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Mariveau

VOYAGE VENITIEN

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Quelque part en mer le 23 janvier 1740

Belle Dame,

C'est dans ma cabine en route pour la Nouvelle France, seul face à mes souvenirs que je vous écris.

Le cadencement des vagues évoquent tant de choses de vous, et cette première rencontre et cette seule nuit, de carnaval à VENISE, déjà un an.

Le hasard du service du roi, et mes amitiés avec le Comte de St Germain, m'avait conduit dans cette ville si mystérieuse, semblant danser au gré des marées, cette belle ville de Venise.

Mon périple n'avait pas été de tout repos en cette Europe toujours guerroyant.

Mon ami m'avait convaincu de venir le détendre dans cette ville insouciante, où derrière chaque masque se cache un drame, un mystère, une femme libre.

La place St Marc était grouillante de monde, l'austérité de mes dernières aventures me semblait être loin. Le ciel était d'azur, se reflétant dans les eaux du Grand Canal, qui avaient pris une teinte de lapis lazzuli, alors qu'elles étaient si sombre habituellement. Des centaines de pigeons virevoltaient au dessus de belles vénitiennes se rendant à la messe au bras de leur sombre mari, ou sous la surveillance d'une douairière ressemblant étonnamment à mes sergents- majors de mon régiment.

Je parcourais la place et les rue à la recherche de l'hôtel particulier du Comte.

Je trouvais enfin l'adresse, il semblait que la bâtisse allait m'engloutir tellement elle était lugubre, mais qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir un monde de merveilles derrières les austères portes qui se refermaient devant moi.

Le Comte m'accueillit avec une franche amitié, il voulait tous savoir de mon périple au service du Roi. Mon récit s'acheva tard dans la nuit et je partis me coucher.

Au matin, quand la lune abandonne le champs de bataille de la nuit pour laisser la place au soleil naissant, je fus réveillé par des rires, des musiques, des cris, des lueurs. Je me leva et je vis dans le hall le Comte. Ce dernier avait dans sa main un masque et son pourpoint quelque peu de guingois.

Devant mon air interloqué, il me répondit : Chevalier, nous sommes à Venise et c'est le carnaval, tout n'est que liberté et libertinage durant nos nuits. Ce soir joignez vous à moi.

Dans l'après-midi, le comte me fit apporté par ses gens des tenues toutes aussi excentriques pour un homme comme moi, mais paraît il à la mode dans les salons de la ville des Doges.

Mais je n'avais pas l'humeur badine et je descendis à l'heure convenue, tout de noir vêtue comme à mon habitude, j'avais gardé mes bottes cavalières , et gardé mon épée à la ceinture.

Le comte arriva vêtu de riches étoffes de soie chamarrées accompagné de quatre charmantes créatures masquées, aux robes extravagantes laissant deviner des atours auxquels un homme ne peut que céder.

A ma vue, les créatures divines cessèrent leur rire en me regardant descendre l'escalier le visage caché par un loup de soie noire. Le comte s'esclaffa, mesdames nous sortons avec le messager de la mort. Les plaisirs ne seront que plus intenses.

Nous primes une gondole, parcourant les méandres des canaux. Les demeures aussi hostiles de jour, brillaient de mille feux. Les lueurs des torches dessinaient sur les murs des ombres fantasmagoriques de dizaines de créatures sorties de je ne sais quel rêve.

Nous arrivâmes enfin à destination. Je pouvais entendre des rires de femmes, de petits cris, la musique des orchestres, le son des clavecins.

Le Comte me laissa aller dans l'assemblée. Que de parfum envoûtant, que de belles dames aux atours mis en beauté. Elles se cachaient derrière de magnifiques masques.

Le repas commença, je me mis à l'écart et j'observais. Les mets étaient délicieux et les vins d'une finesse divine.

Mon attention se porta sur une créature assise à l'autre bout de la table. Elle portait une robe aux reflets violets sous la lueur des flambeaux. Ses épaules étaient dénudées, simplement recouverte d'une dentelle diaphane , couvrant en partie une gorge envoutante. Une rose de diamants semblait se camoufler entre ces deux seins que l'on devinait généreux. Ils se soulevait au rythme de sa respiration tel une frégate sur une mer calme. Il me semblait qu'elle m'observait. Le repas se poursuivi, je n'entendais plus les rires les conversations, la musique. Mon regard était fixé sur cette créature.

La soirée se poursuivit et sous les effets de l'alcool, se fut plus badine, libertine. Des couples se firent et défirent. Les tabous tombaient ça et là. C'était troublant , je parcourais les salons, je ne vis que plaisirs, désirs et sensations diverses. Les femmes étaient belles, elles étaient les maitresses, les hommes à leur pied . Elles étaient des femmes libres, s'adonnant aux plaisirs de la Rome Antique. Que de corps offerts aux assauts d'hommes fougueux, que d'hommes offerts à la gourmandise de femmes magnifiques.

Parcourant les pièces je cherchais la mystérieuse créature. Était elle en train de s'abandonner aux bras d'un homme, de plusieurs hommes, d'une femme, comme j'en découvrais à chacun de mes pas.

Soudain je la vis, belle altière resplendissante désirable de mystère. Elle aussi parcourait les salons.

Je m'approchais d'elle, je sentais son souffle , son parfum m'enivrais. Elle me tourna doucement le dos, et je ne pus m’empêcher de lui déposer un simple baiser dans sa nuque, un simple effleurement de mes lèvres.

Elle se retourna, je ne voyais dans ses yeux sous ce masque que de la braise et du désir.

Nous trouvâmes un salon vide, elle refermât la porte à clé, elle ne disait rien.

Tout en la couvrant de délicats baisers, qui faisait accélérer son souffle, je commençais à effeuiller la belle. D'une seule main je parvins à libérer sa gorge laissant apparaitre des seins lourds, sa peau était légèrement halée. Ses seins s'achevaient par des pointes fières. Ses aréoles étaient plus sombre contrastant avec sa peau fine.

Je me mis à caresser ces beautés, m'attardant avec mes doigt sur ces pointes, dont je pinçais les bout. Elle était brulante, elle gémissant doucement sous son masque.

Ma main descendit vers son intimité mais elle me retint me repoussa que pour s'agenouillait devant moi et dégrafa délicatement ma culotte de peau, qui enserrait mon vît gorgé du désir de cette femme.

Elle prit délicatement mon membre de ses mains gantés de dentelle. Elle jouait avec ses doigts, s'attardant sur mes bourses, glissant sur ma hampe. Elle m'observait de ses yeux de feux, je me noyais dans ses yeux. Puis elle se mit à m'embrasser mon membre délicatement du bout des lèvres, puis de la langue. Elle s'attardait sur mon gland me mettant au supplice .Puis elle enserra en sa bouche aux lèvres finement ciselées, mon pieu et joua une danse qui me fit presque exploser, jouant d'un mouvement vertical avec ses mains et ses lèvres.

Elle comprit mon désarroi et se leva et se dirigea vers la cheminée qui crépitait. Elle fini de se dévêtir. Sa silhouette se détachait devant les flammes qui me semblent ils venaient de redoubler de vigueur. Ses hanches étaient si belles, ses fesses si désirable puis elle s'entendit langoureusement sur des coussins de soie. Elle était alanguie. Je me mis nu et précédait de mon désir, j'entrepris un voyage dans son intimité. Son pubis était rasé, délicatement mes doigts commencèrent leur exploration, s'attardant sur le mon de vénus. Elle se cambra lorsque avec deux doigts j'enserrais doucement son clitoris. Elle laissa échapper une cri, mes doigts se firent plus aventureux ouvrant un passage sans son con. Elle était humide et gémissait de plus en plus. Mes doigts abandonnèrent les lieux pour laisser ma place à ma langue et mes lèvres. Je pinçais son clitoris de mes lèvres, j' immisçais ma langue dans son intimité sucrée suave. Elle se cambra.

N'en pouvant plus elle m'attira à elle et je la pénétrai d'un coup sec, lui faisant lâcher un râle de plaisir. Je sentis son vagin se contracter sur mon sexe lorsque j'entrepris d'aller et venir. Je compris qu'elle voulait que ce moment dure. Je commençais à cadencer lentement en elle. A chaque a coup, je sentais son plaisir. Ses ongles me labouraient le dos. Je sentais son souffle sous son masque. Elle atteint un premier orgasme sourd et profond avant que je m’épanche en elle. Je me retirais pour la laisser savourer ce moment intense. Elle mit à profit cet intermède pour venir me chevaucher.

Son sexe s’empala sur le mien . Elle pris les rênes et commença à faire danser son bassin sur moi, je ne pouvais que gémir tout en caressant ses lourds seins , les suçotant les pinçant.

Je me redressais alors et levant la partie basse de son masque, je posa alors mes lèvres sur les siennes, des lèvres au goût d'épices suaves. Nos langue se cherchèrent se trouvèrent et en un râle commun nous partageâmes notre orgasme, moi en m’épanchant en elle, elle en enserrant mon membre en contractant son vagin.

Nous nous affalâmes l'un contre l'autre sans rien dire, se caressant simplement.

Puis elle entrepris à nouveau d'honorer mon membre encore durci par temps de désir. J'eus une nouvelle éjaculation et là dans sa bouche. Je me sentis confus mais elle me sourit et m'embrassa à pleine bouche.

Ce fut un moment intense lorsque avec un sourire mutin, elle m'offrit ses hanches à mon désir.

Je me fis un devoir de lui donner tout le plaisir qu'une femme doit recevoir de l'amour.

Nous eûmes un déferlement de plaisirs et de désirs.

Elle me demanda alors si je n'avais pas appris dans mes voyages en Orient des pratiques liés aux plaisirs de la femme.Je savais où elle voulait en venir.

J'entrepris une nouvelle exploration, de mes lèvres de ma langue dans son antre secrète, elle gémissait. De mes doigts je lui fis découvrir ce plaisir antique de Sodome. Elle aimait et m'offrit à nouveau ses hanches.

Mon gland se présenta à cette porte qui s’entrouvrit doucement, je sentis une tension mais elle me dis de continuer. Je m'enfonçais alors d'un coup en elle, elle cria . C'était un cri de surprise plus que de douleur puis un cri de jouissance. Je la pris intensément encouragé par ses cris de jouissance. Je pinçais ses seins. Elle se cambra lorsque à nouveau ma semence inonda son intimité.

Je me retirais et on s'endormit.

Au petit matin, elle n'était plus là seulement son masque et un délicat mouchoir où aujourd' hui encore je peux voir la trace de ses lèvres.

Je ne la revis plus du reste de mon séjour, où je me consacrais à ma mission. Le soir je m'endormais en rêvant à elle devant son masque.

C'est devant ce masque que j'écris en route pour les Amériques. C'est devant ce masque je vous écris Madame

Votre Chevalier.

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Invité

Très joli récit, une invitation au voyage. On a l'impression, de suivre un voyageur qui nous conte son périple autour du monde

J'aime beaucoup

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Invité

Que de souvenirs remontent en relisant tes textes .

Même si les photos ont disparues  , ça me fait du bien et me rend joliment mélancolique .

 

:bisou::bisou: mon f'rôdeur !!!

 

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Géniale histoire !

Je vais trouver ses autres compositions histoire de me régaler à sa lecture !

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Invité

Ce fut un de mes maîtres d'écriture avec snaga .

Je n'ai pas leur don mais j'écris un peu mieux :)

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Quel plaisir de relire ses textes

Mariveau celui qui m'a donné envie d écrire 

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