proche me semble à peine approprié mon enfant. Qu’as-tu à me demander qui réclame autant de sérieux ?

– Comme nous allons fonder un peuple sans hommes sous votre sage gouverne, continua Orina, vous serait-il possible de nous permettre de vivre ensemble ? Si Thémis ne s’est pas encore déclarée, nos sentiments se renforcent au point qu’il ne soit plus possible de les mettre en doute.

Bien sûr. Les regards de ces deux-là n’avaient échappé à l’attention de Lysippé, pas plus que la tendresse de certaines paroles entendues ni la douceur de gestes entraperçus. Eut-ce été faire affront à Aphrodite que de permettre telle union ?

– Douce Orina, la beauté de vous voir ensemble ne saura offenser personne en cette assemblée. L’humain ou la divinité qui osera me contredire goûtera à ma colère. Aime Thémis au grand jour sans appréhender l’avenir. Puisse l’éclat de votre amour briller sur la destinée des Amazones.

Quelques clans Cimmériens sillonnaient encore l’Anatolie du nord dans la région Pontique, descendants des cavaliers nomades apparentés aux Thraces. La réputation d’une cruauté sans égale leur permettait de vivre de pillages quand ils ne se louaient pas comme mercenaires. Jamais dans la mémoire du monde connu, homme fut enchanté de croiser leur route.

Lusgard renvoya ses pisteurs, méditatif, peinant à croire ce qu’il venait d’entendre. Ainsi une cinquantaine de femmes se tenaient à portée de sa main, inconscientes à batifoler dans un champ fleuri surplombant sa position. Il tendit l’oreille dans le silence imposé à ses trois cents guerriers jusqu’à discerner des éclats de rires légers flottant d’une insouciance irréelle en ces temps incertains.

Ne pouvant ignorer l’information sans voir son autorité remise en question, Lusgard héla son fils aîné qu’une esclave grecque présentement décédée lui avait donné vingt-cinq ans plus tôt. Chez les Cimmériens, on se proclamait chef en tuant son rival lors d’un combat singulier. Et chacun avait le droit de prétendre au titre.

– Algard ! Prends une centaine de guerriers et va chercher ces femmes. Contente-toi d’éliminer les meneuses, ordonna-t-il sans douter de parvenir à ses fins. Les autres deviendront concubines ou esclaves. Avant la fin de la journée je te ferai un frère et tu engendreras mon petit-fils.

Renseigné par les pisteurs sur la configuration du terrain comme sur la position à investir, Algard espaça ses hommes sur une ligne longue de deux cents mètres environ et ordonna l’escalade. L’opportunité de pouvoir violer allait inciter ses guerriers à gravir la pente avec célérité, sinon la crainte de la colère du chef s’en chargerait.

Le soleil à son zénith vit la ligne des hommes se denteler, essoufflés par plus d’une heure d’escalade. Chaque effort se payait maintenant au prix de suées brûlantes sous les épaisses cuirasses de bronze collées aux peaux, alourdissant le poids des glaives attachés dans les dos martyrisés. Les grimpeurs n’avaient pas trop de deux mains agrippées à la roche.

Les guerriers percevaient nettement à présent les rires et les discussions des femmes au-dessus d’eux. Rien n’aurait su les encourager davantage à livrer leurs dernières forces sur la pente abrupte. Et, comme l’unique loi de leur peuple autorisa le premier arrivé à se servir avant les autres, chacun escalada pour son compte personnel, oubliant l’esprit de groupe.

Aussi incapable de maintenir la cohésion de sa troupe que de se raisonner, Algard accéléra son allure. Les doigts gourds entaillés aux arêtes de la roche, les yeux douloureux à cause de la sueur, le souffle court, il demanda un ultime effort à ses muscles. Enfin son regard se posa sur la prairie pleine de rires et de chants de femmes.

Lusgard se demanda comment les philosophes pouvaient trouver quelconque vertu à la patience. Lui s’enorgueillissait de prendre ce qui lui plaisait quand ce qui lui plaisait passait à sa portée. Les chants s’étaient tus depuis un long moment, tout juste percevait-il le cliquetis du bronze sur les rochers, de plus en plus fort au fil des minutes.

– Enfin ! clama le chef tirant ainsi le village de la torpeur. Regardez ce qu’Algard nous ramène. Buvons les amis, car les réjouissances arrivent et la fête commence.

Le soleil parallèle à la pente l’empêcha de distinguer aussi nettement qu’il l’aurait souhaité, pourtant c’était bien son fils qui descendait de la montagne avec ses guerriers, entraînant des femmes dans leur sillage.

Les deux cents guerriers restés près de Lusgard laissèrent tomber armes et boucliers pour se consacrer à la libation. Les amphores de vin grecques, souvent le trésor le plus prisé dans les pillages après les chevaux et les femmes, furent sorties de sous les tentes. Et si le vin tourna vite la tête à certains, nul ne douta de sa virilité quand les captives seraient là.

– Regardez ! s’écria Lusgard qui déclencha l’hilarité parmi ses hommes. Elles étaient si peu farouches que les armes de nos braves guerriers sont encore dans leur fourreau.

Entre deux lampées de vin, le chef distinguait maintenant les prisonnières légèrement vêtues d’une simple tunique. Le plaisir du viol à venir coula dans ses veines. Son front inondé de sueur se barra de rides d’expression, ses yeux se plissèrent d’excitation. Il en était ainsi à chaque fois.

– Qu’est-ce que tu attends, Algard ! hurla-t-il dans un rire sonore qui roula au pied de la montagne. Dépêche-toi de me livrer une pucelle.

Un long moment s’écoula encore, que les hommes mirent à profit pour boire sans discernement, avant que la raison de Lusgard ne lui revienne. Son fils et ses guerriers avançaient trop lentement, les bras trop près du corps, la tête trop basse. Et surtout ils étaient trop silencieux.

– Aux armes !

Les Cimmériens peu attentifs réagirent mal, en désordre. Le vin ajouté à la fatigue d’avoir porté toute la journée une lourde armure sous un soleil écrasant diminua les réflexes. Leur superbe fondit comme les rares neiges hivernales sur le massif Pontique au printemps. Chacun s’empêtra à lâcher une amphore si précieuse pour ramasser une arme au hasard, se disputant et braillant de ne pas comprendre encore la nature du danger.

Les éclaireuses avaient rendu compte bien avant que les pisteurs de Lusgard n’eussent donné l’alerte. Légères dans leur équipement pensé avec soin, agiles et presque invisibles dans les rochers, le sang riche de ces derniers mois à respirer l’air de la montagne, elles avaient suivi les hommes dans leur difficile progression.

Les hommes épuisés de l’escalade tombèrent un à un sous la coupe des Amazones qui les firent prisonniers sans même avoir à se battre. Il eut été facile de les ramener ou de les tuer, cependant périlleux de laisser les autres dans l’expectative et capables de réaction même tardive. Thémis développa donc un plan qui rallia l’unanimité.

Hélène avec cinquante Amazones ficelèrent les guerriers deux par deux, qu’elles tinrent à la bride tels des animaux. Les pointes de glaives dans leur dos les incitèrent à obéir sans discuter, certains dans leurs esprits étroits de mâles vaniteux de trouver de l’aide en bas. La descente se fit lentement pour endormir l’attention des Cimmériens au pied de la montagne autant que pour avoir le temps de refermer la nasse.

Sitôt l’alerte donnée chez l’ennemi mal organisé, Thémis à la tête de soixante-dix Amazones se dévoila de derrière les rochers à cinquante mètres au nord des Cimmériens occupés à scruter la pente rocheuse à l’ouest.

S’il eut pu se trouver une divinité capable d’intervenir en faveur des hommes, nulle ne daigna en l’instant observer la plaine herbeuse entre la Mer Noire et le fleuve Thermodon.

La première volée de flèches surprit les Cimmériens dont une soixantaine arrosa de sang l’herbe grasse. La seconde, si elle n’en tua que quarante, acheva de troubler les barbares. Ceux-ci se précipitèrent sans raisonner en hurlant sur les pas des jeunes filles déjà à gravir l’escarpement avec la souplesse et la rapidité de cabris.

Les Amazones n’avaient qu’à se retourner, bander leurs arcs posément et décocher sur les hommes empêtrés dans les rochers, incapables de réaction.

L’armement lourd qui aurait dû en plaine leur apporter la supériorité s’avéra un handicap mortel. Le soleil n’était pas encore couché que l’âme de chaque barbare avait abandonné son enveloppe sanglante entre les rochers.

Algard vit tomber avec son père ses derniers espoirs. Plus jamais il ne chevaucherait à ses côtés à la tête des guerriers farouches craints de tous en Anatolie de la Thrace à l’ouest à la Perse frémissante à l’est. Une armée composée de femmes et de jeunes filles en bon ordre de bataille venait de battre les Cimmériens. La honte l’envahit.

Thémis rassembla sa garde d’une quinzaine d’Amazones vives d’esprit et rapides d’exécution. Son regard limpide d’un brun clair brilla de commander telles jeunes filles à la fois si impétueuses et si disciplinées.

– Phèdre, vole alerter notre reine au campement. Demain vous nous rejoindrez avec les chariots. Les autres, ramenez les chevaux restés au pâturage. Prenez garde sur la piste de ne pas croiser quelques barbares embusqués.

Puis elle rejoignit Hélène qui poussait ses prisonniers sans ménagement cette fois.

– Ma sœur, Phèdre est allée prévenir notre mère tandis que le reste de mes éclaireuses ramène les chevaux. Que fait-on ? J’attends tes ordres.

– Entrons dans ce camp et voyons ce qu’il recèle, assura Hélène d’un calme à toute épreuve. Nous ne dormirons pas beaucoup cette nuit à monter la garde. Je ne prendrai aucun risque avec ces Cimmériens sauvages. Quant à leurs femmes, bien qu’esclaves, tenons les à l’œil.

Le convoi mené par Phèdre arriva dans la matinée. Algard blêmit de voir deux cents autres guerrières en armure légère et à cheval, encadrant une douzaine de chariots tirés par des mules. Les rares hommes qu’il lui fut donnés de rencontrer étaient comme lui prisonniers des femmes.

Lysippé contempla avec orgueil la troupe réunie à se laver dans les eaux calmes du Thermodon. La victoire ne souffrait d’aucune amertume comme n’engendrait nulle suffisance, se voulant le résultat logique de la complicité entre ses filles et ces femmes arrachées ici ou là à un funeste destin. Son regard s’attarda un instant sur la grande plaine verdoyante au pied de l’escarpement rocheux.

– Fort bien Hélène, consentit Lysippé avec bonheur. Ton fait d’armes entrera dans la légende.

– Non mère, répondit la jeune femme sans baisser la tête. J’étais là bien sûr, mais ce fut Thémis qui mena la bataille et nous conduisit à la victoire. Ce fait d’armes est le sien. Ah ! si Philippe notre oncle l’avait engagée comme stratège, nul doute qu’il aurait déjà soumis la Grèce.

La remarque provoqua un rire sincère qui attira les sœurs d’Hélène, tandis que les Amazones s’activaient à investir le campement cimmérien trop sommaire. Dans peu de temps les grandes tentes seraient déplacées puis aménagées, l’endroit serait pensé avec intelligence pour faciliter le travail comme la sécurité de chacune.

– Vous avez l’œil hagard mes filles. Auriez-vous fêté toute la nuit votre victoire ?

– Non mère, répondit Thémis dans un large sourire, certes pas. Mais ces longues heures à surveiller les Cimmériens ont épuisé nos dernières forces.

– Allez-vous reposer, on prend la relève.

Orina prit la main de Thémis, puis l’entraîna à l’écart. Son cœur frémit autant du bonheur de la retrouver que du trac de devoir enfin se dévoiler.

– Tu sais, murmura la jeune fille qui entraîna la cadette de Lysippé au milieu du fleuve, j’ai beaucoup pensé à nous.

– Ah ! Puis-je connaître ce qui se cache dans une si jolie tête que tu en perdes ton sourire enchanteur ?

Voilà ce qui troublait Orina. La douceur des compliments répondait à chacune de ses avances mais son aimée refusait de se déclarer. Alors les non-dits devenaient douloureux, à la limite du supportable.

– Vois Thémis ! clama la jeune fille en colère qui jeta sur la rive sa tunique. Mon âme et ce corps ne font qu’une seule pièce. Alors tu me prends entière ou tu me laisses. Mais par pitié ne me disperse pas aux quatre vents, je ne saurai plus longtemps le supporter. Si tu m’aimes, dis-le. Sinon ? Dis-le aussi, je survivrai dans mon malheur.

Thémis fut à peine surprise de sentir la bouche se poser sur la sienne. Quand elle répondit à la sollicitation, des mains s’affairaient à la débarrasser de sa tunique. Leur baiser dura une éternité, puis elles s’allongèrent sur la rive herbeuse. La possibilité d’être découvertes ne les arrêta pas.

Regards chargés d’émotion, les corps se mêlèrent avec une ardeur presque violente dans la fébrilité de leur première fois. La passion les emporta dans un camaïeu d’ivresse partagée et de sensations semblables à un arc-en-ciel. La communion fut calme et tempête, au gré du désir de chacune.

Thémis se coula sur les formes de sa compagne pour se les approprier. La main fébrile montra la voie à sa bouche, de caresses en baisers à l’assurance imprécise, encouragée par les spasmes de son amante. Ainsi le corps nerveux livré à ses soins exigea davantage d’audace.

Orina ondula de bonheur sans quitter sa bienfaitrice du regard. Une tension se faisait jour, prenant sa source dans un désir puissant. Elle guida ces doigts inconnus jusqu’à l’entrée secrète de son réceptacle vivant.

Thémis souffrit mille martyrs avant de s’autoriser à laisser sa bouche parcourir la beauté superbe abandonnée, dont les muscles durcirent sous la sollicitation. À aucun moment elle ne ferma les yeux, pas même à l’instant de boire la sève à la vasque de son amante.

L’une caressant et l’autre caressée s’adonnèrent à ce rituel gravé dans le marbre de Lesbos par Sappho elle-même, qui ouvrait aux femmes la possibilité du plaisir.

Pour la première fois, Orina accepta son rôle de soumise. Le plaisir offert par une femme remplaça la douleur imposée par les hommes de son passé. Elle se laissa aller sans retenue à une jouissance salvatrice.

L’extase qui s’éternisa chassa les derniers doutes, si même certains avaient subsisté encore.

Le jour se leva sur un spectacle saisissant dans la plaine à l’herbe grasse. Aphrodite admira les grandes tentes alignées sous la brise pour éviter les grosses chaleurs d’été. Les allées dégagées et propres permettaient un déplacement aisé, rapide pour la troupe ou agréable à la promenade.

Des petits feux de camp espacés d’une vingtaine de mètres garantissaient une parfaite visibilité aux Amazones de garde sans contrarier pour autant le sommeil des autres. Ici et là des massifs floraux bordaient l’artère principale qui traversait le village par son milieu.

A l’est les hommes sous bonne garde attendaient l’ordre de se mettre à la forge ou aux travaux d’entretien. Quelques femmes aussi prisonnières étaient détenues à l’écart afin de prévenir toute promiscuité.

Dans un grand enclos côté ouest s’ébattaient des chevaux heureux de leur sort, impatients de participer aux longues chevauchées de leurs maîtresses.

– Ainsi Lysippé a réussi, souffla Artémis à l’intention de sa sœur. Je reconnais sa ténacité.

– Et tout ceci n’est qu’une ébauche. Bientôt s’élèveront en ce lieu des habitations et des échoppes, des temples et aussi des écoles, des ateliers d’artisanat.

– La pierre ne manque pas. Mais les bras, où va-t-elle les trouver afin d’accomplir ton dessein ?

– Regarde, indiqua Aphrodite en pointant les hommes du doigt. Bientôt les esclaves seront assez nombreux. Ils ont su asservir la femme depuis l’aube des temps, ils sauront avec le même empressement la servir. Lysippé aura tout le loisir de se consacrer à son armée.

Artémis haussa des épaules dans une mimique destinée à calmer l’ardeur de sa sœur.

– Une poignée de guerriers, fussent-ils Cimmériens craints de tous, ne représentent pas une épreuve digne d’attirer mes faveurs. Il en faudra plus.

– Patience, promit la Déesse de l’amour. Contente-toi de rester spectatrice attentive. Les Amazones ne réclament nulle aide de notre part.

– Pour l’instant…

– Pas même Orina, continua Aphrodite sans se formaliser, qui a trouvé le chemin de la couche de Thémis. Vois comme elles sont belles.

Artémis, folle de jalousie, s’enfuit dans ses appartements.

Le cœur de Lysippé se réchauffa à la lumière du soleil en ressassant les épreuves qui l’avaient conduite en ce lieu. Ses filles s’épanouissaient dans leur nouvelle vie aventureuse, à ne pas douter du sang coulant dans leurs veines. Qui sait ce qu’il serait advenu si elles n’avaient osé quitter la Macédoine et un père indigne.

« Comme moi, on les aurait mariées par convenance à des fins politiciennes ou vénales. » murmura la reine qui ne vit point arriver Danaé dans son dos.

– Tu parles toute seule, mère ? s’amusa la jeune fille qui, à sa demande, avait réuni les Amazones au centre du village de tentes. Nous sommes toutes là.

Elle sourit à son enfant avant de s’imprégner des visages maintenant familiers de certaines, moins des dernières. Nulle cependant ne détourna un regard empli d’une fierté nouvelle. C’était dans ces regards que la reine devait puiser le courage nécessaire à l’accomplissement de son destin.

– Nous avons assez marché, entonna Lysippé dont la voix requit l’attention. Ici, sur le lieu de notre première victoire, s’élèveront les murs de notre cité et les fondements de notre royaume. La nation des Amazones !

D’aucunes sourirent quand d’autres gardèrent leur sérieux, et toutes embrassèrent ce domaine maintenant leur.

– En l’honneur de Thémis qui nous permit de vaincre sans subir aucune perte, notre cité portera le nom de Thémiscyra. Je suis votre reine pourtant je me sens votre égale. Ce respect mutuel que nous nous portons sera notre ligne de conduite, l’assurance d’un avenir meilleur.

Modifié par Orchidée
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Quel superbe moment d'évasion tu nous offre, Orchidée! :clap:

Et tes mots sont de miel et de feu! :-)

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C'est donc un chapitre du livre que j'écris en ce moment. Bien entendu ce n'est que je premier jet, il faudra relire, corriger, etc.

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J'aurais juste une petite remarque: il est un peu difficile de situer les personnages. Arthemis, c'est la Diane romaine, non? Perso j aurais bien aimé une petite intro expliquant un peu l'époque, le contexte, leurs liens au départ du récit.

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:) C'est fait, mais ce chapitre n'est pas le premier. Donc tu as raté l'explication. Artémis, représentée nue avec un arc, était la déesse des jeunes filles et de la chasse effectivement. Elle était réputée pour tuer de façon atroce les hommes qui lui demandaient sa virginité.

Tu connais tes classiques, c'est très bien.

Bisous

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:) C'est fait, mais ce chapitre n'est pas le premier. Donc tu as raté l'explication. Artémis, représentée nue avec un arc, était la déesse des jeunes filles et de la chasse effectivement. Elle était réputée pour tuer de façon atroce les hommes qui lui demandaient sa virginité.

Tu connais tes classiques, c'est très bien.

Bisous

Artemis déesse de la chasse coléreuse et violente, c'est connu, déesse des jeunes fille et vierge farouche j'ignorais! :-)

Bisous

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Epique, un combat trés bien narré. Des noms de groupes me viennent immédiatement en tete à la lecture de ce chapitre.

Voila qui me donne envie de lire le livre entier, consacré ces personnages, et c'est sur qu'a coté de ton talent, je me sens minuscule.

Bref, Crom aime la vaillance et appréciera le courage des amazones. Astarte, elle meme, ne peut que se réjouir de cet hymne à la bravoure et à l'amour

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Je ne parlerai pas de Crom, car contrairement à Conan le barbare les Cimmériens ont vraiment existé. Et il leur était strictement interdit de vénérer ou de prononcer le nom d'une divinité. Ce qu'il y a de super dans l'écriture d'un livre, c'est que l'auteur apprend au moins autant dans ses recherches que le lecteur.

Merci de tes compliments.

Joliette, ce que je t'ai dit est valable pour la version grecque. Pour Diane dans Rome je ne sais pas si c'est exactement pareil. Je rechercherai les infos.

Je vous embrasse tous les deux, maintenant je vais laisser tomber l'écriture quelques heures et profiter du soleil, dès fois que je croiserais en chemin une charmante demoiselle ;)

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Merci infiniment d'avoir remplie ma soirée par le plaisir de cette lecture !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

tendres baisers ma belle orchidée !!

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Invité

Une plume si délicate, mélangée à la mythologie grecque, un merveilleux mélange.

Ton pseudo, te va à merveille : l'orchidée représente la délicatesse

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