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peluque

Se mettre au féminin

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Je me mets au féminin, le temps d’imaginer les plaisirs dont regorge la féminité. Tous mes mots seront plus lourds, plus longs. Je me suis mise au féminin. Au lieu de m’être levé ce matin, je me suis levée, comme s’il y avait quelque chose en plus à lever, une lettre de plus à sortir du lit. Les autres diront elle quand ils parleront de moi. L’île du il est remplacée par l’aile d’elle. L’évasion prend la place de l’isolation. La féminité c’est l’échappatoire et la masculinité le purgatoire. Les hommes sont seuls, éternellement seuls, et les femmes s’envolent infiniment.

L’eau tiède d’un bain qui ruisselle entre mes seins. La pluie quand elle vient après une chaude matinée d’été. La salive sur mes lèvres quand je t’embrasse le ciel. La sueur qui perle sur mes cuisses quand je fais l’amour.

Le brouillard se lève.

Le soleil était encore timide dehors, et la lumière pénétrait péniblement par les fenêtres au-dessus de l’évier. De petits nuages flottaient au dessus de nos bols de café. Il me plaque contre la table. La vaisselle tombe et fait un bruit monstre. La table grince sous nos mouvements. Mes jambes nues se déploient autour de lui. Une araignée qui tisse sa toile, qui retient sa proie.

L’homme est la proie. Il veut se faire croire que c’est lui qui chasse. Quelle escroquerie. Ses désirs reviennent sans cesse à l’attaque. Et c’est même pas la peine de crier à l’aide, personne n’est aux commandes. Il s’enfonce un bâillon au fond de sa propre bouche. Emmailloté dans son corps d’homme, il est prisonnier de ses pulsions. Il ne peut que faire semblant que c’est lui qui désire tous ces corps. Il arrive même à se convaincre des fois.

Cela ne m’importe plus. Ma main glisse le long de mon ventre, et vient se blottir un peu plus loin. Je ne pense à rien. Je suis bien. Je m’envole. Je ne touche plus le sol. Mes seins percent l’air et mes hanches tranchent l’eau. Et si je reste suspendue, que je garde mes ailes, que j’oublie mon île ? L’aurore viendra poser ses lèvres fraîches sur les miennes, et l’aube viendra se coller tout contre moi, et la rosée viendra lécher mes seins, et qu’une étreinte éternelle nous lie.

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Invité

ça fait mâle ?T'as pas trop souffert ?

Mais non hein ? Tu as compris quelques tites choses mais ...lesquelles héhé :langue:

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Très étrange je dois dire ! Je suis une femme, et je peux dire que mm si tu te mets au féminin, tu ne comprendras jamais les femmes. Mm elles ont du mal à se comprendre en entre elles parfois !! :langue: :wink:

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Très étrange je dois dire ! Je suis une femme, et je peux dire que mm si tu te mets au féminin, tu ne comprendras jamais les femmes. Mm elles ont du mal à se comprendre en entre elles parfois !! :langue::wink:
C'est pour ça que c'est au chapitre fantasme! Et c'est peut-être bien la chose la plus utopique: être même pour un instant dans la peau d'un autre.

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bravo peluque :twisted:

j'ai trouvé ton texte très beau :roll:

cela dit, la nature des femmes est tellement changeante, vaste et en perpétuel renouveau que se mettre dans leur peau est un exercice de haute voltige.

tu as le mérite de l'avoir tenté plutôt bien

sam :lal:

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