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Invité sebald

Dick Fontaine (1,2)

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Invité sebald

Dur réveil pour Dick Fontaine

Les réveils sont durs, surtout pour les hommes et en particulier pour Dick Fontaine.

Surtout quand votre ex-femme vous appelle pour prendre des croissants tièdes et des cafés minuscules sur une terrasse surpeuplée.

Surtout quand vous n’avez aucune envie de revoir votre ex-femme pour qu’elle vous parle de ses tous nouveaux troubles conjugaux.

Surtout quand il est 10h du matin et que vous dormez depuis trois heures à peine.

Dick Fontaine raccrocha brutalement au nez larmoyant de son divorce, voulu se rendormir, mais c’était trop dur. « Et voilà comment une femme peut vous bousiller la journée », se dit-il en se levant.

Les yeux encore encastrés dans le sommeil, il fit chauffer un café d’un noir à faire pâlir Ray Charles, café qu’il but à même la casserole en ramassant l’enveloppe épaisse que le facteur avait glissé sous sa porte. Il la posa sans l’ouvrir sur la table basse du salon, vida d’un trait la casserole fumante et se doucha, sans arrêter un instant de ruminer sa rancœur envers son ex-femme.

Christine et lui avaient été marié 5 ans, et avaient divorcé il y a 5 ans, Dick pensait donc qu’il y avait prescription, mais cela ne marche pas comme cela en amour et il s’apercevait avec mauvaise humeur qu’il l’aimait encore.

Elle avait un caractère de chien mais il l’aimait, elle n’était pas très jolie mais il l’aimait, elle faisait l’amour comme on lave le linge, mais il l’aimait. Puis ils avaient divorcé, pour des raisons trop longues à expliquer sous la douche.

Dick s’habilla, fit chauffer une nouvelle casserole de café, puis il ouvrit l’enveloppe. Elle contenait un DVD. Dick regarda l’objet avec curiosité, il ne comportait aucun titre, aucune inscription. Il réfléchit et dut se résoudre à appeler son ex-femme. Il ne possédait ni lecteur DVD, ni téléviseur, ni ordinateur. Les seuls témoignages de technologies domestiques étaient une vieille platine pour 33 tours, et un téléphone à cadran circulaire.

Il prévint Christine et la rejoignit chez elle. Dick commença à visionner le contenu du disque pendant qu’elle faisait bouillir du café. Ce qu’il vit le stupéfia :

Image brouillée, puis d’un coup, sans prévenir ni générique, une jeune fille nue, à peine vingt ans, dans une grande pièce vide, exceptée une large table en bois sur laquelle est assise la fille, jambes écartées. Elle a de touts petits seins ronds aux aréoles roses, des hanches délicates, une rose noire tatouée sur l’épaule gauche et des lèvres trop pulpeuses, trop rouges par rapport au reste du corps. Elle semble rire, mais il n’y a pas de son. Elle semble parler à quelqu’un, peut être à la personne qui tient la caméra, fait des signes qui invitent à la rejoindre en lançant de petits regards enjôleurs.

Christine revint avec du café, elle en servit une tasse pour Dick et s’apprêta à lui demander d’où venait le film quand il lui fit signe de se taire et de s’asseoir à côté de lui en vidant d’un trait la tasse de café qui disparaissait dans sa main, sans lâcher l’image des yeux.

La fille sur la table lèche son index langoureusement, puis fait tourner la pulpe de son doigt sur ses tétons, souriant toujours, ses yeux toujours lumineux. Elle attrape son clitoris entre deux doigts et le fait rouler doucement, de deux doigts toujours elle écarte les lèvres et découvre l’entrée du vagin. Un homme nu entre alors dans le champ, de dos, grande taille cheveux rasés, il s’approche de la fille, empoigne ses cuisses et les écarte encore un peu plus. La caméra bouge imperceptiblement, la fille tient toujours son sexe ouvert, à quelques centimètres de la verge énorme de l’homme, dont le gland tendu semble vouloir s’engouffrer dans la caverneuse entrée qui lui fait face.

Christine ne cessait de gigoter sur le canapé, en proie peut-être au malaise que lui causait la vue des images. Ou peut-être sentait-elle une excitation inconnue monter en elle, électrifier sa colonne vertébrale, la faire trembler. Dick s’en moquait, il avait le regard rivé sur l’écran, il enregistrait tout : décor, signes particulier de l’homme et de la femme, aspect du plancher, des murs, du plafond. Il ne sentit même pas la main de son ex-femme qui prenait la sienne pour la poser sur son sein. Christine promena la main de Dick sur sa poitrine, et la guida sous sa jupe. Elle sentit les doigts de Dick mêlés aux siens au milieu de ses chairs humide et elle se caressa, conduisant toujours la main de Dick qui ne réagissait pas.

L’homme de trois-quarts dos maintenant et dont on ne voit toujours pas le visage enfonce brutalement son vit dans le con de la fille qui parait couiner. La montagne de muscles, maintenant fermement les cuisses de la fille, se met jouer des hanches avec une puissance telle que la petite doit se cramponner à ses épaules. Un furieux rodéo débute, les corps deviennent humides, de la sueur coule depuis les cheveux de la fille et jusque dans ses yeux, son visage se contracte, elle mord ses lèvres, et sa petite poitrine s’agite follement au rythme des assauts de l’homme dont le sexe gigantesque sort et rentre puissamment dans le vagin d’où perle une écume blanche. Leurs corps se soudent, les petits seins de la fragile jeune femme s’écrasent contre la poitrine du molosse, ils ne s’embrassent pas, mais on peut presque sentir leurs souffles se rejoindre.

A côté de Dick, Christine s’était allongée, et continuait à caresser sa vulve. Elle mena la main de Dick le long de ses lèvres puis l’introduisit dans son orifice. Fermant les yeux, elle sentit les doigts inertes de Dick qui reposaient contre les parois internes. La main était chaude, presque brûlante et elle se concentrait sur cette boule de chaleur à l’intérieur de son corps. Dick regardait de tous ses yeux l’image, indifférent, immobile, mais elle enfouit sa main au plus profond qu’il était possible et tous ses nerfs se mirent à trembler.

Les ongles de la fille s’enfoncent dans le dos de la brute, ses cuisses enveloppent les fesses de l’homme, ils ne sont tous deux plus qu’une boule de muscles en mouvement. Toujours plus vite. La jeune femme ne semble même plus respirer, sa bouche est désormais grande ouverte, comme cherchant de l’air mais cela parait impossible. L’homme serre ses fesses dans ses mains gigantesques. Soudain le visage de la petite se crispe, se rétracte, se défait, disparaît presque puis ressurgit, se reforme et se libère. Elle retombe le dos sur la table. L’homme ne bouge pas, ou si peu, il reste là, le membre planté dans le sexe de la fille, oscillant à peine. On voit les petits seins se gonfler et redescendre au rythme du cœur. Puis elle se redresse, l’homme se retire d’elle, elle flatte la verge humide de ses longs doigts, caresse la poitrine musculeuse, avec toujours ce regard fou. Elle penche son sourire sur le membre de l’homme. Neige, brouillard, noir.

Dick entendit gémir à côté de lui, il se retourna vers Christine qui jouissait. Il eut besoin de quelques instants pour comprendre la situation, sembla se réveiller en sursaut et sortit sa main dégoulinante de son ex-femme. « Mais bon dieu, qu’est-ce que tu fais ?! » Il se leva, s’essuya sur avec un torchon qui traînait, alluma une cigarette, voulut sortir le DVD du lecteur, n’y arrivait pas, tapa dessus, sans résultat, appuya sur tous les boutons, le DVD s’éjacula, il le fourra dans sa poche.

Christine était étendue sur le canapé, elle caressait sa toison pubienne, machinalement. « Où as-tu eu ce film, demanda-t-elle ? » Dick tournait en rond dans la pièce, « Je ne sais pas, j’ai reçu l’enveloppe par le courrier. Quelque chose cloche, cette fille a des yeux dingues, ça cloche, pourquoi ce film, pourquoi moi, pourquoi ne voit-on pas de fenêtre, pourquoi la source de lumière est-elle hors du champ, pourquoi la pièce est-elle si vide ? Quelque chose cloche. »

« Allons, murmura Christine, allons Richard, ne t’occupe pas de ça, c’est juste un type qui commande des films pornos, et le facteur s’est trompé d’appartement. Tu ne vas pas te remettre à jouer les détectives."

"C’est mon métier", répondit Dick Fontaine en mordillant sa cigarette.

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Waow, du roman noir :twisted: Ca c'est original !

Et qu'est-ce que tu as contre les cafés minuscules, au juste ? :D :D

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Invité sebald

Et qu'est-ce que tu as contre les cafés minuscules, au juste ? :D:twisted:

Je ne vois pas de quoi tu veux parler :D

(chuuut je vais encore avoir des problèmes, certaines sont susceptibles par ici :D:D )

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Allez, je suis sûre qu'elle est occupée ce soir, tu peux boire ton café à la casserole :twisted:

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Invité sebald

Je t'assure que tu cherches le vice ( :twisted: ), ma phrase était complètement innocente...

(occupée ce soir oui, mais demain ? restons prudent :D )

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Superbe ambiance!

Bravo, j'aime beaucoup. Y aura-t-il une suite?

Le brave Dick (lol!) aura-t-il des réponses à ses questions? On l'espère en tout cas!

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Invité raguifat

Remarquable Sebald, tu devrais écrire des SAS :lal:

J'aime beaucoup le DVD qui s'éjacule :roll::roll: :lal:

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Invité sebald

Bravo, j'aime beaucoup. Y aura-t-il une suite?

Sans doute, dès que j'arrive à capitaliser un petit 1/4 d'heure de libre :roll:

Remarquable Sebald, tu devrais écrire des SAS

Ah non, beaucoup trop raffiné pour moi :roll: :lal:

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Invité raguifat

Le mystère de la chambre jaune :roll:

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:roll: :lal::roll:

Excellent ce Dick Fontaine !!! genre Philipp Marlow... :lal: :-D

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Tu veux dire : Philip Marlowe ? :lal:

:lal::-D:roll:

Oui, ma Bella fée correctrice... :-D:-D

:roll:

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Invité Anonymous

ambiance...

avec un prénom comme celui là, il ne pouvait que travailler dans une atmosphère très sexe... :langue::smileys:

super :furieux:

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ambiance...

avec un prénom comme celui là, il ne pouvait que travailler dans une atmosphère très sexe... :smileys::furieux:

super :shock:

Oui et avec en plus son nom... :clap: :langue:

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Invité sebald

(2) Une secrétaire pour Dick Fontaine

Un vrai déluge s’abattait sur Paris et Dick Fontaine arriva à son bureau complètement trempé. Il était passé chez Lola pour lui déposer le DVD qui l’intriguait tant. Lola était une de ses plus solides amies, elle travaillait comme monteuse pour le cinéma et la télévision et il espérait qu’elle puisse trouver quelque chose d’inhabituel en visionnant le film. Lola était en outre une jolie fille car Dick ne fréquentait que des jolies filles, son ex-épouse exceptée.

Dick ôta son imper dégoulinant, se servit un whisky pour se réchauffer et se mit à réfléchir. Il revoyait la fille sur le DVD, son petit corps, ses hanches, ses seins, petit format, et sa bouche trop grande, sa bouche étrange sur ce visage. Chirurgie ? Puis il revit ses yeux fous, ses yeux luisant de fièvre. Drogue ? Et le tatouage, la rose noire. Toutes les images tournaient dans sa tête, tournaient sans aucun sens et se cognaient les unes contre les autres quand une femme fit irruption dans la pièce.

- Vous êtes Dick Fontaine ?

Dick la regarda, une grande femme blonde enveloppée dans un long manteau, ses cheveux coiffés à la Grace Kelly, du rouge sombre sur les lèvres.

- C’est ce qui est marqué sur la porte, répondit-il, il y a aussi marqué « Frapper avant d’entrer. » Que puis-je pour vous ? mademoiselle…

- Catherine, dit-elle, je suis là pour l’annonce.

Dick s’étrangla avec son whisky.

- Quelle annonce ?

La femme s’approcha et déposa le journal de ce matin sur le bureau, Dick s’en saisit et lut avec stupéfaction une annonce indiquant qu’il recherchait une secrétaire, poste à pourvoir immédiatement. Il se leva et montra la direction de la porte.

- Ecoutez mademoiselle.

- Catherine.

- Ecoutez Catherine, je ne sais pas qui a fait passer cette annonce mais je vous assure que je ne cherche pas de secrétaire. Alors à moins que vous n’ayez besoin de mes services pour surveiller votre mari ivrogne qui s’enfile des prostituées le samedi soir au bois de Boulogne, je vous prierais de prendre la porte.

Catherine balaya la pièce du regard, les dossiers empilés anarchiquement sur l’étagère, la poussière, le téléphone dont un antiquaire ne voudrait pas, les fenêtres grises de crasse. Elle soupira, retira son manteau qu’elle posa sur une chaise, découvrant un chemisier élégant et une jupe qui descendait jusqu’aux genoux. Dick coula un œil dans le chemisier qui s’ouvrait sur une large et opulente poitrine, glissa le long des hanches, jaugea les fesses, inspecta les jambes en un instant. Catherine soupira.

- De toute évidence ce bureau est un vrai foutoir. Vous avez des clients de temps en temps ?

- Ca arrive. Et puis merde, ça ne vous regarde pas, fichez moi le camp d’ici, j’ai du travail.

-

Catherine s’approcha de Dick, il pouvait sentir son souffle frais passer sur son visage. Il observa cette belle figure blanche et tranquille qui s’approchait.

- Vous avez besoin d’une femme. Professionnellement bien sûr. Rien que pour mettre un peu d’ordre dans vos affaires.

- Laissez mes affaires où elles sont, je n’ai besoin de rien du tout, et surtout pas de vous.

Elle s’approcha encore plus, ses lèvres à moins d’un centimètre des siennes. Soudain elle l’embrassa et posa sa main sur ses testicules. Dick la repoussa.

- Touchez pas au grisbi, grommela-t-il.

Elle se mit à rire et lui caressa la joue. Son parfum lui monta à la tête, se mélangeant avec le whisky qui clapotait dans son crâne. Elle l’embrassa à nouveau, à la commissure des lèvres. Dick se sentit minable dans ses vêtements froissés, avec sa gueule de bois, ses yeux noirs de cernes et ses joues mal rasées. Il sentait les lèvres de sa secrétaire improvisée réchauffer son visage, et ses mains qui caressaient ses cheveux. Alors il ne réfléchit plus et la prit dans ses bras, l’embrassa sans prévenir, sa bouche, son cou, la peau douce qu’offrait l’ouverture du chemisier. Il fit sauter les boutons un à un et sentit les mains de Catherine presser sa tête entre ses seins qu’il libéra de l’emprise du soutien-gorge pour les goûter furieusement. Il lécha le pourtour des aréoles, fit jouer les tétons sous sa langue et les mordilla quand il les sentit durcir. Catherine étouffa un gémissement et accentua sa pression sur Dick, dont les mains avaient glissé sous la jupe et qui découvrait la peau fraîche et ferme des fesses de cette Grace Kelly improbable. Il la souleva et la posa sur le bureau, écarta ses cuisses et, continuant d’embrasser sa gorge, il infiltra deux doigts entre les sous vêtements de Catherine et sentit une chaleur humide contre ses phalanges. Il caressa les petites lèvres souples, masturba le clitoris et introduit ses doigts entre les parois onctueuses du vagin. Il sentit un peu de résistance, d’étroitesse, Catherine émit un petit râle, bougea son bassin et les doigts de Dick s’enfoncèrent complètement. Il les fit coulisser dans la moite étreinte du con et Grace Kelly resserra ses cuisses, tenant sa main prisonnière dans ce que Courbet avait appelé, un soir de cuite, l’Origine du monde.

Dick était pris dans une sphère tourbillonnante de sentiments contraires. Il était pris dans le parfum de la femme, pris dans son souffle capiteux et il avait envie de s’enfouir en elle, il avait envie de reposer sur sa poitrine, d’embrasser ses mains qui étreignaient son visage. Mais tous les muscles de son corps, tous ses nerfs le conduisaient vers un coït brutal et forcené et il abîmait ses doigts aussi fort et aussi loin qu’il le pouvait malgré la pression des cuisses. Les gémissements de Catherine augmentèrent et Dick sentit que des ongles s’enfonçaient dans son crâne et dans son dos. Le corps de Catherine frémissait, ses cris s’amplifiaient et Dick se sentait pris dans cette fièvre montante qui le rendait fou.

Il libéra sa main et retourna brutalement la femme sur le bureau, il plongea sa bouche dans l’orifice ruisselant, suça les lèvres, lécha la vulve, puis il ouvrit son pantalon, prit son sexe entre ses doigts encore enduits d’écume vaginale et pénétra violemment Catherine dont les mains s’agrippèrent aux rebords du bureau et qui laissa échapper un couinement plaintif. Dick fit coulisser sa verge plusieurs fois dans le con imberbe, comme pour s’ajuster au mieux à la géographie interne de Grace Kelly, puis il plaqua ses mains sur les hanches de la femme et amplifia le balancier de son bassin. Il procédait par à-coups furieux et on pouvait entendre le claquement sec de leurs peaux qui s’entrechoquaient et les grincements du bureau qui demandait grâce.

Elle ne put retenir ses cris plus longtemps et la pièce s’emplit de râles haletants, tout son corps se relâcha, s’effondra sur le bureau et cet abandon provoqua une longue jouissance chez Dick qui le submergea. Il s’abattit sur le dos de Catherine, et ils restèrent plusieurs minutes ainsi, muets, à écouter leur respiration commune qui gonflait et s’apaisait comme une marée.

Quelques instants plus tard il s’étaient rhabillés. Catherine lui caressa la joue et remit le col de sa chemise d’aplomb.

- Alors, ce boulot de secrétaire ?

- Il est pour vous, répondit Dick.

- Ca commence quand ?

- Ca a déjà commencé Catherine.

- Vous savez Richard…

- Ne m’appelez pas Richard.

- Désolée. Dick vous savez que vous m’avez surprise quand j’ai pénétré ici.

- Ah ouais ?

- Vous êtes plutôt beau gosse.

- Je suis détective, répondit-il.

Dick Fontaine laissa à Catherine le soin de réorganiser son existence. Et surtout de classer les dossiers, mettre de l’ordre et gérer les affaires courantes. De son côté il courait sous le déluge impénitent, l’esprit submergé de doutes et de questions. Il prit refuge dans la première cabine téléphonique qu’il croisa et appela son ex-femme. Cela sonnait dans le vide et il était sur le point de raccrocher quand la voix de Christine se fit entendre à l’autre bout du fil.

- Allô ?

- Christine c’est moi.

- Ah, bonjour Richard.

- Mais qu’est-ce que vous avez toutes à….Bordel de dieu ne m’appelle pas comme ça !

- Excuse moi Dick, que voulais tu ?

- Christine, est-ce toi qui as passé une annonce pour une secrétaire ?

Un blanc interminable les sépara, un silence durant lequel Dick se sentit partir à la dérive de ce monde qui coulait sous l’orage.

- Oui c’est moi, je…

- Mais…, il l’insulta copieusement, de quoi tu te mêles enfin !

- Je croyais, je pensais, je me disais que peut-être une femme te ferait du b…

Il raccrocha et sortit sous la pluie, plein d’une fureur atroce. Il courut jusque chez Lola, espérant qu’elle aurait eu le temps d’analyser le DVD. Qu’elle aurait quelque chose pour lui, rien, un indice, une explication, un début de fil, le commencement d’une trame.

Dick Fontaine avait besoin pour se calmer d’un os à ronger.

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Invité Anonymous

la pression monte... :smileys:

j'ai l'impression de reprendre le roman laissé la veille

plutôt bon signe!!

en plus j'aime bien les agents secrets...c'est mon rôle chez les gaulois ManiX :langue::clap:

tu ajoutes même des petites références culturelles...chapeau :furieux:

la suite SVP :shock:

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Invité Anonymous

:langue: :smileys::shock:

Super ... et dire que j'avais loupé le premier épisode !

Je me suis rattrapée en dévorant les deux à la suite ! :clap:

Merci à toi et j'attends la suite avec impatience ! :furieux:

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AH Sebald, c'est tout simplement fa-bu-leux, ce roman!

Ça sent en tout point l'écrivain érotique professionnel. Du grand art. Bravo!

:smileys::langue::shock: J'adore, et l'histoire, et l'écriture.

J'espère qu'il y aura au moins 20 épisodes dans ce style...

:furieux: :clap:

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Invité sebald

Merci à vous

Euh, Loup de Mer, 20 épisodes peut-être pas, je doute que Dick tienne la distance....c'est un garçon fragile :smileys:

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:smileys: :furieux::langue::shock:

Alors vivement la suite...même si il n'y en aura pas 20 autres... :clap:

:clap:

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