Aller au contenu

Faites des rencontres coquines près de chez vous

Arlequin46

Confusion

Recommended Posts

LUI :

Je sentis tout de suite, à l’intonation de ta voix, que quelque chose n’allait pas bien ; je ne te voyais pas, mais j’imaginais sans peine tes yeux rougis par les larmes, j’entendais la détresse de ton coeur, une douleur qui m’atteignit aussi et je compris, sans que tu n’aies besoin de le dire, que l’homme qui partageait ta vie t’avait encore joué un sale tour.

Nous discutâmes pendant plus d’une heure au téléphone et, comprenant que je ne pourrais te calmer ainsi, ne voulant pas laisser ma plus fidèle amie dans la peine, je te proposai de venir me voir. Pourtant, cela tombait très mal : je m’étais enfin décidé à inviter ma collègue qui me faisait du rentre dedans depuis plusieurs semaines, mais entre un plan sexe et toi, la priorité était plus qu’évidente.

Ma collègue apprécia très moyennement que je décommande notre soirée ; mais cela n’avait aucune importance et je me mis à préparer mon fameux rôti aux trois moutardes que tu aimais tant. J’avais à peine fini de dresser la table, que tu sonnais à la porte. Tes yeux étaient rouges, comme je l’avais imaginé, ton sourire était forcé, triste ; je sentis une colère sourde monter en moi ; si ton copain avait été présent à ce moment-là, je lui aurais certainement collé mon poing au visage. Je te fis entrer et te serra fort dans mes bras où tu éclatas en sanglot et je me demandais comment un homme pouvait être assez mesquin pour faire souffrir une femme comme toi.

Après t’être un peu calmée, tu me parlas tes nouveaux déboires avec ton copain, m’expliquant qu’il t’avait encore trompé et avec l’une de tes amies ce coup-ci. J’avais beau essayer, mais je ne trouvai pas les mots pour te réconforter ; cela faisait si longtemps que cette situation durait et je ne me voyais pas te dire « je te l’avais dit », ou bien « tu sais comme il est ; il ne changera pas », alors je me contentai de t’écouter en silence, pestant intérieurement.

Le temps de prendre deux apéritifs et nous nous mîmes à table et la conversation partit sur d’autres sujets. Peu à peu, le vin aidant, tu commenças à te décontracter, à retrouver ton sourire, un sourire extraordinaire, du genre qui inonde tout un visage, fait pétiller les yeux, un sourire qui réchauffe celui qui le reçoit, qui fait facilement tourner la tête. Tu te mis à parler, à parler, à parler… et moi je t’écoutais sans mots dire, bercé par la douce mélodie de ta voix. Tes cheveux détachés tombaient harmonieusement au-dessus de tes épaules ; je te trouvais plus belle que jamais ; je me sentais admirablement bien avec toi et un trouble étrange, insipide, me gagna, un sentiment qui me fit me sentir coupable et que je m’efforçai de chasser.

Après le dîner, je nous préparai un café à la crème chantilly et nous repartîmes sur des discussions philosophiques, refaisant le Monde à notre sauce, comme nous le faisions à l’époque où nous étions à la fac. Nous discutâmes ainsi jusqu’à très tard dans la nuit, beaucoup trop tard pour que tu puisses rentrer chez toi. Aussi, comme cela était déjà si souvent arrivé dans le passé, je t’offris ma chambre pour la nuit, offre que tu acceptas sans hésitation. Je me souviens de ton regard quand tu me souhaitas la bonne nuit, un regard différent aux autres fois, comme si le trouble que j’avais ressenti un peu plus tôt était passé en toi. Mais je n’y prêtai pas plus d’attention et alla fumer une cigarette sur le balcon.

Je ne sais pas combien de temps je suis resté sur le balcon, beaucoup plus que pour une simple cigarette. Je suis revenu dans le salon en faisant le moins de bruit possible, pensant que tu dormais bien profondément et je m’apprêtai à en faire de même quand je t’entendis m’appeler.

La veilleuse de la chambre était allumée ; ton regard me pénétra, m’envoûta, me fit oublier que tu étais ma meilleure amie. Je vins m’assoir près de toi et me mis à caresser ta douce chevelure ; tu déposas un baiser dans le creux de ma main ; mon visage se rapprocha du tien, si près que je pouvais à présent sentir ton souffle ; je fermais les yeux et nos lèvres se joignirent pour la première fois en six ans.

Devenu incapable de me contrôler, j’écartai la couverture et découvris ton corps entièrement dénudé. Dans un premier temps, mes doigts s’y promenèrent timidement, puis se firent de plus entreprenant. Tes paupières étaient closes, ta bouche légèrement entrouverte. Je te couvris de baisers, commençant par le nez, puis le menton, le creux du cou. Je m’attardai plus longuement sur ta poitrine, prenant plaisir à jouer avec la pointe de tes seins. Tout ton être commençait à réagir à la double caresse de mes mains et de ma bouche.

J’entendis un premier râle lorsque mes baisers se mirent à flirter avec tes cuisses. Je sentais déjà la douce odeur de ton Mont de Vénus qui m’appelait à lui : c’était la première fois que je voyais le sexe d’une femme entièrement épilé et mon excitation en était que plus grande encore.

De la pointe de la langue, je me frayais un chemin à la recherche de ton clitoris. Je sentis tes doigts emprisonner ma chevelure lorsque je commençai à jouer avec lui. Lorsque qu’il fut assez gonflé, je l’emprisonnai entre mes dents et me mis à le sucer avec ardeur, tout en partant à l’exploration de ta grotte avec deux doigts. Tes râles de plaisir se faisaient de plus en plus nombreux, de plus en plus fort. Je buvais avec délectation le nectar que tu daignais m’offrir. Ton buste bougeait au rythme de mes doigts enfoncés en toi et à celui de ma bouche aspirant ton clitoris. Subitement, tes jambes emprisonnèrent ma tête, tes mains la plaquèrent encore plus contre ton vagin et tu laissas éclater ta jouissance dans de grands cris, inondant mon visage de ta cyprine.

Je restai quelques minutes ainsi, ma joue appuyée contre ta fente humide, prenant peu à peu conscience de ce qui venait de se passer et imaginant ce que nous allions pouvoir nous dire. Quand je relevai enfin la tête, je me rendis compte que tu avais toujours les yeux fermés. Un grand sourire rayonnait sur ton visage et ta respiration était devenue lente : tu t’étais endormie. Je rabattis la couverture sur toi après avoir jeté un dernier regard sur ce corps dont j’avais terriblement envie. Un dernier baiser sur le coin de tes lèvres, et je regagnai le canapé dans le salon. Avec beaucoup de mal, je finis par m’endormir et, au petit matin, quand je rouvris les yeux, tu étais déjà partie sans laisser un mot.

Cela fait maintenant trois semaines que je n’ai plus de tes nouvelles et, par cette lettre, je voulais te dire que ma meilleure amie me manque beaucoup, beaucoup plus qu’une simple amie.

ELLE :

Quand je me réveillai, au petit matin, je fus partagée entre deux sentiments : venir te rejoindre sur le canapé du salon, ou bien partir avant que tu ne te réveilles ; finalement, mon esprit confus décida d’opter pour la première solution.

Dans le bus qui me ramenait à la maison, je me mis à repenser aux évènements de cette soirée, essayant d’analyser ce qui nous avait amené à une telle conclusion. Cela faisait si longtemps que nous nous connaissions toi et moi ; jamais il n’y avait eu d’ambiguïté dans nos sentiments ; en tout cas, c’est que j’avais toujours cru jusqu’à ce jour.

Je me demandais ce que tu pouvais ressentir en ce moment, ce que tu pouvais penser de moi. Je me sentais pleinement responsable de ce qui était arrivé car c’est moi qui t’avais appelé, moi qui t’avais provoqué, moi qui avais eu terriblement envie que tu me fasses l’amour. Je t’avais laissé me caresser sans aucune résistance, bien au contraire, et ma jouissance fut fabuleuse, comme quelque chose que j’avais toujours attendu ; je regrettais de m’être endormie avant de pouvoir te rendre le plaisir que tu m’avais donné, mais, en même temps, je me demandais si ce n’était pas un signe du destin nous disant que nous avions déjà été trop loin. Plus que jamais, je me rendais compte de la place que tu avais pris dans mon cœur, une place qui n’était pas celle que je croyais, et je me mis à avoir peur, peur de t’avoir blessé, peur de t’avoir perdu.

Arrivée enfin chez moi, je me déshabillai et fonçai sous la douche ; je laissai l’eau couler le long de mon corps comme si elle avait le pouvoir d’effacer ces dernières heures passées avec toi, mais mon esprit et mon corps restaient toujours dans la même confusion. Du reste, avais-je vraiment envie que ces évènements disparaissent de ma mémoire ?

Je me mis à me savonner tout le corps et, ce faisant, je me rappelai la chaleur de tes mains, la précision de tes doigts, le gout de tes baisers. Je fermais les yeux et sentis à nouveau le trouble gagner tout mon être, ce même trouble qui m’avait habité hier au soir. La tristesse et la douleur que m’avait infligées mon petit ami avait totalement disparu, remplacées par un sentiment que je n’osai nommer.

Machinalement, mes mains descendirent vers mon intimité en feu, massant tendrement mon clitoris. Je me demandai si tu avais autant envie de moi que je te désirais en ce moment. Mes pensées s’emballèrent ; à présent, je regrettais amèrement d’être partie aussi rapidement. J’avais envie de te sentir à nouveau contre moi, de respirer l’odeur de ton corps, de prendre ton sexe à pleine main, de le gouter, de le sentir me prendre.

J’enfonçai deux doigts dans mon vagin en imaginant qu’il s’agissait de ta verge et entama des mouvements de va et vient. De l’autre main, je me mis à jouer avec mon clitoris et ma gorge devint très sèche ; je sentis qu’une grosse vague n’allait plus tarder à me submerger et m’emporter dans les courants turbulents de l’orgasme. Je revis ton regard planté dans le mien, un regard où j’avais pu lire une intense émotion, une émotion qui ne peut tromper mais que, pourtant, j’avais si peur de mal interpréter.

J’imaginai ton sexe me posséder, remplissant toute ma cavité ; j’arrivai à le sentir aller et venir de plus en plus rapidement. N’y tenant plus, mes doigts accélérèrent leur cadence et une explosion partie du creux de mon ventre, faisant trembler tout mon corps. Je tombais à genoux dans ma douche en criant ton prénom dans ma jouissance.

Trois semaines se sont écoulées depuis, trois semaines durant lesquelles je ne t’ai pas donné de mes nouvelles, durant lesquelles j’ai tenté d’oublier cette soirée. Mais elle m’habite toujours autant ; nuit et jour, dans la rue, au boulot, je ne cesse de penser à toi, mon ami de toujours, mon amant…mon amour.

Partager ce message


Lien à poster

wahou !! Tu passes d'un esprit à un autre avec une virtuosité sans pareil !!

J'ai du mal à ne pas me répéter dans les posts que je pose sur tes textes ! Ils sont plus grandioses les uns que les autres !!!

Ps : ce récit appelle une suite évidemment... :D;) :(

Partager ce message


Lien à poster

trois semaines d'attente pour l'un comme pour l'autre

les retrouvailles vont être grandioses

je suis fan j'attends la suite....

Partager ce message


Lien à poster

J'ai écris ces deux textes en 2008, je crois ; je les ai retrouvé par hasard et me suis fait sourire en les relisant : à cette époque, je débutais dans ce style littéraire et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils manquaient de tonus. J'ai néanmoins décidé de les retravailler et de les publier. Maintenant, je n'avais pas prévu de suite, à l'époque... Bon, il est vrai que je n'avais pas non plus prévu de faire autant de texte sur Titia ;) Donc, à voir : je vais réfléchir à un troisième volet.

Mille et un baisers à toutes deux

Partager ce message


Lien à poster
Invité

Ton récit est boulversant d'émotion, j'ai les larmes au yeux...

Tu sais toujours faire naître en moi, des sentiments différents.

Aujourd'hui, c'est la mélancolie, ton récit, me rappelle mon amitié perdu !

j'espère qu'ils arriveront à se retrouver

:wink:

Partager ce message


Lien à poster

Je suis restée sans mots après avoir ton texte. Il est magnifique... encore une fois !

Certainement un de mes préférés de toi.

L'angle est tellement original. L' émotion affleure à chaque détour de phrase...

Merci, merci, merci de faire naître toutes ces émotions en moi, après tant de récits lus de ta plumes :pardon:

Partager ce message


Lien à poster

Merci pour ce compliment, jolie petite Fanie ; je suis touché

Partager ce message


Lien à poster

Elle :

Trois semaines sans te voir, sans nouvelles, mais aussi trois semaines sans avoir revu Christophe, celui qui, à tout bien regarder, était à l’origine de ce qui nous était arrivé, de cette confusion qui m’habitait. Pourtant, il avait essayé de me joindre à maintes reprises en me laissant des messages sur le répondeur, en tentant de me voir à la sortie de mon travail. Mais je ne n’avais jamais donné suite à ses messages et, grâce à Sandrine, ma collègue chez qui je squattais depuis trois semaines, j’avais toujours pu l’esquiver à la sortie du bureau.

Ce matin-là, je n’allais pas bien du tout, moralement, à cause de ce que j’avais vu la veille au soir. Mon téléphone portable se mit à sonner et le nom de Christophe apparut sur l’écran ; je ne comprenais pas pourquoi, avec toutes les aventures qu’il avait, qu’il s’accroche autant à moi. Ce n’était pas son prénom que j’aurais voulu voir, mais le tien. J’aurais voulu entendre ta voix me demander si j’allais bien, me proposer de nous voir pour parler, enfin, de ce qui c’était passé chez toi. Mais, à présent, je savais que ce moment ne viendrait sans doute jamais : tu avais ta vie et cette soirée n’était qu’un accident dû aux effets de l’alcool, un épisode que je commençais à regretter amèrement car, si je pouvais taire mon amour pour toi, je ne supportais pas l’idée de ne plus te revoir. Cependant, je devais me faire à cette idée ; je l’avais compris de façon brutale.

La veille, en quittant le boulot, je m’étais décidée à prendre mon courage à deux mains et à venir te voir ; j’avais tourné et retourné le problème dans tous les sens, pour toujours en arriver à la même conclusion : j’étais amoureuse de toi.

Curieusement, une fois que j’eus totalement accepté cette idée, je réalisai que je t’avais toujours aimé ; simplement, je ne m’étais jamais aperçu de la transition entre l’amitié qui nous liait et l’amour naissant… Peut-être, aussi, n’avais-je jamais voulu m’en apercevoir, de peur qu’il n’arrive ce qui était finalement arrivé : te perdre complétement.

Donc, à la sortie du travail, après avoir pris un verre avec Sandrine et lui avoir dit que je ne rentrerai certainement pas dormir chez elle le soir-même, je pris le métro pour me rendre chez toi. Au fur et à mesure que défilaient les stations, je sentais monter mon adrénaline, souhaitant que je ne fasse pas une bêtise énorme. Je misais sur le fait que mes sentiments étaient partagés par toi et que tu devais te poser les mêmes questions que moi. J’imaginais le conflit qui devait se dérouler en toi depuis trois semaines, les doutes qui t’assaillaient, les peurs, le sentiment de culpabilité, tout ce par quoi j’étais passée. Non, j’étais convaincue que je ne faisais pas une bêtise : il fallait simplement que l’un de nous deux fasse le dernier pas.

Tu n’étais pas encore rentré quand j’arrivais chez toi. Trouvant que t’attendre au pied de ton escalier était un cliché dépassé, je décidai de me rendre au café, de l’autre côté de l’avenue. Je m’installai à la terrasse, pour être sûre de te voir arriver ; j’étais de plus en plus nerveuse ; mes mains étaient moites. Mon cœur s’emballa un peu plus lorsque, enfin, j’aperçus ta voiture tourner pour se garer dans l’impasse. Mon esprit se mit à travailler à grande vitesse, cherchant quel serait le meilleur moyen pour te dire l’importance, la place que tu occupais réellement dans mon cœur. Je me sentais aussi nerveuse qu’une adolescente devant son premier amour, premier émoi.

Une douce chaleur m’enveloppa quand je te vis sortir de la voiture, tout sourire. Tu ne m’avais pas encore vu, mais je me sentis gagné par un nouveau courage et accélérai le pas ; j’avais hâte de me retrouver dans tes bras, hâte de te crier mon amour, ici, dans cette impasse. Je te vis faire le tour de ta voiture et ouvrir la portière côté passager ; mon cœur se serra et, dans un réflexe incontrôlé, je me glissai sous un porche pour t’observer sans être vue.

Tu avais toujours été un garçon galant, respectueux de certaines règles de bienséance aujourd’hui presque disparues. Avant même que la personne sorte de la voiture, je compris que tu étais accompagné par une femme, même si, bêtement, j’espérais fortement me tromper.

Elle était très belle, grande, élancée, avec de longs cheveux noirs. Je te vis lui sourire tendrement, puis elle t’enlaça amoureusement et vous échangeâtes un long baiser. Une violente douleur me saisit au creux du ventre, comme une déchirure ; mais c’était bien de cela dont je souffrais à cet instant : un rêve, un bonheur qui se déchirait devant moi avant que je n’ai pu y accéder.

J’attendis que vous ayez disparu dans ton immeuble pour quitter le porche et je courus, comme une dératée, vers la bouche de métro, mes lunettes de soleil sur le nez pour cacher les larmes qui baignaient mes yeux. Je ne pouvais pas t’en vouloir, je n’en avais aucun droit car, après tout, nous n’étions que des amis, mais cela ne m’apportait pas la moindre consolation. Mon cœur saignait, souffrait devant la triste vérité : cette soirée, chez toi, n’était rien de plus qu’un incident dû à l’alcool, une absurdité dont j’étais la responsable et qui me coûtait, sinon un amour, tout au moins un ami.

C’est bien par dépit que je décidai de répondre à Christophe. Il sembla surpris, tant habitué à tomber sur mon répondeur. Sa voix était tremblante, hésitante, penaude ; il donnait l’impression d’être vraiment malheureux, perdu, comme il l’était toujours lorsqu’il m’avait trompé et tentait de s’excuser. J’avais parfaitement conscience de sa mauvaise foi, mais j’acceptai son rendez-vous à dîner. Avec du recul, on pourrait presque trouver un côté comique à cette histoire : il y a trois semaine, c’était pour oublier le mal que m’avait fait Christophe, que je me retrouvais dans tes bras ; aujourd’hui, c’était pour oublier celui que tu m’avais fait, sans le savoir, sans même tant douter, que je décidais de revoir Christophe.

Partager ce message


Lien à poster

il faut continuer ta sensibilité m'émeut et me donne envie d'écrire encore plus

Partager ce message


Lien à poster

Une suite aux deux premiers chapitres n'était vraiment pas prévu. Mais, l'histoire semblant plaire, c'est avec plaisir que je vais l'amener sur un vrai final.

Partager ce message


Lien à poster

Ravie que tu ais décidé de poursuivre cette histoire :pardon:

Partager ce message


Lien à poster

Que ne ferais-je pour mes lecteurs et lectrices :pardon: En tout cas, merci de votre indulgence quant aux fautes d'orthographe... Le problème pour un auteur, c'est d'arriver à se relire pour chercher ces fameuses fautes :aime2:

Mille et un baisers Fanie

Partager ce message


Lien à poster

oh arlequin, que dire de plus ! on sent la douleur poindre à travers tes mots, celle d'un amour non partagé !

Si l'attirance non partagée est déjà difficile, qu'est ce que ce doit être pour l'amour...

Merci !

Partager ce message


Lien à poster

Bonsoir jolie Debo,

Certes, la douleur est omniprésente, mais, parfois l'histoire peut s'avérer plus compliquée qu'un amour non partagé...

Partager ce message


Lien à poster

LUI

Je pense avoir relu ma lettre une bonne cinquantaine de fois, me posant toujours cette même question : aurais-je, un jour, le courage de te l’adresser ?

J’essayais de m’imaginer, de deviner ce que tu pouvais penser de ton côté, ressentir, de trouver des réponses aux questions qui me taraudaient l’esprit ; étais-tu mal à l’aise suite à ce qui c’était passé entre nous ? Etais-tu rongée par la honte de m’avoir appelé dans la chambre ? Etait-ce l’alcool qui t’avait fait agir ainsi ? Ou bien la tristesse qui t’habitait à ce moment ? Peut-être un peu des deux ? Et si, finalement, l’alcool n’avait fait que te désinhiber, faisant ressortir les vrais sentiments que tu éprouvais à mon égard ?

Curieusement, je n’arrivais pas à imaginer un seul instant que tu puisses être amoureuse de moi ; l’explication la plus plausible restait que ce que nous avions bu nous avait fait perdre le sens des réalités. Cela collait avec le fait que tu te soies brutalement endormie et que, le lendemain matin, tu sois partie comme une voleuse, sans même me laisser un mot.

Depuis combien de temps étais-je amoureux de toi ? J’ avais beau chercher, je n’arrivais pas à trouver de réponse à cette question. Aussi loin que remontaient mes souvenirs, je ne me rappelais pas avoir été une seule fois jaloux envers tes différentes conquêtes, pas même lorsque tu m’annonças que tu allais, enfin, te poser avec Christophe. Quand et comment mon amitié avait-elle franchi la frontière ? J’avais lu, il y a longtemps, un truc du genre : « l’amitié n’est rien d’autre qu’un amour platonique… ». Peut-être que la personne qui avait écrit cela n’avait pas tout à fait tort ?

Lorsque mon téléphone sonna, j’espérai fortement entendre le son de ta voix à l’autre bout de la ligne ; il s’agissait bien d’une voix féminine, mais pas la tienne. Depuis environ deux mois, j’avais une relation suivie avec une femme que j’avais connue à la librairie, celle où je me rendais régulièrement, où je t’avais déjà souvent amené. Au cours de ces trois dernières semaines, j’avais préféré ne pas revoir Claire, voulant tout d’abord remettre de l’ordre dans mon cerveau. Nous nous étions régulièrement parlé au téléphone, mais j’avais toujours décliné ses propositions de sorties, prétextant la fatigue, un peu de fièvre, ou bien encore l’arrivée imprévue d’un copain d’enfance. Mais mes mensonges finissaient par me mettre mal à l’aise : Claire était une fille bien, généreuse, entière, et je n’avais pas le droit de la prendre pour une imbécile. Donc, cette fois c’est moi qui lui proposai de nous voir le lendemain soir. J’entendis le sourire dans sa voix et nous décidâmes que je passerais la prendre à la sortie de son travail.

Cette journée de boulot fut, de loin, la plus longue de la semaine. Pourtant, je ne fus pas débordé par le travail, mais j’avais passé une nuit difficile, à ne penser qu’à toi, t’imaginant revenue auprès de ton Christophe : cette fois, je ressentais la jalousie. Plus d’une fois, j’eus envie de t’appeler et te crier mon amour dès que tu décrocherais ton téléphone, mais, à chaque fois, quelque chose m’arrêtait au dernier moment : la peur de te perdre totalement en t’avouant un sentiment que tu ne partageais pas.

C’est avec un grand soulagement que je vis arriver l’heure de débaucher. Je tâchais de me concentrer sur Claire, espérant, plus ou moins consciemment, qu’elle serait la solution à mes maux. Etrange coïncidence, ou pied de nez du destin, mais quand j’allumais la radio de la voiture, je tombais sur une chanson du groupe « Il était une fois3, dont les paroles, bien que datant de 1975, traduisaient parfaitement ma situation : « J’ai encore rêvé d’elle… ». Je restai à l’écouter quelques secondes, puis inséra un C.D des Beatles et démarra, prenant la direction du 12ème.

La journée avait été particulièrement chaude à Paris, rendant l’atmosphère étouffante en cette fin d’après-midi. Dans les rues, tout le monde se promenait avec des tenues légères et j’aurais aimé que mon emploi ne m’oblige pas à porter le costume cravate. De son côté, Claire avait revêtu un chemisier blanc à manches courtes, un de ces vêtements que l’on attache par l’avant en faisant un nœud, une mini-jupe et des Spartiates. En me voyant arriver, elle défit son chignon et fit couler ses cheveux d’un mouvement de la tête fort gracieux, digne d’une publicité ; elle était magnifique.

Nous décidâmes de dîner en tête-à-tête chez moi. Durant tout le trajet, Claire ne fit aucune allusion à la distance que j’avais mis entre nous ces derniers temps. Elle sembla, néanmoins, remarquer une certaine froideur en moi, mais, plutôt que de me poser des questions qui m’auraient fait me sentir mal, elle opta pour tenter de me faire sourire. Disposant d’un excellent sens de l’humour, elle arriva à me dérider et, même, à me faire rire aux éclats alors que nous arrivions près de mon immeuble.

Comme d’habitude, je ne trouvai pas de place dans l’artère principale, aussi je me garai à l’angle de l’avenue, dans l’impasse. Fidèle à mes habitudes, je sortis en premier pour aller ouvrir la portière passager, tendant la main à Claire pour l’aider à sortir de la voiture. Nous échangeâmes un regard complice, un sourire, puis elle se lova à moi et nos lèvres se joignirent ; le baiser était doux, chaud, et me fit un effet immédiat.

Bras dessus dessous, nous entrâmes précipitamment dans l’immeuble, nous engouffrâmes tout aussi rapidement dans l’ascenseur, où nos lèvres se scellèrent à nouveau. Mes mains glissèrent sous la jupe, partant à la conquête d’un fessier agréablement rebondit ; mon excitation montant de trois crans lorsque je m’aperçus que Claire ne portait pas de dessous.

L’ascenseur s’arrêta brusquement entre deux étages ; Claire avait enfoncé le bouton d’arrêt et me regardait à présent d’un air qui ne cachait rien de ses intentions. Je n’avais encore jamais fait l’amour dans un ascenseur ; du reste, cela ne faisait pas partie de mes fantasmes, mais elle savait comment faire tourner la tête à un homme, même quand cette tête était encombrée d’idées confuses. Elle me poussa contre l’une des parois, s’agenouilla devant moi, détacha mon ceinturon, fit glisser mon pantalon et mon caleçon jusqu’aux cheville et pris mon sexe à pleine bouche.

Je ne pus retenir un soupir d’extase en sentant ma verge entourer d’une douce chaleur humide. Je fermai les yeux, bien décidé à me laisser aller, à profiter pleinement de cette sublime fellation. Très vite, je sentis les premiers picotements, signes évidents que je n’allais pas résister bien longtemps à ce traitement… Pourquoi ton visage m’apparut-il à ce moment ?

Je repoussai brusquement, trop peut-être, Claire et me rhabillai à la hâte. Dans un premier temps, je crois, elle ne comprit pas ce qui m’arrivait, puis elle dut voir la larme rouler le long de ma joue. Je vis un sourire triste s’afficher sur son visage, avant qu’elle ne remette l’ascenseur en marche, le faisant redescendre au rez-de-chaussée. Avant d’en sortir, elle déposa un baiser sur ma joue et me murmura :

- Je ne sais pas qui elle est, mais elle a beaucoup de chance.

- Tu as donc deviné ?

- Je me sens assez ridicule ainsi, alors, s’il te plait, ne me crois pas non plus idiote !

- Loin de moi une telle idée. Pardonne-moi Claire.

- Bonne chance et, si toutefois ton histoire ne devait pas aboutir, rappelle moi : je déciderai à ce moment si je te pardonne ou pas !

Claire disparut et je me retrouvai à nouveau seul avec mes questions, mes doutes, mes craintes, mais aussi avec une nouvelle certitude : j’allais t’appeler !

Partager ce message


Lien à poster

:pardon: :P:D:aime2::bisou::P:D:P :P :P

encore encore encore.....

J'ai bien fait de rester veiller si tard.....

j'adore ....merci

Je n'ose pas te dire que j'attends la suite mais c'est toujours un pur bonheur

Partager ce message


Lien à poster
Invité

C'est tout simplement sublime, Arlequin...

J'ai d'abord été aux bords des larmes, puis, mon corps c'est mis à frissonner en lisant la suite...

Tu as de l'or entre les doigts, un don magnifique, celui de me faire vibrer à chacun de tes récits.

:pardon:

Partager ce message


Lien à poster

Tu décris merveilleusement les émois du coeur, tu es un musicien des sentiments! La suite, stp!!! Parce qu cette histoire est envoutante

Partager ce message


Lien à poster

C'est tout simplement sublime, Arlequin...

J'ai d'abord été aux bords des larmes, puis, mon corps c'est mis à frissonner en lisant la suite...

Tu as de l'or entre les doigts, un don magnifique, celui de me faire vibrer à chacun de tes récits.

:pardon:

Luce a parfaitement exposé ma pensée, j'ai de la peine pour ce couple, mais en mm tps je me dis qu'ils se retrouveront... La suite est indispensable !

Partager ce message


Lien à poster

Après tout ça, je me verrai mal ne pas ècrire une suite :arrow:

Mille et un baisers Debo

Partager ce message


Lien à poster

LUI :

La première chose que je fis en regagnant mon appartement, fut de t’appeler. J’étais encore un peu perturbé par mon épisode avec Claire, mais je n’avais pas la patience d’attendre plus longtemps : il fallait absolument que je te parle. Mon cœur se mit à battre la chamade alors que je composais ton numéro et mon esprit fonctionnait à plein rendement. Qu’allais-je te dire une fois que tu décrocherais ? Je me rendais compte que je n’y avais pas pensé. Un « bonjour, c’est moi ; je t’appelle pour te dire que je t’aime » serait sans doute un peu brutal comme entrée en matière, mais je n’avais pas d’autre idée ; peu importe, j’allais déjà essayer de ne pas bafouiller.

Une vague de chaleur me submergea lorsque j’entendis ta voix douce, cristalline, puis une immense déception quand je réalisai qu’il s’agissait de ton message répondeur. Je refis une seconde tentative, avec le même résultat : je tombais instantanément sur ta messagerie, signe que ton téléphone était coupé. J’hésitai un moment à appeler chez Christophe, mais je savais, par le biais de l’une de nos connaissances communes, que tu l’avais quitté et habitais, provisoirement, chez l’une de tes collègues. Je décidai donc de prendre mon mal en patience et me préparai un plateau repas. Je m’installai dans le canapé et allumai la télé, tombant sur une émission de télé-réalité que je me mis à regarder, sans vraiment comprendre ce que je regardais. Sans m’en rendre compte, je finis par être gagné par la fatigue et m’endormis.

Ce furent les rayons du soleil qui finirent par me tirer de mon sommeil. En voyant l’heure qu’il était, je bondis du canapé en panique : j’allais être en retard au travail. J’appelai mon patron pour m’excuser, pris une douche rapide et fonçai à ma voiture ; je mourais d’envie de te téléphoner, mais j’estimai, peut-être à tort, que ce n’était pas la priorité du moment. A présent, je regrettais de ne pas t’avoir laissé un message la veille. Mais qu’importe : je t’appellerai à l’heure du déjeuner.

J’arrivais avec plus d’une heure et demie de retard au bureau. Fort heureusement, je n’étais pas coutumier du fait et Gilles était un patron compréhensif. Néanmoins, fin de semaine oblige, nous avions un surcroît de travail et il me demanda si je pouvais faire sauter ma pause déjeuner pour avancer au maximum. Cela ne m’arrangeait pas vraiment, mais je me voyais mal lui refuser ce service. Après tout, à part faire travailler un peu plus mes méninges à me faire des films qui feraient battre mon cœur à des rythmes différents, cela ne me coûtait rien d’attendre la fin de la journée pour te téléphoner.

Au final, le travail fut si intense, que je réussi à te faire sortir de mon esprit durant quelques heures, mais quand le moment de partir arriva, tu y refis surface de plus belle. Il était 18 heures passées ; non seulement je n’avais pas déjeuné, mais, de plus, j’avais fait plus d’une heure supplémentaire. Les deux réunis, j’avais comblé mon retard du matin.

Curieusement, bien que n’ayant rien avalé, à part un café, depuis mon plateau repas de la veille, je ne ressentais aucun effet de la faim, seulement une grosse boule au ventre qui me rappela mon adolescence, la toute première fois où mon cœur s’était mis à battre pour une fille. Installé au volant de ma voiture, la tête appuyé contre le haut du siège, je me mis à sourire en repensant aux difficultés que j’avais rencontrées, à cette époque, pour avouer mon amour. Quelques années s’étaient écoulées depuis, mais j’étais toujours confronté aux mêmes craintes.

Je pris une profonde inspiration et composai ton numéro. Contrairement à la veille, j’avais prévu ce que j’allais te dire, à commencer par une invitation dans un bon restaurant. Cette fois, ton téléphone était allumé. Une sonnerie, puis une autre et encore une… puis ta messagerie, à nouveau.

- Bonsoir Lucie, c’est moi, Franck. Je voulais juste prendre de tes nouvelles, savoir comment tu vas. Rappelle-moi dès que tu peux.

A peine avais-je raccroché, que je trouvai mon message d’une banalité absurde. Furieux de ma prestation, je démarrai et pris le chemin de la maison, me demandant où tu pouvais bien être, ce que tu faisais, pourquoi tu n’avais pas répondu à mon appel. Ce pouvait-il que tu sois retourné auprès de Christophe ? Cette idée me transperça le cœur et je réalisai que, pour la toute première fois, je ressentais une vive jalousie alors que je n’en avais aucun droit légitime.

Arrivé chez moi, je pris une bière dans le réfrigérateur et m’installai devant mon P.C ; peut-être allais-je te retrouver sur la messagerie instantanée ? Mais là aussi, quand je lançai le messenger, tu étais aux abonnés absents. N’y tenant plus, je recomposai ton numéro et tomba directement sur ton répondeur : tu avais éteint ton portable. J’imaginai que, avant de le couper, tu avais dû voir mon appel en absence, voir que je t’avais laissé un message ; peut-être l’avais-tu écouté ?... Non, tu l’avais certainement écouté !

Ma bouteille étant vide, j’allai me chercher une autre bière. Quel imbécile j’étais ! Comment avais-je pu croire, ne serait-ce qu’un instant, qu’il puisse y avoir quelque chose entre nous ? Ce qui s’était passé était bien un incident regrettable, induit par la consommation d’alcool, un passage de ta vie que tu devais regretter, dont tu devais avoir honte au point de ne pas vouloir me parler !

J’ingurgitai ma bière en quelques gorgées et alla prendre une troisième bouteille. Je me remis devant l’ordinateur et, pour je ne sais quelle raison, me mis à chercher le groupe « Il était une fois » sur You Tube. Je trouvai rapidement « J’ai encore rêvé d’elle » et, les yeux clos, la bière à la main, je laissai les paroles de la chanson s’imprégner en moi. Rapidement, ton visage, puis ton corps, se dessinèrent dans mon esprit ; j’eus l’impression de pouvoir le toucher, le caresser, l’embrasser ; ton parfum vint flatter mes narines. Puis je me mis à ressentir une vive douleur, un mal que je n’avais jamais éprouvé jusqu’alors, comme si des milliers d’aiguilles me transperçaient le corps. Pris dans un tourbillon d’idées noires, je me mis à pleurer ma peine, notre amour mort sans même avoir commencé.

Partager ce message


Lien à poster

Vite la suite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je ne peux pas croire que leur histoire pourrait s'arrêter comme ça !!

Partager ce message


Lien à poster

Rien n'est vraiment fini, tant que n'apparait pas le mot "FIN" :+)

Partager ce message


Lien à poster
Invité

Bon, là...je pleure pour de bon !!!

J'ai envie qu'ils se retrouvent, je veux pas croire que tout est fini

Partager ce message


Lien à poster

×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.